dimanche 21 avril 2013

On y est : Hollande à 25% !

Et voila. La bonne réponse au sondage fait sur se blog était donc un an   

Hollande perd six points de popularité, record des "mécontents"
Le Monde, 21/04/2013 (en Français texte en français )
→ lien
La cote de popularité de François Hollande a encore chuté de six points en avril par rapport à mars, avec 25 % de satisfaits, un niveau inférieur à celui de Nicolas Sarkozy lorsqu'il était au plus bas pendant son mandat, selon un sondage de l'IFOP à paraître dans Le Journal du dimanche.



Politique Friction du Dimanche 21 Avril 2013: Politique, chute de Hollande, attention danger ! par Bruno Bertez
Le blog à Lupus, Bruno Bertez, 21/04/2013 (en Français texte en français )
→ lien
La chute de popularité du président français est une mauvaise nouvelle. Même si vous êtes antisocialiste, même si vous avez la rage au ventre de ce que vous avez et allez subir, ne vous réjouissez pas ! C’est une situation de tous les dangers.



Hollande n’a pas de sang-froid, il l’a montré à chaque fois qu’il a été acculé. Il répond par une initiative malheureuse.
Ainsi quand il a perdu un point contre Mélenchon sur la fiscalité, il a sorti l’imbécillité des 75% confiscatoires.

Ainsi quand il est allé dans les cordes avec l’affaire Cahuzac, il a répondu par l’idiotie de la transparence des patrimoines.

Chaque fois qu’il prend un coup il réagit impulsivement, au jugé… et il juge toujours mal.

Il ne faut pas souhaiter qu’il aille au tapis, car alors, dans le système français, c’est l’aventure. En plus il n’a pas que des amis au PS; certains, sinon beaucoup tirent le tapis pour le faire chuter, ce qui complique les choses et les rend à notre avis très dangereuses.



Avec 25% de satisfaits dans le derniers sondage IFOP-JDD, il bat un record. Les records c’est toujours spectaculaire. Sarkozy n’était pas descendu aussi bas, sa chute s’était arrêtée à 28%. Le même Sarkozy réapparait dans les sondages comme un rival du président, en compagnie de Marine Le Pen. Voilà qui promet une ambiance délétère, pourrie par le recours, on le voit déjà, aux « affaires ». Elles prolifèrent, les vraies, les fausses, les graves, les bénignes. Peu importe, ceux qui remuent la boue se sentent validés à le faire puisque les hommes sont à terre. La France va baigner dans la fange avec toutes les conséquences sur la position du pays au sein de l’Europe, avec l’impossibilité de gérer, et prendre des décisions fortes faute de légitimité. Le tout avec la perspective d’une récession et d’une forte hausse du chômage.





Il n’y a pas de premier ministre de rechange, personne ne représente quoi que ce soit au PS. Il n’y a, de même, personne dans la société civile susceptible de jouer le rôle de technicien et capable de rassembler un tant soit peu. Hollande est allé trop loin dans le délire socialiste et le réveil de la lutte des classes, pour qu’une ouverture au centre soit jouable. Et puis Mélenchon fait encore 11%, il veut se venger des couleuvres qu’on lui a fait avaler. Mélenchon avec ses troupes plus syndicales que politiques va bloquer toute tentative de gestion plus raisonnable. Il va faire pression à gauche.

La manifestation annoncée pour le 5 mai, avec peut-être comme symbole pour défiler, des débouche chiottes, sera l’occasion de tirer sur l’ambulance présidentielle. Quel que soit son succès, elle affaiblira le pouvoir.

Et puis il y a le cancer du mariage et de l’adoption, l’affaire n’est pas réglée, et là aussi le président est dans la nasse . Il s’est laissé prendre au piège d’une minorité antidémocratique, et il ne voit pas comment en sortir. Il n’y a plus de bonne solution, on a trop tardé. Frustrés par le combat et la résistance rencontrée, les partisans du mariage homosexuel sont en train de devenir violents.

Les subterfuges et détournements d’attention n’ont guère fonctionné, on l’a vu avec le Mali. Un petit rebond, vite amorti puis annulé. Hollande n’a pas une stature qui lui permet de jouer sur la scène étrangère, ce n’est pas ce que l’on attend de lui, ce n’est pas son image ou son fonds de commerce.

Nous avons écrit en son temps que la France s’était trompée de casting et que Hollande s’était trompé de rôle. Il a gardé son costume étriqué de chef de parti et de conseiller général. Il n’a pas compris qu’il était censé devenir le président de tous les français. Il n’a pas compris que ses idées et celles de ses alliés n’étaient pas adaptées à la situation, et encore moins aux attentes de l’ensemble du pays.

Si vous n’avez aucun résultat dans votre gestion et qu’en plus vous agissez et reformez contre la majorité des citoyens, vous vous retrouvez marginalisé. C’est ce qui se produit. Le président est marginalisé, à peine un an après son élection.

A la faveur de la faiblesse de l’exécutif, de la délitation du pouvoir, le pays risque de ne plus se comporter comme une nation, mais comme une foule, avec tout ce que cela comporte de réactions primaires. Les socialistes eux même ont fait beaucoup pour gâcher le lien national, mais si, en plus ils perdent le peu d’aura que l’on attribue aux gouvernants, la situation va devenir délicate.



11 commentaires:

  1. Prochain objectif 20% !!!
    A la vitesse où il perd tous ses soutiens, dans 1 mois ou 2, on y est.
    Comment ca s'appelle, gouverner contre 80% de la population : c'est une dictature, il n'y a pas d'autre mot.
    Il faut appeler un chat un chat, et FH un dictateur.
    D'ailleurs, il commence à utiliser les forces de l'ordre contre la population, c'est une autre preuve.

    RépondreSupprimer
  2. Imbécilité les 75 % confiscatoire ? Et les 90 % de la chambre bleue horizon des années 20 ? Eux qui en 1913 jappaient contre les 2 % proposés dans la première mouture d'impôt sur le revenu ???
    Et l'état providence, c'est d'abord, pour les riches, une assurance vie peu coûteuse.

    RépondreSupprimer
  3. 25% c'est encore beaucoup ! Au moins c'est rassurant, beaucoup prennent conscience qu'ils ont veauté pour se faire tondre ;o)

    RépondreSupprimer
  4. Qu'est ce que tu racontes ? En 1919 le taux marginal supérieur était de 50% et non de 90 %. Où as tu entendu ces conneries ?

    Loi du 25 juin 1920

    http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5732818.langFR

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. 50% 90%, ça ne change rien, faut voir ce qu'il reste.

      J'ai toujours adoré payer beaucoup d'impôt, j'en paye moins maintenant et ben c'était mieux avant.

      De toutes façons, tu payes toujours des impôts avec l'argent des autres, que je saches, on n'est pas des banquier, on ne fabrique pas le pognon.

      Supprimer
  5. Après l'atterrissage il se mettra à creuser ! Un taux de popularité en dessous de zéro, il va le faire !!

    RépondreSupprimer
  6. Lundi 22 avril 2013 : chiffres de la dette publique pour le quatrième trimestre 2012.

    La dette publique de plusieurs Etats européens atteint des sommes inimaginables.

    La dette publique de plusieurs Etats européens est devenue hors de contrôle.

    L’Union Européenne, la BCE et le FMI ont échoué dans leurs soi-disant « plans de sauvetage ».

    Tous les « plans de sauvetage » sont un échec total.

    En Europe, plus personne ne contrôle quoi que ce soit.

    1- Médaille d'or : la Grèce. Dette publique de 303,918 milliards d'euros, soit 156,9 % du PIB.

    Le premier défaut de paiement de la Grèce avait effacé 107 milliards d’euros de dettes. Mais depuis, la dette publique continue à augmenter, à augmenter encore, à augmenter toujours. La Grèce va de nouveau se déclarer en défaut de paiement.

    2- Médaille d'argent : l'Italie. Mario Monti laisse derrière lui une dette publique de 1988,658 milliards d'euros, soit 127 % du PIB. Mario Monti a fait la preuve de sa nullité. Mario Monti a fait la preuve de son incompétence.

    3- Médaille de bronze : le Portugal. Dette publique de 204,485 milliards d'euros, soit 123,6 % du PIB. Là encore, le soi-disant « plan de sauvetage » a échoué. La dette publique du Portugal continue à augmenter.

    4- Irlande : dette publique de 192,461 milliards d'euros, soit 117,6 % du PIB. Là encore, le soi-disant « plan de sauvetage » a échoué. La dette publique de l’Irlande continue à augmenter.

    5- Belgique : dette publique de 375,389 milliards d'euros, soit 99,6 % du PIB.

    6- France : dette publique de 1833,810 milliards d'euros, soit 90,2 % du PIB.

    7- Royaume-Uni : dette publique de 1387,436 milliards de livres sterling, soit 90 % du PIB.

    8- Chypre : dette publique de 15,350 milliards d’euros, soit 85,8 % du PIB.

    9- Espagne : dette publique de 883,873 milliards d’euros, soit 84,2 % du PIB.

    10- Allemagne : dette publique de 2166,278 milliards d’euros, soit 81,9 % du PIB.

    http://epp.eurostat.ec.europa.eu/cache/ITY_PUBLIC/2-22042013-AP/FR/2-22042013-AP-FR.PDF

    RépondreSupprimer
  7. Dites messieurs, vous semblez oublier que FH à eu 28,63% des voix au premier tour.
    Donc les 25% de satisfaits sont pas si différents de ceux qui l'ont élu
    Bref si on lit pas les chiffres cela a l'air impressionnant mais il y a une cohérence.
    Après pour le second tour le raisonnement change c'est un vote d'abord contre Sarko.
    Donc clamer que FH est un dictateur est très exagéré.

    Martin

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Le second tour a été aussi le vote de chère diversité aux allocs !
      Il suffisait de voir les drapeaux.

      Supprimer
    2. Très profond,merci pour cette contribution intéressante.
      Parce que vous vous ne touchez aucune allocation?

      Supprimer
  8. La manipulation pour tous :
    https://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=nU9TL0fKCgY#

    Ou comment un président normal manipule et bidouille autant que son méchant prédecesseur.

    RépondreSupprimer

Si votre commentaire n'apparaît pas tout de suite, c'est normal. Il doit être validé avant publication.