jeudi 21 mars 2013

Nicolas Sarkozy mis en examen pour abus de faiblesse dans le cadre de l'affaire Bettencourt

Nicolas Sarkozy mis en examen pour abus de faiblesse dans le cadre de l'affaire Bettencourt
L'Express, 21/03/2013 (en Français texte en français )
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Nicolas Sarkozy est mis en examen ce jeudi soir pour abus de faiblesse, selon son avocat Thierry Herzog, dans le cadre de l'affaire Bettencourt. Il a quitté ce jeudi peu avant 22h le palais de justice de Bordeaux, où il a été entendu dans la journée.



En prime :
Politique Friction du Jeudi 21 Mars 2013: Cahuzac, DSK, Woerth, des hommes exemplaires par Bruno Bertez
Le blog à Lupus, Bruno Bertez, 21/03/2013 (en Français texte en français )
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La classe politique, la classe médiatique s’abstiennent de monter en épingle les affaires dont ces héros sont les protagonistes. Et pour cause,… on ne sait jamais, n’est-ce pas?

L’omerta s’impose, d’elle-même, pas besoin de concertation ou d’instructions ou de pressions.



La classe politico médiatique est solidaire. Bien plus que vous ne pouvez l’imaginer. Ils sont solidaires… pour mentir au peuple. Pour leur faire croire qu’ils vivent dans un monde parfait et que, chez eux, s’il y a des déviants, des voyous ou des vicieux, ils n’ont pas leur place chez eux. La preuve? Les indésirables sont renvoyés dans la société civile, ils viennent grossir le troupeau des misérables qu’il faut contrôler, punir, rééduquer. Ces gens veulent vous faire croire qu’ils s’auto-épurent, qu’ils s’auto-nettoient et par conséquent, la pourriture c’est chez vous, chez nous, qu’on la trouve. La vérité est qu’il y a, statistiquement, plus de malhonnêtes dans la classe des gens de pouvoir que dans la classe populaire.

Il y a, d’un côté, les blancs comme neige, qui sont toujours en poste; les politiques, fonctionnaires et médiacrates. Bref, la classe des maitres.

De l’autre côté, il y a les coupables ou supposés ou futurs coupables en cours ou en passe d’éducation ou de rééducation. Bref, la classe des vilains, la valetaille.

Nous, qui avons été des deux côtés, nous savons que l’eau des égouts de la classe des maitres est aussi noire que celle des égouts de la valetaille. Qu’elle sent aussi mauvais, qu’elle transporte autant de microbes. Nous prétendons même que les microbes de la classe des maitres sont plus nocifs et plus contagieux que ceux de la classe des vilains. Normal, les choses descendent plus facilement qu’elles ne montent.

Il est plus facile et fréquent d’être corrompu quand on a un pouvoir, une influence, que quand on n’en a pas! Le système du tiers payant, cela sert à cela, s’attirer des avantages personnels alors que ce sont les autres qui paient, n’est-ce pas Monsieur Cahuzac, conseiller des sociétés pharmaceutiques.



Ce sont les gens d’en haut qui polluent le pays, pas ceux d’en bas. Les gens d’en bas n’ont aucun pouvoir de donner l’exemple, on ne parle pas d’eux, ils ne sont pas médiatisés; ils ne sont pas des modèles.

Qu’il s’agisse de l’infidélité érigée en règle de vie, des perversions sexuelles peu ragoutantes, des pots de vin ou ristournes ou kick-back, du mensonge généralisé, tout cela contribue à la déliquescence des mœurs et au « tous pourris ».

La banalisation de l’abject était illustrée par une émission mercredi soir sur la « Trois » française. La télé étalait les mensonges d’Etat, tous plus révoltants les uns que les autres, et les commentateurs ne cherchaient qu’à une chose, à excuser, justifier!



Ah, la fameuse raison d’Etat, comme elle a bon dos. Il n’y a pas de raison d’Etat, il n’y a que la raison du plus fort, mettez-vous cela dans la tête. La raison d’Etat est injustifiable en logique et en morale. L’Etat, ce sont des hommes, comme vous et moi, et justifier la raison d’Etat, c’est justifier le pouvoir exorbitant de ces hommes, c’est les mettre au-dessus des lois. La raison d’Etat, c’est la reconnaissance d’un monde à deux vitesses, à deux lois, à deux morales.

Pas de raison d’Etat, nous sommes pour que l’on pende les criminels ou délinquants haut et court. Nous défendons l’idée que les peines, en cas de faute de ces gens, doivent légalement être fixées au double des peines applicables aux citoyens lambda.

Un coup de fouet pour la faute, un coup de fouet pour le mauvais exemple donné.

Nous en ajouterions un troisième pour tout ce qu’ils ont fait et dont nous n’avons pas connaissance.

De par notre expérience, nous savons pourquoi on nomme certaines personnes à des postes clefs comme « ministre du budget », ce n’est pas un hasard, c’est une pratique. Il se trouve que deux d’entre eux tiennent le devant de la scène, Woerth et Cahuzac, mais il y en a eu d’autres, posez-vous la question.

Avant, dans les temps anciens, l’un des postes les plus prisés de la République était Ministre de l’Equipement; pourquoi, à votre avis?

4 commentaires:

  1. SArko = escroc, ca se voit rien qu'a sa tete.
    Cette affaire est la plus petite d'entre tous, il reste Karachi, qui elle a causé la mort d'employés de de la DCN.
    Sarko : en prison !

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  2. Vu le matraquage médiatique, Sarko serait il en train de se faire lâcher par les élites? Ca m'étonnerait vu la quantité d'informations dont il dispose sur beaucoup de monde mais bon.

    Peut être une tentative de redorer l'image des politiques aux yeux des français. Et peut être une manière d'écarter Sarko de la course pour 2017. Une façon de lui dire que l'état de grâce et sa carrière politique est terminé

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    1. ou tout simplement un juge qui fait son boulot ?

      --neuneu.

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  3. on se fait balader, comme d'hab'
    c'est juste "une petite mise en examen de routine"
    Sarko va s'en sortir tranquillou, lui n'est pas un fusible comme Woerth.

    yongtai

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