dimanche 24 mars 2013

Les USA crèvent de leur multi culturalisme qu'ils cherchent à imposer au monde entier

«A Miami, tout le monde se hait»
Libération, 22/03/2013 (en Français texte en français )
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Interview Littérature . A l’occasion de la sortie, jeudi prochain, de son quatrième roman, «Bloody Miami», sur l’immigration et le communautarisme, entretien avec l’écrivain américain Tom Wolfe.

Les «Anglos» sont-ils, comme vous l’écrivez cruellement, une espèce en voie d’extinction ?

Il n’en reste pas beaucoup. Les Wasp sont partis de Miami, ils se sont repliés sur le Grand Miami, à Miami Beach. La population est maintenant hispanique à 70%, dont la moitié est cubaine. On dit «Latinos», un terme inventé aux États-Unis. Il y a 18% de Blacks, et il reste quelque 10% d’Américains blancs.
Dans le temps, les États-Unis étaient le pays du melting-pot, les immigrants successifs se fondaient en quelques générations dans le rêve américain. Là c’est le «pot» où l’on ne se mélange pas…

A Miami, les gens sont en colère, ils ne se mélangent pas. On essaie de les intégrer, et puis vous revenez plus tard et ils sont exactement au point où vous les avez laissés. Les Cubains avec les Cubains, les Haïtiens avec les Haïtiens, les Anglos avec les Anglos, les Russes avec les Russes… Chaque groupe a sa propre bourgeoisie ou classe supérieure. Dans la plupart des villes américaines, les gens finissent par s’intégrer. Mais vous devez comprendre qu’à Miami tout le monde hait tout le monde.

Les États-Unis ont inventé le concept de «political correctness», le politiquement correct. Vous êtes, bien sûr, contre…

C’est de pire en pire, surtout dans les universités. Les gens doivent faire attention à ce qu’ils disent. Un exemple typique : la question de l’homosexualité. Ça ne suffit pas de décrire le phénomène, vous devez d’abord établir que vous êtes «pour». Après, vous aurez le droit d’écrire sur l’homosexualité. C’est ridicule. Vous devez d’abord exposer vos critères de moralité avant d’écrire une ligne. Et c’est vrai quand vous voulez parler de minorités, des femmes, du pauvre Blanc, du pauvre Noir, du transsexuel, des immigrés… C’est tellement anti-intellectuel.



'Being White in Philly': America agonises over race and free speech after article sparks furore
The Telegraph, Philip Sherwell, 23/03/2013 (en Français texte en français )
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Candid reflections by Robert Huber, a white author, on life in Philadelphia, the city where the US founding fathers first met, have triggered outrage amid a racial debate across America. Philip Sherwell reports.

Mr Huber, a writer, sought to address this in a detailed exploration of race in one of American's biggest and most segregated cities for this month's edition of Philadelphia magazine. And he wrote it from the perspective of fellow whites in the city.

The unvarnished result was Being White in Philly. It has been praised by some as a thoughtful insight into this most sensitive of subjects, but denounced by many - both black and white - for perpetuating ugly racial stereotypes in a one-sided depiction based on the prejudiced views of unidentified whites.

Mr Huber concluded with a call for a debate about race to take place, not just within the white and black communities, but between them. "We need to end the conversational divide so that there are no longer two private dialogues in Philadelphia," he wrote.

Mr Huber ends his piece with his yearning for "a city in which it is okay to speak openly about race". And then he concludes: "Meanwhile, when I drive through North Philly to visit my son, I continue to feel both profoundly sad and a blind desire to escape. Though I wonder: am I allowed to say even that?" His critics would answer that question "Not like this, no", it seems.

2 commentaires:

  1. Sur la political correctness, et pour bien saisir les différence avec la version franco-française du politiquement correct, et comprendre à quel point l'Amérique est un autre monde pour nous européens, je vous recommande le livre d'Edward Behr. Ecrit au milieu des années 90, il n'a pas pris une ride.

    http://www.penseeunique.com/PU/auteurs/behr.html

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  2. Ouais J'ai suivi le lien et franchement le passage sur le politiquement correct est pas si terrible que ça. J'ai trouvé amusant sa critique sur les nouveaux romans français dont sont friands les écrivains américains.
    Le problème c'est qu'en France on parle de politiquement correct pour dezinguer tout ce qui est relatif aux minorités. L'intérêt de la démarche est de réfléchir au sens des mots. En outre pourquoi dit-on "black" pour désigner un "noir"? Et pourquoi dit-on d'un métis qu'il est black? Si ce n'est que par paresse intellectuelle?

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