mardi 26 mars 2013

Olivier Delamarche sur BFM Business

Olivier Delamarche sur BFM Business
BFM Business - Intégrale Bourse, Olivier Delamarche, 26/03/2013 (en Français texte en français )

18 commentaires:

  1. Mardi 26 mars 2013 : Benoît Coeuré est membre du directoire de la BCE.

    "Je pense que M. Dijsselbloem a eu tort de dire ce qu'il a dit. L'expérience de Chypre n'est pas un modèle pour le reste de la zone euro (...) Aucun pays ne présente la même concentration de problème que Chypre", a dit Benoît Coeuré en parlant d'un Etat en "banqueroute".

    http://www.romandie.com/news/n/Chypre_il_faut_un_plus_grand_controle_des_banques18260320131049.asp

    Chypre est "un Etat en banqueroute" ?

    Mais alors que dire des 7 autres Etats, qui sont encore plus surendettés que Chypre ?

    Ce sont 7 Etats en "hyper-banqueroute" ?

    1- Médaille d'or : la Grèce. Dette publique de 301,193 milliards d'euros, soit 152,6 % du PIB.

    2- Médaille d'argent : l'Italie. Mario Monti laisse derrière lui une dette publique de 1995,143 milliards d'euros, soit 127,3 % du PIB.

    3- Médaille de bronze : le Portugal. Dette publique de 201,003 milliards d'euros, soit 120,3 % du PIB.

    4- Irlande : dette publique de 190,954 milliards d'euros, soit 117 % du PIB.

    5- Belgique : dette publique de 380,923 milliards d'euros, soit 101,6 % du PIB.

    6- France : dette publique de 1818,147 milliards d'euros, soit 89,9 % du PIB.

    7- Royaume-Uni : dette publique de 1349,771 milliards de livres sterling, soit 87,8 % du PIB.

    8- Chypre : dette publique de 15,042 milliards d’euros, soit 84 % du PIB.

    RépondreSupprimer
  2. Il a raison l'Olivier, mais je trouve qu'il en n'en reste qu'aux stigmates bancaires et financiers.

    Il manque la profondeur :

    - Pourquoi la crise frappe t-elle presque tous les pays, même ceux qui ont fait des efforts et sont vertueux ? (ie: l'Allemagne va aussi déguster tôt ou tard)

    - Pourquoi les seuls à s'en sortir à peu-prés sont aussi de gros producteurs d'énergie fossile ? (Russie, pays du Golfe)

    Tentative de réponse :
    Voir les vidéos postées ici de Jancovici sur le peak énergie fossile.
    La croissance mondiale "talonne" depuis des années en raison du manque d'énergie "gratuite" que mère nature a patiemment constituée et mise à notre disposition sous forme de Gaz, Pétrole et Charbon.

    Les pays chanceux et dotés sous leurs pieds vont encore prospérer un temps, le temps que leur rente ne dure. Par contre les autres souffrent et sont limités dans leur croissance.

    Tout ceci dans un contexte de demande mondiale croissante liée à la hausse de la population mondiale et des besoins énergétiques dans les BRICS et en Afrique. Pas de raison que les gueux le restent pour toujours !
    C'est du Malthus de base.
    Pas très sexy, ni porteur d'espoir.
    Mais l'espoir tue car il sape toute réaction.

    Il FAUT donc réagir avant qu'il ne soit trop tard et que la catastrophe soit devenue imparable !
    Et je ne parle pas de catastrophe économique ou de simple mise à zéro de nos comptes en banque qui ne serait qu'un péripétie parmi d'autres.

    L'EU DOIT réagir. Enfin.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Tu es drôle, toi... réagir comment ?

      Supprimer
    2. L'EU... "agir" ?

      Mais il y a une contradiction fondamentale dans les termes.
      ;-)

      Les guignolos de bruxelles, maniaques et déments, qui nous pourrissent la vie sont incapables d'anticiper et d'"agir".

      Puisque leur seule obsession est de prolonger coûte que coûte les quelques mythes fondateurs (qui leur assurent de confortables rentes) :
      -l'UE (qui est un mythe)
      -l'Euro (super mythe)

      etc. etc.

      Et tu voudrais qu'ils réfléchissent et agissent sur des sujets graves que le peak oil, l'énergie etc. ?

      Non vraiment. Je préfère croire qu'un jour E.T. débarquera et nous offrira de l'énergie, plutôt que de croire que Barroso, Van Rompuy, Merckel, Junker, Hollande j'en passe et des moins bons puissent nous aider.

      Tout le problème est là.

      Regardez bien une photo avec Van Rompuy et Barroso...

      Vos cheveux se dresseront sur votre tête, car vous comprendrez alors que vous êtes dans une sacrée mouise avec de tel cinglés !

      Supprimer
  3. Mardi 26 mars 2013 :

    Le Cac 40 réduit ses gains, Bruxelles jette un froid.

    La Bourse de Paris réduit la voilure à la suite d’un projet de la Commission européenne évoquant la possible contribution des dépôts supérieurs à 100.000 euros en cas de sauvetage d’une banque.

    A l’instar des autres places européennes, la Bourse de Paris réduit sa progression à la suite d’informations évoquant une contribution des détenteurs de comptes dans le cadre du sauvetage d’une banque. La proposition de la Commission européenne, actuellement en discussion, n’exclut pas « que les dépôts de plus de 100.000 euros puissent être des instruments susceptibles d’être utilisés pour un sauvetage », a indiqué une porte-parole de Michel Barnier, commissaire européen au Marché intérieur.

    Cette annonce a semé le trouble alors que Benoît Coeuré et Ewald Nowotny, respectivement membre du directoire de la BCE et du conseil des gouverneurs, ont insisté ce matin sur le fait que Chypre est un cas particulier et que son plan de sauvetage n’est pas un modèle pour les autres pays fragilisés.

    http://bourse.lesechos.fr/infos-conseils-boursiers/actus-des-marches/infos-marches/le-cac-40-reduit-ses-gains-bruxelles-jette-un-froid-865826.php

    Bruxelles veut que les contribuables arrêtent de payer pour les banques.

    La Commission européenne a rappelé mardi que son ambition est à terme que le contribuable arrête de payer pour les banques en difficulté au sein de la zone euro grâce à sa proposition de résolution bancaire, une mise au point qui intervient au moment où les termes du sauvetage de Chypre inquiètent.

    "Nous voulons nous retrouver dans une situation où le contribuable arrête de payer pour les erreurs des banques", a affirmé Chantal Hugues, la porte-parole du commissaire européen aux Services financiers, Michel Barnier.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Faudrait arrêter avec cette réaction des "marchés".
      La bourse ne représente que du virtuel: l'indice de wall street superforme ces derniers temps alors que les USA sont virtuellement en faillite.
      Ce que pense la Bourse, ON S'EN FOUT.

      Supprimer
    2. Exact les marchés on s'en fout, on préfère savoir ce que le bon sens commande.

      Supprimer
    3. Ben le bon sens commande d'acheter des actions ... et de les vendre avant le prochain crack. Comment vous croyez que les banquiers vous piquent votre pognon ?

      Supprimer
  4. L'EU n'est pas la solution, c'est une des causes du problème.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. L'EU a surtout bon dos car les peuples sont biberonnées par l'Etat. Du coup l'EU apparait comme les méchants alors que les cons du siècles c'est nous. Oui nous les Français, les neuneus qui pensaient qu'Hollande avait la capacité de changer quelque chose. Faut être complètement débile quand même. Les mêmes nous expliquent dans les médias que faut pas s'inquiéter. Tout est pourri en France. TOUT

      Supprimer
    2. à bon , l'UE est à l'origine du peak énergie fossile ?

      Bien sur l'UE et ses branques ont actuellement du mal à réagir. Il ne font que brasser du vent avec la BCE, MAIS NE RELANCERONT JAMAIS DURABLEMENT LA CROISSANCE ECONOMIQUE.

      Par contre leur job, car il concerne tous les pays de l'union , est de définir une stratégie énergétique commune permettant de diminuer drastiquement notre dépendance aux énergies fossiles dont nous ne disposons pas/plus dans notre sous-sol.
      Bien sur, la France peut faire des trucs dans son coin, et c'est absolument nécessaire. Mais le plus efficace sera de le faire en commun avec une planification sur 30/40 années claire et précisée.

      Supprimer
    3. C'est amusant de voir comme on veut octroyer tous les droits à l'UE mais jamais aucunes responsabilités. Les médailles oui, mais aller sur le champs de bataille, non.

      Aucune monnaie pluri-nationales n'a jamais réussi dans l'Histoire, c'est un fait pas une opinion politique. Donc l'euro s'effondrera et l'UE avec. C'est la tour de Babel.
      Hollande et Sarkozy sont deux fédéralistes qui ne font que déléguer leurs pouvoirs aux décideurs eureopéens. La gauche, la droite et l'UE ont tous favorisés les délocalisations au maximum. C.SaintEtienne a donné le chiffre hallucinant de moins de 10% du PIB réalisé sur l'industrie. L'industrie française est morte et on voudrait inverser la courbe du chômage ? Et l'Ue voudrait qu'on réduise nos déficits ? Avec quelles rentrées d'argent ? Un pays qui n'a plus d'industrie est un pays MORT.
      Quand au peak d'énergie, la première des évidences est d'arrêter de gaspiller l'énergie dans le transport inutile de marchandise. Il faut produire local et consommer local. Un concept simple mais qui terrifie tous ces eurocrates néolibéraux qui s'étranglent à la simple évocation du mot frontière... De toute façon, comme l'a dit Jancovici, les réalités physiques par la contrainte vont bientot bouleverser tout cette mentalité ... Le temps de la fausse monnaie sera bientot terminé, le temps de l'abondance et du gaspillage touche à sa fin.
      Continuez d'encenser ce gros mammouth immobile qu'est l'UE, qui n'a jamais esquissé le moindre projet. Le prix Nobel de la paix a du sang grec sur les mains.
      Des chimiothérapies interrompues pour que quelques bobos trop feignants pour changer leur monnaie puissent se balader tranquillement, voila ce que c'est l'Europe.

      Supprimer
  5. Fiorentino, l'anti-Delamarche :

    https://www.youtube.com/watch?v=mxvakAZyiEo&list=UUyYEXoTlG1jN3SwfoX0tayA&index=1

    La patron de l'eurogroupe est un crétin parce que si on a plus de 100 000 euros dans les banques il est en sureté, et donc ca a fait baissé la bourse, temporairement, ce qui est inadmissible.

    RépondreSupprimer
  6. Mardi 26 mars 2013 :

    1- D'abord, il y a eu la Grèce.
    2- Ensuite, l'Irlande.
    3- Ensuite, le Portugal.
    4- Ensuite, l'Espagne.
    5- Ensuite, Chypre.
    6- Demain, ce sera le tour de la Slovénie.

    Slovénie : Moody's abaisse la note de la deuxième banque du pays NKMB.

    L'agence d'évaluation financière américaine Moody's a abaissé mardi la note de la deuxième banque slovène NKMB, en raison des craintes concernant l'économie du pays membre de la zone euro, qui pourrait être contraint de demander une aide européenne.

    La note à long-terme de la NKMB, détenue par l'Etat, a été abaissée de deux crans de B3 à Caa2 par Moody's, la faisant passer au rang de valeur ultra-spéculative.

    L'agence de notation a associé sa décision d'une perspective négative en raison des craintes d'un nouvel affaiblissement du porte-feuille de crédit de la banque.

    Moody's avait déjà dégradé le 13 mars la note de la plus grande banque slovène Nova Ljubljanska Banka (NLB), de B2 à Caa2, également au rang de valeur ultra-spéculative.

    La NKMB, détenue par l'Etat, pourrait avoir besoin d'une nouvelle injection de capital pour remplir les exigences de l'Autorité européenne des banques (EBA).

    En raison des problèmes de son secteur bancaire acculé par une montagne de mauvaises créances (7 milliards d'euros selon un rapport du Fonds monétaire international), la Slovénie pourrait devenir le prochain pays de l'UE à demander une aide de l'Union européenne, après Chypre.

    En 2012, la NKMB a réalisé 205,5 millions d'euros de perte nette, contre 81,1 millions de perte en 2011.

    Les craintes d'une demande d'aide financière de la part de la Slovénie ont fait bondir les taux d'intérêt des emprunts slovènes à 10 ans sur le marché secondaire. Ils sont passés de 5,04% la semaine dernière à 6,10% mardi.

    En octobre 2012, ils avaient franchi la barre symbolique des 7%, alors que les syndicats menaçaient de bloquer par référendum les réformes du gouvernement de centre-droit du Premier ministre conservateur Janez Jansa.

    Le FMI et l'UE ont demandé au nouveau gouvernement de centre-gauche du Premier ministre Alenka Bratusek de s'attaquer à la crise du secteur bancaire du pays.

    http://www.romandie.com/news/n/_Slovenie_Moody_s_abaisse_la_note_de_la_deuxieme_banque_du_pays_NKMB16260320131540.asp

    RépondreSupprimer
  7. Il semble que les succursales de Laïki et des autres banques chypriotes en Angleterre et en Russie n'étaient pas fermées, elles, la semaine dernière. Les fonds retirés dans ces succursales sont proprement faramineux et pourraient faire foirer le plan de la BCE pour Chypre. Il ne s'agissait pour les déposants que de faire passer leurs dépôts sous les 100000 euros, en retirant juste ce qu'il faut, et le tour est joué, ils sont sauvés...Il fallait y penser.

    RépondreSupprimer
  8. Attention. Ca promet pour demain soir : Neuneu 1er prépare le terrain.

    Ca va être grand.

    ***************
    François Hollande a réaffirmé mardi sa "volonté", son "objectif" d'inverser la courbe du chômage, en hausse depuis 22 mois, d'ici la fin de l'année 2013.

    "Ce n'est pas un problème de conviction, pas simplement une croyance, c'est une volonté, un objectif, et je m'y tiendrai", a dit le chef de l'Etat français lors d'une conférence de presse avec le président du gouvernement espagnol, Mariano Rajoy.

    *****************

    Et la perle :

    *****************
    Le chômage a augmenté de 0,6% en France en février pour le 22e mois consécutif.

    "Je pourrais dire c'est moins, deux fois moins qu'au mois de janvier mais c'est trop par rapport à ce que vivent nos compatriotes : la précarité, le doute, l'inquiétude", a commenté François Hollande.

    !!!!!


    Ouf, deux fois moins qu'en janvier ! Neuneu a vu la lumière ! A tel point qu'on pourrait dire qu'il est totalement illuminé.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Ben oui, ils bosse même pour les Illuminatis.

      Supprimer
  9. à Anonyme26 mars 2013 21:16

    Bien sur que produire un maximum en France et de limiter les exportations tombe sous le bon sens économique et écologique.
    Mais autant produire tes côtes de porc ou ton PQ localement est parfaitement possible, voir intelligent, autant certains produits/composants ne seront jamais produisibles sur nos terres.
    De part le simple effet de masse : le marché Français, voir l'UE entière sont trop devenus trop petits au regard des investissements nécessaires et capacités de productions minimales à installer pour rendre le produit abordable économiquement.
    Je pense à certains composants électroniques en particulier.
    La fermeture des frontières nous couperait de ces éléments et rendraient le produit final inefficace, inabordable et non-compétitif.
    La crise de Fukushima a par exemple bien montré la dépendance de nos industries à certains composants indispensables.

    Beaucoup de composants sont parfaitement relocalisables en France, ou à défaut en Europe si le marché Français est trop petit, mais pas tous !

    RépondreSupprimer

Si votre commentaire n'apparaît pas tout de suite, c'est normal. Il doit être validé avant publication.