lundi 11 mars 2013

La bulle immobilière chinoise atteint des niveaux insoutenables

Rien de nouveau sur la bulle immobilière chinoise, mais toutes les infos postées ici atteignent les médias mainstream, surtout aux USA, et ce tous en même temps (notamment un documentaire de 60 minutes).

Le résumé ici pour ceux qui avaient raté l'épisode des centres commerciaux vides et des villes fantômes :
L’inquiétante bulle immobilière chinoise
Sam Révolte, 09/03/2013 (en Français texte en français )
→ lien



On a lu, vu et ententendu du Lundi 11 Mars 2013: Maotrix lui aussi aime les bulles…
Le blog à Lupus, 11/03/2013 (en Français texte en français )
→ lien
Le gouvernement a investi 2.000 milliards de dollars (environ 1.500 milliards d’euros) dans le secteur de la construction pour stimuler la croissance économique du pays, en misant sur l’émergence de la classe moyenne chinoise pour acquérir les propriétés bâties. En effet, cette classe moyenne chinoise s’est constituée une épargne qu’elle n’a pas le droit d’investir à l’étranger, et elle craint d’investir sur les marchés financiers très volatiles. Influencées par la hausse constante de l’immobilier par le passé, beaucoup de familles ont acheté plusieurs appartements dans l’espoir que leur valeur augmente. Mais pour la plupart des Chinois, ces appartements ne sont pas abordables, même lorsqu’ils ont connu l’exode rural, et ils sont condamnés à rechercher d’autres logements.



Le mois dernier, l’agence Associated Press a causé tout un émoi en Asie en suivant durant quelques jours un travailleur de Hong Kong contraint – comme des centaines d’autres – de dormir dans une «cage en métal». Photos à l’appui, le reportage raconte comment cet homme et ses voisins tentent péniblement de trouver le sommeil la nuit, étendus sur un couvre-sol en linoléum ou en bambou. Les «locataires» de ces cages arrivent ainsi à repousser les punaises et les autres intrus qui, autrement, envahissent les matelas.

Incapables de payer les prix exorbitants pour un logement décent dans cette région autonome chinoise, de plus en plus d’habitants de Hong Kong doivent se résigner à choisir un tel refuge. Ces microespaces, dans l’une des villes les plus chères de la planète, sont empilés les uns sur les autres pour loger le plus de monde possible. Le loyer d’une cage de 1,5 mètre carré (16 pieds carrés): environ 175$ CAN par mois (1300$HK).

«On ne peut rien y faire. Je dois vivre ici. Je dois survivre», commente un ancien boucher qui a élu domicile dans ces abris grillagés.

Selon une organisation d’aide sociale, ils sont plus de 100 000 à Hong Kong à vivre dans des logements «inadéquats», souvent des appartements subdivisés en petits cubicules en bois ou en métal, sinon dans des abris de fortune sur le toit des immeubles. C’est l’envers du boom immobilier dans la prospère ex-colonie britannique.

Les prix des logements à Hong Kong ont bondi de 23% en 2012 et doublé par rapport à 2008, même les garages se négocient à prix d’or dans la «perle de l’Orient. Dans un récent classement régulièrement mis à jour, le magazine The Economist estime que le marché immobilier de Hong Kong est surévalué en moyenne de 64%. Suivent dans l’ordre les marchés de Singapour (surévaluation de 58%), de la Belgique (55%) … et du Canada (54%).

+41 % cest c’est la hausse du prix moyen d’une propriété à Shanghai depuis un an provoquant l’indignation d’une grande partie de la population. ».

Or, des situations similaires à celle de Hong Kong se répètent ailleurs en Chine, surtout dans les zones hyperindustrialisées près de la mer. Avec la pollution alarmante et les iniquités sociales, les coûts élevés du logement alimentent de plus en plus les tensions sociales croissantes dans le pays le plus peuplé du monde, une grande partie des 1,3 milliard de Chinois ne pouvant pas accéder à la propriété.

Depuis deux ans, les autorités ont pris des mesures pour contrer la spéculation immobilière, incluant la restriction du crédit et une remontée des taux d’intérêt. Pour autant, la tendance haussière se maintient.

À Shanghai, une ville très prisée certes, les prix de l’immobilier ont bondi de 41% en moyenne sur un an. Si bien qu’il faut débourser environ 450 000$ CAN aujourd’hui pour un logement de 1000 pieds carrés en banlieue de la ville. Un appartement au centre-ville vous coûtera au moins le double. «Le gouvernement est incapable de briser le cycle des anticipations qui poussent les prix à la hausse, augmentations qui nourrissent les expectatives», affirme dans une étude l’économiste Mark Williams, de Capital Economics.

Craignant une révolte de la classe moyenne naissante, le gouvernement chinois a donc décidé de prendre les grands moyens en adoptant, la semaine dernière, une taxe de 20% s’appliquant sur la plus-value des ventes d’immobilier. Enfin un remède de cheval capable d’enrayer la spéculation immobilière?

Pas si sûr. Les proprios chinois ne sont pas à court d’imagination pour maximiser leur investissement dans la brique et le mortier.Selon les médias locaux, la Chine enregistre depuis une semaine une hausse marquée… du nombre de divorces. Le motif de ces ruptures soudaines? C’est une tactique des époux pour éviter la toute nouvelle taxe immobilière. Une lacune dans la loi permet aux couples possédant deux immeubles de divorcer, de se partager les deux propriétés et d’en revendre au moins une sans impôt. Le divorce coûte en Chine à peine quelques yuans et les conjoints peuvent se remarier aussitôt après. Une procédure express, donc, qui permet de réaliser des économies de quelques dizaines de milliers de dollars sur la vente d’une maison. «Je compte vendre mon logement cet après-midi», a confié à un quotidien de Shanghai une femme venant d’obtenir son certificat de divorce. Il faut croire que la passion pour l’immobilier est parfois plus forte que l’amour…

Entre-temps, pas moins du tiers des quelque 7,1 millions d’habitants de Hong Kong résident dans des logements sociaux et 210 000 personnes sont en attente d’un logement.



Spot China's "Hot Money" Time-Bomb
ZeroHedge, 11/03/2013 (traduire en Français texte en anglais )
→ lien
Over the weekend, FT noted that China’s central bank reported that companies and individuals sold RMB 684 billion ($109 billion) worth of foreign exchange and bought an equivalent amount of Chinese currency in January, a record for a single month. On the chart below, please point out the Chinese "hot-money" inflationary ticking time bomb (hint: highlighted).



Why "time bomb"? For the answer, we go to the simplest definition of inflation, which is as follows: "when too much money chases too few goods and services."

In January, the money in domestic circulation via FX conduits just soared by a record amount, without a comparable increase in goods and services. All else equal, this is called the "hot money" effect, and manifests itself in a surge in Chinese inflation usually with a 3 month lag to whenever the Chairsatan starts experiment with the US monetary base.

1 commentaire:

  1. Il est faux de dire que les autorités en Chine "ont pris des mesures pour contrer la hausse des prix immobiliers".

    Elles sont complices, et soutiennent le mouvement.

    Ainsi, cette affaire de taxe est à hurler de rire.
    D'abord en raison du gros "loophole" (quelle blague)... parfaitement anticipé (créé)... ensuite sur le fond : la plupart des chinois ne vendront pas.

    Car :
    -demain le prix augmentera encore (hallucination collective)
    -l'immobilier est un placement pour les chinois puisqu'ils n'ont pas d'autres outils (bourse est trop risquée et trop petite).

    Bref, cette taxe, même si bienvenue, ne répond absolument pas au problème posé.

    Mais comme d'habitude, cela donne de la "face" aux autorités qui semblent ainsi "prendre le taurreau par les cornes".

    Ca fait... des années qu'on entend se discours de propagande... Et ça fait des années que Pékin inonde le pays de fric, et soutient massivement l'économie avec de l'immobilier (infrastructures etc).

    RépondreSupprimer

Si votre commentaire n'apparaît pas tout de suite, c'est normal. Il doit être validé avant publication.