samedi 13 avril 2013

Quand la rente de gôche veut nous imposer l'Allemagne de l'Est pour éviter de déflater

Le thème du comment vivre sans croissance fait son grand forcing...

Idée chère à Olivier Berruyer et avec laquelle je ne suis pas du tout d'accord, voila que Alternatives Ecos y va aussi de son numéro...



Derrière cette idée, qui utilise aussi beaucoup de manière fallacieuse des questions de Peak Everything, se cache en réalité une tentative désespérée de la sphère se nourrissant de la gabegie publique de refuser de déflater, et de trouver une doctrine justifiant le maintien de ses privilèges.

Notamment, aux experts d'aujourd'hui, sur BFM Business, avec Chavagneux comme invité, ils en parlaient. Comme de faire un congé sabbatique d'un an obligatoire tous les 10 ans, pour "partager le travail"...

Partager le travail...

Comme si il n'y avait pas de quoi faire...

Je ne vais pas rentrer dans le détail, de l'aberration de l'idée du partage du travail, surtout dans un contexte de tirage de bourre mondial, où le plus prospère sera in fine celui qui saura être le plus doué/le plus travailleur.

Mais prenons juste le logement...

Voila des logements ouvriers d'il y a plus de 100 ans :


Et ce dans quoi on empile les gens aujourd'hui :


Les logements ouvriers d'alors sont désormais réservés à l'élite d'aujourd'hui. Et tout le reste, surtout les classes moyennes (alors que la France soviétoïde a réussi l'exploit de faire en sorte de faire payer les classes moyennes pour que les pauvres soient mieux logés que les classes moyennes), sont entassées dans des tours en béton plastique.

Et on m'explique qu'il faut partager le travail ? Alors qu'on loge de plus en plus dans des logements hideux, aux façades toutes lisses, sans aucun travail, pour cause de minimisation de la main d’œuvre ?

Idem sur les infrastructures ?

Et sur la bouffe ? On mange de plus en plus de la merde, toujours pour cause de minimisation de la main d’œuvre ?

Et pourquoi on minimise la main d’œuvre ? Parce que
1) le culte de la paresse de la part des clients, leur a été inculqué dès le plus jeune âge par le couple télé/ednat,
2) ils nous ont bâti un monde où de toutes façons, ce qu'on se fait pour soi, ne vous appartient pas, mais appartient à l'État qui vous en laisse "royalement" temporairement l'usufruit. Et où ceux qui font le choix de ne rien foutre ne vivent finalement pas si mal sur votre dos,
2) avec en plus les charges d'une dépense publique obèse, qui permet de distribuer un maximum de consommation à des gens politiquement très utiles pour se maintenir au pouvoir, mais qui ne produisent pas du tout de valeur ajoutée à hauteur de ce qu'ils pompent, et qui pèsent tellement sur le coût du travail que tout le monde cherche à le minimiser.

Voila c'est affreusement libéral, mais je le répète.

Tant qu'on aura des gens logés dans ce genre de trucs :


...qu'on vienne pas me dire qu'il faut partager le travail.

C'est une doctrine de l'abandon, de la médiocrité.

Bref, de la merde parfaitement gôchiasse compatible !

Voila ce que tout le monde pourrait avoir, avec du travail :


Et voila dans quoi ce petit monde veut vous voire vivre :


Naturellement, il va sans dire que l'employé rentier moyen d'EDF ou le tamponne papier des Assedics, CGT, front de gôche, en lutte contre les salauds de riches, abonné à alter écos, et tout le toutim, habitera dans la première ligne, quand ils veulent imposer la seconde aux autres...

Bandes d'enculés ! Vraiment ! (désolé, ça vient des tripes)

Et vous pouvez donc compter très fort sur le fait que la bande de rentiers d'extrême gôche saute sur ce genre de choses à pieds joints...

En prime...

Le déclin est un choix
Mediavox, Amiral Woland, 12/04/2013 (en Français texte en français )
→ lien
Le déclin peut avoir beaucoup de charme pour un gouvernement et une population. Il les autorise à déposer les armes et à abandonner la grandeur. C’est le chemin que les démocraties occidentales semblent avoir décidé d’emprunter car elles sont persuadées qu’il est irréversible et qu’il faut donc l’accepter de la manière la plus gracieuse possible. Mais même ça semble pourtant être hors de leur portée.

Aujourd’hui les politiciens croient sincèrement que parce qu’ils ont fait un discours, ils ont réalisé quelque chose, alors que la seule chose qu’ils ont réalisé est un discours. C’est ce que la baronne Thatcher, qui a été retiré à notre affection, aimait dire. Elle disait aussi que contrairement à ce que racontent nos dirigeants, le déclin est un choix.

Quand l’Angleterre, alors en voie de tiers-mondisation avancée avec coupures de courant intempestives et faillite généralisée, s’est tournée vers cette femme, elle ne croyait plus en elle-même. Thatcher a non seulement stoppé le déclin, mais elle a en plus redoré le blason de l’Angleterre à la fois économiquement et militairement. La guerre des Malouines, qui n’avait aucune espèce d’importance hors contexte, a eu un impact mondial. Après le Vietnam, la chute du Shah, les cubains en Afrique, l’annexion de pays entiers par l’URSS, le fait que les britishs soient allés coller une dérouillée à la junte Argentine a rappelé au Politburo et ses sbires que la « Monde Libre » bougeait encore.

A la maison, Thatcher n’a pas écrasé la classe ouvrière, comme aime à le répéter des journalistes sans la moindre culture économique, mais elle a écrasé le socialisme. C’est d’ailleurs pour ça qu’elle est tant détestée encore aujourd’hui par tout ce qui se fait de moins civilisé et de plus culturellement suicidaire. Elle aimait dire que sa plus grande réussite était « Tony Blair ». En effet, après elle le socialisme fut tellement décrédibilisé qu’il disparut de la scène politique anglaise alors que dans les années 70, les syndicalistes faisaient la pluie et le mauvais temps à coups de pression sur des gouvernements en guimauve. Les patrons des syndicats étaient alors aussi connus que des starlettes fouteuses.

En 1990, quand Thatcher a été trahi par son propre parti et a dû quitter le gouvernement, aucun syndicaliste ne fut invité à la télé pour commenter l’évènement. Plus personne ne savait qui ils étaient.

Thatcher était une championne de la liberté et de la responsabilité. En tant que telle, elle est détestée par toutes les pleureuses qui préfèrent vivre encagées que d’avoir à assumer le moindre risque. Je ne peux pas imaginer de plus haute décoration que celle-là pour un homme d’état.

Thatcher était aussi quelqu’un qui refusait de sauter quand on le lui demandait. A une époque où les politiciens se battent pour pouvoir se faire maltraiter par des saltimbanques grotesques et repoussants, on se dit que finalement, un peu de rigidité et de dignité en politique n’était pas si mal. Mais il faut dire aussi qu’elle était dans l’action alors qu’ils ne sont que dans la pose.

Je ne souhaite pas à Thatcher de reposer en paix car cela ne semble pas vraiment avoir été son truc à elle. J’espère donc que Saint Pierre lui a prévu un grand verre de whisky et plein d’opposants politiques à descendre.

26 commentaires:

  1. oh la la ! c'est l'effet de la chute du prix de l'or ou quoi ?

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  2. Ouais, au pays de oui-oui, on va tous vivre dans des pavillons avec deux garages et un jardin de 1000 m2 pour mettre la piscine.
    Bien sûr qu'il faut vivre sans croissance.

    Thatcher était tellement une saloperie pour les pauvres que la plupart des gens des classes ouvrières ont trinqué à sa mort.

    N'est pas Chavez qui veut. Et être populaire auprès des classes populaires, ça se mérite.

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    1. Bien sur, Chavez, ce grand homme...
      :)

      Et c'est sur que les gens qui ont trinqué à la mort de Thatcher auraient eu une vie bien meilleure si c'était le FMI qui s'était occupé de la Grande-Bretagne au lieu de Thatcher, c'est sur.

      Dex.

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    2. En attendant, y'avait des milliers de pauvres qui pleuraient le long du cortège de Chavez, t'en trouveras pas un seul pour accompagner Thatcher dans l'au-delà. Cracher sur sa tombe, ça oui.

      Encore une fois, n'est pas un grand homme aimé de son peuple, qui veut.
      Thatcher n'a jamais été aimée du peuple. Et on sait bien pourquoi.
      Thatcher, FMI mêmes combats.

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    3. Je t'aurais bien dis que des gens pleurent encore sur Adolf, mais je refuse de marquer un point Godwin aussi vite.
      Donc mange ça à la place : https://www.youtube.com/watch?v=mSLJYbhXCkE
      C'est sur que les grand hommes, ça fait des malheureux quand ils s'en vont.

      Tu peux tourner ça comme tu veux, il arrive un moment où il faut se sortir les doigts.
      Soit arrive quelqu'un qui propose ça, comme les britaniques ont pu l'avoir avec Thatcher, soit tu peux fuir en avant à la suite d'un bon gros populos des familles.

      L'heure du choix approche pour nous. On va bien voir ou cela nous mène.

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  3. "Bande d'enculés", c'est exactement ce que certains ressentent à la lecture de certains de tes posts. J'espère que t'en a conscience. Là, par exemple, quand je lis ce post, je me dis : "putain, mais quel fils de pute de batard qui raconte n'importe quoi pour satisfaire ses pulsions de petit bourgeois de droite". Juste histoire que tu saches ce que tu provoques chez certains types normaux et qui font pas vraiment partie de l'élite.

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    1. Heu... j'ai bien relu le post à tonio, je crois qu'il ne souhaite du mal à personne, et traite d'enculé des gens qui entassent leurs semblables dans des cages à poule.

      Pour le reste, il y a un lien qui soutient l'oeuvre et la personalité de Thatcher.
      On peut être d'accord ou pas, c'est une opinion.

      J'espère qu'on a encore le droit d'avoir une opinion dans ce pays.

      Je passe plus de temps à lire ce blog qu'à y participer, mais vous me donnez envie d'exprimer un petit soutient au Tonio là.

      Dex.

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    2. "...petit bourgeois de droite" : Tout ça transpire le bolchévisme ou le trotskisme à la Lev Davidovitch Bronstein ou petit loulou de banlieue rouge, on est loin de "certains types normaux".
      La façon dont certains se sont appropriés la révolte et son expression est caractéristique de l'idéologie !

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    3. Suis d'accord avec anonyme 02:49.

      Ce post est à vomir. Il transpire la haine et la droite boulangiste.
      Entre ça, le racisme de moins en moins masqué et l'homophobie, la haine des fonctionnaires, etc, on a tout le panel de la montée de l'extrême droite qui pue.

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    4. Bien entendu, tout le monde sait que Tonio est un pédonazi ultralibéral.

      J'aimerai mettre une idée en face de "à vomir, qui transpire la haine, et l'homophobie de la montée de l'extrême droite qui pue..."

      Il semble que tu aies le pouvoir d'identifier un tel passage dans un texte. Tu peux me citer le passage qui correspond, pour le post stp ?

      Ste plait, ste plait, j'aimerai vraiment être capable, comme toi de reconnaitre les mots qui trahissent une pensée "à vomir, qui transpire la haine, et l'homophobie de la montée de l'extrême droite qui pue..." et être moi aussi capable d'identifier un pédonazi ultralibéral !

      Dex.

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  4. Très brouillon ce post Disco...c'est l'approche du 5 mai qui te files des boutons ;-)
    Aujourd'hui les blogueurs croient sincèrement qu'ils ont fait un beau blog, ils ont réalisé quelque chose, alors que la seule chose qu'ils ont réalisé est un blog.

    Permaculture, lien social me semble bien plus enrichissant que le mot travail.
    "Si le travail est l'opium du peuple, alors je ne veux pas finir drogué"
    Xion

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  5. "soit le changement que tu veux voir dans le monde" Gandhi.

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  6. Autant je partage vos réflexion sur "babel ou la mort" :-) autant ici sur le travail je pense que vous êtes aveuglé par votre religion idéologique(politique?).

    Si je ne dis pas de bêtise vous êtes informaticien comme moi ?
    Le but de notre travail in fine n'est pas "d'améliorer" la productivité des gens ?

    In fine d'avoir besoin de moins de travailleur pour le même résultat ?

    Comme les machines industrielles par exemple ?

    Produire plus avec moins de main d’œuvre non ?

    Et il faut travailler plus ? sur de ça ?

    Ne me sortez pas l'argument des politiques du genre il faut se tourner vers les boulots à haute valeur ajouté ...

    Mon cul que ça marche pas, on ne remplace pas 1 million d'ouvrier/secrétaire par 1 million d 'ingénieurs ça ne s'est jamais vu ça ne se verra jamais.(De plus il n'y a pas de boulot pour 1m d 'ingé en plus ...)

    Les merdias en parlent très mal et de la mauvaise manière mais revoir le travail dans une société qui se modernise dans la production des biens de nécessite est une EVIDENCE.

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  7. suis entièrement d'accord avec ton texte.par contre la croissance m'exaspère,on recherche le développement a tout prix et ça ne marche plus.on va construire et bétonner le pays jusqu'ou?le partage du travail est une idée saugrenue qui ne peut s'appliquer qu'au secteur public non concurrentiel

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  8. Oui et non.
    JM Jancovici a démontré que sans croissance energetique = pas de croissance. Donc Berruyer a raison de poser la question : comment on fait tourner le bouzin sans la religion de la croissance ? Le peak everything a 95% d'arriver, sauf miracle (fusion?).

    La ou je suis d'accord avec toi, c'est qu'on est train de manipuler les esprits pour les préparer à la misère pour tous, avec des idées bobo-communistes-écologistes. Sauf pour une hyper-classe.

    Bref il y a tout à refaire dans ce pays. Il faut recréer de la richesse, du savoir, du savoir-faire, du génie, du beau, du productif. Une fois que la richesse est crée, il faut la partager par méritocratie et éviter qu'elle soit aspirée par la finance, les banques, les rentiers, les parasites.

    En ce moment, on fait exactement le contraire. On ne produit plus rien, on importe et on pollue. Et on distribue tout, sauf que comme on a rien à distribuer, on emprunte.

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  9. A propos d'Allemagne : « Pour qu’un chancelier implémente quelque chose, il doit être un homme de pouvoir. Et s’il est intelligent, il sait quand c’est le bon moment. Dans un cas en particulier – l’euro – j’ai agi comme un dictateur. (…)"

    « Je savais que je ne pourrais jamais remporter un referendum en Allemagne. Si un referendum avait été organisé pour l’introduction de l’euro, nous l’aurions perdu. C’est assez évident. Je l’aurais perdu, et de 7 contre 3 ».

    Interview de Kohl... ;-)

    http://tinyurl.com/bpnpoap

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  10. C est frustrant de travailler en SSII, on est pas remunère a sa juste valeur, les manageurs se goinffrent. mais ce blog me rappelle cette phrase de duras l illusion de la solution politique au problème politique. Autant les analyses financière s étaient fin , autant les articles politico-sociologiquio-nationalismo-mystiquo-bouglibouha sont mauvais. On pourrait être d accord a la limite , mais ça ne tient pas la route. Le complot maçonnique entres autres. Les média français a sa botte, mais qui ont quand même fait tomber cahuzac. Par contre trois pauvres reportages de cctv et la france est un pays en guerre, eux on les croit.
    Comme de coutumes sur ces sites haineux, signé un anonyme.

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    1. Les médias ? Quels médias ? Soyons sérieux !
      C'est Mediapart et quelques autres médias internet. La presse TV est aux ordres.
      Quand au complot maçonnique, il suffit de remplacer complot par lobbying et maçonnique par fédéraliste et on arrive à peu près à être d'accord sur pas mal de billets sur ce blog.

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  11. moi je suis d'accord avec Tonio sur pratiquement tout ce post. Merci Tonio :
    - de tenir ce blog, espace d'expression libre et indépendant, et d'accepter les critiques aussi bien.
    - d'avoir le courage de dire franchement ce que tu as dans les tripes, car ce n'est pas facile de le coucher noir sur blanc, c'est tellement plus simple de le garder à l'intérieur de soi.

    il y a un combat d'idée entre :
    - ceux qui pensent que le travail est un gâteau qui se partage
    - et ceux qui pensent que le travail N'est PAS un gâteau qui se partage, le travail s'invente, le travail permet de tendre vers l’Excellence

    or l'argument de certains : l'informatique, les robots font disparaitre des emplois, surtout des emplois peu qualifiés... et donc il faut partager le gâteau travail... est FAUX

    vous n'avez pas l'impression, TOUS les jours, qu'il y a TELLEMENT à faire dans ce pays ??

    la qualité cela vous parle ??

    des habitations de qualité ? une éducation de qualité ? une organisation des villes de qualité ? une alimentation de qualité ? des services publiques de qualité ? un éveil politique de qualité ? une information de qualité ? des divertissements de qualité ? .... il faut des bras et des cerveaux pour cela...

    à choisir le modèle "le travail est un gâteau qui se partage", on fait clairement le choix de la médiocrité !

    yongtai

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  12. Tu parles du peak everything depuis des années en râlant parce que personne ne le prend en compte et là tu nous sort que tu es contre la décroissance. Donc tu es pour la croissance tout en voulant de la croissance. Tu ne vois pas la contradiction?

    De même pour le partage du travail. Il fut un temps tu râlais contre les branle couilles du privé qui ne savent faire que des tableaux excel sans rien apporter de concret, tu insultes les fonctionnaires qui ne sont que des gratte papiers ne produisant rien, on est en sur consommation, donc en sur production, sans oublier la robolution, et tu voudrais qu'on crée encore plus de travail? Et quoi donc? Là encore contradiction majeure dans ton raisonnement.

    Un partage du travail sera inévitable. Il entrainera évidemment une baisse des salaires, donc de la consommation, ce qui ramènera celle ci à un niveau plus compatible avec le peak everything. Il faudra bien sur faire très attention à ce que les gros voient aussi leurs revenus baisser, ne serait que pour éviter qu'ils ne puissent accumuler suffisamment de richesses pour tordre le système à leur avantage comme c'est le cas actuellement.

    Pour finir tu nous montre des photos de petit village comme étant la panacée. Mais n'oublie pas comment vivaient ceux qui les ont construit. Ils n'avaient pas le confort actuel. Le travail y était aussi plus dur. Es tu vraiment prêt à changer de vie à ce point? Si oui tu peux le faire, ces maisons existent encore, tu peux en acheter une et avoir une nouvelle vie. MAIS FAIS LE AU LIEU DE RALER. Sinon tu ne vaut pas mieux que tous ces politiciens qui font de beaux discours mais sans acte concret derrière.

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    1. Parce que tu crois qu'ils avaient beaucoup de pétrole et de ressources quand ils ont construit leurs superbes villages en pierre ?

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    2. Bien sur que non, ils ont fait avec ce qu'ils avaient à disposition. Et nous ferons de même à l'avenir avec les ressources disponibles, qui seront donc moindres qu'actuellement. Nous aurons donc une décroissance. Soit elle se fera contraints et forcés et cela sera bien dur. Soit on la prévoit et on l'organise et on pourra garder une bonne partie de notre confort actuel tout en améliorant notre cadre de vie.

      Mais il ne faut pas idéaliser la vie de l'époque. Les conditions de vie et le travail étaient plus durs qu'actuellement. Peu de commerces ou d'activités à proximité ou alors du très basique. Il faut donc prendre une voiture pour presque toute activité. Et sans pétrole...

      La société actuelle est bien moisie sur bien des aspects et cela a plutôt tendance à empirer. Je te rejoins donc sur le constat. Mais il faut éviter les solutions idéalisées. Si la vie à la campagne dans un superbe village est si bien que ça pourquoi ne l'a tu pas encore fait?

      Et tu n'as pas répondu aux contradictions que j'ai évoquées.

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  13. Curieux éloge de Thatcher, grande pote à Pinochet, je rappelle.
    Comme si c'était les politiques qui faisaient la richesse des nations. Pffff...

    Ce qui a fait le rebond anglais ce n'est pas Thatcher, c'est la reconversion réussie du secteur secondaire moribond dans la City et les manipulations financières en tout genre. Les USA en avaient besoin pour verrouiller la position du Dollar, et le british ont bien été payés en retour de leurs services, notamment dans le secteur Asie où ils disposaient de solides réseaux.

    Thatcher est arrivée première à un concours de circonstances. Son ultra-libéralisme a aidé la finance en ruinant la base ouvrière, mais je ne sais pas si c'est un fait d'arme dont on peut tirer une quelconque fierté.

    Ceux qui lisent Dmitry Orlov ont compris pourquoi le libéralisme est procyclique en période de croissance mais également de récession, mais que le socialisme est contracyclique de la même manière. Un frein au développement, mais un matelas anti-crash.

    Moralité : il faut être libéral en période de croissance et socialiste en période de récession. La solidarité évite de sombrer dans la dépression.

    Donc Hollande pourrait être l'homme de la situation, mais son grand tort a été de faire des effets d'annonce en pensant se fixer des obligations de moyen, alors que l'auditoire les a conçues comme des obligations de résultat.

    Ce n'est pas une faute personnelle, mais un effet pervers de la prétention que confère la fonction : Sarko avait commis les mêmes erreurs avec le pouvoir d'achat.

    La question n'est donc pas si Thatcher a assuré. En période de croissance mondiale, même Jospin faisait des étincelles (on oublie toujours le contexte international quand on évalue les résultats d'une politique). Le problème c'est : à quel coût est-elle parvenue à une situation qui aboutira à ce que la Grande-Bretagne se vautre de manière plus violente encore, une fois que Big Brother US aura mordu la poussière ? et là, quel bilan ?

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  14. Détrompez-vous, le commerce de villes moyennes et petites était florissant avant le XVIIIème siècle et le départ des forces vives vers les emplois industriels.

    Après celle des actifs, la quasi-disparition des commerces locaux a eu lieu dans une seconde salve(années 60) avec la généralisation en France de l'automobile à un coût d'essence dérisoire, qui a donné :
    - l'exde rural vers les pôles d'emplois industriels (60) puis tertiaires (90)
    - les centres commerciaux et zones industrielles / drive en périphérie
    - l'étalement urbain et la périurbanisation (celle-ci à cause de la rente immobilière et de la démographie) autour des noyaux d'emplois

    Ces transformations d'ampleur sont une parenthèse énergétique qui a commencé à se refermer depuis 2005/2006 (c'est selon).

    C'est la raison pour laquelle il ne faut pas inverser le lien de causalité entre offre de transports et présence de services/emplois/commerces locaux.

    Quand les besoins sont de nouveau comblés à l'échelle locale (emploi, commerce, éducation, soins), on peut tout faire à pied, à vélo. Et en train entre les villes (la France est très chanceuse malgré la fermeture de nombreuses liaisons). L'exode urbain à commencer depuis le début des années 2000 mais s'étalera sur des décennies et il est très difficile à titre individuel de faire partie des premiers sacrifiés "pour la cause", à moins d'être coiffeur, boulanger ou policier (bref, de servir à quelque chose de manière plus évidente LOL).

    C'est un peu : allez repeupler, je vous suivrai quand il y aura emploi, commerces et transports :)

    Qui part devant ?

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  15. Ce qui est sûr, c'est qu'au moins ici il y a du débat. Et que le public d'opinion politique divergente, parfois échaudé par l'un ou l'autre post, finit toujours par revenir :-)

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  16. Juste une remarque en passant: pour les plus jeunes d'entre vous (et peut-être les autres), tapez dans garggle le nom de Bobby Sands. Vous comprendrez alors pourquoi on l'appelait la dame de fer et pourquoi son nom et sa mémoire resteront à jamais maudites chez une part importante des gracieux sujets de Sa Majesté, les plus pauvres, naturellement.

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