vendredi 12 avril 2013

Les djihadistes syriens font allégeance à al-Qaida

Les djihadistes syriens font allégeance à al-Qaida
Le Figaro, 10/04/2013 (en Français texte en français )
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Les djihadistes en Syrie ont fait allégeance au chef d'al-Qaida, Ayman al-Zawahiri, caché entre l'Afghanistan et le Pakistan. Soucieux de garder une certaine indépendance, ils rechignent cependant à passer sous le contrôle de l'aile irakienne d'al-Qaida, celle qui leur a pourtant permis d'exister et de se développer. Ainsi peut-on décrypter les dernières déclarations du groupe djihadiste Jabhat al-Nosra, l'un des plus puissants de la rébellion anti-Bachar el-Assad.

«Nous, le Front al-Nosra, prêtons allégeance à Cheikh Ayman al-Zawahiri», a déclaré son chef, Abou Mohammed al-Joulani, dans un message audio diffusé mercredi sur les forums djihadistes. Mais il s'est aussitôt démarqué de l'annonce surprise faite la veille par le chef d'al-Qaida en Irak, qui proclamait la fusion des deux entités dans l'État islamique en Irak et au Levant. Abou Bakr al-Baghdadi assurait qu'«al-Nosra (était) une branche de l'État islamique d'Irak», qui chapeaute sous la houlette d'al-Qaida en Irak (AQI) différents groupes djihadistes. C'est précisément ce qui n'a pas plu à son partenaire syrien. «Ni le commandement d'al-Nosra ni sa Choura (conseil consultatif, NDLR) n'étaient au courant de cette annonce», a regretté le chef d'al-Nosra, qui a rappelé qu'une telle fusion avait déjà été reportée «en raison de la particularité de la Syrie».



La Syrie veut qu'Al-Nosra soit officiellement "lié à Al-Qaïda"
Le Monde, 10/04/2013 (en Français texte en français )
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Le ministère des affaires étrangères syrien a demandé officiellement au Conseil de sécurité de l'ONU de classer le Front Al-Nosra sur la "liste noire" des entités et individus liés à Al-Qaida, qui prévoit des sanctions très sévères contre ces derniers.

Désireux d'instaurer un État islamique dans le pays, le Front Al-Nosra est déjà classé comme "organisation terroriste" par le département d'État américain. Un classement dont la France veut elle aussi discuter au Conseil de sécurité des Nations unies.

Encensé par les Syriens pour sa bravoure au combat, sa discipline et sa probité, ce "front" est en train de s'imposer comme le principal groupe arméen Syrie. Les origines et la composition de cette organisation très secrète restent mal connues. Plusieurs témoignages recueillis dans le nord de la Syrie laissent penser qu'Al-Nosra est un groupe très majoritairement syrien – autour de 80 %.

Al-Nosra a plutôt bonne réputation en Syrie, ce qui n'est pas le cas de l'Armée syrienne libre (ASL), habituée des exactions en tout genre (pillages de biens de l'État ou privés, racket, enlèvements, détournements de l'aide humanitaire ou d'armes destinées à être revendues sur le marché noir).

Toutefois, le zèle religieux de certaines recrues, notamment les étrangers, a effrité en partie son image auprès de la population civile. Ainsi à Sarakeb, dans la province septentrionale d'Idlib, des affrontements ont eu lieu entre groupes affiliés à l'ASL et salafistes, toujours sur la question du drapeau, à cause des chants révolutionnaires (considérés comme impies) ou celle de la présence de femmes lors des manifestations rituelles du vendredi.
Quand on sait les atrocités dont ces gars ont été capables, faut voir comment notre propagande édulcore la réalité...


Syrie: "preuves solides" de l'utilisation d'armes chimiques
AFP via Le Point, 12/04/2013 (en Français texte en français )
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Les pays occidentaux ont des "preuves solides" que des armes chimiques ont été utilisées au moins une fois dans le conflit syrien, ont indiqué jeudi des diplomates à l'ONU.

Le gouvernement syrien et l'opposition armée s'accusent mutuellement d'avoir employé des armes chimiques dans la guerre civile qui fait rage dans le pays depuis mars 2011.

Damas a déposé le 20 mars une requête officielle pour une enquête de l'ONU, qui avait été annoncée par le secrétaire général Ban Ki-moon dès le lendemain.

Mais les autorités syriennes ont refusé cette semaine l'accès à leur territoire aux membres de la mission des Nations unies, Ban Ki-moon ayant souligné que "toutes les allégations" feraient l'objet d'enquêtes.

La Grande-Bretagne et la France ont soumis des informations aux Nations unies concernant les allégations selon lesquelles les forces gouvernementales ont utilisé des armes chimiques face aux rebelles, notamment dans la ville de Homs le 23 décembre.

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