jeudi 9 mai 2013

Modernité et progrès de l'€URSS : on distribue des enfants en bocal aux homos mais on interdit de faire pousser ses propres tomates

Union européenne : vers la criminalisation des semences anciennes ?
bistrobarblog.blogspot.fr via Egalité & réconciliation, Mike Adams, 09/05/2013 (en Français texte en français )
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Une nouvelle loi proposée par la Commission européenne, rendrait illégal de « cultiver, reproduire ou faire commerce » de toute semence de légumes n’ayant pas été « testées, approuvées et acceptées » par la nouvelle paperasserie européenne – elle a pour nom « Agence pour l’UE sur la diversité des plantes ».

On l’appelle la « loi sur les matériaux de reproduction des plantes » et son but est de rendre virtuellement responsable le gouvernement de toutes les plantes et semences. Les jardiniers amateurs qui cultivent leurs propres plantes à partir de semences non-répertoriées seraient considérés comme des criminels en vertu de cette loi. [...]

« Cette loi stoppera immédiatement le développement professionnel des variétés de légumes pour les jardiniers amateurs, les producteurs bio, et les petits maraîchers », a dit Ben Gabel, qui cultive des légumes et est le directeur du Catalogue des semences naturelles. « Les jardiniers amateurs ont des besoins réellement différents – par exemple ils jardinent manuellement, n’ont pas de machines et ne peuvent ou ne veulent utiliser des pulvérisations chimiques. Il n’y a pas de moyen pour enregistrer les variétés qui conviennent à un usage domestique car elles ne répondent pas à des critères stricts de l’Agence pour la diversité des plantes, qui ne s’occupe que d’approuver le genre de semence utilisé par les agriculteurs industriels. »

Virtuellement toutes les plantes, légumes, graines et jardiniers seront finalement enregistrés par le gouvernement

Tous les gouvernements, bien sûr, se sont entichés de l’idée d’enregistrer tout le monde et toutes choses. En vertu du paragraphe IV de la loi proposée par l’UE :

Paragraphe IV : enregistrement des variétés dans des registres nationaux et de l’Union

Les variétés, dans le but de les rendre disponibles sur le marché à travers l’Union, seront incluses dans un registre national ou dans un registre de l’Union via une procédure d’application directe par le CVPO (Community Plant Variety Office, Bureau de la communauté pour la diversité des plantes).


Les jardiniers doivent aussi payer une redevance à la bureaucratie de l’UE pour l’enregistrement de leurs semences. D’après le texte de loi proposé :

Les autorités compétentes et le CPVO prélèveraient une redevance pour le traitement des demandes, l’examen formel et technique comprenant des audits, la dénomination des variétés et la maintenance des variétés pour chaque année pendant la durée de l’enregistrement.


Bien que cette loi puisse ne viser au début que les jardiniers professionnels, elle constitue un précédent pour poursuivre tôt ou tard les jardiniers amateurs et exiger qu’ils respectent ces mêmes stupides règlements.

La bureaucratie gouvernementale devient folle

« C’est un exemple de dérapage de la bureaucratie », dit Ben Gabel. « Tout ce que fait cette nouvelle loi est de créer une tonne de fonctionnaires civils dans l’UE payés à déplacer des montagnes de papiers toute la journée, tout en supprimant un approvisionnement en semences aux jardiniers amateurs et en interférant avec les droits des agriculteurs de cultiver ce qu’ils souhaitent. Il est aussi très ennuyeux qu’ils se soient arrogés le pouvoir de réglementer et donner une autorisation dans l’avenir pour toutes les espèces de plantes – pas juste les plantes agricoles, mais les herbes, les tourbes, les fleurs, la totalité – sans avoir à le rapporter au Conseil pour être voté. »

Le jargon utilisé par une bureaucratie malade qui obligera les cultivateurs et jardiniers à se plier à cette loi de l’UE est un langage bureaucratique orwellien qui ne signifie qu’une chose : tous les jardiniers devraient se préparer à se soumettre à la folie gouvernementale concernant les graines, les légumes et les jardins privés. [...]

Comme on peut le soupçonner, cette idée est la « solution finale » de Monsanto, DuPont et autres corporations de semenciers qui ont depuis longtemps admis que leur but est de dominer complètement toutes les semences et cultures de la planète. En criminalisant la culture privée de légumes – transformant ainsi les jardiniers en criminels – les bureaucrates de l’UE peuvent enfin céder le total contrôle de l’approvisionnement alimentaire à de puissantes corporations comme Monsanto.

La plupart des semences de variétés anciennes deviendront criminelles

Presque toutes les variétés anciennes de graines de légumes seront criminalisées en vertu de cette loi de l’UE. Cela veut dire que le fait de sauvegarder des graines d’une génération pour les ressemer l’année suivante – base d’un mode de vie durable – deviendra un acte criminel.

De plus, comme l’explique Gabel, cette loi « tuera efficacement l’utilisation des graines pour les jardins privés de l’UE ».

C’est le souhait ultime de tous les gouvernements, bien sûr : criminaliser tout action en vue d’une autonomie et rendre la population complètement dépendante des monopoles des corporations pour sa survie. C’est vrai aussi bien aux USA que dans l’UE. Voilà ce que font les gouvernements : ils prennent le contrôle, un secteur à la fois, année après année, jusqu’à ce que vous finissiez par vivre en esclave sous un régime dictatorial mondial.

Une pétition en ligne a déjà été démarrée sur ce problème et a recueilli jusqu’à présent presque 25.000 signatures.

L’Arche de Noé et 240 autres organisations de 40 pays européens ont aussi créé une « lettre ouverte » appelant les bureaucrates de Bruxelles à stopper cette folie. [...]

Souvenez-vous de ce que j’écris : les graines sont sur le point de devenir un produit de contrebande. Quiconque cultive sa propre nourriture est sur le point d’être ciblé comme criminel. Les gouvernements du monde, conspirant avec des corporations comme Monsanto, ne veulent pas qu’un individu soit capable de faire pousser sa propre nourriture.

14 commentaires:

  1. Tout ce qui est excessif est par définition insignifiant. Quid de la multiplication végétative , les corniauds de Bruxelles ?
    Cette façon de vouloir détenir la main-mise sur le vivant n'est pas nouvelle. Une plante aux vertus particulières pour soigner certains types de leucémies, vérifiées et validées par le corps médical des USA, était alors exclusivement présente sur l'île de Madagascar. Deux sociétés pharmaceutiques des USA entreprirent secrètement le recrutement d'autochtones pour soigneusement détruire tous les spécimens de cette espèce. Les services secrets français en eurent vent et prélevèrent quelques échantillons afin d'en préserver l'espèce.L'objectif était très simple, en ayant identifié le principe actif produit par ces plantes, les dites sociétés pouvaient s'en arroger l'exclusivité mondiale en faisant en sorte que personne ne puisse y accéder par voie végétative naturelle (sous serres même en Islande par exemple). Sur ce sujet, on voit bien, hélas, que la main noire qui gouverne nos instances bruxelloises émanent plus d'intérêts mafieux d'outre atlantique que des intérêts propres à ce qui se dénomme encore l'Europe.
    Il ne nous reste plus qu'à rentrer en RESISTANCE comme en juillet 40.

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    1. Je veux bien tes sources sur la dite plante.

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  2. Je ne sais plus quoi dire. Je reste comme deux ronds-de-flanc. J'avoue qu'au saut du lit une nouvelle pareille détruit.

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  3. Lire ça aussi:
    https://kokopelli-semences.fr/juridique/communique_fervrier_2013

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  4. Hallucinant. Le fascisme rampant se met en place lentement mais surement.

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    1. "Le fascisme rampant..."
      Autant que je sache le fascisme n'a jamais interdit de resemer les graines de sa production !
      Bien au contraire le fascisme préconisait l'autarcie et la production traditionnelle locale.
      D'autre part le fascisme n'a jamais rampé !
      A moins que vous souhaitiez accuser la famille Monsanto d'être fascsiste, ce serait le comble quand on sait qui ils sont ;o)
      Vous utilisez le mot "fascisme" de façon pavlovienne et télévisuelle; remplacez le par "mondialisme" ou "talmudisme", ce serait plus véridique.

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  5. Alors, pas mal d'entre nous sont déjà des contrebandiers... et fiers de l’être.

    Je commence à comprendre les wesh et leur fierté de criminels...

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    1. Ben tu aurais vécus dans la banlieue, tu aurais conscience des promesses politiques...
      D'ailleurs au sens pur, le mot est un néologisme qui veux dire bannis des lieues.

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  6. Après les tomates, les poires.

    http://tinyurl.com/bpsq8hc

    Plongée dans les "emplois d'avenir" à... Créteil.

    Une poésie ! Le papier attaque très fort : "Survêtement ample et écouteurs autour du cou, Ryan (les prénoms des stagiaires ont été changés) témoigne: "Mon emploi d’avenir, ça se passe pépère", lâche-t-il en triturant son smartphone. "

    ;-)

    Il faut lire ensuite les autres commentaires de ces "jeunes" (ainsi que des "formateurs". C'est édifiant.

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  7. Signez la pétition sur http://www.avaaz.org/fr/monsanto_contre_mere_nature/?bcqiabb&v=23922

    Je viens d’apprendre que « Bruxelles » veut interdire –et rendre criminel-- la culture des semences non-enregistrées. Autrement dit, une pratique qui a fait ses preuves pendant 10 000 ans va être déclarée illégale. En fait, Bruxelles veut autoriser uniquement les semences développés par des grands semenciers, Monsanto en tête.

    Le grand public ignore les desseins de Monsanto qui sont pourtant simples : obliger toute la planète de n’acheter ses graines que chez eux et interdire toute autre pratique. Ce groupe a déjà attaqué en justice les agriculteurs qui ont eu la malheur leurs champs contaminés par les produits de Monsanto. Des variétés qui sont manipulées, qui produisent leurs propres substances insecticides (ah non, ça ne tue « que » les insectes et c’est totalement inoffensif (lol !) pour l’homme), des variétés hybrides, des variétés où l’on introduit des gènes étrangers à l’espèce sans se soucier un instant des conséquences. Le jour quand les grands firmes comme Monsanto prennent le pouvoir, le paysan sera réduit en servage –exactement comme au XI-ième siècle– : il sera un serf, juste un tout petit peu au-dessus des esclaves, livré à un fournisseur qui aura le droit de vie et de mort sur ce qu’il veut, ou peut, proposer comme produit.

    Monsanto aura le droit absolu de manipuler le patrimoine génétique de TOUTES les espèces comestibles et commerçables, le droit absolu de tuer toutes les races, toutes les variétés qui lui déplairont. Monsanto sera propriétaire de tout ce qui se mangera et Monsanto pourra poursuivre en justice tous ceux qui cultivent leurs propres essences. Poursuivre tous ceux qui croient en la biodiversité, pas seulement au niveau des espèces, mais aussi au niveau des variétés. Monsanto aura le droit –et il ne s’en privera pas plus dans l’avenir que dans le passé—de commercialiser des semences qui seront stériles au bout d’une seule génération, s’assurant ainsi l’asservissement éternel de tous les agriculteurs aujourd’hui – et de vous demain. Le paysan, ou même le simple jardinier qui veut cultiver son propre jardin, sera traité comme un criminel. Et en fait, la nouvelle directive de Bruxelles va faire qu’il sera DEJA traité comme un criminel.

    La France a résisté. D’autres pays comme l’Inde ne l’ont pas. Tapez sur Google « monsanto suicide india ». Vous comprendrez. Tapez » agent orange », « abeilles décimées » Tout député Européen qui ne s’oppose pas à cette nouvelle directive, est co-responsable de l’asservissement de l’Europe et co-responsable de meurtre au premier degré. Je pèse mes mots …

    Refusons. Refusons que des groupes comme Monsanto auront le droit de s’approprier le patrimoine génétique de toutes les espèces. Refusons qu’ils aient le droit de contaminer toutes les espèces avec des génomes étrangers dont on ne connaît pas le danger

    Signez la pétition sur http://www.avaaz.org/fr/monsanto_contre_mere_nature/?bcqiabb&v=23922 Ne visons pas le million mais les 100 MILLIONS d’opposants ! Signez et faites connaître ce courrier autour de vous. Harcelez vos euro- députés. REFUSONS.

    Copiez ce texte et envoyez-le à vos amis.

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    1. Il existerait une jurisprudence (sous réserve) établissant que si le paysan auto-multiplicateur d'une semence dont la population a été maintenue (==> massalement sélectionnée) depuis ad minima 45 ans sur l'exploitation, nul ne peut lui interdire d'en continuer "La préservation". En effet, un patrimoine génétique évolue en fonction du biotope dans lequel il évolue au fil du temps,çàd qu'une même lignée au départ (année n=0) va donner deux lignées vraiment différentes au delà du seuil de n= 40 dans le cas où elle sera cultivée sur deux sites distincts et éloignés d'au moins 25 kms. Pour peu que ce dernier ait entrepris la démarche de mettre sous marque déposée l'ensemble des productions qu'il cultive sur son exploitation(INPI) avec la clause de la production des semences.....ça va quand-même être chaud pour les maniaques du droit d'y trouver une brèche exploitable afin de mettre au pas ledit paysan !

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  8. et en même temps sur le site du gnis on tombre sur une note comme celle-ci http://www.gnis.fr/index/action/page/id/67/cat/2/ref/1136 qu'en penser?

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    1. salut norilsk;

      Qu'en penser ?
      Le problème c'est que la seule liste de variétés "retenue" sur le Catalogue Officiel des Variétés au titre des procédures de documentations est celle des variétés dites "standards" et que la Loi de Novembre 2011 a inversé la procédure des poursuites pour contrefaçons. En clair, jusqu'à cette Loi-là, c'était à la société obtentrice ou dépositrice d'apporter la preuve d'une contrefaçon en matière génétique. Désormais, c'est à l'agriculteur auto-producteur de ses semences d'apporter la preuve qu'il ne reproduit pas une variété standard inscrite sur la l'unique liste du COV. Pour ce faire, il se doit de documenter sa source-population.Faute de listes également inscrites (je souligne : INSCRITES) au COV et dans lesquelles apparaîtrait la population apparentée à celle qu'il multiplie depuis plusieurs décennies sur son exploitation, il ne peut donc pas apporter de preuve tangible sur le plan juridique. C'est alambiqué, c'est même certainement suspect au regard du droit constitutionnel, mais c'est ce qui prévaut depuis fin 2011. Dans le document daté du 08/02/2013 émanant du GNIS, il n'y est pas précisé si depuis fin 2011 lesdites listes pour amateurs, anciennes ou sans valeur intrinsèque ont été maintenues ou non en tant que listes officielles et consultables au titre des délits pour contrefaçons ??
      Selon mes sources, elles sont passées à la trappe.

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