samedi 27 avril 2013

[Autarcie] Le blog se diversifie

Bon voila... Comment dire...

L'économie c'est intéressant, mais ça tourne en rond...

J'ai l'impression d'en avoir fait le tour. Non pas que je vais arrêter de suivre l'actualité et de la poster, mais il est temps désormais d'aller au delà.

Et puis le concept, c'est sympa, mais à un moment, le concret, mettre les mains dans la terre, c'est autre chose...

J'avais fait des posts expliquant que chercher à maximiser son autarcie est à mon sens le meilleur moyen de lutter efficacement contre le système et le "déchainement de la matière" (De Defensa copyright)...

cf :
   Une relecture de la courbe de Laffer : de l'intérêt réel de sortir légalement du rapport marchand salarié pour vivre au maximum en autarcie
   "Quand les riches maigrissent, les pauvres meurent" : c'est faux !

J'ai hésité un temps à faire un second blog traitant de ce sujet, mais je vais finalement me contenter d'un tag Autarcie.

Ce tag est toujours directement accessible depuis un lien en haut du blog.




Parce que manipuler le concept, et jouer aux importants, ça va un temps. Mais in fine, on ne mange pas du concept. Et ce sont ceux qui se coltinent vraiment le réel qui nourrissent tous ceux qui "produisent" de la richesse symbolique...

Et je fais confiance à la nature pour m'enseigner l'humilité   

Et puis j'ai de plus en plus besoin de toucher à la matière. Déjà que je suis informaticien...

Donc, l'idée est simple. Produire du réel, pour soi. En dehors du système marchand.

Donc non taxable, non dividendable, non administrable, non financiarisable...

Bref... De la perte sèche pour le système, mais du gain pur et dur pour vous...

Les secteurs évidents de premier abord à mon sens sont :
   le potager/poulailler
   la menuiserie/bricolage

L'idée est vraiment d'avoir une approche pratique, gestionnaire et rentable de la démerde. Pas de place pour le romantisme ici. On parle d'efficacité. Libre après aux gens de se faire plaisir à côté.

Et pour le coup, je suis vraiment bleu-bite en la matière... J'ai bien semé des tomates et des haricots dans une jardinière sur le balcon de mon appartement, mais c'est grosso merdo mes seules compétences en la matière.

Pour l'instant, j'en suis à réfléchir à la liste de courses indispensable pour se lancer dans un potager. Je vais me lancer dans le jardin en friche de mes beaux parents, avec leur accord, à partir de rien. Je pense aussi à offrir à mes beaufs de quoi se lancer, alors qu'ils ont une terre dure comme du roc. Ça sera le sujet des prochains posts sur le sujet.

J'en suis dans l'idée qu'un potager bien géré peut rapporter 500€ par an par personne... Et à mon avis, je sous-estime...

Quoi qu'il en soit. Tout ceci est appelé à être très mobile du fait des savoirs des uns et des autres, qui seront très certainement plus développés que les miens. Et je vous invite à réagir.

A suivre donc   

24 commentaires:

  1. Bravo.
    La pratique ça fait réaliser beaucoup de choses. Beaucoup.
    C'est dur, long, compliqué, mais génial.

    Par chez moi on teste le BRF et la forêt nourricière et on progresse dans l'autonomie énergétique (chauffe eau thermodynamique, poêle au bois, isolation)...
    Le gros problème c'est l'électricité (si on veut pas se ruiner ou avoir du durable).

    Y a beaucoup de choses à faire et pas de temps pour la glandouille, surtout que vu l'état de l'économie, tout peu basculer a tout moment, et alors, faudra faire avec ce qui restera ...

    Si tu te projettes déjà dans un monde post pétrole, c'est pas les défis qui manquent (par exemple, imagine, plus de tronçonneuse pour ton bois ... ni de véhicule pour le ramener, ça change TOUT !)

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    1. yoananda, je sais que tu t'y connais pas mal dans l'autarcie. N'hésite pas à me reprendre ;)

      Et je peux même te proposer des billets invité pour des posts didactiques.

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  2. Bonsoir,

    Pour le potager, inutile de se lancer dans des dépenses somptuaires, sinon vous aller faire dépenser plus d'énergie au système marchand (extraction, transport, amendements, conditionnement, transport...) que ne vous rapportera votre potager.
    C'est l'alliance de: la terre, la plante et le climat local, c'est cette approche qui guidera la force de l'envie.
    C'est la rencontre de ces 3 mondes sous orchestration... partielle.
    Pour le côté expérimental et d'avenir, je conseille à tous la permaculture.
    Allier les principes de cycles, de symbiose, d'association bénéfique et d'autonomie est un principe qui pour l'alimentation en général, est une philosophie salutaire.

    Bon vent

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  3. La résilience du système est absolument fascinante. Non seulement il parvient à niquer Beppe, avec un gouvernement de coalition qui va s'empresser de changer le mode de scrutin... mais qui EN PLUS parvient à pousser le délire, désormais classique, de vivre ensemble, projet babélien hystérique...

    Le Système est le chat absolu : il retombe toujours sur ses pattes !

    *****************
    Parmi les nouveaux visages apparus dans le gouvernement d'Enrico Letta, dévoilé samedi, figure celui de Cécile Kyenge, nommée ministre de l'Intégration et première femme noire de l'histoire de l'Italie à accéder au rang de ministre. "C'est un pas décisif pour changer concrètement l'Italie", a commenté cette oculiste de 49 ans originaire de la République Démocratique du Congo et arrivée en Italie en 1983.

    Sa priorité, le droit du sol: "Je rencontrerai probablement des résistances, nous devrons beaucoup travailler pour y arriver", a-t-elle reconnu alors que la citoyenneté italienne est basée sur le droit du sang. "Un enfant, fils d'immigrés, qui est né ici et qui se forme ici doit être un citoyen italien", a-t-elle expliqué.

    Député du Parti démocrate (PD, gauche), la première femme d'origine africaine à siéger au Parlement était en train de préparer un dossier sur "le racisme institutionnel" en Italie. Elle milite aussi pour l'abrogation du délit d'immigration clandestine et souhaite rendre le marché du travail plus accessible aux étrangers.

    Pour Cecile Kyenge, il est également nécessaire de "lutter contre la violence sexiste, raciste, homophobe et de toute autre nature". Le PD, auquel appartient M. Letta, s'est réjoui de ce choix qui "démontre avec cohérence le fait de croire à une Italie plus intégratrice et vraiment multiculturelle".

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  4. Félicitations et bon courage. Surtout si le terrain n'est pas chez toi, crois-moi ça amplifie la difficulté.

    Tu connais ce blog ? http://monotarcie.blogspot.fr/ Le type essaie de tout faire tout seul, sans pétrole, et même sans outil fait à partir de pétrole.

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  5. Toute préparation demande un bon livre .Le Potager Anti-crise
    http://www.amazon.fr/Le-potager-anti-crise-Manger-d%C3%A9pensant/dp/284138425X

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    1. J'hésitais pour ce qui était du livre, même si j'avais déjà repéré celui là. Mais vus les commentaires, je l'ai commandé ;)

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    2. T'aurais pu déjà te payer quelques kilos de tomates ! Vivre en autarcie ce n'est pas encore ça. Heureusement qu'il y'a Amazon :-)

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  6. Le Blog du potager anti-crise
    http://reptilyfamily.free.fr/index.php

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  7. Excellente initiative. J'y apporterais ce que je sais concernant l'autonomie potagère et bricolages annexes. Je pousserai quelques liens utiles aussi.
    Chouette évolution du blog en tout cas.

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    1. Comme mon texte est trop long, voici la suite ...
      Le problème du recyclage est multiple. A savoir qu'avec ce procédé il y a fatalement développement de champignons pathogènes genre pythium. Celà conduit les concepteurs du système à introduire dans les solutions des fongicides et des bactéricides puissants. Là aussi advient le problème des résidus...dans les plantes et les produits qui en sont issus. Alors la logique infernale liée à ce choix technologique conduit à adapter des systèmes de traitements des eaux à l'eau oxygénée ou encore aux rayons ultraviolets. On arrive donc à des systèmes très lourds en terme de moyens et conséquemment à la problématique des économies d'échelle pour amortir des stations de têtes toujours plus complexes et coûteuses. Le prolongement des périodes de culture est également exploité afin de pouvoir répartir les charges fixes de ces cathédrales sur plus de tonnages...donc fi de la saisonnalité. C'est la raison pour laquelle vous observerez que certains économes de cantine ont l'idée heureuse de proposer à nos chères têtes blondes, déjà peu enclines à la consommation des légumes frais ou préparés, en plein hiver de la tomate disposant du goût de leur emballage quand ce dernier est en carton? Bref, quand arrive la pleine saison, vos "gouyats" boudent forcèment les belles tomates sanguines cultivées avec amour par papy...Merci le hors sol et toute une filière aliénée par des choix technologiques à la noix. Quand on aborde avec eux d'éventuels problèmes de goût et qu'on y associe les modes de cultures, au chapitre du hors-sol, tels de dociles perroquets, ils vous rétorqueront---notamment pour la fraise--- que le hors sol est peut-être de qualité standard mais constante, au contraire de la pleine terre, car en doctes techniciens ils vous affirmeront qu'en pleine terre (même sous serres) "on ne contrôle pas les phénomènes liés à la minéralisation des matières organiques". Bref, de la malhonnêteté intellectuelle crachée !
      Une plante ne fait pas que de consommer des minéraux contrairement à l'approche réductionniste et mécanistique guidant nos scientifiques. Elle recèle de facultés non encore reconnues telles les transmutations et permutations minérales. C'est ce qui explique entre autre que quand en bio et biodynamie les praticiens recourent à des purins ou décoctions de plantes telles la bourrache, la prêle, l'ortie, la consoude... cette dernière procure aux plantes réceptrices un effet potasse, pourquoi ? tout simplement parce que la consoude semble disposer de facultés transmutantes d'ions électropositifs comme le calcium en potassium
      Les plantes cultivées en hors sol sont en nutritions minérales techniquement assistées, elles n'y ont plus à exprimer ces facultés très subtiles et discrètes. Ce faisant, elles n'intègrent plus dans les protéines qu'elles synthétisent des énergies très subtiles. faute de ces énergies, les arômes ne sont plus au rendez-vous. Qu'à cela ne tienne pour les partisans de schémas technologiques flattant son ego de technicien, en augmentant les concentrations minérales le goût serait amélioré....par contre les techniques de recyclages, quant à elles, s' amplifient dans le même temps. !

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  8. Même remarque que mon compatriote norilsk. N'hésitez pas à me demander quelques explications sur le pourquoi du comment de certaines méthodes ou approches. Je me bats depuis pas mal d'années avec des parasites souterrains très coriaces et au final je suis en train de comprendre pourquoi "l'ingénieur en chef" les a conçus. En place et lieu à une action frontale, même bio, je suis en train d'apprendre l'art de la cohabitation en faisant en sorte que mon sol tourne rond pour que les myriapodes ravageurs recouvrent des modes alimentaires plus vertueux--nécrophagiques--- et moins phytophages. L'humilité m'interdit d'en dire plus, mais quand on assiste à une amélioration plus que notable, quel pied !

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  9. Je n'ose te proposer la culture hors sol.

    :-)

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    1. La culture hors-sol....Je l'ai pratiquée dans les années 80. Très exactement de 85 jusqu'à 91, en tomates et concombres. Je m'étais même amusé à cultiver du piment doux en hors sol. Mais gros problème, notamment eu égard à ce que le piment doux long des landes soit très recherché pour son parfum vraiment unique, en hors-sol le goût n'est plus au rendez-vous des papilles. Amusez-vous à comparer une tomate beef en pleine terre et la même variété en hors-sol sur la même exploitation. Pour peu que le sol ait un peu de caractère, au contraire de certains sols un peu monolithiques types sablonneux, vous soumettez votre entourage à des tests dits "hédoniques" en aveugle, et vous verrez....
      Le hors-sol génère en moyenne 15 à 20 tonnes /hectare de minéraux issus des eaux de drainage : pas génial pour l'environnement. Au delà d'un hectare de hors-sol le projet d'exploitation est d'ailleurs soumis à un avis préfectoral. Nos charmants ingénieurs d'instituts techniques ont alors conçus le système d'irrigation en recyclage par opposition à celui dit "ouvert". En réalité ce système ne recycle pas à 100%, et pour cause, il y a en effet des minéraux inassimilables qui accompagnent les ions genre calcium, potassium, nitrates, sulfates (surtout) etc...

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  10. Plutôt que "autarcie", tu devrais dire "autonomie". Je sais que ce n'est qu'une histoire de mots, mais ils ont un sens. :P

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  11. +1 autarcie >super disco

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  12. Pour commencer les manuels de base (le potager mais aussi la cuisine parce que les légumes, ça se cuisine) à un prix raisonnable:
    http://terredopale.fr/manuel

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  13. Ton évolution ressemble à la mienne ... avec une décennie de décalage. Si tu veux/peux pousser jusqu'à la "campagne" d'après le Pont de la Maye pour une discussion "bobo" avec vue sur mon jardin de curé, la bouteille (hoops : porte) est ouverte.

    --neuneu.

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  14. Bravo Tonio, je suis 100 % d'accord avec toi et de plus en plus de gens "sentent" les choses, en espèrant que le système n'explose pas d'un coup. Jardin et menuiserie ce sont mes 2 objectifs. Il y a pas mal d'infos et de videos du style "copains des copeaux".

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  15. Sauf votre respect, c'est complètement débile.

    Le système actuel peut avoir tous les défauts que vous voulez, il peut bien exploser, mais les hommes continueront à commercer, peut-être moins loin, peut-être avec une monnaie différente, mais ils commerceront parce que c'est une nécessité vitale.

    Laissez donc la production d'herbes et de tomates à ceux dont c'est le métier et qui auront besoin de vous en vendre pour vivre.

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  16. @fboizard
    Plus qu'un acte de préparation à un scénario probable (qui n'est nous sommes d'accord pas celui de l'effondrement total), tout indique que la démarche de notre Tonio s'inscrit dans un cadre politique, de révolte personnelle, a la fois
    - pour court-circuiter à son échelle un système basé sur l'abus, mais aussi
    - pour donner un sens à une existence aujourd'hui de hamster du secteur tertiaire, en revenant à des sensations d'un homme en harmonie avec son environnement, intégré dans un écosystème naturel.
    Bref, comme vous je déplore le risque que ce blog unique se mette à ressembler à un programme de TV pour papy sur France 5 le matin, mais on ne peut lui reprocher de vouloir dépasser le stade d'un constat de mal être sans fin en mettant en conformité ses actions avec sa pensée.
    D'autant que contrairement à presque tous, son travail d'analyse sur la crise ne lui rapporte presque rien, sa démarche est honnête, pas un prétexte pour s'enrichir...

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  17. Pour réussir à faire de réelles économies d' échelles il faut y consacrer beaucoup plus de temps que tu ne l'imagines, et surtout il y faut une volonté et assiduité que la plupart d'entre nous avons perdu avec la vie moderne, la théorie c'est joli...mais la pratique assidue et vertueuse n'est pas donnée à tout le monde...faisable mais vite frustrant.
    On finit par accumuler de l'outillage et plein d'autres trucs qui encombrent aussi l'esprit...
    Ok comme hobby...mais pas plus!

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  18. 1000% d'accord avec ton virage de la théorie économique vers la pratique humble du travail de la terre !!!

    Veillez à prendre des graines non hybride car sinon la reproductibilité sera pourrie voire nulle en terme de qualité.

    L'industrie agro alimentaire à déjà sentie le vent tourné et tout le bio qui est vendu est en grande partie composé de produits issu de graines hybrides donc obligé de racheter chaque année à monseigneur monsanto les fucking graines pourries qui donnent de super récoltes mais une fois seulement...

    Donc pour développer votre autarcie = graines non hybrides et hop un peu d'huile de coude et affamons la bête-système !!!

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  19. Petite piste de lecture : "Le potager anti-crise" de Rodolphe Grosléziat.

    A lire, pas pour les conseils de culture (il y en a) mais pour l'expérience.
    C'est un père de famille qui a monté en quelques années un potager suffisamment diversifié et fourni pour nourrir toute sa famille (5 personnes) et plus en fruits, légumes frais et secs.
    En 8 ans de travail, avec un job à côté.

    Et ce mec n'y connaissait absolument rien en culture à la base.

    Je pense que tu seras aussi sensible à l'approche économique tout comme à l'esthétique : son potager coïncide avec le jardin "d'ornement". On peut circuler dedans, il est agréable à regarder et intégré à l'espace de vie.

    Quand à l'argument temps : tout dépend de la façon dont on cultive. Avec l'expérience et des techniques un peu différentes, on peut gagner du temps.
    Grosléziat le dit, il s'améliore et économise les gestes au fil des années : le volume de son jardin a grandi et le temps qu'il y passe pour le cultiver a diminué...

    cf ses propres calculs de coûts dans son bouquin : il compte actuellement une moyenne de 3H30/semaine de travail au jardin (bien sûr, plus en été et moins hiver) et une non-dépense de 2950 euros pour 1 an de fruits-légumes pour une famille de 5 ans (à comparaison d'une grande surface)

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