vendredi 26 avril 2013

Sur l'accident au Bangladesh

300 morts, essentiellement des ouvrières du textile, dans l'effondrement d'un immeuble insalubre d'une fabrique de conception :
300 morts au Bangladesh, nouvelle frontière de la mondialisation
Rue89, Pierre Haski, 26/04/2013 (en Français texte en français )
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Colère au Bangladesh, la nouvelle frontière de l’économie mondialisée. Deux jours après la mort de 300 ouvriers dans l’effondrement d’un immeuble vétuste abritant des usines textiles, la police a tiré avec des balles en caoutchouc vendredi sur des centaines de milliers de protestataires dans la capitale, Dacca.

L’immeuble qui s’est effondré comptait neuf étages, et abritait cinq entreprises textiles, employant plusieurs milliers d’ouvriers, surtout des femmes.

La veille de la catastrophe, l’alerte avait été donnée à la suite de la découverte de craquements dans les structures du bâtiment et les ouvriers avaient été évacués. Mais le jour du drame, l’immeuble a été rouvert normalement, et le personnel a été forcé de reprendre le travail, sans tenir compte du danger.

Quelques heures plus tard, l’immeuble s’effondrait comme un château de cartes.

Le choc est d’autant plus grand qu’il survient quelques mois seulement après une catastrophe similaire en novembre, lorsque 110 personnes avaient trouvé la mort dans l’incendie d’une autre usine textile située dans un immeuble vétuste de la banlieue de Dacca.

On retrouve les productions de ces usines « made in Bangladesh » dans de nombreuses marques occidentales type Gap ou H&M.

Les salaires restent toutefois extrêmement bas : le salaire minimum est de 37 dollars par mois, soit 28 euros...



Ça m'a immédiatement fait penser à ce documentaire sur New York que je vous avais posté il y a un moment.

Et surtout la partie 5, à partir de 32mn42 :


New York, 1911... Vous apprécierez la similitude des situations, à un siècle d'écart...

On y apprend au passage que les exploités d'alors étaient surtout des italiens, et des juifs d'Europe de l'Est...

Et alors que la fête du travail approche, et que les moustachus rentiers de la CGT s'apprêtent à défiler ce premier mai, inventé en 1884 dans cette même New York dans les conditions sus citées, pour célébrer les conquêtes sociales dont ils abusent désormais sur le dos des vrais pauvres, vous pouvez être sûr que pouvoâr dâchâ oblige, ils porteront tous, comme tout le monde, des fringues venues du Bangladesh, ou l'équivalent...

Ironie de l'histoire... Qui fait défiler les exploiteurs avec des pancartes "non à l'exploitation !".

2 commentaires:

  1. J'ai pensé a cet incendie dans les usines textile de new york moi aussi (si je ne me trompe pas) ! mais tu as une sacrée mémoire pour avoir retrouvé ca !

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  2. moi je suis dans un syndicat autogestionaire et quand je défile c'est pas un "gros ventre" qui décide cela s'appelle la CNT. Le 1er mai c'est la fête des travailleurs et je suis contante de pouvoir protester dans la rue mais même dans une seudo démocratie la repression est vite arrivée...Le matin du 1er nous manifestons avec les sans papiers à Vitry sur seine.9h mairie

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