jeudi 7 mars 2013

Silvio Berlusconi condamné à un an de prison

L'Italien Silvio Berlusconi condamné à un an de prison
Le Figaro, Anne Laure Frémont, 07/03/2013 (en Français texte en français )
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L'ex-chef du gouvernement italien fera sans doute appel. Si toute une série d'autres décisions de justice l'attendent ce mois-ci, il échappera sans doute à la prison.

2 commentaires:

  1. Vendredi 8 mars 2013 :

    Allemagne : un allié de Merkel évoque une sortie de l'Italie de la zone euro.

    L'un des principaux dirigeants des libéraux allemands, partenaires de gouvernement d'Angela Merkel, a déclaré jeudi soir que l'Italie devait choisir entre un abandon de l'euro ou la poursuite d'une cure d'austérité drastique.

    Les élections législatives des 24 et 25 février en Italie n'ont pas dégagé de majorité en raison notamment de la percée du "Mouvement 5 Etoiles" de Beppe Grillo, virulent détracteur de la politique de rigueur mise en oeuvre depuis novembre 2011, à l'incitation de ses partenaires européens, par Mario Monti. Ce dernier a en revanche essuyé un échec électoral.

    "La décision de s'ajuster à la monnaie unique est une décision que l'Italie doit prendre pour elle-même, ce n'est pas à nous de la prendre. Si l'Italie ne veut pas le faire, elle doit en tirer les conséquences", a déclaré Rainer Brüderle, chef du groupe parlementaire du Parti libéral (FDP) au Bundestag, à l'antenne de la ZDF.

    L'Allemagne est perçue par une partie des Italiens comme la responsable intransigeante des politiques d'austérité mises en oeuvre dans la zone euro.

    Durant la campagne électorale, Silvio Berlusconi a multiplié les attaques contre la chancelière allemande Angela Merkel. Il a permis au centre-droit de combler quasiment tout son retard sur le centre-gauche, arrivé de peu en tête.

    En visite en Allemagne, le président italien Giorgio Napolitano a pour sa part annulé le 27 février un dîner avec Peer Steinbrück, le candidat du Parti social-démocrate (SPD) à la chancellerie lors des élections législatives allemandes prévues en septembre. Ce dernier avait auparavant qualifié Beppe Grillo et Silvio Berlusconi de "clowns".

    Pour Rainer Brüderle, qui dirige la campagne du FDP pour ces législatives, l'Italie, pendant des années, n'a pas entrepris les réformes nécessaires et son économie n'est pas asez compétitive.

    "Quel est le problème essentiel de l'Italie ? L'Italie n'est pas compétitive. Ils ne sont pas capables de gagner ce qu'ils pensent être en droit de dépenser", a dit le responsable libéral.

    "Le chômage élevé n'est pas la responsabilité de Bruxelles, ni des responsables politiques allemands. C'est trop facile de ne faire que se plaindre."

    (Dépêche Reuters)

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  2. Vendredi 8 mars 2013 :

    Italie : Fitch abaisse d'un cran la note du pays à BBB+, perspective négative.

    L'agence de notation Fitch a abaissé vendredi d'un cran la note souveraine de l'Italie, à "BBB+" contre "A-", assortie d'une perspective négative, devenant la première agence à dégrader la note du pays, plongé dans une impasse politique à la suite des élections législatives de février.

    "Le résultat peu clair des élections législatives italiennes des 24-25 février rend peu probable la formation d'un nouveau gouvernement stable dans les semaines à venir. L'incertitude politique croissante et le contexte peu propice à de nouvelles réformes structurelles représentent un choc supplémentaire pour l'économie réelle, alors que sévit déjà une profonde récession", explique l'agence Fitch.

    Les statistiques du 4e trimestre 2012 confirment que la récession en Italie est l'une des pires d'Europe, souligne Fitch qui table sur une contraction de 1,8% du PIB en 2013, dans la foulée du recul de 2,4% de 2012.

    Quant à la dette publique de l'Italie, elle devrait atteindre près de 130% du PIB en 2013, estime l'agence, qui rappelle qu'elle tablait sur 125% à la mi-2012.

    "Un gouvernement faible pourrait être plus lent et moins à même de répondre à des chocs internes ou externes", estime Fitch.

    "La note italienne pourrait être à nouveau abaissée, notamment si la récession s'avérait encore plus longue et profonde que prévu, et en venait à peser sur les efforts budgétaires du pays et à accroître les risques pour le secteur bancaire", souligne Fitch.

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