lundi 29 avril 2013

Bruno Bertez : Que faire face aux maîtres du monde ?

L’Edito du Dimanche 28 Avril 2013: Que faire face aux maîtres du monde ? Par Bruno Bertez
Le blog à Lupus, Bruno Bertez, 28/04/2013 (en Français texte en français )
→ lien
Ne vous y trompez pas, nous ne sommes pas partisans des thèses conspirationnistes. Les maîtres du monde ne se cachent pas, ils œuvrent au grand jour. Simplement, ils profitent du fait que la chose monétaire est compliquée et que les peuples ne comprennent pas.







Pour comprendre ce qui se passe sur les marchés et dans le monde réel en ce moment, il faut revenir aux fondamentaux et les simplifier à l’extrême. C’est la complexité de la situation, caractérisée par l’entrelacs des causes et des effets, l’enchevêtrement des actions et réactions, qui empêchent de voir clair.

La situation se schématise de la façon suivante: excès de passif du système global sur son actif présent et même son actif futur anticipé.

Le passif est constitué de tous les papiers émis, monnaie, dettes, actions, retraites promises, répartitions sociales octroyées, couvertures santé, etc. etc.

L’actif est constitué de tous les assets existants et de la somme actualisée des cash-flows futurs, ou présenté autrement, l’actif est plus ou moins indexé sur la croissance future.

Le système s’est arrêté en 2008 par la prise de conscience que le monde était insolvable.

On a trop promis, on ne peut pas tenir.

Willem Buiter, l’économiste en chef de la Citibank, a déterminé que pour recapitaliser toutes les banques de la zone euro, il faudrait réunir un fonds de 3.000 milliards d’euros – une somme colossale qui représente 30% du PIB de l’ensemble de la zone euro. Steen Jakobsen, l’économiste en chef de la Saxo Bank. estime quant à lui que le fonds devrait atteindre 2.000 milliards d’euros, ce que l’on pourrait atteindre avec une taxation des actifs de 10% à 15%. Déjà en 2011, le Boston Consulting Group avait indiqué qu’une taxe de 30% sur l’ensemble des actifs serait le seul moyen de sortir de la crise de l’euro.




Pire, toute l’ingénierie financière qui a été construite sur ces anticipations s’est grippée. Chacun a voulu retirer ses billes. Le système financier s’est bloqué sous le poids conjoint de l’insolvabilité, de la crise de liquidité et de la fuite devant le risque.

Tout cela est intervenu alors que la communauté spéculative mondiale était très chargée, le système était très leveragé.

Pour stabiliser tout cela, les marchés, les banques, le shadow banking system, on a injecté des trillions et des trillions dans le système, on a donné l’assurance des États au secteur privé, on a maquillé les bilans. On l’a fait en disant que c’était pour les économies réelles, pour lutter contre le chômage, etc.

Cela n’a jamais été vrai.



L’argent créé ne s’est pas comporté comme on pouvait l’espérer. Il n’est pas allé dans les économies réelles, il n’y a pas eu ce que l’on appelle « transmission de la politique monétaire ». Il a servi très partiellement à stabiliser les positions spéculatives globales, il a servi à des opérations spéculatives temporaires, des coups de fusil, mais surtout il a servi à renforcer la sécurité des banques et du système financier. Ce que l’on appelle rétablir la confiance. En effet, instruit par le grippage de 2008, les banques se sont dits, plus jamais cela: Plus jamais nous ne nous mettrons en position de ne plus pouvoir nous refinancer, nous allons constituer des réserves. Comme l’ont fait les pays asiatiques victimes de la crise de 1998. Ces réserves, elles sont là, accumulées dans les livres des Banques Centrales, oisives, même si elles rapportent un peu. L’essentiel de la quantité de monnaie fabriquée par les Banques Centrales est oisif. Neutralisé. Il n’a, si l’on veut, même pas le statut de vraie monnaie, tout au plus a-t-il le statut de monnaie potentielle.

La communauté spéculative mondiale n’a pas liquidé les positions qu’elle aurait dû liquider en 2008, on l’a incité à rouler ses positions. Elle a, pour ce faire, bénéficié d’un carry avantageux, l’argent pour financer les positions, n’a rien coûté, et ce carry avait beaucoup d’origines, puisque beaucoup de pays pratiquent les taux zéro et cherchent à faire baisser leurs devises. Il était assuré et pour ce faire d’ailleurs, les autorités n’ont cessé de promettre que les taux zéro étaient là pour longtemps.





Ce qu’il faut bien comprendre, c’est que les positions spéculatives qui n’ont pas été liquidées en 2008 sont toujours là, encore plus énormes. Epées de Damoclès suspendues au-dessus de la tête des marchés.

Elles sont fragiles à deux titres. D’abord, s’il n’y a pas de reprise économique ou s’il y a ralentissement, alors le complexe des matières premières va s’effondrer entrainant avec lui tout ce qui lui est relié, l’or, les précieux, etc. Ensuite, il est vulnérable à une hausse des taux de marchés, hausse des taux administrés par les Banques Centrales, vulnérable à un arrêt ou un ralentissement des politiques monétaires non conventionnelles, des carry. Nous sommes dans une situation où les convictions vacillent. Accessoirement, il faut, pour être complet, souligner que la reprise immobilière en cours aux USA conduit certains à considérer que la reprise va se développer, les taux vont monter, les QE vont stopper, etc. Même si cette anticipation est contradictoire, en fait, elle vient contribuer à la dislocation du consensus, elle trouble le paysage.



Résumons.

- Les positions spéculatives, le leverage énorme qui existait en 2008 a été stabilisé, il n’a pas été résorbé ; au contraire, il a augmenté!

- Ces positions sont vulnérables à la fois à un ralentissement économique et à un arrêt des politiques monétaires non conventionnelles. Accessoirement, à une impossibilité de contenir les taux à un niveau voisin de zéro.


La spéculation a commis une erreur colossale d’interprétation des phénomènes monétaires. Elle a cru que la monnaie créée par les Banques Centrales irait dans les économies et circulerait, il n’en a rien été, cette monnaie a fui le risque, elle s’est enfouie, cachée. Les banques la laissent en dépôt auprès de la Banque Centrale sous forme de réserve inemployée. A ce stade, tout se passe comme si cette monnaie n’existait pas, n’avait pas existence de monnaie. Ce ne sont que des bits et bytes.



Conclusion, les positions spéculatives qui datent de 2008, puis des années suivantes, ces positions qui ont parié sur une accélération de l’inflation et/ou une reprise économique se sont trompées. Elles sont inadaptées, elles sont radicalement trop en avance. A ce titre, elles sont fragiles et instables.



Ce que nous avons vu récemment sur les matières premières, les précieux, le cuivre, le pétrole, c’est un accès de deleveraging. Si cela continue, la question de la liquidité du système va se poser.

Certains le craignent.

Pourquoi?

- D’abord, parce que le doute est maintenant installé, on croit de moins en moins à la possibilité de relancer les économies par les mesures connues et pratiquées depuis 2008. Les prévisions de croissance sont révisées en baisse.
- Ensuite, le principal moteur de la hausse des matières premières, la Chine, est en croissance ralentie et même, à mon avis, pas loin de la légère récession. Les riches Chinois fuient le pays, ils votent avec leurs pieds et leur argent, malgré les contrôles de mouvements de capitaux. Ils sortent plus de 30 milliards de dollars de capitaux par mois, ils ont sorti 300 milliards l’an dernier. Ils émigrent et constituent le flux le plus important d’émigration avec visa d’investissement EB-5 vers les États-Unis.
- Enfin, Bernanke est censé partir dans 5 mois, ce qui crée une incertitude majeure, même si la super colombe Yellen est donnée favorite. Par ailleurs, le doute sur le bienfondé des QE gagne du terrain, le débat est plus vif, la poursuite est moins assurée.

L’or est touché par cet accès de deleveraging parce que le marché directeur de l’or, c’est le papier c’est à dire le véhicule de spéculation et non pas le physique. Il faut résorber l’excès de spéculation avant que la vraie tendance du prix de l’or puisse se manifester. Il ne faut pas oublier que c’est une guerre. La tendance à la faiblesse de l’or est une aubaine pour vos ennemis, les maitres du monde.





La tendance à la baisse leur permet de casser le moral des goldbugs, des Cassandres. Elle fait sortir l’argent neutralisé, elle débusque la thésaurisation. Mais, en même temps, elle déstabilise tout le système, il y a des risques pour que les mouvements en boule de neige deviennent non contrôlables. La spéculation a bien souvent donné de l’or en collatéral pour garantir ses positions. Certains pays souverains ont fait de même. En fait, tout mouvement violent est dangereux pour le système dans son état instable actuel.

La valeur fondamentale, si on peut dire, de l’or, est inconnue. La seule référence sensée, c’est sa valeur-travail, c’est à dire son coût complet d’extraction. Et encore. On peut miner de l’or en dessous du coût du travail par dumping ou manipulation du change.

C’est la raison pour laquelle nous avons toujours affirmé que les motifs pour lesquels les gens achetaient de l’or n’étaient pas les bons. L’inflation monétaire n’est que potentielle, la création de monnaie n’a pas été transmise. La reprise économique est peu probable. L’efficacité des politiques monétaires non conventionnelles est douteuse. Le nombre de personnes qui ont des positions spéculatives sur l’or papier est colossal et ce sont des mains faibles. Les gouvernements haïssent l’or et les banquiers centraux aussi. Les professionnels aussi, car un client qui achète de l’or est un client perdu sur lequel on ne fait pas de commission. L’or n’est pas un achat de mode ou de tendance, c’est un achat contrarian, radical, terroriste, un pari, un hedge sur la déconfiture –probable- du système. Une arme contre vos ennemis.





Que faire?

Perdre tout espoir de rendement, tout espoir de rentabiliser son capital.


  1. N’avoir qu’un seul objectif : le retour du capital, sa préservation. Sachant que ce ne sera même pas possible en réel, ce ne sera possible en réel que partiellement. Mais ce n’est déjà pas si mal.
  2. Il faut cesser d’espérer, l’espoir n’est pas une stratégie, c’est un piège. Il faut répartir, diversifier, car personne ne connait l’issue de la crise, surtout pas les soi-disant dirigeants. Ceux-là, sont non seulement des ignorants suprêmes mais, en plus, ce sont des gens qui veulent votre ruine, ils ne gèrent pas pour votre bien. Pour eux, vous êtes un moyen, un réservoir à spolier et taxer. Ils partent de l’idée que ce que vous avez, vous ne l’avez pas mérité.
  3. Il est impossible d’échapper à l’inéluctable, il y a trop de promesses, la richesse que vous croyez avoir est fictive, vos avoirs ne valent que parce que nous sommes à mi-chemin de la Grande Réconciliation entre le Réel et la Finance, à mi-chemin dans la grande réconciliation entre les Actifs et les Passifs, à mi-chemin de l’épreuve de réalité, à mi-chemin du Grand Jour des Comptes.
  4. Les calculs que vous devez faire ne doivent pas être faits en valeur absolue, mais en relatif. Est-ce que je perdrais plus sur ceci ou sur cela? Et là, dans ce cadre, l’or a toute sa place, tout comme l’immobilier d’usage, tout comme le cash en devise solide hors des banques, tout comme le petit business familial, sans personnel, tout comme….
  5. Le meilleur placement, c’est encore l’investissement qui vous permet de dépenser moins, d’être moins dépendant.
  6. Il faut réapprendre à cultiver son jardin!

Note:


Vous avez certainement entendu parler des dernieres prévisions de ALBERT EDWARDS, le stratège non conventionnel de la Société Générale.

Albert est ce que l’on peut appeler « un bon ». Il pense juste et ne pratique pas la langue de bois. Ce n’est pas un « bear » c’est pire c’est un « grizzli ». Sa thèse c’est l’age de glace. Il est déflationniste bien entendu et pense que la prise de conscience des echecs des maitres du monde va precipiter la planète dans une nouvelle phace déflationniste. Il anticipe QE infinity, le S P a 420, le rendement du 10 ans sous les 1% et l’or a 10 000. Il a vu juste en début d’année quand il a démystifié « la grande rotation » et conseillé de ne pas se laisser piéger en sortant des valeurs à revenu fixe.

L’or devrait toujours augmenter et atteindre le niveau de 10 000 dollars, selon Albert Edwards.

Ecrivant dans son rapport hebdomadaire Global Strategy, Edwards affirme que l’assouplissement quantitatif américain, l’impression de monnaie, signifie qu’une inflation rapide n’est pas loin. Mais pas avant que les données actuelles sur l’économie américaine s’affaiblissant se transforment en une nouvelle récession, menant à encore plus de création de monnaie par la Fed.

Cela forcera à un abaissement des taux d’intérêt payé pour les bons du Trésor US, ce qu’Edwards appelle un facteur d’influence essentiel des cours de l’or, concomitante à une fuite de la confiance sur le marché des actions.





« Nous réitérons nos prévisions principales d’un S&P 400 de toucher le fond à 450, accompagné par des rendements sous -1% pour les [bonds] de 10 ans et l’or au-dessus de 10 000 dollars. Détenir de l’or est un pari contre la compétence des banques centrales et à la vue de leurs antécédents, c’est certainement un pari que je serai heureux de faire », explique le stratège

Pessimiste également sur le Japon, Albert Edwards, estime que le régime Kuroda pourrait se révéler trop efficace et conduire à une inflation incontrôlable et va jusqu’à évoquer « la probabilité que la Banque du Japon perde son contrôle de la planche à billets et qu’un effondrement rapide du yen déclenche une nouvelle débâcle monétaire asiatique digne de 1997″.

Il ne faut pas non plus se tromper sur le signal donné par le niveau élevé des marges bénéficiaires des entreprises américaines, explique en substance le stratégiste de la Société Générale. Historiquement, des marges très élevées sont difficilement soutenables et « elles annoncent en général une période de quatre ans de croissance faible des bénéfices »

Notre position n’est pas fondamentalement differente de celle d’Albert Edwards, mais nous ne mettons pas l’accent sur les mèmes articulations.

Echec, déflation , QE infinity, fuite devant la monnaie comme lui, mais nous ne jouons pas la phase qui prélude à la fuite devant la monnaie , la phase de retour de la déflation: Pourquoi?

Parce que nous pensons que nos sociétés ne peuvent tolérer la déflation et que la tendance à la déflation ne sera que potentielle, elle n’aura pas le temps de se manifester. On passera brutalement à la phase suivante , sans prevenir. Ce qui ruinera ceux qui seront pris dans la bulle des valeurs a revenu fixe.

5 commentaires:

  1. Aujourd’hui, les banques de l’Union Européenne ont dans leurs livres 1500 milliards d’euros d’actifs pourris.

    Je dis bien : 1500 milliards d’euros d’actifs pourris.

    Ce sont des actifs pourris, des obligations pourries, des créances irrécouvrables, … bref ce sont des merdes.

    http://www.pauljorion.com/blog/?p=52911

    Comment les banques de l’Union Européenne se débarrassent de toutes ces merdes ?

    Réponse :

    Les banques françaises donnent les merdes françaises à la Banque de France, qui les donne à la Banque Centrale Européenne.
    En échange, la BCE donne à la Banque de France des dizaines de milliards d’euros tout beaux, tout neufs, tout propres. Ensuite, la Banque de France donne ces liquidités aux banques françaises …
    … et les banques françaises utilisent ces liquidités pour acheter les obligations de l’Etat français.
    Conséquence : l’Etat français peut continuer à emprunter sur les marchés internationaux. Son taux d’emprunt ne cesse de baisser.
    Conclusion :
    Tout le monde est content !

    Dans tous les pays européens du sud, le mécanisme est le même : en Italie, en Espagne, etc.

    Les banques italiennes donnent les merdes italiennes à la Banque d’Italie, qui les donne à la Banque Centrale Européenne.
    En échange, la BCE donne à la Banque d’Italie des dizaines de milliards d’euros tout beaux, tout neufs, tout propres. Ensuite, la Banque d’Italie donne ces liquidités aux banques italiennes …
    … et les banques italiennes utilisent ces liquidités pour acheter les obligations de l’Etat italien.
    L’Etat italien peut continuer à emprunter sur les marchés internationaux. Son taux d’emprunt ne cesse de baisser.
    Tout le monde est content !

    Mario Draghi est un alchimiste : il transforme la merde en euros !

    Bon, évidemment, les journalistes allemands et les dirigeants politiques allemands ne sont pas contents.

    Vendredi 19 avril 2013 :

    Schäuble en faveur d’une action de la BCE pour réduire les liquidités.

    Le ministre allemand des Finances verrait d’un bon oeil une action de la Banque centrale européenne (BCE) pour réduire les liquidités en circulation dans la zone euro, selon un entretien à WirtschaftsWoche, mais juge que cela est difficile dans la situation actuelle.

    « Il y a beaucoup d’argent sur le marché, selon moi trop d’argent », a déclaré Wolfgang Schäuble dans un entretien au magazine allemand à paraître lundi, mais dont des extraits ont été publiés vendredi.

    Donc « si la BCE essaie d’utiliser sa liberté d’action pour réduire un peu cette grande quantité de liquidités, je ne pourrais que le saluer », a-t-il ajouté.

    Mais la liberté d’action est minime actuellement en raison de la crise qui frappe nombre de pays de la région, a-t-il aussi souligné. « Nous ne devons pas oublier en Allemagne que beaucoup de pays européens sont encore dans une situation de croissance précaire ».

    http://www.lesechos.fr/economie-politique/monde/actu/afp-00515597-schauble-en-faveur-d-une-action-de-la-bce-pour-reduire-les-liquidites-560016.php

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  2. "...nous pensons que nos societes ne peuvent tolerer la déflation et que la deflation ne sera que potentielle, elle n'aura pas le temps de se manifester": la caracteristique principale de la crise dans les pays du sud ou l'austerite, remede de cheval prescrit par la troika/Allemagne et ses "collabos" transnationaux, s'applique depuis plusieures années ne se résume pas seulement a de la déflation interne (baisse des salaires, sterilisation des taux remunerateurs vis a vis de l'IPC...) mais aussi a l'augmentation des prélevements de l'état sur la population avec une hausse conjoncturelle des matieres 1eres et energies, qui ne commencent qu'a se retourner tres récemment, a la faveur d'une manipulation de la FED/jp morgan sur l'OR.
    En gros tout cela ressemblait a de la STAGFLATION.
    la ou je rejoins Berthez c'est qu' " on passera brutalement a la phase suivante", effectivement je pense que "l'avalanche" (loic Abadie) surviendra promptement et envoiera dans la stratosphere des prix les matieres premieres et biensur l'OR (devise avant tout).
    Le potager et des terres sont le minimum requis pour faire face au grand chambardement mondial qui pointe son nez, tout ceci, sur fond de "DEGLOBALISATION CONFLICTUELLE".
    Le plus étonnant dans cette tragedie est qu'elle n'est la répétition que de méthodes plus anciennes remis au gout du jour, la reproduction de "schemes/memes" qui nous font voir dans le miroir du passé des séquences évenementielles présentes et a venir. L'Histoire c'est comme le Mythe un éternel recommencement ou les couches les plus anciennes bien que semblant dans leur complexité differentes, reposent toutes 2 sur la réiteration de leurs archétypes...les princeps de la pensée ne meurent que dans la mesure ou l'environnement a si radicalement ete modifié qu'il n'en permet plus ni la transmission ni meme la survie. Hors, de nos jours le "chasseur" qui "complote" contre sa "proie" c'est le kleptocrate qui évolue en meute et cible sa victime avec stratégie: le peuple! il ne veut pas sa chair ou sa peau mais ses biens, sa servitude, sa pleine transformation en un "produit domestiqué" soumis a ses désirs.
    Les moyens ont évolué avec l'environnement. En occident, il n'est plus question de faire la guerre avec des canons mais bien de s'appuyer sur des armes plus subtiles: la monnaie, l'usure, les "armes de destruction financieres", la transvaluation des valeurs par l'arme de la "novlangue" (entre autre) et in fine l'accaparement des richesses qui constitue le princeps du piege. L'argent n'est pas la finalité de l'action, non! c'est la jouissance que l'on veut a tout prix renouveler du sentiment de puissance sur autrui, acquis par stratégie et qui donne du plaisir mais pas le bonheur! on prend son pied a chasser, traquer et piéger sa proie puis a la dépecer et la consommer, mais sitot repus voila que la faim se fait de nouveau sentir... l'Histoire n'est qu'un éternel recommencement.

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  3. Neuneu a encore menti. Il y a quelques semaines à peine. Durant son passage à la télé, il avait dit qu'il ne toucherait pas à l'armée (ça avait surpris d'ailleurs).

    Le fameux "livre blanc" vient d'être rendu public. C'est une boucherie.

    http://tinyurl.com/d65ppfm

    Des biffins en moins, pour conserver encore quelques "fonctionnaires" à la Culture, dans les municipalités amies, etc.

    Neuneu est un menteur. Neuneu est une engeance, une honte.

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  4. "Et là, dans ce cadre, l’or a toute sa place, tout comme l’immobilier d’usage, tout comme le cash en devise solide hors des banques, tout comme le petit business familial, sans personnel, tout comme…."

    la BAD en somme ! lol
    en tout cas, je le rejoins la dessus totalement.

    Il y a un autre moyen d'échapper a l'impot : l'entreprise.

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  5. Euh Yoananda... tu es bien optimiste sur ce coup là !

    L'entreprise... n'est plus une solution en France : plus aucune rentabilité.

    Les PME s'en vont par vague en ce moment... c'est une boucherie.

    Ce n'est même plus une question de "modèle"... c'est juste mort : plus de rentabilité.

    Game over.

    Bertez résume bien : l'"entreprise" pérenne c'est aujourd'hui... ta gueule, tes mains, ton cerveau... Bref, toi même.

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