jeudi 28 mars 2013

Paf la Slovénie

When Is A "Unique Template" Bailout Not A Bailout? When It's In Slovenia
ZeroHedge, 28/03/2013 (traduire en Français texte en anglais )
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*SLOVENIA WON'T NEED BAILOUT, ECB'S KRANJEC SAYS




€ffondrement, banques et responsabilités
Jp Chevallier, 28/03/2013 (en Français texte en français )
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L’€ffondrement de la zone euro a déjà commencé avec de fortes secousses bancaires dans certains pays préludant à son €clatement avec un risque très fort de tsunami, telles sont les conséquences normales de l’hypertrophie de la masse monétaire qui s’y est développée.

Qui en est responsable ?

D’abord et avant tout les autorités monétaires, c’est-à-dire les gens des banques centrales dont l’activité principale est justement de maitriser ces problèmes qui le sont très bien aux États-Unis, par ceux de la Fed mais aussi par des universitaires et autres business économistes en liaison avec le gouvernement comme Arthur Laffer qui a fort justement bien exprimé que l’argent sain est le premier pilier des Reaganomics.

Ensuite, les hommes (et les femmes !) politiques de la zone euro qui laissent se développer cet argent non gagné en distribuant des revenus indus par l’instauration de diverses aides dites sociales et en n’adoptant pas les lois et règlements nécessaires au bon fonctionnement des marchés.

Comme je l’ai déjà écrit à maintes reprises, l’éclatement nécessaire de la bulle en M1 ne peut pas se faire en douceur. Pour l’instant, les corrections n’affectent que certains pays de la zone euro avec une récession durable et un taux de chômage de 25 % de la population active.

Comme cette hypertrophie de la masse monétaire passe par l’intermédiaire des banques, leurs bilans devraient donner de bonnes indications sur les risques encourus.

Avec un leverage de 33,9 il était prévisible que Laiki Bank disparaisse à la moindre secousse tellurique à Chypre. Les nuls en connaissances bancaires qui ont prêté ou déposé de l’argent dans cette banque sont effectivement responsables de leur ignorance et doivent logiquement en supporter les pertes.

Ils n’avaient qu’à suivre les bons conseils préconisés par ce bon vieux Greenspan (et repris en particulier par moi) au lieu de faire confiance aux idiots nuisibles et à ces banksters.

Il en sera de même inévitablement un jour avec nos péquenots du Crédit Agricole dont le leverage culmine à 70,6 ! et avec les mécanos de la Générale dont le leverage réel est de 33,1.

Par contre, avec un leverage de 19,1 Bank of Cyprius donnait l’impression d’une relative fiabilité mais comme son bilan n’affiche curieusement pas de goodwill, il est a priori suspect.

En fait, une mention absconse dans son dernier communiqué précise que la banque considérait qu’elle n’avait pas à faire état fin décembre 2012 d’écarts d’acquisition, mais euh, ben… qu’il ne faudrait pas s’étonner qu’il y en ait un jour en cas de secousses bancaires !



Effectivement, c’est ce qui s’est produit.

Là aussi, les autorités bancaires et les dirigeants de cette banque sont responsables car tous ces gens savaient que les chiffres publiés ne donnaient pas une image fidèle de la réalité comme le montre le fait qu’il aura fallu apporter… 17 milliards d’euros pour combler le trou de ces deux banques !

Les comptes de Bank of Cyprius sont certifiés par Ernst & Young qui aurait dû… ne pas les certifier en l’état. Ernst & Young est donc également l’un des responsables des pertes supportées par Bank of Cyprius et devrait en supporter les conséquences comme Arthur Andersen avec Enron.

Les personnes qui ont prêté ou déposé de l’argent dans cette banque ne sont pas responsables des pertes et ne devraient donc pas les supporter, et encore moins les contribuables euro-zonards.

Il en est de même en Slovénie avec NLB et NKBM certifiées elles aussi par… Ernst & Young : les 7 milliards d’euros de pertes répertoriées par le FMI ne sont pas comptabilisés dans les bilans de ces deux principales banques !

Le plus grand désordre règne dans les banques de la zone euro car les règles de bonne gestion ne sont pas appliquées ni même en vigueur.

Et pourtant, tout est simple : les banques doivent respecter un leverage réel inférieur à 10 (cf. mes analyses), les comptes doivent donner une image fidèle de la réalité.

Tout contrevenant doit être sanctionné, condamné. Les victimes doivent être indemnisées, les ignares doivent supporter les conséquences de leur ignorance.

Un minimum de culture bancaire est indispensable maintenant dans un monde fortement bancarisé.

Cliquer ici pour accéder au dernier rapport financier de Bank of Cyprius.

11 commentaires:

  1. "D’abord et avant tout les autorités monétaires, c’est-à-dire les gens des banques centrales dont l’activité principale est justement de maitriser ces problèmes qui le sont très bien aux États-Unis, par ceux de la Fed mais aussi par des universitaires et autres business économistes en liaison avec le gouvernement comme Arthur Laffer qui a fort justement bien exprimé que l’argent sain est le premier pilier des Reaganomics."

    Paragraphe hallucinant. Son Dieu s'appelle Bernanke et son Eglise la Fed ? En quoi la politique monétaire US est-elle une politique de "l'argent sain" ? C'est de l'argent "bien gagné" ? NON. C'est tout le contraire : manipulations monétaires, fausse monnaie à gogo et grave perversion du système économique et financier...

    Il tape (à juste titre) sur les banques de l'eurozone... mais les banques américaines sont saines et bien gérées selon lui ??

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    1. Tu appuies sur l'un des points faibles de ce dogmatique. Sa méthode est très classique : je répète inlassablement ce qui peut n'être qu'une tautologie, p.ex. "l'argent sain est la base de ..." enchaînée avec ce qui n'est que l'hypothèse qui m'arrange et posée comme évidence, comme vérité, comme cadre de pensée : "l'argent est sain à X", ce qui conduit au syllogisme "donc le ... de X est sain" ; ou encore "les gens de X sont compétents" donc "l'argent y est sain" donc ... ; même chose avec la proposition inverse pour les incompétents de Y (qui relèvent pourtant de la même scolastique).

      On remarquera que la tautologie implique une causalité qui peut ne pas en être une, voire être inversée : "c'est parce que l'activité est saine (cause) que l'argent y est sain (conséquence)" ; c'est à dire qu'une apparente corrélation est prise comme causalité. Méthode classique qu'on retrouve dans les fils de "news" : "les marché montent sur les chiffres de ..." car l'indice est en hausse et ces chiffres viennent de sortir le plumitif crée donc la causalité explicative, pour parfois l'inverser dans la foulée, les indices se mettant ensuite à baisser pour probablement d'autres raisons : "les marchés baissent sur les (mêmes) chiffres de ...". Comme dit la maxime de base du "journalisme" : "Une information fausse et son démenti font deux publications".

      je me souviens d'une de ses psalmonies sur les "Fréres Lehman cotés à Francfort et donc les US sont sains et c'est la faute des incompétents laxistes d'Europe" qui a bien faire rire dans les salles de marché avant qu'une âme charitable lui fasse remarquer que ce n'est pas parce qu'il était incapable de (re)trouver le sticker LEH que ce n'était pas effectivement une boîte US qui avait fait faillite. Il ne s'est pas démonté pour autant, virant ce verset de sa litanie.

      Mais comme tout ce qu'il écrit n'est pas stupide (et lui n'est pas stupide), il lui suffit d'appliquer la méthode du gourou (ou de l'astrologue) : en faisant de multiple prévisions plus ou moins vagues, je peux toujours identifier une occurrence assez proche comme réalisation, puis étendre par induction (prendre la partie pour le tout) : j'ai eu raison, donc j'ai toujours raison ; ou : ce n'est qu'une question de temps pour que cela s'avère ; ou : sans l'erreur des incompétent de ... ce serait bien arrivé (quand j'ai tort c'est la faute aux autres).

      Ce peut même devenir drôle, comme ses prévisions de GDP qui varient d'une semaine à l'autre (j'exagère à peine) entre récession et expansion, fatalement à la publication : "comme je l'avais écrit plusieurs fois ...".

      Bien plus intéressant à observer, pour moi, est le comportement de ses disciples.

      --neuneu.

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    2. Vous savez ce Chevallier est d'abord un comique avant d'être un économiste. Non seulement il insulte les gens joyeusement et vaudrait mieux pas que je le retrouve en face un jour s'il veut retrouver ses dents. Mais en plus il est clairement une personne qui fait de la propagande anti-européenne. Il ne comprend pas ce qu'il se passe au USA (il n'y a jamais mis les pieds de sa vie surement). Bref vous avez bien résumé, pour lui tout est ok au usa (le bilan de la FED, il s'en fout) et tout est fichu en Europe.

      Un anti-européen primaire.

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    3. Tout le monde s'accroche à quelque chose, JP Chevalier, c'est les USA et la Fed... Pour lui il n'y a pas de magouilles monétaires aux USA, or quand on regarde le graphe du dollar sur plusieurs décennies, on a quand même quelques doutes ! :)

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  2. Et vous pensez réellement que Draghi... va regarder monter les taux slovènes sans... rien faire ?

    Vous pensez que Draghi va accepter que quelques semaines après Chypre, le 10 ans slovène pète le plafond ? Alors même que l'euro est intangible, et que Draghi a sorti son bazooka lors de la crise sur le souverain italien et espagnol en août dernier ?

    C'est stupéfiant de voir à quel point les gens ont la mémoire courte ! Ils ont oublié que Draghi est un tireur d'élite, qui ne s'encombre d'aucune loi quand ça devient sérieux pour paraphraser son copain Juncker.

    Bref... soyons sérieux.

    La tactique européenne et de laisser du temps entre les crises.

    Donc, cela permet de savoir avec certitude qu'il ne se passera RIEN en Slovénie. Dans l'immédiat.

    On est à 5 % sur le 10 ans ? la BCE va laisser monter à 7. Peut être 10 pour foutre les jetons aux politiciens slovènes. Et puis ensuite, miraculeusement ça baissera...

    Je vous rappelle que Chypre... est déjà quasiment oubliée.

    Comme prévu la BCE a TOTALEMENT FINANCE le trou provoqué (avec sa complicité) par le bank run des gros (la semaine dernière) et maintenant le trou provoqué par les petits épargnants.

    Aucune panique.

    L'Euro demeure "intangible".

    Et les crapules sont toujours au pouvoir, plus que jamais.

    Où est BA ? On a besoin de lui.
    ;-)

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    1. Chevalier est en effet ultra pertinent sur la zone euro, mais alors totalement, totalement déconnant sur les USA.

      On a essayé de lui dire par les commentaires... mais il ne publie plus aucun commentaire depuis longtemps déjà.

      Il dénonce, à juste titre, l'opacité, et les MAGOUILLES sur les banques européennes, ainsi que les MAGOUILLES à la BCE... mais ne trouve rien à redire sur les mêmes méfaits aux USA et à la FED !

      Chevalier, de ce point de vue, demeure un mystère total.

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    2. BA annonce à qui veut l'entendre que la Slovénie est la prochaine sur la liste et que l'euro va mourir...

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  3. Slovénie :

    PIB de la Slovénie : 35,719 milliards d'euros.

    Créances irrécouvrables des banques slovènes : 7 milliards d'euros, soit 20 % du PIB de la Slovénie.

    Parmi les anciens pays communistes, la Slovénie, ex-élève modèle de l'Union européenne et de la zone euro qu'elle a intégrée en 2007, est tombée en récession en 2012 et devrait y rester en 2013. Son système bancaire est confronté à une montagne de créances pourries (7 milliards d'euros, selon un rapport du FMI).

    Lisez cet article :

    Après Chypre, les marchés voient la Slovénie menacée à son tour.

    Si le cas chypriote est présenté par un certain nombre de responsables européens comme "exceptionnel", la gestion du plan d'aide accordé à Nicosie pourrait avoir de lourdes conséquences pour la Slovénie, dont le secteur bancaire montre d'inquiétants signes de fragilité.

    Les rendements des emprunts slovènes à deux ans ont bondi jeudi à près de 7%, dépassant ainsi ceux des emprunts à dix ans, signe que les investisseurs commencent à juger que le risque de défaut est élevé.

    La Slovénie a placé en octobre 2012 sa première obligation à 19 mois, et l'ancien Premier ministre Janez Jansa a prévenu que le pays devrait émettre de nouveaux titres d'ici le 6 juin, date à laquelle 907 millions d'euros de dette à 18 mois arriveront à maturité.

    Le précédent chypriote, par lequel certains déposants ont été lourdement taxés pour permettre à Nicosie d'obtenir une aide de ses partenaires, laisse craindre qu'une situation semblable se produise en Slovénie.

    "Pour eux, juin, c'est encore loin, ils doivent donc faire quelque chose", juge Tim Ash, responsable des marchés émergents chez Standard Bank.

    "Il devient de plus en plus probable qu'ils devront commencer à discuter avec le FMI et la Troïka sur la question d'un plan d'aide."

    http://bourse.lesechos.fr/forex/infos-et-analyses/apres-chypre-les-marches-voient-la-slovenie-menacee-a-son-tour-866793.php

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  4. Jeudi 28 mars 2013 :

    Réelle possibilité de voir Chypre sortir de la zone euro.

    L'Institut de la finance internationale (IIF), qui représente les plus grandes banques du globe, a estimé jeudi qu'il y avait une réelle possibilité de voir Chypre sortir de la zone euro après son sauvetage financier controversé.

    C'est le premier cas où on peut voir une forme de sortie (de la zone euro, ndlr) comme une possibilité réelle, a déclaré le chef économiste de l'IIF, Philip Suttle, ajoutant que cela serait bien plus facile pour un petit pays comme Chypre.

    Chypre est en train de pâtir de tous les coûts liés (...) à l'euro, sans avoir aucun des bénéfices, a-t-il ajouté lors d'une conférence de presse, citant la dépréciation des dépôts bancaires et la dépression économique qui s'annonce dans le pays, dont le secteur financier, crucial pour son économie, a été amputé.

    Sous la pression de ses créanciers de la troïka (FMI, Union européenne, BCE), Chypre a accepté la faillite de la banque Laïki, l'une des plus importantes du pays, et une mise à contribution des gros déposants en contrepartie d'une aide de 10 milliards d'euros.

    La seule issue (pour le pays, ndlr) serait une dévaluation, impossible avec la monnaie unique, a estimé M. Suttle, estimant qu'une sortie de Chypre de la zone euro n'aurait, selon lui, pas nécessairement de répercussions ailleurs en Europe.

    L'IIF s'est en revanche dit inquiet des conséquences du plan de sauvetage chypriote sur les autres banques européennes en difficulté.

    Il est quasi certain que cela va augmenter les coûts de financement (...) des banques faibles ou perçues comme faibles, en particulier en Espagne, au Portugal ou en Italie, a indiqué M. Suttle.

    Cela aggrave d'une certaine manière les défis qui attendent ces pays, a-t-il ajouté.

    http://www.romandie.com/news/n/_Reelle_possibilite_de_voir_Chypre_sortir_de_la_zone_euro_84280320132240.asp

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    1. Mais oui BA, on sait tout cela. Et même, on peut imaginer PIRE.

      Mais le débat n'est pas là.

      Le débat est :

      -le Système se bat pour sa survie, des millions de personnes vivent de ce système
      -le pouvoir de leurs chefs est très important, leur volonté de survie adamantine, leurs capacités de nuisance vertigineuses.

      Ceci étant posé, ça donne quoi ?

      Ca donne que :
      -il est strictement impossible que la BCE et les crapules bruxelloises acceptent que la Slovénie devienne officiellement une "crise", juste après la crise chypriote.

      CQFD

      C'est pourtant du bon sens, mais tu t'obstines.

      Donc arrête de parler de la Slovénie. Ca confine à l'absurde.

      Et il est encore plus absurde d'évoquer la sortie de Chypre de l'euro... alors que c'est précisément la fiction qu'entretiennent les crapules depuis 2008, "à tout prix" (dixit Draghi) : intangibilité de l'euro !

      Ce qui se passe en Italie est autrement plus important... La situation est bloquée, ca les amenera à de nouvelles élections en septembre, pendant ce temps l'économie réelle continue de plonger.

      Il y aura clairement une hausse du risque à partir d'octobre, après les élections allemandes. Mais avant, mécaniquement là aussi à cause des élections... il ne se passera plus rien (plus rien d'officiel du moins).

      Ce que tu ne comprends pas c'est que l'échec et mat viendra de l'économie réelle. Absolument pas de taux d'intérêts, d'indices boursiers (qui sont autant de signes totalement manipulés par le système) et autres arnaques statistiques.

      Mais l'économie réelle ça bouge lentement.. Ce qui compte ce sont les PME qui ferment partout... Ca ça a du sens, et des effets.

      Il faut juste être patient.

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    2. "il est strictement impossible que la BCE et les crapules bruxelloises acceptent que la Slovénie devienne officiellement une "crise", juste après la crise chypriote."

      Est-ce que tu te rends compte de la stupidité de cette phrase ?

      Non, franchement ?

      Est-ce que tu te rends compte de la stupidité de ce que tu écris ?

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