samedi 27 avril 2013

Pendant ce temps en Europe

Les "banques" italiennes pour commencer...

Je ne suis pas sûr à 100% mais en gros "non performing loans" et "impaired loans", il semblerait que ce soit sensiblement la même chose. Et sur ce graphique, il est question de bps, c'est à dire de points de base. Il suffit de diviser par 100 pour avoir le pourcentage des prêts au bilan des banques italiennes qui seraient "non performants"...
On The Unsustainable Losses Of The Italian Banking System
ZeroHedge, 25/04/2013 (traduire en Français texte en anglais )
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Un petit graphique qui explique comment, grâce à la prison de l'euro, l'Allemagne rachète désormais toute l'Europe du Sud :
Germany's Virtuous Circle Takeover Of Europe
ZeroHedge, 26/04/2013 (traduire en Français texte en anglais )
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As Reuters notes,

...

Strong companies are attracting interest among the "Mittelstand", medium-sized and often family-owned manufacturing firms to which Germany owes much of its exporting prowess.

That is in large part due to the economic and labour market reforms bailout countries have been forced to implement - making it easier to hire and fire and reducing wage costs - which less stricken countries such as France have been slower to embrace.

"For financially strong German Mittelstand firms, the crisis is turning out to be an opportunity. They are increasingly active with acquisitions in Spain,"

...

German firms are buying up strong competitors, clients or suppliers at a time when those companies are struggling to stay afloat through years of recession in their home markets and as shaky banks restrict access to credit.

...

What makes southern Europe alluring is the benefits from tough austerity measures and reforms that euro zone policymakers, led by Germany, have pushed for in return for financial bailouts.

...

"The reforms Germany is pushing for there will massively strengthen these countries' competitiveness compared to Germany. It's not a surprise German companies say Europe is interesting."

...

"More often than not the companies have known one another for a long time, and the southern European ones want to be bought. They are the ones taking the initiative because they need money."



Alors que les élections allemandes approchent, un sondage annonce Merkel en difficulté :
German Poll Shows Merkel Losing Majority
ZeroHedge, 26/04/2013 (traduire en Français texte en anglais )
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Les groucho libéraux du FDP ont littéralement disparu.

Et ça n'inclue pas le nouveau parti anti euro Alternative für Deutschland...

Euro membership remains the most pressing concern for Germans



Le PS déclare la guerre à l'Allemagne
La lime, Fboizard, 27/04/2013 (en Français texte en français )
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Le PS déclare la guerre à l'Allemagne

Gilles Carrez explique très bien les raisons de cette guerre du PS à l'Allemagne : la recherche par les socialistes d'un bouc-émissaire à leur incompétence et à leur pusillanimité.

Ces gens n'ont pas retenu les les leçons de 1914 et 1940 : une guerre contre l'Allemagne n'est jamais fraiche et joyeuse et il arrive qu'on la perde, surtout quand l'Allemagne est mieux équipée et que sa pensée est plus adaptée aux circonstances.

Cette initiative est suicidaire : les taux français sont bas uniquement parce que M. Lémarchés pense (à tort, mais pourquoi le détromper quand cette erreur nous profite ?) que l'Allemagne est solidaire de la France.

Au lieu d'utiliser de ce dernier métro, les taux bas, pour réformer, nos socialistes, en instillant le doute sur la solidarité franco-allemande, s'apprêtent à saboter le seul atout économique qui nous reste.

Une fois le désastre enclenché, rien n'arrêtera la hausse des taux et l'issue est écrite : la sortie de l'Euro dans les pires conditions, sous la pression et dans l'improvisation.

Certes, je souhaite la sortie de l'Euro. Mais j'ai toujours dit que le résultat dépendrait de la manière et des circonstances. Nous allons, sous de futiles prétextes électoralistes, choisir la pire solution : la sortie non-anticipée et non-maitrisée.

Ah, les cons !


**********

Nota : ceux qui nous parlent des méfaits insupportables de l'austérité (sous-entendu, publique) sont des rigolos.

Comme l'a rappelé François Hollande lui-même, les dépenses publiques, le nombre de fonctionnaires et les salaires des fonctionnaires ont augmenté : il n'y a pas le début d'un commencement d'austérité publique. En revanche, de l'austérité privée, plus que jamais.

Le naufrage auquel nous assistons n'est pas la conséquence d'une austérité publique excessive, diagnostic faux, mais, au contraire, la suite logique d'une pression fiscale sur le privé insupportable, destinée à compenser le laisser-aller de l'État.

Une fois de plus, l'économie française meurt que le privé soit obligé de financer un État obèse et on nous raconte des crasses pour dissimuler cette vérité flagrante.

18 commentaires:

  1. Il me semble, sauf erreur de ma part, qu'un point de base vaut 0,01% et dans ce cas il faut diviser par 100 et non par 10 les valeurs du premier graphique sur les banques italiennes. Cela dit, il faut comparer ce pourcentage au rendement des crédits qui doit de 2 à 3%.

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    1. Après, dans le graphique, ils parlent de "new". Il s'agit du flux ou du stock ?

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    2. Effectivement c'est bien le flux annuel des prêts douteux. En plus, je n'ai pas encore entendu parler de krach immobilier en Italie.

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  2. L'économie française, l'économie française, ça veut dire quoi?
    Existe-'il désormais une seule économie non externalisée, où des recettes vont, Deus ex machina,se traduire par une croissance tonifiante, un développement humain harmonieux, etc...
    Toutes les économies de cette planète sont tellement interdépendantes les unes aux autres avec l'avènement de la mondialisation que la seule recette qui tienne la route, pour le quart-d'heure, consiste à trouver plus con que soit pour y déverser des biens et services tant que sa demande intérieure y est soutenue par un bon pouvoir d'achat. Et dans le même temps mettre tout en oeuvre pour que son propre marché intérieur ne profite qu'aux entreprises nationales. Quand ledit partenaire "couillonné" est au bord de la rupture, on lui rachète à bas prix des ports et autres infrastructures stratégiques, on lui pique ses cerveaux et surtout tel un charognard on essaie d'identifier de nouvelles proies ailleurs. Voilà le grand miracle de VOTRE putain de système. S'il doit y avoir encore quelques ahuris pour croire que toutes les entités collectives de cette planète n'aient plus qu'à appliquer à la lettre cette recette universelle, faut vraiment croire que nous vivons un cauchemar où les idiots sont maîtres du monde. Alors se perdre en analyses et conjectures autour de l'économie française et son modèle social sans tenir compte de cette dimension-là, est vide de sens.

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  3. Point de base, c'est le centième donc diviser par 100

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  4. Les leçons de 1914 et 1940 ...

    Ah tiens, on a perdu ces deux guerres, on se demande bien pourquoi on fête le 11 nov et le 8 mai.

    1870, je dis pas mais 14/18 et 39/45 ....

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    1. Si on a vraiment gagné en 39-45, on se demande bien pourquoi le pays porte encore de telles cicatrices mentales... Il faudrait un peu regarder la réalité en face... En 40, on s'est juste pris une grosse raclée et en 3 semaines c'était plié (du moins en métropole). Il faut dire qu'après la saignée de 14 (la dernière grande victoire française, mais à quel prix !), c'était pas facile de s'en remettre...

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    2. Après le sida mental, voilà les cicatrices mentales.

      L'avantage de ces expressions qui ne veulent rien dire, c'est qu'on peut les placer à tous propos. Que répondre à un argument qui n'a pas de sens ?

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  5. http://www.latribune.fr/opinions/20130425trib000761750/une-sortie-de-l-allemagne-de-la-zone-euro-pourquoi-georges-soros-a-tort.html

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  6. les taux ne peuvent plus remonter dans les pays occidentaux surendettés:les banques centrales interviendront toujours

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  7. J'ai pas compris en quoi la pensée de l'Allemagne en 1940 était plus adaptée aux circonstances, mais je fais sans doute du mauvais esprit.

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    1. Ben, 1940 c'est le genie hitlerien de la destruction créatrice qui marche si bien partout.

      Il suffit de détruire les hommes les plus productifs et les moyens de production pour que l'économie reparte ... comme en 40.

      Certes, c'est un sacré paradoxe.

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  8. La France est en faillite, l'Italie est en faillite, l'Espagne est en faillite, mais au moins l'Espagne, elle, elle a le mérite de truquer ses chiffres !

    Le problème, c'est que tout le monde sait que l'Espagne truque ses chiffres !

    Samedi 27 avril 2013 :

    Espagne : les chiffres officiels mis en doute.

    Peut-on encore croire les chiffres donnés par l'Espagne ? Le gouvernement espagnol a revu à la baisse ses objectifs de déficit et ses prévisions de croissance pour les trois prochaines années lors du conseil des ministres du vendredi 26 avril. Pour reprendre les termes de la numéro deux du gouvernement, Soraya Saenz de Santamaria, le gouvernement a "réordonné ses chiffres".

    Mais pour certaines données, comme le déficit prévu en 2014, (5,5 % selon Madrid), le gouvernement reste encore très au-dessous des prévisions de Bruxelles ou du Fonds monétaire international (FMI), qui l'estiment respectivement à 7,2 % et 6,9 % du PIB.

    Or l'expérience passée impose la méfiance. Les chiffres du déficit de 2011 ont été revus à la hausse à trois reprises l'an dernier. Le dérapage de trois régions et l'ajout de factures non payées avaient finalement porté le déficit de 8,5 % prévu initialement à 9,4 %...

    Pour 2012, il semble déjà que l'histoire se répète. Les chiffres que le gouvernement a publiés en février ont été contredits par Eurostat un mois plus tard : estimé à 6,7 % du PIB selon Madrid, le déficit serait en fait selon l'institut de statistiques européen de 7 %.

    L'opposition soutient qu'il n'est pas impossible que ce chiffre soit encore inférieur à la réalité. En mars, le porte-parole économique du Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE), Pedro Saura, avait accusé le gouvernement de "maquiller les comptes" en gonflant de 10 milliards d'euros les revenus publics perçus en 2012. Selon lui, le gouvernement aurait notamment retardé les remboursements des trop-perçus d'impôts afin qu'ils soient comptabilisés sur 2013 au lieu de 2012.

    Ces accusations s'ajoutent aux doutes exprimés par certains économistes. La Fondation des études d'économie appliquée (Fedea) a relevé certaines données inexplicables, "bizarres" même, lors de la présentation du dernier rapport de l'observatoire fiscal des régions autonomes, le 18 avril.

    L'économiste Juan Rubio-Ramirez, professeur à l'université de Duke, s'est étonné que les dépenses courantes en biens et services aient chuté de 38 % en Cantabrie et de 26 % en Castille-La Manche et aux Baléares. Selon lui, pour parvenir à une telle réduction des dépenses, ces régions auraient dû fermer une grande partie de leurs établissements scolaires et hôpitaux, ce qui n'a pas été le cas.

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  9. Les régions dans leur ensemble sont parvenues à baisser leur déficit de 3,31 % à 1,73 % en 2012, selon le gouvernement.

    Plus étonnant est l'effort qu'aurait réalisé la Castille-La Manche, baissant son déficit de 7,8 % à 1,5 % en un an...

    Faute d'explications détaillées par le gouvernement, difficile de savoir si ces résultats sont bien réels, s'ils sont erronés ou si ce sont les résultats des années précédentes qui ont été gonflés.

    Quoi qu'il en soit, les doutes sont là, comme en témoigne l'avertissement de l'agence de notation Moody's. Le 9 avril, elle a maintenu la note de l'Espagne, Baa3, avec une perspective négative, en avertissant que "les révisions répétées des chiffres, ajoutées au manquement répété aux objectifs fixés, détériorent clairement la crédibilité du plan de rigueur espagnol."

    Vendredi, le ministre de l'économie, Luis de Guindos, a insisté sur la fiabilité des nouvelles prévisions macro-économiques, qu'il a qualifiées de "très conservatrices". Pourtant certaines données n'ont pas manqué d'étonner la presse.

    C'est le cas du taux de chômage prévu en 2013 : 27,1 %, un taux que le pays a déjà atteint au premier trimestre, selon l'Institut national de statistiques. Or si la récession est effectivement de 1,3 % du PIB cette année, comme l'affirme le gouvernement, il semble peu probable que le chômage n'augmente pas encore.

    "La chute de la croissance, le chômage qui ne cesse d'augmenter, tout cela témoigne que ce dont souffre l'Espagne n'est pas une récession mais une dépression, souligne l'économiste en chef d'Intermoney, José Carlos Diez. Le gouvernement devrait le reconnaître pour défendre auprès de ses partenaires européens la mise en place d'une politique de croissance."

    http://www.lemonde.fr/economie/article/2013/04/27/espagne-les-chiffres-officiels-mis-en-doute_3167715_3234.html

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    1. BA, ici, c'est la section commentaire, pas billet invité.

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  10. hors sujet,
    je ne sais plus où j'ai lu que Ben Bernanke voit le Dow Jones monter à plus de 16000 points. Vous vous rappelez d'avoir lu ça ? sur ce blog ?
    a+
    yongtai

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  11. Dimanche 28 avril 2013 :

    A propos d'un gouvernement d'union nationale, lisez cet article :

    Les Français plébiscitent l’union nationale… et Bayrou.

    SONDAGE - Les Français sont favorables à la formation d'un gouvernement d'union nationale. Parmi les personnalités qu'ils souhaiteraient voir accéder à l'exécutif, François Bayrou arrive en tête.

    Alors que l'Italie est pilotée depuis samedi soir par un gouvernement d'union nationale, les Français imaginent à leur tour une telle hypothèse.

    Selon le sondage Ifop réalisé pour le JDD à paraître dimanche, 78% des sondés sont favorables à la mise en place par François Hollande d'un tel exécutif.

    "Alors que, paradoxalement, le clivage droite-gauche n'a jamais été aussi électrique", remarque Frédéric Dabi, directeur général adjoint de l'Ifop.

    Les Français réclament donc l'union et certaines personnalités pour la réaliser. Interrogés sur les responsables politiques qu'ils souhaiteraient voir entrer au gouvernement, au cas où François Hollande déciderait d'un remaniement, les sondés plébiscitent un nom en particulier : François Bayrou, réclamé par 47% d'entre eux.

    http://www.lejdd.fr/Politique/Actualite/Les-Francais-plebiscitent-l-union-nationale-et-Bayrou-604362

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