mercredi 22 mai 2013

Bruno Bertez : Une "englande" est plus dangereuse qu’une bulle

Mister Market and Doctor Conjoncture du Mercredi 22 Mai 2013 : Une "englande" est plus dangereuse qu’une bulle par Bruno Bertez
Le blog à Lupus, Bruno Bertez, 22/05/2013 (en Français texte en français )
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Derrière une englande, il y a une volonté d’un homme ou d’un groupe d’hommes. Nous sommes dans le volontarisme, l’intentionnel, donc ce qui fait que normalement sur les marchés, on peut en étant vigilant opérer, tout cela fait défaut.

Il n’y a pas de répartition statistique. Les signaux font défaut. Les analyses techniques ou historiques ne servent à rien si ce n’est à tromper plus de gens.

Cela est particulièrement vrai de l’analyse chartiste : On déclenche les stops, on fait franchir les seuils techniques, on casse les formations et les figures à la main, à coup de pieds dans le c.l.

Cela a été fait à petite échelle dans les années 1929, il est évident que cela est fait en grand, au niveau global sous la conduite de Bernanke.

Le vrai problème c’est le relais; Il faut soit trouver des gogos relais, soit accepter la destruction, c’est à dire la ruine partielle de la masse des épargnants/classes moyennes. Dans les années 30 la solution a été trouvée par les destructions de la guerre.

La distinction entre "bulle " et « englande « est donc fondamentale dans la période présente; Nous y reviendrons.

Dans la bulle c’est la psychologie des foules, son exubérance qui est en action; Dans l’englande , c’est le cynisme des maitres du monde.

On peut étudier la foule, les signaux de son humeur, de ses excès, mais on ne peut savoir ce qui se passe dans les réunions confidentielles des maitres du monde.

Pourquoi ont il accepté par exemple le risque énorme de la dévaluation/guerre monétaire japonaise?

Les classes moyennes et épargnants lambda n’ont qu’un atout: leur résistance, leur passivité face au chant des sirènes de la Lorelei de la hausse des marchés. Ils ne viennent pas, les complices des maitres du monde sont entre eux, les requins dévorent les autres requins blessés, ceux qui sont"short".


Save yourselves buy stocks !

And BTFD !

1 commentaire:

  1. A propos de l'Italie :

    Mario Monti laisse derrière lui une dette publique de 1988,658 milliards d'euros, soit 127 % du PIB. Mario Monti a fait la preuve de sa nullité. Mario Monti a fait la preuve de son incompétence.

    Concernant le secteur privé en Italie, lisez cet article :

    Le Nord de l'Italie "au bord du précipice économique" (Confindustria).

    La crise qui frappe l'Italie touche aussi le Nord très industrialisé et traditionnellement prospère qui est "au bord du précipice économique", a affirmé jeudi le patron des patrons Giorgio Squinzi.

    Si le Nord s'effondrait, "il entraînerait à sa suite tout le pays qui retournerait en arrière de 50 ans et serait exclu de l'Europe qui compte", a déclaré M. Squinzi en ouverture de l'assemblée annuelle de la Confindustria, l'organisation patronale italienne, à Rome.

    Le patron des patrons italiens s'est dit très préoccupé aussi par la poussée du chômage (11,5% et 38,4% chez les actifs de 15-24 ans).

    "Le manque de travail est la mère de tous les maux sociaux", a souligné M. Squinzi en appelant à affronter ce problème "sur le plan structurel et de façon équilibrée en intervenant à la fois sur les coûts, la productivité et la réglementation". Selon lui, "les entreprises sont prêtes à soutenir l'action du gouvernement par des investissements et des embauches".

    Il a souhaité que le gouvernement dirigé par Enrico Letta qui est le premier de l'après-guerre à rassembler la gauche et la droite, ait "devant lui le temps de mettre en oeuvre les politiques nécessaires". Le patronat voudrait en particulier "une fiscalité qui soutienne qui crée de la richesse et la distribue, qui soit transparente et respectueuse des droits des citoyens et des entreprises".

    Selon lui, la relance de l'économie italienne doit "avoir comme pilier porteur la politique industrielle".

    Le président du Conseil Enrico Letta assistait à cette réunion et a estimé qu'il faut "redonner la priorité à l'industrie" dans les économies européennes.

    "On a pensé en Italie et en Europe pouvoir se passer de l'industrie, faisant de la croissance sans industrie ou en laissant la tête ici et en envoyant le reste ailleurs", a expliqué M. Letta. Mais cette phase s'est terminée "par des résultats non positifs: l'UE a perdu son leadership". Selon lui, l'Europe doit être la force de propulsion pour atteindre de "grands objectifs comme porter le PIB de l'industrie manufacturière à 20% du total en 2020".

    M. Squinzi a aussi évoqué "le drame" du secteur de la construction "une crise si profonde que nous demandons à vous, Monsieur le président (du Conseil) une intervention spéciale pour sauver ce volant fondamental de l'économie".

    Le patron des patrons a aussi évoqué la nécessité de contrecarrer "la troisième vague de menace de credit crunch (réduction radicale des crédits alloués par les banques)", illustrée par le fait que le stock de crédits accordés a chuté de 50 milliards d'euros ces 18 derniers mois alors qu' "un tiers des entreprises ont des liquidités insuffisantes par rapport à leurs besoins d'activité".

    http://www.romandie.com/news/n/ItalieLe_Nord_de_l_Italie_au_bord_du_prpice_nomique_Confindustria_RP_230520131339-26-361755.asp

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