dimanche 17 mars 2013

Les actionnaires des banques chypriottes sont épargnés / les régimes de retraites complémentaires du privé gérés et pillés par des ponctionnaires / l'indécence commune

Puté    Sur le bailout de Chypre et la confiscation des dépôts, les actionnaires des banques ne sont même pas rincés   

Cette Europe est vraiment une véritable dictature bancaire   

ALERTE : la spoliation des épargnants a commencé dans la zone euro
Philippe Herlin, 16/03/2013 (en Français texte en français )
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Chypre est en difficulté, nous le savons, ses besoins sont estimés à 17 milliards d'euros (l'équivalent de son PIB !).

Les actionnaires des banques sont épargnés, l'État chypriote dépensier et incompétent (un exemple) également, toute la charge repose sur l'épargnant de base.



"Sauvetage" de Chypre : récit de l'intérieur
Contrepoints, 17/03/2013 (en Français texte en français )
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J'explique la situation à ma fille de 11 ans. Quoi ? La banque va encore me voler 6€ ? (elle a péniblement accumulé une centaine d'Euros en travaillant en extra au resto, en vue de s'acheter un téléphone). Elle m'a déjà volé 5€ le mois dernier !

Moi : non, pas la banque, le gouvernement. Et les 5€, c'était les frais de tenue de compte. Oui, je sais, ils travaillent avec ton argent, mais il faut les payer pour ça, que dire...

Oh, je vais reprendre mes sous et les cacher dans ma chambre !



Retraites complémentaires : mais qui décide pour les salariés du privé ?
IREF, 17/03/2013 (en Français texte en français )
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L’Etat est en grande partie responsable en pillant ces caisses. Plusieurs milliards d’euros ont été transférés à l’IRCANTEC, la caisse complémentaire des fonctionnaires contractuels. D’autres milliards ont bouché les trous des régimes spéciaux (EDF, SNCF, la Poste…). Pourquoi a-t-on laissé faire ? Parce que certains de ceux qui sont à la tête des Caisses, y compris les membres du Conseil d’administration ne sont pas concernés par ces régimes.

Concernant les négociations actuelles, à part Jean-François Pillard, le représentant du MEDEF, les autres négociateurs ont très peu de choses en commun avec les caisses complémentaires des cadres et salariés du privé. La plupart n’y sont pas affilés ! L’un des négociateurs, Philippe Pihet, est président de l’ARRCO mais aussi, et surtout, un syndicaliste FO et fonctionnaire qui a effectué l'ensemble de son parcours au sein d'organismes de protection sociale (Urssaf, CRAM, Carsat). Plusieurs membres du CA de l’ARRCO ne sont pas affiliés à cette caisse car ils sont fonctionnaires et dépendent donc du régime spécial.

Danièle Karniewicz, ancienne présidente de la CNAV, est ex-secrétaire générale de la fédération de la Chimie CFE-CGC et membre de la délégation CFE-CGC pour les négociations de branche à l'Union des industries chimiques. N’est-elle pas plus proche des régimes spéciaux des entreprises publiques et des organismes de protection sociale que du régime des cadres du privé ?

Enfin, le représentant de la CGT, Eric Aubin, a pour lui d'être issu du privé (il a été électricien chez Bouygues). Licencié en 2003, il est devenu permanent à la CGT, donc payé avec l’argent public. Ces négociateurs ont une autre chose en commun : ils se sont opposés à la réforme des régimes spéciaux et sont farouchement contre la retraite par capitalisation.

Encore cette semaine, on me parlait du cas d'un retraité de la poste parti en préretraite à 55 ans avec une retraite de malade. Et c'est en pillant les retraites des gueux du privé qui partiront à 62 ans (et bientôt 65) avec une retraite minable, qu'ils payent tout ça...


L'indécence commune
Contrepoints, Georges Kaplan, 17/03/2013 (en Français texte en français )
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L’État-providence est devenu une religion, la haute fonction publique est son clergé et nos politiciens en sont les prophètes.

En 1848, la deuxième République n’a que quelques mois mais la Révolution de 1848 et le printemps des peuples semblent déjà bien loin ; déjà, avec le Parti de l’ordre à droite et les Socialistes à gauche, une nouvelle fracture politique se dessine ; deux camps que tout oppose à l’exception d’une chose : le rôle prépondérant qu’ils veulent accorder à l’État. Frédéric Bastiat, lui-même élu député des Landes avec la majorité républicaine modérée de 1848, résume en une phrase le danger qui guette notre société : « L’État, c’est la grande fiction à travers laquelle tout le monde s’efforce de vivre aux dépens de tout le monde.»[[1. Frédéric Bastiat, L’État, paru dans le Journal des Débats le 25 septembre 1848 en réaction à la publication du Manifeste Montagnard. ]]

Ce que Bastiat pressent, dès ce milieu du XIXe siècle, ce sont les prémices de notre État-providence moderne. Déjà, il a compris ce qu’il adviendrait de la solidarité entre les hommes si elle était administrée par l’État ; déjà, il dénonce les effets pervers de ces groupes de pression qui cherchent à attirer les faveurs de la puissance publique ; déjà, enfin, il anticipe la conséquence ultime de l’irrésistible ascension de la social-démocratie : « une population qui ne sait plus agir par elle-même, qui attend tout d’un ministre ou d’un préfet, même la subsistance, et dont les idées sont perverties au point d’avoir perdu jusqu’à la notion du Droit, de la Propriété, de la Liberté et de la Justice. » [[2. Frédéric Bastiat, Harmonies Économiques (1848-1850),chap.XIV. ]]

Qu’avons-nous fait depuis 60 ans ? Nous avons fait du social – « Social », cet étrange adjectif qui, pour paraphraser Friedrich Hayek, a acquis la propriété de dénaturer les noms qu’il qualifie. Qu’est-ce que le Droit social ? Le remplacement du Droit par la coercition. Qu’est-ce que la Propriété sociale ? Ni plus, ni moins que l’abrogation de la Propriété. Qu’est-ce que la Liberté sociale ? Le principe qui permet de priver des individus de leur Liberté au motif qu’ils jouiraient d’une chimérique liberté collective. Qu’est-ce, enfin, que laJustice sociale ? L’idée selon laquelle vous et moi sommes en droit de vivre aux dépends de nos voisins.

Qu’attendriez-vous d’une telle société ? Que pourrait bien devenir une société dans laquelle le bien-être de tout un chacun ne dépend plus de son intelligence, de son ardeur au travail ou de sa capacité à prendre des risques mais de sa faculté à éluder l’impôt tout en réclamant des subsides publics ? Eh bien vous obtiendriez immanquablement une société divisée, la guerre de tous contre tous ; une société de la défiance, du ressentiment, de la lutte des classes, des races et des castes ; une société dans laquelle tout le monde s’efforce de vivre aux dépens de tout le monde ; une société, en somme, où la décence commune si chère à Orwell ne serait plus qu’indécence.

Pensez-vous que j’exagère ? Eh bien sortez un instant de nos frontières et comparez donc nos supposées vertus à celles de ces étrangers, proches ou lointains, que nous considérons avec tant de mépris condescendant. C’est l’exercice auquel se sont livrés deux de nos compatriotes, Yann Algan et Pierre Cahuc, qui ont publié il y a cinq ans de cela La société de la défiance ou « comment le modèle social français s’autodétruit ». Les conclusions sont sans appel : en 60 ans, nous sommes devenus – et de loin – le peuple le plus méfiant, le moins civique et, sans surprise, le plus notoirement antilibéral du monde développé.

Tenez par exemple : lorsqu’on nous demande notre avis sur la fraude fiscale, nous ne sommes que 48% à juger qu’elle n’est « jamais justifiable ». C’est, sur la base des données des World Values Surveys[[3. Disponibles sur le site des WVS.]], le chiffre le plus faible au sein des pays développés – 58% de nos voisins britanniques condamnent les tricheurs, les japonais sont 83%. Mieux encore : nous ne sommes que 42% à condamner la fraude aux aides sociales ; là encore, c’est un record : aux Royaume-Uni, ils sont 64% et ce chiffre monte jusqu’à 80% aux Pays-Bas ! La triste réalité, c’est que Bastiat avait vu juste : nous sommes devenus les champions de l’indécence commune.

Et maintenant que notre fameux modèle social s’effondre sous le poids de ses propres vices, voilà que les ligues de vertu disputent la charogne aux adeptes du relativisme. Et que nous proposent-ils ces braves gens ? Plus d’État, plus de redistribution, plus de lois : le déni français poussé jusqu’à l’absurde. L’État-providence est devenu une religion, la haute fonction publique est son clergé et nos politiciens – qui n’hésitent pas à pousser l’indécence jusqu’à refuser de participer eux-mêmes aux efforts qu’ils exigent de nous – en sont les prophètes. S’il vivait encore, Voltaire aurait sans doute conclu : « Écrasez l’infâme ».



Cette fois, la bête est affamée. Et il n'y a plus moyen de repousser la douloureuse.

Et sans surprise, l'alliance mafieuse qui nous dirige depuis 40 ans de ponctionnaires rentiers du (semi) public et de financiers kleptocrates s'en prend à ceux qui triment dans le privé et l'incertitude de la concurrence, le tout pour des revenus bien moindres...

Cette fois, cette mafia s'attaque au réel, au gagne pain, au beurre dans les pâtes... Les gueux vont se rendre compte dans leur gamelle au quotidien de la réalité politique de ce pays...

Cette confirmation de l'affaire Cahuzac tombe à point nommé d'ailleurs...

La colère va exploser...

17 commentaires:

  1. Pas si vite... Il se pourrait que les crapules aient compris l'énorme bourde, politique et économique, commise...

    Pieds froids...

    Ce "report" pourrait annoncer une révolte, et un recul. A suivre de très près donc.

    Reste demain (jour férié).

    *************************
    La session extraordinaire du parlement chypriote prévue aujourd'hui pour discuter en urgence d'une taxation des dépôts bancaires dans le cadre du plan d'aide européen a été reportée, rapporte l'agence de presse nationale. Toutes les réunions au parlement sont repoussées à demain, précise-t-elle.

    La présidence avait peu auparavant annoncé que l'intervention du chef de l'Etat, Nicos Anastasiades, devant les parlementaires était annulée. Trois partis représentés au parlement ont manifesté leur hostilité au projet de prélèvement sur les comptes bancaires à Chypre dans le cadre du plan d'aide de 10 milliards d'euros décidé dans la nuit de vendredi à samedi par les ministres des Finances de la zone euro.

    Les 56 parlementaires chypriotes sont censés approuver cette mesure avant mardi pour éviter une ruée des épargnants aux guichets lors de la réouverture des banques après un jour férié demain. Ils étaient censés en débattre ce dimanche à partir de 14h GMT (15 heures en France).

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  2. Dimanche 17 mars 2013 :

    A Chypre, le gouvernement va voler 6,75 % des dépôts de tous les épargnants.

    Si un épargnant chypriote possède plus de 100 000 euros, le gouvernement va lui voler 9,9 % de son épargne.

    Bon.

    D'accord.

    La question la plus importante est la question que pose Lars Christensen, de Saxo Bank :

    "Maintenant, l'Italie et l'Espagne vont-elles à leur tour confisquer 10 % des dépôts des épargnants ?"

    "Will Italy and Spain also face 10% confiscation on bank deposits ?"

    http://www.romandie.com/news/n/Will_Italy_and_Spain_also_face_10_confiscation_on_bank_deposits__RP_170320130943-30-333976.asp

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  3. Actionnaires pas rincés... Et maintenant on attends les gugus qui vont expliquer que c'est du libéralisme...

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  4. Il existe des moyens plus subtiles qu'une imposition directe sur les dépôts bancaires.
    Demander par exemple, au banques d'augmenter les frais bancaires et instituer en parallèle une taxe sur ces mêmes frais.

    C'est moins visible, cela peut-être étalé sur la durée, mais cela rapporte moins dans un 1er temps.

    Ce qui me fait dire que les banques chypriotes sont prises à la gorge.

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  5. "La colère va exploser..."

    Non non.... Tant que le français ressent qu'on tape plus fort sur son voisin que sur lui, tout ira bien. Les gugus du secteur privé dont tu parles ne représentent pas une grosse clientèle électorale : ils vont morfler.

    Ils ne sont pas un corps un peu homogène comme peut l'être la fonction publique, gros réservoir de voix, a peu près homogène politiquement, habitués à faire la grève (très mobilisables) et disposant d'un pouvoir de nuisance certain.

    Le privé va morfler. Beaucoup. Et se taire.

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  6. Le lien a déjà été posté. Mais regardez bien la tête de ces enfoirés sur les photos, se foutant ouvertement de la gueule des pauvres gens dont ils ont déjà décidés de confisquer le patrimoine.

    https://www.facebook.com/notes/françois-asselineau-union-populaire-républicaine/le-racket-général-sur-les-comptes-bancaires-à-chypre-crée-un-précédent-qui-pourr/10151309824117038

    Il faut faire tomber ces têtes et les promener au bout d'une pique.

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  7. j'ai connu un temps ou mes employeurs me donnait mon salaire en espèces.(années 60)
    aujourd'hui avec la monnaie électronique (paiement carte bancaire et smartphone) et les prélèvements automatiques, les comptes sont ouverts à tout vent, et ne sont pas à l'abri d'un bug (volontaire ?)
    comme le dit marc faber on risque de se retrouver avec un morceau de plastique.

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  8. "La colère va exploser..."

    Bof, les gens vont se faire endormir et retourner devant leur match de foot.

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  9. Qu'ils annulent ou non le mal sera fait. Ils ont montré qu'ils sont capables de prendre ce genre de mesure, cela veut dire que plus tard quand les choses auront empiré ils seront encore capables de la prendre.

    Dans les 2 dernières semaines le ministre des finances, des responsables de l'UE et de la BCE se sont enchains dans les médias pour affirmer haut et fort que amais il n'y aurait de haircut sur les dépôts. Pourtant ils l'ont fait. S'ils annulent la mesure ils jureront encore qu'ils ne le feront plus. Les chypriotes se sont fait avoir une fois, ils chercheront à ne pas se faire avoir la 2eme fois...

    Ceux qui ont pris cette décision ont montré qu'ils n'ont plus conscience des conséquences de leurs actes, qu'ils n'ont plus contact avec la réalité. Cela ressemble à des fous dangereux au pouvoir.

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  10. Dimanche 17 mars 2013 :

    Après avoir analysé la situation désespérée de la Grèce, l'économiste Jacques Sapir analyse la situation de Chypre : pour Jacques Sapir, Chypre risque entraîner une réaction en chaîne.

    Lisez cet article :

    Dans ce contexte survient le samedi 16 mars l’annonce de l’accord sur Chypre, et de ses conséquences. Le gouvernement de Nicosie, pour obtenir le soutien de l’Union Européenne, a dû mettre en œuvre une mesure extrêmement dangereuse : un prélèvement direct sur les comptes bancaires. Les effets de cette mesure ne se feront probablement pas attendre dans les autres pays. En effet, à Chypre même, des queues se formaient devant les banques pour retirer l’argent des comptes, mais sans effets car le gouvernement avait gelé la veille les montants. Mais ce qui est arrivé aux Chypriotes va servir de leçon pour les autres pays. Une telle mesure est parfaitement envisageable en Grèce, en raison de l’effondrement des recettes fiscales. La logique de la situation serait que l’on assiste à un « bank run », une panique bancaire en Grèce, puis probablement en Espagne et en Italie.

    Concrètement, la situation de la Grèce a connu une nouvelle aggravation, dont les effets seront manifestes d’ici à juillet prochain. Mais la combinaison de cette situation et du faux-pas des autorités à Chypre risque de confronter les autres pays en crise ouverte, l’Espagne, le Portugal et sans doute l’Italie, à la perspective de paniques bancaires qui, même si elles ne sont pas justifiées, seront extrêmement difficiles à contrôler. La TROÏKA veut continuer de voir couler le sang de la Grèce par ses veines grandes ouvertes, mais ce sang ne va pas tarder à nous éclabousser.

    Jacques Sapir.

    http://russeurope.hypotheses.org/1028

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  11. Personne ne va voler personne. Les résidants vont payer les impôts qu'ils auraient dû payer pour les services qu'ils ont reçus. Le service est peut être cher... mais c'est le prix du service public.

    C'est un signal fort. La dette ne sera pas remboursée en monnaie de singe ! Ceux qui attendent l'inflation peuvent l'attendre longtemps.

    L'autre option est que la Chypre fasse faillite. On peut essayer mais là c'est votre argent qui va disparaitre lorsque la SG, le CA et la BNP n'existeront plus.

    Cela ne sert à rien de vider son compte le 16 mars... ils prendront la date du 15 mars comme date de valeur et le tour sera joué.

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    1. Sauver les actionnaires de banque privées c'est du service public ?

      C'est une blague ?

      Je suis d'accord dans une certaine mesure avec le fait que les déposants devaient se faire plumer un peu (c'est ce qui arrive quand on confie son pognon a des voleurs.)

      MAIS après que les actionnaires de ces banques soient complètement et totalement rincés.

      De plus, on parle de dissmulation comptable (donc, le délit de présentation de comptes infidèles doit être appliqué aux dirigeants des banques qui publient des comptes qui ne donnent pas une image fidèle de la réalité - article L242-6 du code du commerce.)

      Et donc, on raiboise le déposant après que les dirigeants des banques (ainsi que les commissaires aux comptes) soient en tôle : 5 ans d'emprisonnement et 345000 euros d'amende pour chacun d'eux.

      http://chevallier.biz/2013/03/la-1°-bombe-atomique-de-la-nomenklatura-euro-zonarde/

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    2. Laissons les couler... tu vas rincer les actionnaires et les déposants. Mais ça n'empêchera pas Chypre d'avoir besoins de 7 Mds sinon elle fera faillite.

      On fait quoi... on laisse l'état faire faillite ? Ou on demande de payer à ceux qui ont encore un compte bancaire ? Pas besoin de te faire un dessin, ça sera bien plus de 10%.

      Tu veux laisser l'état faire faillite ? Alors on va rincer les créanciers, des caisses de retraite, d'autres banques, etc.

      C'est évident que si l'état recapitalise les banques alors l'actionnariat doit être dilué et les responsables poursuivis au pénal si il le faut.

      Mais tout mettre sur le dos des banquiers il ne faut pas non plus déconner et ça arrange bien les hommes politiques que les gens le pensent.

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  12. "Sur le bailout de Chypre et la confiscation des dépôts, les actionnaires des banques ne sont même pas rincés" (Disco T.)

    Mais pourquoi donc le bail out de Chypre devrait-il retomber sur les actionnaires des banques ?
    Et pourquoi pas sur les actionnaires des autres entreprises par exemple ? Ou bien sur les garagistes ?...
    Je pose sincèrement la question.

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    1. Simple : quand tu investis dans une société, tu échanges du pognon disponible maintenant (du capital), contre un morceau de papier qui dit que tu détiens un morceau de la boite : l'action.

      Si la société fait des bénéfices et en fonction des décisions stratégiques prises par la direction, cette action te procure un rendement : soit une distribution d'un morceau des bénéfices (le dividende), soit le titre prends théoriquement de la valeur (du fait de l'augmentation des capitaux propres (les cp, c'est la différence entre l'actif et le passif du bilan.)

      J'écris en théorie, parce que pour les entreprises cotées en bourse, une bonne part de spéculation explique que les actions ne reflètent pas toujours la valeur réelle de la boite en question (elle peut être sur-évaluée ou sous évaluée) car les investisseurs anticipent le fait que l'entreprise va générer des profits ou des pertes dans le futur.

      Donc en gros quand tu achètes une action d'une boite, tu entres au capital et tu espères un retour sur investissement (sous forme de dividende ou de plus value.)

      Mais par contre, dans le cas ou la boite fait faillite, le delta entre l'actif et le passif deviens négatif (les fameux capitaux propres font pfouit) : L'action ne peut pas devenir négative, mais par contre, sa valeur peut être réduite à néant : le détenteur de l'action perd l'intégralité de son investissement.

      Une autre façon de le voir la chose est que tu as un papier qui dit que tu est actionnaire d'une boite qui n'existe plus.

      En résumé, le méchant capitaliste qui achète des actions donne son pognon à une boite, qui peut par exemple investir avec ce capital (investissment = souvent créer des emplois.) Si les décisions prises par la direction sont bonnes, l'entreprise prospère et le méchant capitaliste fait une plus value.

      Si la direction se trompe et plante la boite (genre une banque prête à trop de gens qui ne sont pas solvable et ne remboursent pas leurs emprunts), la banque fait faillite, est liquidée, les créanciers font la queue pour essayer de récupérer un peu du pognon qu'ils ont prêté, et le méchant capitaliste en est de sa poche : son action vaut 0. Ca lui apprendra a faire gaffe dans quoi il met son pognon.

      Résumé : Quand tu investis dans une boite tu est actionnaire (donc un peu propriétaire), si la boite tourne tu gagnes de l'argent. Si la boite ferme, tu en est de ton pognon. C'est le jeu.

      Quand tu prêtes de l'argent à une entreprise (en tant que déposant dans une banque tu entres dans cette catégorie) si la boite est liquidée, tu risques de perdre du pognon, mais légalement, la boite est liquidée, les actif vendus et tu peux espérer d'être partiellement remboursé. Mais les rendements (intérêts que tu touches en tant que déposant) sont plus faibles (en théorie).

      Ca, c'est la théorie.

      La, on décide de plumer les mecs qui ont déposé (=prêté) de l'argent à la banque, sans toucher aux propriétaires de la banque qui à été gérée en dépit du bon sens (les actionnaires.)

      Tu comprends donc maintenant que si tu fait parti des propriétaire de Air Liquide, qui continue de vendre des gaz liquéfiés et qu'une autre entreprise fait faillite, tes actions Air Liquide ne valent pas zéro (logique : Air liquide est encore dans le business.)

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    2. Merci pour les explications, mais je n'ai lu nulle part que l'aide pour Chypre soit à destination des banques. Je ne mets pas en doute que ce soit pourtant le cas.

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  13. au sujet de la retraite:une de mes connaissances,trompettiste a l'armée vient de prendre sa retraite a 35 ans,et vient d'etre embauché par passerelle(hors concours)comme chef du personnel d'une mairie avec statut de fonctionnaire.faut pas s'etonner que le régime de retraite soit déficitaire

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