mercredi 20 mars 2013

La BCE organise le blocus monétaire de Chypre

L'Europe organise le blocus monétaire de Chypre
Le Figaro, Alexandrine Bouilhet, 20/03/2013 (en Français texte en français )
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La Banque centrale européenne (BCE) a prévenu qu'elle cessait d'alimenter en liquidités les banques chypriotes tant que Nicosie n'accepte pas le plan de sauvetage.

14 commentaires:

  1. Vlad, c'est le moment !

    Gold

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    1. Ah elle est belle "l'union monétaire"...

      Cette affaire tourne au grand guignol.

      Une vaste jeu de dupes, et de poker menteur, dans lequel tout le monde ment justement... Et au milieu, les esclaves, les veaux... les mecs sur l'île qui attendent que les banques ouvrent de nouveau.

      Totalement surréaliste.

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    2. Ca me ferai bien rigoler aussi si ça tournait à l'avantage des Russes.

      Manque de peau, ils ont élu des pseudos lib lib europeistes pour remplacer leur pseudos cocos russophiles.

      Apparemment il y aurait quand même des propositions Russes du genre, on recapitalise vos banques mais on en prend le contrôle et on veut l'exclusivité pour gazprom sur le gaz en mer méditerranée.

      Les dirigeants chypriotes sont en Russie aujourd'hui.

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    3. c'est exactement ce que j'écris depuis le début : pourquoi ne pas prendre pour gage les réserves de gaz chypriotes ? peut-être ne sont-elles pas encore suffisament bien connues ? ou déjà hypothéquées ?

      Les Russes pourraient également négocier l'installation d'un port militaire --en Europe !

      --neuneu.

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    4. les chypriotes pourraient également négocier un peu d'aide des Russes pour récupérer la partie de l'île occupée par les turcs. Je suis sur que Vlad serait très content de ce tour joué aux Turcs et à l'OTAN.

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    5. http://www.latribune.fr/actualites/economie/union-europeenne/20130320trib000755082/chypre-cette-grand-mere-qui-avait-prevu-le-coup.html

      Mamie écrase les prouts! Excellent!

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  2. Joli Bluff de la BCE, le joueur chypriotte va t'il tomber dans la panneau ou sortir sa main secrète "situcontinuejepeuxmettremesbanquesenfaillittes" ?

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  3. En même temps il est pressé par le coté Poutine.
    Il va finir par lui tomber dans les bras.
    M'en fous, je ne me chauffe pas au gaz.

    Plus on avance plus j'y vois une école maternelle (je sais que la vie est un grand jeu, mais parfois le jeu tourne au cauchemard).

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  4. Le blocus de Chypre vient de commencer.
    Les masques tombent.
    L’Union Européenne révèle son vrai visage.

    La Banque Centrale Européenne révèle son vrai visage.
    La BCE n’est qu’un gang de maîtres-chanteurs.
    La BCE affame les Chypriotes jusqu’à ce qu’ils cèdent.
    La BCE arrête de fournir des billets en euros aux banques de Chypre jusqu’à ce que les Chypriotes cèdent.

    Les masques tombent.
    L’Union Européenne n’est qu’une dictature.
    Ni plus, ni moins.

    Ceux qui soutiennent cette dictature n’ont aucune leçon à nous donner.
    Aucune.

    Le blocus de Chypre me rappelle le blocus de Berlin. (Le 24 juin 1948, à l’issue d’une longue dégradation des relations entre les quatre occupants de l’Allemagne, l’Union soviétique bloque les voies d’accès terrestre à Berlin-Ouest. Commence alors le « blocus de Berlin », qui dure jusqu’au 12 mai 1949.)

    Ceux qui soutiennent l'Union Européenne sont comme ceux qui soutenaient l’URSS au moment du blocus de Berlin.

    Ceux qui soutiennent l'Union Européenne ont oublié que le blocus de Berlin n'a pas empêché l'effondrement de l'URSS quarante ans plus tard.

    Les dictatures peuvent faire tous les blocus qu'elles veulent : à la fin, les peuples finissent par les détruire.

    Les 15 peuples qui étaient réunis dans l'URSS ont fini par reprendre leur indépendance : aujourd'hui, l'URSS est morte.

    De la même façon, les 27 peuples qui sont réunis dans l'Union Européenne reprendront leur indépendance : demain, l'Union Européenne mourra.

    L'Union Européenne rejoindra l'URSS dans les égouts de l'Histoire.

    Lisez cet article :

    http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2013/03/20/20002-20130320ARTFIG00468-l-europe-organise-le-blocus-monetaire-de-chypre.php

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  5. c'est rassurant la grande europe peut faire face à la grande chypre.

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  6. http://points-de-vue-alternatifs.over-blog.fr/article-du-cote-de-la-crise-economique-et-financiere-edito-116364274.html (article complet (j'ai du réduire)

    La situation est pour le moins confuse concernant l'île. Située géopolitiquement dans une position stratégique, elle a demandé et obtenu en 2008, son adhésion dans la zone euro. Chypre est un état à fiscalité faible, dont la taille du secteur bancaire représente près de 8 fois le PIB de l'île et qui accueille de nombreux capitaux étrangers, notamment russes du fait de cette fiscalité faible.

    - Au déclenchement de la crise financière Chypre a souffert mais ses réels problèmes sont apparus au moment de la décote de la dette grecque en 2010 qui s'est répercuté de manière exponentielle sur son système bancaire atrophié (4.2 milliards d'euros soit 25% de son PIB). Mettant le pays dans une situation de fragilité le plaçant de facto en situation d'être le prochain état sur la liste des pays nécessitant une "aide" de l'Europe et du FMI.
    La situation de Chypre a été très particulière en 2010 car elle est un peu hors système : les diplomates européens allant jusqu'à mettre en doute sa "loyauté" (!!). En effet Chypre a sollicité l'aide de toutes les parties en présence, y compris de la Russie au grand regret des diplomates et fonctionnaires européens. La Russie, jouant surement pour ses intérêts propres mais aussi par soutien religieux (orthodoxe : le sens religieux pas le sens Merkel)proposait en effet à Chypre une aide (certes plus faible en montant) mais sans conditionnalité et avec des intérêts plus faibles. Néanmoins la diplomatie a trainé, les enjeux importants et la situation focalisée sur la Grèce n'a pas permis d'aboutir à un accord global avec l'une ou l'autre partie.

    - Néanmoins la situation politique a fait évoluer les choses, entre 2008 et février 2013, Chypre était dirigée par un parti communiste. Mais depuis février 2013, c'est un parti de droite qui est revenu au pouvoir sous la présidence d'un pro-européen (Nicos Anastasiades). Le processus de négociations demandé à l'UE et au FMI avait alors toutes les chances d'aboutir plus rapidement au détriment du soutien russe. Cependant le président a accepté le plan de soutien européen en le présentant comme permettant une solution "solide et pérenne" pour Chypre (comme toujours)... Néanmoins la situation est tendue dans la mesure où l'offre proposée est terriblement impopulaire car reposant sur une taxation des dépôts bancaires et a donc été rejeté par le Parlement.

    Aujourd'hui la situation est très confuse, les possibilités pour Chypre sont multiples (fusion des 2 principales banques pour réduire le montant de l'aide, on évoque un partenariat avec la Russie pour l'exploitation future de gaz, on évoque une renégociation des termes de l'aide européenne, on évoque également une garantie de la puissante église orthodoxe chypriote...) Ces options sont sur la table, mais l'UE et la BCE semblent déterminés à faire passer leur plan et une nouvelle étape a été franchie aujourd'hui quand la BCE a décidé de placer de facto Chypre en situation de blocus monétaire en refusant d'alimenter les banques chypriotes en liquidités tant que le plan de sauvetage ne serait pas adopté.

    C'est politiquement et géopolitiquement que les choses se compliquent très sérieusement. L'enjeu est clairement de frapper la Russie au porte monnaie à travers Chypre et de soumettre Chypre à une conditionnalité stricte suite à cet échange plaçant de facto celle ci sous la coupe de l'Union Européenne.


    Pour conclure on voit très clairement où peut mener l'abandon de souveraineté de la création monétaire à une entité supra-nationale.

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  7. Mercredi 20 mars 2013 :

    Je vous suggère de lire cet article très important :

    Chypre : Draghi use du Blocus monétaire.

    Le « blocus monétaire » de Chypre qui vient d’être mis en œuvre par la BCE est un acte d’une extraordinaire gravité, dont les conséquences doivent être soigneusement étudiées.

    La décision de M. Mario Draghi porte sur deux aspects : tout d’abord la BCE n’alimente plus la Banque Centrale de Chypre en billets (point qui n’est semble-t-il pas essentiel car les réserves de « cash » semblent importantes) et ensuite la BCE interrompt les transactions entre les banques chypriotes et le reste du système bancaire de la zone Euro. C’est cette dernière mesure qui est de loin la plus grave.

    D’une part, elle condamne à court terme les banques chypriotes (mais aussi les entreprises basées à Chypre, qu’elles soient chypriotes ou non) car désormais elles ne peuvent plus faire de transactions avec le reste de la zone Euro. D’autre part, elle équivaut à un « blocus » économique, c’est-à-dire dans les termes du droit international à une action qui équivaut « acte de guerre ». C’est donc dire la gravité de la décision prise par Mario Draghi. Elle pourrait d’ailleurs se prêter à contestation devant les cours internationales. C’est donc dire la responsabilité prise par Mario Draghi qui pourrait, à ce compte, se retrouver un jour devant un tribunal, international ou non.

    Sur l’interruption des relations entre banques chypriotes et la zone Euro, l’argument invoqué est le « doute » sur la solvabilité des dites banques chypriotes. C’est à l’évidence un pur prétexte car des « doutes » il y en a depuis juin dernier. Tout le monde sait qu’avec les conséquences du « haircut » imposé sur les créanciers privés de la Grèce, on a considérablement fragilisé les banques de Chypre. La BCE n’avait pas réagi à l’époque et ne considérait pas le problème de la recapitalisation de ces banques comme urgent. Elle se décide à le faire au lendemain du rejet par le Parlement chypriote du texte de l’accord imposé à Chypre par l’Eurogroupe et la Troïka. On ne saurait être plus clair.

    Le message envoyé par Mario Draghi est donc le suivant : ou vous vous pliez à ce que NOUS avons décidé, ou vous en subirez les conséquences. Ce n’est pas seulement un message, c’est un ultimatum. On mesure ici que toutes les déclarations sur le « consensus » ou l’« unanimité » qui aurait présidé à la décision de l’Eurogroupe ne sont que des masques devant ce qui s’avère être un Diktat.

    Mais il y a un message dans le message. Mario Draghi vient, d’un seul geste, de faire sauter la fiction d’une décision collective au sein de la BCE, car le Président de la Banque Centrale de Chypre n’a pas donné son accord. Les règles n’ont ainsi même pas été respectées. Il vient, ensuite, d’affirmer au reste du monde que les décisions ne sont pas prises par l’Eurogroupe ou l’Union Européenne mais par lui et lui seul, fonctionnaire désigné et non élu, irresponsable au sens le plus politique du terme.

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  8. La nature profondément tyrannique des institutions mises en place dans le cadre européen se révèle pleinement dans cet incident. Les grands discours sur la coopération et sur l’expertise cèdent la place au froid rapport des forces et sentiment de puissance.

    Il met un terme au concours d’hypocrisie auquel s’étaient livrées les différentes instances européennes parlant d’un accord décidé à l’unanimité (avec le pistolet sur la tempe). Il en va de même avec le “respect du vote” du Parlement chypriote, dont on voit bien que Mario Draghi se moque comme d’une guigne. Désormais les choses sont claires et, en un sens, c’est tant mieux. Mais il ne faudra plus s’étonner si les partis, souvent qualifiés de “populistes”, qui sont opposés aux institutions européennes montent rapidement dans les sondages. De même ne faudra-t-il plus s’étonner si la violence contre les institutions européennes et leurs représentants monte rapidement dans les pays les plus touchés par la crise. Car il est dans la nature des choses que la Tyrannie appelle la violence.

    Les conséquences de cette décision seront, quoi qu’il advienne, dramatiques. Il est possible que le Parlement chypriote se déjuge sous la pression, mais ce faisant il ouvrira une crise ouverte avec son peuple. La tradition de violence politique que l’on a à Chypre ne doit alors pas être négligée. Il est aussi possible que l’on aille jusqu’au bout de cette crise et que Chypre soit de facto expulsée de la zone Euro du fait de la décision de Mario Draghi. Le précédent ainsi établi aura dans ce cas des conséquences profondes pour l’ensemble des autres pays. Nous aurons des indications sur le cours que les événements vont prendre d’ici 48 heures.

    Jacques Sapir.

    http://russeurope.hypotheses.org/1065

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  9. Et aux prochaines élections, ben les veaux, ils vont voter Sarko en France, ils vont élire Angela en Allemagne, etc, etc, etc. Plus ça change , plus c'est pareil.

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