jeudi 9 mai 2013

Ce que les Suisses ont retenu d'une visite de sénateurs français !

D’accord, d’accord…
Les petits secrets du Palais, Blog De Fathi Derder, 06/05/2013 (en Français texte en français )
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Nos amis français sont venus lundi à Berne. Une délégation du Sénat en visite. On s’attendait à du lourd: on a été servis. La totale. Ce ton, ce style inimitable: ne jamais parler, toujours expliquer.

Au repas déjà, chez l’ambassadeur, une sénatrice «explique» à ma table que la France est un pays ultralibéral. Oui, Madame. Elle nous raconte les us et coutumes des habitants de cette terre lointaine. Inconnue. Je lui fais remarquer que, si la France est un pays «ultralibéral», la Suisse est un club échangiste. Sous ecsta.

Quelques minutes plus tard, en séance, un sénateur nous «explique» que nous ne comprenons pas la France. Et sa fiscalité. Il faut savoir que, pour un élu français en tournée en province, si on n’est pas d’accord, c’est qu’on ne l’a pas compris. Alors il réexplique, plus lentement. Il articule. C’est inintéressant, mais joli à entendre.

Puis, devant notre lenteur – tout helvétique –, une sénatrice admet alors que, dans le fond, nous «ne pouvons pas» comprendre la question fiscale française. Car la Suisse est, je cite, «en retard en matière de dépenses publiques». La preuve: les crèches. Je n’invente rien.

Désarmante France. Quarante ans de déficit, une dette abyssale, mais elle fait la leçon. Elle donne un cours de gestion de faillite au pays le plus riche du monde. Le cancre fait la nique au premier de classe: le panache laisse coi. Admirable. Encore!

Moralité: la crise française est plus grave que prévu. On se trompe, notamment, sur sa cause. La France ne souffre ni de son chômage ni de sa dette: elle est malade de son aveuglement. Incapable de se remettre en question. Le fameux «déni»: l’Allemagne a tort, la Suisse a tort, tout le monde a tort.

Et la France? Elle a raison. D’accord? D’accord. Et pendant ce temps, elle coule. Encore et encore. C’est que le début. D’accord, d’accord…

16 commentaires:

  1. On a toujours préféré fantasmer sur l'empire US, le modèle anglo-saxon et la tour de Babel européenne. Alors que la solution était juste à coté de nous.

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  2. http://www.infrarouge.ch/ir/2003-miracle-economique-suisse-jusqu-quand

    Pour situer le contexte Pierre-Yves Maillard est un socialiste.

    Écoutez son discours vous allez être surpris !

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  3. Oui.

    Il faut aller faire un tour dans un hopital suisse pour se rendre bien compte de la différence avec la France.
    Tout n'est pas rose là-bas, et je le sais, j'étais dans un hosto suisse il y a 15 jours...

    Vive la France pour ce côté là !

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    1. Faudrait voir ce que ça donne sans les 13 milliards de déficit...

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    2. Faudrait surtout voir ce que ça donne sans être un paradis fiscal international, refuge de toutes les grandes fortunes du monde et de ces traffics...

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    3. Je te rassure, j'étais dans un hopital francais il y a quinze jours pour accompagner un proche qui a été emmené par le SAMU. On m'a demandé de patienter en salle d'attente, pendant une journée entière - et là j'ai pu constater que chez nous :

      Une petite fille arrivant à 9 heures (du matin) se fait poser quelques points de suture à 20h30 (le soir).

      Que des gens tombent dans les pommes a force d'attendre, et qu'en définitive il s'agit du seul moyen d'être pris en charge (aussi une nana qui attendait depuis la matinée), hormis celui de foutre un bordel sans nom, de crier comme un fou en menancant les infirmières.

      Alors, oui. La Suisse c'est sans doute pire. Mais un conseil : si vous devez vous rendre dans un hopital francais et qu'il s'agit d'une urgence. Eh bien soit attendez que votre état s'aggrave suffisament pour justifier d'appeller les pompiers, soit vous vous arrangez pour vous faire accompagner par ce que vous connaissez de raclure les plus pourries.

      Sinon, pas d'aller aux urgences, vous ne serez pas pris en charge avant la soirée.

      A bon entendeur...

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  4. Et si nous remplacions toute cette clique de parasites par des allemands ? Quelqu'un a une idée où on pourrait les exporter pour les couler ?

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    1. Corée du Nord ou Belarus, mais ce n'est même pas sûr qu'ils nous les gardent, ils pourraient aussi être épouvantés.

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  5. Pour mettre les choses en perspective au sujet de nos chers "sénateurs"... rappelons que le zozo Mélanchon est... "sénateur"... alors les conneries qu'ils peuvent bien déblatérer au kilomètre chez nos amis suisses, franchement, ça ne pèse pas lourd...

    Mais en effet, la France souffre d'une démence collective, d'un sida mental absolument terrifiant.

    Il n'y a pas de médicaments, de traitements contre cela.

    Il faut juste attendre que le pays implose... seul moyen pour vider les poubelles.

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  6. oui! au triangle des Bermudes!!!

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  7. Faut pas ce leurre, c'est une récession mondiale, ça veux dirent que tout le monde doit revoir sa façon de pensée pour aller vers le monde de demain ou mourir.

    En Suisse comme en France, on discute avant de décider de faire un audit pour bien décider. Comme des sales gosses qui veulent pas faire leur devoir et qui achête du temps en croyant que la Féé "rien" descendra du ciel pour les privés de leur corvée.

    C'est illogique, car tout ceux qui sont dans le faire savent très bien que la théorie c'est juste utile pour faire la liste des choses à ne pas oublier. Rien ne se passe jamais comme on avais prévu.

    Au final, on a une bande de con qui se félicite d'avoir fait du bon boulot en dépensant tout le pognon et d'avoir un résultat magnifique en ayant dépenser 3x le prix.
    Donnez moi un levier et je soulèverai la terre tout le monde s'émerveillera de ma prouesse alors que c'est le type qui a trouvé le levier à qui reviens tout le mérite.
    Voilà la vrai différence entre la théorie et la pratique...


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    1. Vive la France (et la langue française)
      J'aime bien votre critique de la France, mais votre orthographe (pas moins de 8 fautes en 10 lignes!) laisse supposer que vous n'êtes pas français. Alors, svp, allez critiquer votre propre pays.

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  8. huit fautes en 10 lignes....
    Aucun doute possible, cette personne est un universitaire... FRANCAIS!!!!

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  9. Je passe ici par hasard et je viens de lire tous les échanges ... pffff ... la critique est aisée, chers amis suisses ... un pays de 65 millions d'habitants ne fonctionne à l'évidence pas comme un de 8 ... en outre, la Suisse a décidé de rester hors de l'Union Européenne pour, à l'évidence, conserver les particularismes qui ont fait son succès et je comprends bien. La France, même si c'est compliqué chez nous et sans doute pour encore un (gros ?) bout de temps, fait tout son possible pour sortir du merdier actuel et je gage que nous y parviendrons. Quand la Suisse enverra ses soldats combattre le terrorisme et se faire tuer à l'autre bout du monde, faites-moi signe, s'il vous plait.Quand la Suisse aura un système social digne du notre, faites-moi signe, s'il vous plait. Quand la Suisse cessera d'accueillir nos riches, faites-moi signe s'il vous plait. Bonne journée.

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  10. Tous les paradis fiscaux contrairement au reste du monde se portent bien économiquement. Conclusion ? Que tous les pays de la planète soient des paradis fiscaux ! La France ? Championne du monde en création de chômeurs. Pourquoi ? Depuis 40 ans, sur 34 milliards alloués à la formation, seul « 1 chômeur sur 5 » arrive à se fait financer une formation pour se retrouver sur le marché du travail. Laisser pourrir les demandeurs d’emploi le plus longtemps possible au chômage, a toujours été la politique de la France. Conclusion, depuis 40 ans, nos chers dirigeants français ont oublié de se faire greffer un cerveau à la naissance. Ce qui compte le plus, c'est la retraite non négligeable qu'ils vont toucher à vie, nos chers cumulards bien heureux de l'être. Par contre les plus pauvres, ceux qui vivent avec la moitié du seuil de pauvreté, eux ils n'ont pas droits d'être des cumulard pour se sortir de leur merde. CQFD

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  11. Oubli du « chaque année » : Depuis 40 ans, sur 34 milliards alloués « chaque année » à la formation, seul « 1 chômeur sur 5 » arrive à se fait financer une formation pour se retrouver sur le marché du travail. Laisser pourrir les demandeurs d’emploi le plus longtemps possible au chômage, a toujours été la politique de la France.

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