mardi 23 avril 2013

Olivier Delamarche sur BFM Business sur les USA qui changent (encore) le mode de calcul du PIB

Olivier Delamarche sur BFM Business
BFM Business - Intégrale Bourse, Olivier Delamarche, 23/04/2013 (en Français texte en français )


Et en cadeau :
Fuzzy Numbers
Crash Course: Chapter 16, Chris Martenson, 25/02/2009 (en Français texte en français )

(sous-titres en français disponibles dans la vidéo)

9 commentaires:

  1. "La R&D c'est une charge, merd2 !" :))

    L'énergie aussi rentre dans le PIB ; quand l'hiver est long comme cette année, c'est bon pour le PIB alors que pour la balance commerciale ce sont des importations supplémentaires.

    RépondreSupprimer
  2. Sur l'US price level, le retrait de l'or ne veut rien dire, c'est une exponentielle, et comme tu le sais, invariante d'échelle.

    Sur le mode de calcul du PIB, ok, ca permet de tricher, mais d'un autre coté, harmoniser les modes de calcul n'est pas une mauvaise chose.
    Il faudrait faire pareil pour les bourses, le cac n'est pas calculé comme le dow, et c'est désavantageux pour nous.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Il faut regarder le S&P500, le Dow c'est un zinzin qu'ils ont gardé par habitude.

      Et le sp500 est très haut !

      Anormalement haut dirait O Delamarche.

      Supprimer
  3. La république des lâches (ces néo-impérialistes qui ne s'assument ou qui s'ignorent) est en marche, j'en ai la nausée. Nos dirigeants enfument la planète entière pour tenir la rue chez nous les puissants et ce même si cela doit générer de millions de morts chez eux les faibles. Nous n'avons plus de pétrole du tout mais nous avons le mensonge et la force de frappe.

    Eg.O

    RépondreSupprimer
  4. "Notre PIB prend en compte, dans ses calculs, la pollution de l’air, la publicité pour le tabac et les courses des ambulances qui ramassent les blessés sur nos routes. Il comptabilise les systèmes de sécurité que nous installons pour protéger nos habitations et le coût des prisons où nous enfermons ceux qui réussissent à les forcer. Il intègre la destruction de nos forêts de séquoias ainsi que leur remplacement par un urbanisme tentaculaire et chaotique. Il comprend la production du napalm, des armes nucléaires et des voitures blindées de la police destinées à réprimer des émeutes dans nos villes. Il comptabilise la fabrication du fusil Whitman et du couteau Speck, ainsi que les programmes de télévision qui glorifient la violence dans le but de vendre les jouets correspondants à nos enfants. En revanche, le PIB ne tient pas compte de la santé de nos enfants, de la qualité de leur instruction, ni de la gaieté de leurs jeux. Il ne mesure pas la beauté de notre poésie ou la solidité de nos mariages. Il ne songe pas à évaluer la qualité de nos débats politiques ou l’intégrité de nos représentants. Il ne prend pas en considération notre courage, notre sagesse ou notre culture. Il ne dit rien de notre sens de la compassion ou du dévouement envers notre pays. En un mot, le PIB mesure tout, sauf ce qui fait que la vie vaut la peine d’être vécue."

    Discours du 18 mars 1968 de Bob Kennedy, lu dans "L’empire du moindre mal" de Jean-Claude Michéa

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. merci beaucoup norilsk, très beau, je garde !!
      yongtai

      Supprimer
  5. La bottom line est simple : le PIB est grotesque.

    Ultra synthètique, et reposant sur d'autres éléments synthétiques (le fameux déflateur)... ce qui rend d'autant plus faciles les manips. Bref de la merde en boîte.

    Delamarche a raison et tord. Raison de dénoncer les manips, ça ne fait jamais de mal même si les gens oublient très rapidement, et tord. Il faut ignorer le PIB.

    Les crapules seront toutes contentes d'afficher des dettes/pib en dessous de 100 %... Aucun intérêt.

    Ce qui compte c'est l'économie réelle.

    Le nombre de PME qui ferment, le nombre de plus de 50 balais qui sont définitivement perdus pour l'emploi, etc.

    Voilà. Il n'y a que cela qui compte, que cela qui est immune aux manipulations des politiciens.

    La vraie crise, elle est là. La révolution, elle viendra de là. Pas de ratios ni de taux.

    RépondreSupprimer
  6. Rien que le ton adopté par ce cher Monsieur Delamarche trahit une suffisance qui d'après moi est loin d'être justifiée. Au discours du 18/03/1968 de Bob Kennedy que notre excellent norilsk nous a rapporté plus haut, personnellement je rajouterai que si le PIB n'arrive pas à prend en compte la totalité des paramètres, c'est chose normale. Par-contre ce qui ne va pas du tout c'est le mode de calcul de la dette. Où donc avons-nous vu, ne serait-ce qu'une fois, que le ratio d'endettement d'une entreprise se basait sur ce qui s'approche du PIB,çàd le Chiffre d'affaire ?
    En réalité ce qui devrait être étudié, serait plutôt l'autonomie financière. A savoir que le ratio qui le détermine est celui des capitaux propres sur le total du passif. Et dans les capitaux propres, outre le résultat de l'exercice (pour la France actuellement son solde de la balance commerciale est négative de près de 81 milliards d'€)il serait plus que nécessaire d'y introduire ce qui constitue en capital social un socle non encore mesuré, celui des ressources naturelles à préserver et celui des ressources humaines à maintenir et développer au sens de l'instruction et du bien-vivre.
    Imaginons que ces adjonctions viennent à représenter plusieurs trilliards d'€.............
    La prétendue dette ne pèsera plus rien du tout rien qu'à sa comparaison avec les budgets nécessaires pour maintenir, préserver nos seules ressources naturelles que sont l'eau, la fertilité de nos terres et la qualité de l'air que nous respirons. On change alors carrément de dimension.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. @ Eric Etchamendy :

      c'est clair qu'on doit/devrait rapporter la dette à un capital, et non pas à un flux ...
      ca en dit long sur la mentalité de nos gouvernants ... qui ne voient une nation que comme un ensemble de flux à taxer, et non pas comme une richesse à développer ..
      mais ca en dit long aussi sur nos concitoyens, qui préfèrent se laisser taxer plutôt que de progresser ..

      Supprimer

Si votre commentaire n'apparaît pas tout de suite, c'est normal. Il doit être validé avant publication.