jeudi 21 mars 2013

Les russes face à la "stratégie" occidentale de chaos généralisé

De la “démence stratégique” à la “doctrine de la stupidité”
De Defensa, 21/03/2013 (en Français texte en français )
→ lien
Par ailleurs, ce même 21 mars 2013, on lit un texte de Fédor Loukianov donnant une appréciation russe, et celle de Poutine spécifiquement, sur la guerre US contre l’Irak et sur ce qui a suivi aux USA en matière de politique étrangère, ou, plus largement et justement exprimé, de politique de sécurité nationale. L’expression “démence stratégique” (strategic insanity) est proposée. Ce n’est pourtant pas faute, dans le chef de Poutine, d’avoir essayé d’établir des relations normales et équilibrées avec les USA, ce qui indique qu’il resta longtemps prêt à écarter le doute grandissant qui le touchait. La guerre d’Irak, à laquelle il s’opposa aux côtés des Allemands et surtout des Français, ne marque pourtant pas le véritable début de la révision par Poutine de son attitude vis-à-vis de la politique US, mais bien la “révolution de couleur” ukrainienne («A real turn towards conflict began at the end of 2004, when Washington actively supported the "Orange Revolution" in Ukraine»). Il s’agissait du jugement d’une politique agressive vis-à-vis de la Russie, mais aussi, nous l’observons pour notre compte, du développement de cette “démence stratégique” (voir le concept d’“agression douce” inscrit pour notre part dans le développement de l’“infraresponsabilité” qui, à notre sens, conceptualise et opérationnalise cette “démence stratégique”).

Diverses observations parsèment le texte de ce doute grandissant sur l’équilibre et la rationalité de la politique US, et donc de ceux qui prétendent la conduire, jusqu’à la conviction du désordre psychologique accouchant d’un monstre qui ne peut être décrit, selon les canons classiques d’une politique, que comme une “démence”

«[In the years since the war], the rationale behind the war [was] increasingly being questioned. It's not clear what the United States achieved for itself. […] The conclusions drawn by Putin from the situation surrounding Iraq were concerned less with Russian-American relations, and more with general idea of how the world works in the twenty-first century. The strong do what they want: they don't contemplate international law, global reality or the costs incurred by themselves and others. […]

«In the 10 years since the Iraq war, Putin's worldview has only strengthened and expanded. Now he believes that the strong not only do what they want, but also fail to understand what they do. From Russian leadership's point of view, the Iraq War now looks like the beginning of the accelerated destruction of regional and global stability, undermining the last principles of sustainable world order. Everything that's happened since — including flirting with Islamists during the Arab Spring, U.S. policies in Libya and its current policies in Syria — serve as evidence of strategic insanity that has taken over the last remaining superpower.

»Russia’s persistence on the Syrian issue is the product of this perception. The issue is not sympathy for Syria's dictator, nor commercial interests, nor naval bases in Tartus. Moscow is certain that if continued crushing of secular authoritarian regimes is allowed because America and the West support “democracy,” it will lead to such destabilization that will overwhelm all, including Russia. It's therefore necessary for Russia to resist, especially as the West and the United States themselves experience increasing doubts.»
Et je vous invite à aller lire la suite...

3 commentaires:

  1. Mon dieu... quelle logorhée, quel blabla.

    J'ai de plus en plus de mal à les lire.

    Comme d'hab', ils sont à côté de la plaque.

    Sous prétexte de ne pas vouloir comprendre la politique US... alors il suffit de la qualifier de "démente".

    Ca renvoie d'ailleurs à la grande époque soviétique, où un dissident était "fou" et interné vite fait dans un "hôpital psychatrique"... Cruelle ironie. Ou De Defensa prisonnier des démons du passé. Anyway.

    Le problème n'est pas là.

    En quoi :
    -vouloir affaiblir la Russie (entre autres), via la destruction des "régimes laics" au MO et en Afrique... relèverait il de la "démence" ?

    C'est au contraire parfaitement rationnels.

    Comme il est rationnel de casser la Syrie (état laic, mais surtout unifié, au rang de puissance régionale), après l'Irak, la Lybie etc.

    Mais non, De Defensa se fait plaisir, dans leur délire américanophobe en citant un prof russe.

    Il y au contraire une grande cohérence stratégique à la merde que foutent les ricains depuis 10 ans.

    Une fois la Syrie cassée, morcellée en tribus (ce qu'est fondamentalement ce non-pays), alors on pourra casser l'Iran.

    La Syrie déstabilise déjà l'Europe, avec l'explosion des réfugiés (regardez les chiffres en Suède, ça fait peur).

    Là aussi, c'est un objectif des USA. Et le moins que l'on puisse dire, c'est qu'ils le remplissent brillamment !

    Donc où est la "démence" là dedans ? La "folie" ?

    S'agissant des intérêts des USA, leur politique est parfaitement cohérente et rationnelle.

    Vu du côté de Washington, avec les données qu'ils ont sur le peak oil (via leurs copains saoudiens), il est parfaitement cohérent :

    -d'empécher un état religieux, homogène, tenu d'une main de fer par des fanatiques, prétendant au rang de puissance régionale... d'empêcher un tel pays de sanctuariser avec une arme nucléaire ses gigantesques gisements pétroliers ! Et de les empêcher d'utiliser l'arme pétrolière.

    Quand l'iran aura été "libyésisée", "irakisée", "syriesée"... renvoyée à l'état de tribus, alors il sera facile de contrôler ses gisements.

    Où est la démence là dedans bon sang ?

    C'est De Defensa qui est dément en refusant de voir et comprendre de tels faits.

    RépondreSupprimer
  2. Je ne saurais trop conseiller a Poutine de lire le livre de Luttwaki sur la grande stratégie de l'empire Byzantin. Il comprendrait un peu mieux la politique américaine et c'est curieux de devoir en passer par la pour lui qui est, d'une certaine façon, heritier de l'empire Byzantin.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. cherche sur le blog "Jean-Marc Daniel" et "Basile 2" ;)

      Supprimer

Si votre commentaire n'apparaît pas tout de suite, c'est normal. Il doit être validé avant publication.