dimanche 12 mai 2013

Où en est la Chine ?

On a beaucoup d'informations divergentes sur la Chine. Difficile de savoir où ils en sont...

Évolution trimestre après trimestre des importations de montres de luxe suisses en Chine :
Chinese Consumers Rapidly Shift From Luxury To Thrift
ZeroHedge, 12/05/2013 (traduire en Français texte en anglais )
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Imports of luxury watches into China and Hong Kong slump...

On est à -24% pour la Chine.


La corde pour nous pendre! Nouvelles de Chine par Richard Dupaul
La Presse via Le blog à Lupus, Richard Dupaul, 09/05/2013 (en Français texte en français )
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D’après le fonds A Capital, une firme de Pékin qui fait un relevé trimestriel («dragon index») des investissements outre-frontière, c’est même la zone euro qui attire la plus grande part des capitaux chinois.

La firme se base sur les fusions-acquisitions menées par des groupes chinois à l’étranger. En 2012, l’Europe a recueilli 33% des fonds investis, soit 12,6 milliards US. Un record. C’est nettement plus qu’en 2011 (10,4 milliards US) et très loin devant l’Amérique du Nord, avec environ 5,5 milliards US. Un résultat surprenant, vu la reprise économique en cours aux États-Unis, qui devrait en principe attirer les investisseurs.

De toute évidence, les investisseurs chinois sont attirés par les actifs européens vendus à des prix attrayants en cette période de crise. Un petit retour sur 2012 montre que les Chinois ont d’ailleurs fait de belles prises.

Ils ont mis la main notamment sur des géants industriels allemands en difficulté, dont Kion Group (machinerie) et Putzmeister (cimenterie), et le producteur britannique de céréales Weetabix.

China Investment Corp., le plus important fonds d’investissement étatique en Asie, a aussi pris une participation minoritaire dans des infrastructures britanniques stratégiques, incluant l’aéroport Heathrow et la Thames Water Utility. C’est une percée au coeur du royaume de Sa Majesté. Sans oublier que des fonds chinois ont fait des achats importants au Portugal et en Grèce, deux pays à vendre à la découpe ces temps-ci.

Le fait que l’Europe attire plus de capitaux chinois que les États-Unis, malgré la prise de contrôle très médiatisée l’an passé de Wanda sur la chaîne de cinémas AMC Theatres, témoigne de l’accueil souvent glacial des Américains.

Washington est particulièrement vigilant quant aux investissements étrangers sur son territoire, et cela a pour effet de décourager les avances des acquéreurs. Dans ce domaine, le cadre réglementaire est plus souple en Europe qu’aux États-Unis où, par exemple, «le Sénat peut bloquer, de manière arbitraire, des investissements», explique dans une note financière André Loesekrug-Pietri, fondateur d’A Capital.

Les Chinois apprécient également le savoir-faire européen dans l’énergie, l’eau, les transports, l’automobile et l’aéronautique, tous des secteurs appelés à développer en Chine.

Les entreprises chinoises ont «besoin de savoir-faire, et c’est en Europe que se trouvent les meilleures technologies», affirme le responsable.
Les américains veulent bien payer le monde en faux dollars mais refusent qu'ils reviennent chez eux...   

Et comme quoi, un chiffre peut cacher une réalité plus complexe, voici ce qu'on lit sur le luxe en Chine, et l'effondrement des importations de montres indiqué au dessus pourrait a contrario être le signe que les chinois voyagent plus et achètent tout ça directement à l'étranger, du fait d'une taxe de 30% en Chine :
Il n’y a pas que China Inc. qui fait de plus en plus d’achats hors du pays. Selon une étude de la firme KPMG dévoilée la semaine dernière, près des trois quarts des consommateurs chinois profitent d’un séjour à l’étranger pour acheter des produits de luxe.

Cette tendance est liée à la hausse du nombre de consommateurs chinois voyageant à l’étranger. La majorité des consommateurs interrogés (72%) ont ainsi indiqué avoir acheté des articles de luxe durant leur voyage. Ces achats portent avant tout sur les cosmétiques et parfums (47% des consommateurs interrogés en 2012), puis les montres (37%) et les sacs (32%).

«Les marques de luxe étrangères présentes en Chine bénéficient de cette évolution. Les acteurs du luxe doivent donc aligner leurs stratégies de marketing en Chine et à l’étranger pour les Chinois qui voyagent», précise Hervé Chopin, associé KPMG responsable du secteur luxe.

Pour les cosmétiques et montres de luxe, les consommateurs chinois sont aussi plus nombreux à faire leurs achats à l’étranger qu’en Chine.

Hong Kong, Taiwan et Macao sont les villes privilégiées pour l’acquisition de cosmétiques et parfums par les consommateurs chinois: 60% d’entre eux affirment y avoir fait des achats durant les 12 derniers mois, contre 51% en Chine. Les résultats se sont donc inversés par rapport à 2009, alors que 72% les achetaient en Chine et 43% à Hong Kong, Macao ou Taiwan.

Ainsi, la Chine continentale se place désormais au deuxième rang. L’Europe obtient la troisième place, citée par 20% des consommateurs en 2012 (3% en 2009).

«Les produits étant moins onéreux à l’étranger, les consommateurs préfèrent les acheter là-bas. La Chine applique en effet une taxe de 30% sur tous les produits de luxe importés», indique Hervé Chopin.

La reconnaissance des marques de luxe continue d’augmenter: les consommateurs interrogés en reconnaissent 59, soit 25 de plus qu’en 2006. En outre, 56% des sondés préfèrent acheter des marques de luxe connues.

Les consommateurs chinois associent plus particulièrement certains pays à certains produits de luxe. La Suisse est le premier pays évoqué pour les montres, tandis que la France est associée aux cosmétiques, parfums, vêtements de luxe et alcool, et l’Allemagne, aux voitures haut de gamme.

Les consommateurs chinois se déclarent prêts à payer davantage notamment pour des produits de qualité qui durent (88%), l’exclusivité et la rareté (80%), le niveau de service (80%), des marques établies traditionnelles (72%).

Durant la dernière décennie, les salaires ont doublé en Asie et pratiquement triplé en Chine, selon l’Organisation internationale du travail (OIT). Ça se compare à une hausse d’à peine 5% dans les économies développées.

Dans un récent sondage de la firme américaine Global Sources auprès de 1546 entreprises en Chine, les exportateurs mentionnent que la hausse des coûts de production et des salaires est leur plus grand défi.

Et pour cause. Au rythme où vont les choses, les employeurs chinois devront augmenter leurs prix pour maintenir leur marge de profits, au risque que «l’usine du monde» perde son avantage concurrentiel sur les marchés mondiaux.

Ça signifie, à plus ou moins long terme, des prix plus élevés pour les consommateurs. «Les manufacturiers [en Chine] ne sont plus capables d’absorber les coûts de main-d’oeuvre et devront ultimement hausser les prix pour leurs clients à l’Ouest», écrit Frederic Neuman, économiste pour la Banque HSBC à Hong Kong et ancien conseiller à la Banque mondiale.

Et comme on l'a toujours vu dans l'histoire (cf l'histoire de Manhattan et celle d'Henry Georges), ce décollage du niveau de vie profite avant tout à la rente foncière :
«Il éclate en moyenne une grève par jour à Shenzhen et leur nombre est en augmentation constante… Peu de gens sont au courant de cette agitation sociale parce que la presse chinoise n’en fait presque jamais état», souligne He Yuancheng, avocat du Forum de négociation collective, cité par l’agence AFP.

Pour comprendre ce qui motive les travailleurs à sortir dans la rue, il suffit de regarder les coûts du logement. Les prix des maisons se sont encore emballés en Chine en mars, selon le Bureau national des statistiques. Sur les 70 villes que Pékin suit de près, 68 ont connu, sur un an, une hausse. Dans les grandes villes, les augmentations sont particulièrement brutales: 11,1% à Canton, 8,6% à Pékin et 6,4% à Shanghai.

C’est sans compter la hausse des prix des aliments, de l’énergie et de plusieurs biens courants depuis deux ans.



Et la question récurrente... Bulle de crédit ou pas bulle de crédit ?

En tous cas, la situation des collectivités locales ressort systématiquement en tête de la liste des inquiétudes :
La bulle chinoise semble être prête à éclater
Le blog à Lupus, 11/05/2013 (en Français texte en français )
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Malgré une croissance ralentie, les prestations du crédit lors du premier trimestre ont augmenté de 60% tandis que la masse monétaire M2 (la masse monétaire totale dans l’économie d’un pays, y compris tous les types de liquidités et l’argent détenu dans les banques) a augmenté de 15,8%. Selon un article du China’s National Business Daily du 15 avril, l’un et l’autre ont atteint de nouveaux sommets.

Le ralentissement de la croissance et l’augmentation des prestations du crédit inquiètent de nombreux analystes du marché, car l’augmentation du crédit ne stimule pas la croissance économique.

Un article du 15 avril sur le site du Global Post cite Patrick Chovonec, principal stratège de Silvercrest Asset Management, il a précisé que: «le ralentissement de la croissance du PIB au premier trimestre 2013 malgré l’expansion massive du crédit, en grande partie ne figurant pas dans le bilan, annonce de très mauvaises nouvelles pour l’économie chinoise».

La crise de la dette du gouvernement local et des entreprises

On doit noter que le régime communiste est confronté à une crise de la dette locale. Selon l’article du Financial Times du 16 avril, Zhang Ke, principal auditeur, président du cabinet d’expertise comptable Shine Wing et vice-président de l’association de comptabilité de Chine, a averti que la dette du gouvernement local est «hors de contrôle» et pourrait déclencher une crise financière plus importante que l’effondrement du marché immobiliier américain.

De plus, la crise de la dette des entreprises est déjà irréparable et signifie que les dépenses étaient bien au-dessus des revenus gagnés. Un article du China Securities Journal du 22 avril cite JP Morgan Chase en affirmant que la dette des entreprises en Chine a atteint 110 à 120% du produit intérieur brut (PIB), ce qui pourrait être interprété comme un niveau catastrophique. De tels niveaux de dettes sont considérés comme un risque pour la croissance et la stabilité à long terme.

Les industries dépendantes des matière premières, ainsi que les industries cycliques, telles que la construction navale, l’industrie photovoltaïque et l’industrie de l’acier, sont confrontées à des défis difficiles.

Les mauvaises créances accumulées dans l’industrie sidérurgique ont atteint un niveau ingérable. En mars, 209 procès ont été intentés contre les marchands d’acier par 23 banques de Shanghai. Le 29 août 2012, le groupe Sinosteel Tianyuan a annoncé, que des produits en acier avaient disparu des stocks existants, et cinq autres compagnies ont déclaré des produits manquants au cours de ces cinq derniers mois. Apparemment, les produits d’une valeur de 1,3 milliard de yuans (159.63 millions d’euros), impliquant six sociétés cotées en bourse, ont disparu. Selon l’article du 23 avril de Sina, certaines banques spécialisées dans des prêts dans le commerce de l’acier aurait pu perdre des dizaines de milliards de yuans.

La crise de la dette a également atteint des niveaux ingérables dans l’industrie photovoltaïque chinoise. Selon le journal Xinhua, contrôlé par l’Etat, le groupe Shangde de la ville de Wuxi a déposé son bilan, car le 20 mars il avait fait défaut sur ses dettes. Les statistiques indiquent que la dette du groupe Shangde était de 3,58 milliards de yuans (440 millions d’euros) soit 81,8% de ses actifs en mars.

Un article sur le site Reason.com a cité le magazine Caijing disant que les dix plus importants fabricants de photovoltaïque de Chine ont accumulé une dette de 17,5 milliards de yuans (2.17 milliards d’euros), conduisant l’ensemble de l’industrie au bord de la faillite. Ces données provenaient de l’agence d’investissement américaine Maxim Group.LDK Solar, le deuxième plus important fabricant mondial de tranches solaires et Suntech Power, le plus grand producteur de panneaux solaires au monde, sont susceptibles de se diriger vers la faillite.

10 commentaires:

  1. Il est probable que ce rapport sera discrètement jeté à la corbeille... mais il révèle la démence collective, un système mafieux à bout de souffle !

    Lescure est une engeance. C'est dingue.

    *********************
    Pierre Lescure, qui remet demain lundi son rapport sur «l'acte 2 de l'exception culturelle française», propose un big bang dans le circuit de financement de la culture : faire contribuer les géants de l'internet (Apple, Google, Amazon...) en taxant les smartphones et tablettes.

    L'idée part du constat que les consommateurs rechignent à dépenser 9 euros pour un album de musique sur une plate-forme numérique mais n'hésitent pas à consacrer près de 400 euros pour une tablette ou de 700 euros pour un smartphone - des prix suffisamment élevés pour qu'une taxe ne freine pas les ardeurs des acheteurs.

    La mesure permettrait aussi de remplacer et de moderniser la taxe pour copie privée.

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  2. Bingo .J'ai toujours défendu la thèse selon laquelle Merckel est un ex agente de la RDA... une as absolue de l'entrisme.

    Formée en RDA, par la RDA... Et qui devenue patronne de la CDU puis chancelière. Une réussite absolue, ses formateurs peuvent être fiers d'elle.

    C'est confirmé par une enquête de Die Welt.

    http://tinyurl.com/ckzdzjr

    Enfin !

    Il est donc stupéfiant de voir l'image qu'elle entretient (en france, "de droite", "ultra libérale" et autres sottises).

    Merckel ne peut pas changer. Elle est sectaire, idéologue, communiste.

    Son double discours permanent depuis 2008 face à la crise financière, et la crise de l'Euro.

    Si on ne comprend pas son passé, on ne peut pas comprendre le formidable poker auquel elle joue depuis 2008.

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  3. Rien de nouveau, elle était même à la tête des Jeunesses Communistes de sa Fac.

    Et alors ? Ca ressemble surtout à une "boule puante" comme ils disent par chez nous.
    Pour info, je connais très bien une grosse boite US dont le président était Général d'armée DDR et j'ai connu aussi un ex officier Stasi directeur de production....

    Ce sont des gens très éduqués et très bien formés. L'Allemagne de l'Ouest leur doit beaucoup et une (grosse) partie de son succès actuel. Particulièrement VW situé à proximité de Berlin et de l'Est....

    Faut s'adapter et ne pas être bêtement sectaire, ces personnes sont de très haute valeur.

    Compare donc les diplômes de Merkel à ceux des pieds Nickelés dirigeants de l'Ouest !!! Tous des avocats et autres énarques professionnels de la propagande et de la manipulation des masses qui n'a rien à envier à celle plus basique commise par les ex-pays communistes dans le temps...

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  4. Désolé, mais ton argumentation tombe à l'eau.

    Car :
    -trop générale. Oui bien entendu on trouvera toujours un formé coco/stalinien, mais aujourd'hui bien sous tous rapports, intelligent, et plein de diplômes.
    On parle ici de Merckel, c'est elle qu'il faut juger.

    -haute valeur ? Merckel est elle de "haute valeur" ? Nous voyons qu'elle ment depuis 2008. De manière constante (bailouts, elle a baladé tout le monde).

    -Il ne s'agit pas de lui rappeler son passé pour le plaisir bien pensant et bien repentant de lui rappeler son passé, en lui demandant de dire pardon, et zou on passerait l'éponge.
    Ca c'est la version pour les enfants, les bobos.

    Mon sujet est de dire que son passé doit FORCEMENT éclairer sa psychologie et ses actions d'aujourd'hui.

    C'est un marqueur, un révélateur très puissant.

    Formée à l'entrisme, au mensonge, à la duplicité... elle n'a pas pu changer.

    -et enfin la "boule puante" pré électorale. Le vrai scandale c'est que personne n'ait abordé son passé avant ! Et pas le fait de l'aborder maintenant.

    Je te rappelle que l'Allemagne (RFA) n'a JAMAIS fait la chasse aux sorcières de la RDA. Et pour cause ! Trop de cadres de l'ouest étaient... TOUS MOUILLES.
    Donc, tout a été mis sous le boisseau. Y compris le cas Merckel, et tous les cadres de la RDA qui ont été aimablement recyclés.

    Mais ça n'enlève rien à la réalité de cette période historique et des effets qu'elle a eus concrètement sur la vie des Allemands, et sur leur psyché.

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  5. Hollande et les retraites, d'après le fig' :
    "Et si la desindexation des retraites était confirmée, les retraités pourrait alors perdre en pouvoir d'achat entre 140 et 250 euros par an."

    Donc dans 10 ans plus de retraites...

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    1. Non ça ne veut pas dire ça.

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    2. ..........."Non ça ne veut pas dire ça."..............

      Et pourtant, ça pourrait vouloir dire quelque chose d'assez ressemblant à : retraite à 67 piges et trois cacahuètes !
      Ne soyez pas obèses, faites du sport, mangez végétariens,pratiquez la médecine préventive type chinoise, à peu de frais, et surtout, surtout vivez sainement pour continuer à travailler à temps partiel ou plein durant votre "retraite", ça va déblayer sec mezamis !

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    3. Toutes choses restant égale par ailleurs, ne pas réévaluer les retraites, ça veut dire les diviser par deux sur 10 ans (à la louche).

      Mais d'ici 10 ans, beaucoup de chose auront changée et on peut tout de même espérer qu'on sera sortie de l'absurdité du chômage de masse des jeunes et du travailler plus des vieux.

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  6. il faudrait les chiffres des importations us et européens de produits chinois pour se faire une idée.si elles sont en forte baisse c'est cuit pour eux

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  7. Berlin et Paris préparent un "new deal".

    http://tinyurl.com/cypqgc3

    Preuve que l'Allemagne, malgré le mythe de la vertu, partage et promeut le même délire néo keynesien avec du fric qui n'existe pas, que tous les autres pays européens.

    Il n'y a pas de dissension (ce mythe est servi des 2 côtés du Rhin pour leur clientèle respective de veaux-électeurs) ! Juste des différences de calendriers et de discours.

    Et ça permet de boucler sur Merckel... qui ne vaut pas mieux que tous ses partners in crime : Hollande, Rajoy, Monti, passés, présents et futurs.

    Il s'agit fondamentalement de la même clique, qui défend exactement les mêmes intérêts avec les mêmes macro politiques : dette, soviétisation/étatisation de l'économie, déficit public, immigrationnisme forcené, obsession de l'Euro, ouverture des frontières, protection du seul secteur financier, socialisation des pertes et privatisation des profits etc.

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