samedi 23 mars 2013

Toujours la Syrie

Un commentaire que j'ai reçu :

neuneu : peut-être assistons-nous à un de ces dénouements dont l'histoire à le secret :

- "Syrie: Moscou et Londres préconisent la voie négociée (Kremlin)" http://fr.rian.ru/world/20130322/197872767.html
or, à peine quelques jours encore, Londres appelait à l'armement en violation du droit international.

- "Syrie: l'opposition pourrait déposer les armes (CNS)" http://fr.rian.ru/world/20130323/197875993.html
"(...)Le dirigeant de CNS a en outre critiqué les groupes terroristes et extrémistes syriens financés de l'étranger (...)"

Je ne serais plus étonné que Bachar El Assad démissione dans l'intérêt (réel) de son peuple, ce qui permettrait aux occidentaux de sauver la face, à la Russie de triompher diplomatiquement --avec sans doute la modestie et la discrétion dont font toujours preuve ceux qui savent qu'ils avaient raison-- et aux "financiers de l'étranger" de commencer à s'inquiéter sérieusement pour leur propre sort ...

Et quelle claque à la diplomatie française ...

Syrie: l'opposition pourrait déposer les armes (CNS)
Ria Novosti, 23/03/2013 (en Français texte en français )
→ lien
L'opposition syrienne pourrait déposer ses armes, si elle arrive à accomplir sa mission sans recourir à la force, a déclaré vendredi le chef de la Coalition nationale des forces de la révolution et de l'opposition syrienne (CNS) Ahmed Moaz al-Khatib cité par des médias arabes.

M.Al-Hatib a indiqué en Turquie que l'opposition "déposera les armes, si elle peut avancer sans utiliser les armes", rapporte le journal Al Quds al Arabi édité à Londres.

Le dirigeant de CNS a en outre critiqué les groupes terroristes et extrémistes syriens financés de l'étranger dont les activités sont contraires aux intérêts de la Syrie.

Ahmed Moaz al-Khatib a antérieurement déclaré que l'opposition mènerait des négociations avec les autorités syriennes à condition du départ du président Bachar el-Assad.



Syrie: Moscou et Londres préconisent la voie négociée (Kremlin)
Ria Novosti, 23/03/2013 (en Français texte en français )
→ lien
La Russie et la Grande-Bretagne estiment qu'il faut régler la situation en Syrie par la voie négociée, a annoncé vendredi le service de presse du Kremlin à l'issue d'un entretien téléphonique entre le président russe Vladimir Poutine et le premier ministre britannique David Cameron.

"La discussion sur des dossiers internationaux a surtout porté sur la situation en Syrie. Les interlocuteurs ont noté que malgré certaines divergences, la Russie et la Grande-Bretagne préconisaient un règlement politique de la situation par la voie négociée", a indiqué le service de presse.

On dirait que la situation en Syrie est en train de leur échapper du fait de l'activité de ces groupes djihadistes de plus en plus nombreux.

Un 3ème larron s'est invité et l'ennemi est en train de changer.

Et sous condition du départ d'Assad, on se dirige vers une unions sacrée de l'oppisition et du régime en place contre les barbus psychopathes.

5 commentaires:

  1. Parfaite absurdité... Les mêmes obsessions qui ressortent... C'est du De Defensa.

    Va falloir nous expliquer comment Assad... pourrait il quitter le pouvoir ? Je te rappelle que c'est le boss d'une minorité qui sera massacrée par la majorité... dès que possible.

    En outre, si Assad se barre, il est certain d'être traduit devant des tribunaux, s'il n'est pas buté avant.

    Bref, cette version "tope là faisons la paix, discutons autour d'une table"... relève du grand délire.

    Assad finira comme Hussein, comme Kadhafi. C'est son destin.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. ce n'est qu'une hypothèse : ce texte commence par "peut-être".

      La démission d'Assad ne serait qu'un symbole pour sauver la face des perdants (les occidentaux), et celui-ci la négocierait évidemment. Tous, occidentaux compris (et surtout ?), ayant intérêt à cela ils seraient les garants de la paix civile --ce qui ne signifie pas qu'il n'y aurait pas d'attentats--, surtout si ce sont des "casaques bleues" qui sont déployées sur le terrain.

      Les occidentaux pourraient subitement "découvrir" publiquement qu'effectivement une certaine opposition est composée d'assassins fanatisés qui, de plus, viennent d'utiliser l'arme chimique, cette ligne rouge qu'ils imposaient à Assad. Un retournement de veste est ici très rapide et très simple à justifier devant leur opinion publique. Les dirigeants occidentaux pourront même s'en glorifier ce qui n'est pas négligeable par les temps qui courrent.

      Enfin je suis certain que les syriens, toutes communautés confondues, ont compris ce que coûte une guerre civile si ce qu'ils ont vu à leur frontière irakienne ou pas loin en Libye n'avait pas été suffisant, alors le massacre de masse annoncé des Allaouites pourrait bien ne pas avoir lieu.

      Bien sûr cela ne reste qu'une possibilité...

      --neuneu.

      Supprimer
  2. chavez est mort, est ce que le chavisme va mourir avec lui. il y a beaucoup de sunnites dans l'entourage d'assad. c'est plutot de la propagande pour dire qu'il s'agit d'un régime racialiste, pour susciter les divisions ethniques. çà marche, mais c'était pas vrai.
    c'est pas assad qui tire les ficelles, il est plus porte parole. beaucoup reconnaissent que la syrie avait déjà beaucoup changé, les occidentaux de part son parcours, pensaient avoir quelqu'un de manipulable, apparemment pas assez, et peut etre meme trop tendre, ce qui a facilité la déstabilisation de la syrie.
    au début il a tendu la main plusieurs fois, en proposant l'amnistie aux rebelles mais qui n'avaient pas tués. l'aviation et l'artillerie ont longtemps été écartées, pour préserver les civils. bon çà n'a pas marché non plus.
    il est reconnu que les premiers massacres de manifestants ont été provoqués ou meme l'oeuvre des rebelles pour faire monter la colère.
    pareil j'y crois pas, diplomatiquement ils soufflent le chaud et le froid, sur le terrain çà empire toujours.
    ils gagnent du temps, et c'est trop tard, ils ya eu trop de crimes et d'exactions. c'est parti pour un nouvel irak ou afghanistan etc.. la liste devient longue.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Vous ne trouvez pas étrange que comme par hasard l'angleterre et la russie mouillés jusqu'au cou dans la faillite chypriote arrivent si subitement à faire valoir une issue raisonnable à la guerre en Syrie ?!... Je parie qu'il y'a très, très, très gros à jouer dans cette affaire chypriote, et cela ne m'étonnerait pas que chypre ai été utilisé comme cheval de troie par les américains. C'est une partie d'échec. Ceux qui savent jouer anticiper pour gagner, prévoient une dizaine de coups à l'avance. Tandis que nous petits citoyens ordinaires, on pense voir loin en imaginant un simple potentiel à l'avance...
      Chypre c'est au delà des fonds collossaux douteux russes et anglais (d'ailleurs les médias ne parlent jamais du montant des dépôts anlais...) :
      - Une réserve de gaz GIGANTESQUE
      - Une possibilité des atlantistes d'être autonome énergétiquement vis à vis de la russie
      - Un outil pouvant faire l'objet d'un chantage pour dénouer des situations comme en syrie en faveur des atlantistes. Ou encore un éventuel moyen de pression de rallier la turquie à l'europe sous pression des américains. C'est une hypothèse mais on en reparlera...
      Tout ça fondamentalement ça sent la prise de position de blocs nations pour un conflit a venir MAJEUR.
      Croyez vous que les américains (je parle des têtes pensantes et dirigeantes) aussi vils puissent ils être sont assez stupides pour ne pas savoir que leur économie va dans le mur (financièrement, énergétiquement, commercialement, etc) et que leur seule issue de s'en sortir mais qu'ils ne peuvent avouer c'est une très très grosse GUERRE.
      Mais ça ils ne peuvent pas le dire ouvertement.
      Il y'a un dicton dans l'est de la france qui dit que quand tu veux tuer un lapin que tu as élevé en clapier, et bien il faut le caresser longtemps afin qu'il ai confiance et que sa vigilance s'ammenuise...
      A mon avis le dénouement de tout ce bordel est proche

      Supprimer
  3. Il y a des rumeurs sur l'état du président syrien (certains disent qu'il est blessé, d'autres qu'il est mort).

    RépondreSupprimer

Si votre commentaire n'apparaît pas tout de suite, c'est normal. Il doit être validé avant publication.