jeudi 28 mars 2013

Il devient rationnel de paniquer

Rational Reason to Panic; Hot Money Blues; Right for the Wrong Reasons
Mish's Global Economic Trend Analysis, Mike Shedlock, 28/03/2013 (traduire en Français texte en anglais )
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The first rule of panic is simple: "Panic before everyone else does." With that rule in mind, the pertinent question at hand is also simple: "Should I panic now?"

For those in Europe, I offer an emphatic "Yes!" One is foolish at best to keep more than 100,000 euros in any European bank, especially any Southern European banks. There is a clear and obvious "Rational Reason to Panic".

By "panic" I mean get your money out now, while you can, before everyone else does.

I am not the only one who thinks that way. Wolfgang Münchau makes a well-stated case in his Der Spiegel column Euro rescue plan: Thank Dijsselbloem!

Dutch Finance Minister and Euro Group Chief, Jeroen Dijsselbloem earned much criticism because he deviated from the official line that Cyprus was an "isolated incident".

I welcome this unusual burst of openness. Dijsselbloem expressed the brutal truth. I'm not criticizing that he states the policy. Rather, I criticize the policy itself.

This policy will destroy the euro, with the two now foreseeable interlocking mechanisms.

The first way is capital flight from the euro crisis countries. Expect permanent restrictions on the free movement of capital.

The second way is a never ending recession in the eurozone.

The first of these mechanisms is the logical consequence of Dijsselbloem's settlement blueprint. Spanish or Portuguese citizens would be pretty stupid to keep over 100,000 euros in a savings account.

Rational savers will distribute their assets to different banks, each with a limit of €100,000. German savers will do so as well.

Germany rejects a European deposit guarantee, so no credible reinsurance exists across southern Europe. Most of the Southern states are insolvent. A Cyprus-like rescue works only in context of a union of banks, and Germany emphatically rejects that mechanism.

Dijsselbloem's blueprint and Germany's veto of a European deposit guarantees savers have a "rational reason to panic now", everywhere.

The Withdrawal Debate Has Begun

US economist Paul Krugman says that it now is the best for Cyprus to leave the euro.

Cyprus is officially an "isolated incident". Greece, Spain, and Portugal will be there as well. Dijsselbloem's dictum guarantees that end. And Because there are proportionally fewer large savers in Spain than Cyprus, the hazard on a participation of small savers is even greater.

Expect bank runs or permanent controls on capital flows. Either way, the Monetary Union will come to an end.



A Propos du Jeudi 28 Mars 2013 : Pourquoi laisser son argent à la banque? par Bruno Bertez
Le blog à Lupus, Bruno Bertez, 28/03/2013 (en Français texte en français )
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Avec les Européens, on peut toujours être sûr que, s’il y a une bêtise à faire, ils la feront. Non seulement parce qu’ils pensent mal, mais surtout parce qu’ils sont plusieurs à penser. Ce qui sort de leurs discussions, ce n’est jamais la sagesse, mais au contraire la décision la plus stupide.

Ils ont donc réussi à poser la question au niveau mondial de la sécurité des dépôts bancaires. Il fallait véritablement le faire. Tout cela à partir d’un petit problème de quelques milliards, connu depuis de nombreux mois, problème déclenché par les Européens eux-mêmes, à savoir la dépréciation de la dette grecque. Chapeau !

Un de nos amis et correspondant nous écrit : Pourquoi laisser son argent à la banque ? Pourquoi, en effet. : « Les taux d’intérêt sont à zéro, les frais bancaires augmentent et le système bancaire tangue. De plus, après ce qui s’est décidé pour Chypre, allez savoir si un jour cela n’arrivera pas chez nous, si cela tourne au vinaigre ».

Notre ami nous envoie un lien que nous vous joignons, il provient du journal suisse Le Matin :

http://www.lematin.ch/suisse/Ruee-sur-les-billets-de-1000/story/26320705

Le journal titre sur la ruée sur les billets de banque de 1.000 francs suisses que l’on constate en ce moment. L’euro, nous vous le rappelons, vaut actuellement 1,21 franc suisse. 1.000 francs suisses, c’est donc un très gros billet.

Les Suisses commencent à garder leur argent chez eux.

La Banque Nationale Suisse ne s’étonne nullement de ce phénomène. Le billet de 1.000 francs suisses est une réserve de valeur sûre et stable qui permet de conserver ses économies chez soi.

Comme le dit la BNS : « il est possible de stocker plus d’argent en un espace plus petit ». Une autre personne de la BNS ajoute : « les coûts d’opportunité pour posséder des billets de banque sont très bas » puisque les taux d’intérêt sont quasi nuls.

Vous trouverez les détails dans l’article que nous vous joignons.

Notre ami ajoute à cet envoi qu’il préfère pour sa part l’or physique qui, lui, n’est dette de personne et non reproductible à souhait. Il préfère également les billets de banque en dollars depuis que la BNS a décidé le sort du franc suisse à l’euro.

8 commentaires:

  1. Nous savons maintenant que les dominos européens vont continuer à tomber, les uns après les autres.

    Tous les Etats européens qui ont un secteur bancaire hypertrophié vont subir le sort de Chypre.

    1- D'abord, il y a eu la Grèce.
    2- Ensuite, il y a eu l'Irlande.
    3- Ensuite, le Portugal.
    4- Ensuite, l'Espagne.
    5- Ensuite, Chypre.
    6- Demain, ce sera le tour de la Slovénie.
    7- Après-demain, ce sera Malte, puis le Luxembourg, puis le Royaume-Uni, puis l'Italie ...

    Jeudi 28 mars 2013 :

    Voici les dernières nouvelles du sixième domino : la Slovénie.

    Slovénie : un conseiller du FMI pressenti pour diriger la Banque centrale.

    Un conseiller du Fonds monétaire international (FMI), Bostjan Jazbec, est pressenti par les autorités slovènes pour prendre la tête de la Banque centrale, alors que le secteur bancaire est au bord de l'implosion faisant ainsi de la Slovénie un pays candidat à une aide d'urgence de l'Union européenne.

    http://www.romandie.com/news/n/_Slovenie_un_conseiller_du_FMI_pressenti_pour_diriger_la_Banque_centrale76280320130038.asp?

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    1. Oui, mais tu oublies un élément, psychologique, et pourtant essentiel.

      Le temps.

      Le saucissonage du temps.

      Il suffit de repasser au ralenti les événements depuis 2008, avec les dates.

      Si on disait : demain bailout de grèce, irelande, portugal, espagne, chypre etc. en une seule fois : la panique serait grande.

      Au lieu de cela, on utilise la très courte memory span des masses.

      Pour prendre un exemple très récent : la fièvre sur les taux italiens et espagnols en août dernier.
      Ensuite, 6 mois de calme... Et maintenant Chypre.

      Bilan : les masses sont incapables de tisser un lien entre les deux. ET leur capacité de réaction est émoussée. Un scandale tous les 6 ou 8 mois. Ca dilue les choses.

      En clair : tu n'es pas au bout de tes peines.

      Dans 2 semaines, on aura totalement oublié Chypre (et le fait que la BCE bien sagement va allonger la thune pour compenser le small bank run. Je dis small, car le gros fric s'est déjà barré).

      Autre exemple : Cahuzac.

      Qui se souvient de cette crapule ? Il a pourtant été viré la semaine dernière ! Mais ensuite y'a eu Sarko et Chypre.

      Voilà plié.

      La conclusion logique s'impose d'elle-même : pas de "révolte", pas d'échec et mat au système, pas de "printemps français"... Ca va durer DES ANNEES.

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    2. Anonyme écrit :

      "Dans 2 semaines, on aura totalement oublié Chypre"

      C'est à cause de ce genre de phrases que je ne te réponds même plus.

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  2. Débat O.Berruyer - O. Delamarche :
    http://www.dailymotion.com/video/xyiy1l_olivier-berruyer-et-olivier-delamarche-qui-va-payer-la-crise_news?start=8#.UVPnycjFqCQ

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  3. Hé oui, en sortant des espèces en période de stagnation (même pas besoin d'une récession) à faible inflation, on affame les banques qui prêteront moins, accentuant la déprime, faisant baisser les prix, augmentant le pouvoir d'achat du cash, ou encore la banque proposera des taux supérieurs à l'inflation (et imposition) pour récupérer des dépôts : un cercle vertueux (pour le créditeur) ;

    Ce jeu peut même être joué par l'endetté (sauf à court terme) qui sort sa paie dès qu'il la perçoit et paie en espèce au fur et à mesure de ses dépenses. Mais il faut être actif, ce qui n'est pas le cas de tout le monde.


    évidemment la cigale va se plaindre et comme elle est plus nombreuse que la fourmi la banque centrale pourra être tentée d'imprimer des billets pour réduire la valeur de ceux déjà émis, mais pas sûr qu'elle aille assez vite ni qu'elle n'aille pas trop loin (rejet de sa mannaie, hyperinflation)

    --neuneu.

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  4. ça ne peut pas marcher de sortir ses éspèces.il est interdit de payer plus de 1000 euros en éspèce(avant c'était 3000)

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    1. vous semblez méconnaitre l'article L112-6 du Code monétaire et financier ainsi que l'effet de sa combinaison avec le R642-3 du C.PEN.

      --neuneu.

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  5. Ce qu'il nous faudrait c'est un Barack-Hussein Ben Dunham de chez nous pour fédérer les goyim ;o)

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