mercredi 1 mai 2013

Petits conseils de Marc Faber

Marc Faber: « Dr Doom » était de passage en Avril à Genève- Fidèle à son immense légende!
Le blog à Lupus, 30/04/2013 (en Français texte en français )
→ lien
A l’occasion d’une conférence organisée par Natixis à Genève, le financier zurichois a clos la matinée de débats. Toujours contrariant, volontiers provocateur et amateur de bons mots, l’auteur du «Boom, gloom and doom report» anticipe une crise massive découlant en partie du surendettement américain et de leur politique monétaire et fiscale expansionniste, mais également de la Chine. Deux pays dont il se méfie des statistiques officielles. «Je ne saurais pas vous dire si cela se produira dans cinq, dix ou quinze ans, mais nous allons assister à une crise majeure à laquelle personne ne pourra échapper», a-t-t-il asséné, tout en convenant qu’en attendant, il fallait tout de même investir. Et en concédant que ses prévisions étaient floues quant au timing. La stratégie d’investissement est en revanche limpide et axée sur quatre classes d’actifs équipondérées: 25% d’actions, 25% en cash et obligations, 25% en immobilier et 25% en or. Avec une nette préférence pour la détention d’or physique, traditionnellement conservé dans un coffre. Ou, mieux encore, dans un port franc à Genève ou Singapour. En ce qui concerne l’immobilier, il privilégie l’investissement direct et la proximité géographique. Même raisonnement pour les actions: Nestlé, Novartis ou Roche. Mais pas les financières. Quant au cash et aux obligations, ils jouent un rôle de préservation de valeur.

EN LIEN: Interview de Marc Faber ( en Français ) sur l’or 

Plaidoyer pour les actifs tangibles/ L’équipondération du portefeuille

L’auteur du «Boom, gloom and doom report» et du site internet éponyme,, Marc Faber se distingue non seulement par son style mais aussi et surtout par son analyse et sa stratégie d’investissement. Le financier zurichois, conscient des limites des analyses économiques purement quantitatives, s’est attaché à démontrer l’importance de facteurs qualitatifs comme la finalité de la dette: est-elle destinée à la consommation ou à l’investissement?

«Aucun pays n’est devenu riche avec la consommation, seul l’investissement créé de la valeur et il s’est effondré aux USA depuis 2000».

Même conclusion du côté des chiffres de l’emploi:

«Depuis la crise, les USA n’ont récupéré qu’environ 60% des emplois détruits, et la grande majorité de ces emplois sont des emplois mal payés ou dans des emplois peu qualifiés et donc créent peu de valeur».

La Fed devrait relever ses taux

L’auteur du «Gloom, Boom & Doom Report», estime que le loyer de l’argent est trop bas, alors que la croissance est soutenue

Quatre ans de croissance économique et des taux d’intérêt qui restent à zéro. C’est la contradiction qu’a voulu souligner Marc Faber, d’autant que les marchés financiers ont, eux aussi, rebondi depuis lors. L’indice des actions américaines, le S&P 500, a grimpé de 84% sur les quatre dernières années.

Dans ce contexte, que peuvent faire les investisseurs, «qui ne peuvent laisser leurs fonds en cash, puisque leur fortune diminuera sous l’effet de l’inflation»? Marc Faber suggère de détenir 25% d’actions, 25% d’or, 25% d’obligations ou de cash et 25% d’immobilier et «d’espérer que tout se passe pour le mieux». «Si les actions grecques ont pu voir leur valeur doubler depuis juin dernier, n’importe quelle classe d’actifs peut faire de même».

Pour rappel, le financier avait accru sa notoriété en anticipant les crises de 1987 et 2008. Mais loin de se poser en «gourou», il concède que ses prévisions sont encore floues quant au «timing».

Adepte du métal jaune, Marc Faber précise:

« je pense que l’or reste un excellent thème d’investissement dans le contexte actuel même si il y a des ajustements à court terme. J’ai une nette préférence pour la détention d’or physique, traditionnellement conservé dans un coffre ou mieux encore dans un port franc comme celui de Genève ou Singapour».

Marc Faber sur le sell-off de l’or voit cette liquidation sur l’or comme une opportunité. Selon lui, cela va conduire le marché de l’or sur un creux majeur. Ce creux pourrait se situer vers les 1400$ voir les 1300$. Pour Faber, le marché haussier de l’or n’est pas terminé et les fondamentaux pour l’or sont intacts.

Les générations futures ne vont jamais être en mesure de payer leurs dettes et les indemnités pour les retraités. Mais il existe aussi un autre concept : tout dépend de la manière dont vous utilisez la dette. C’est une chose que d’emprunter de l’argent pour construire une usine dont la production se traduit en flux de trésorerie et en bénéfices qui permettent de rembourser les intérêts de l’emprunt contracté, et de générer des liquidités excédentaires pour procéder à d’autres investissements. Mais c’en est une autre que d’emprunter de l’argent pour partir en vacances.

La solution est de faire quelque chose de différent de ce que nous avons fait dans le passé. Sous l’influence des banquiers centraux d’aujourd’hui et des politiciens néo-keynésiens, nous nous trouvons dans un contexte de stimulation accrue, d’intervention gouvernementale accrue et de recours accru à la planche à billets. Autant de facteurs qui ont précisément conduit à la crise. Or il ne s’agit pas là du remède qu’il nous faut pour résorber la crise. La meilleure chose serait d’obtenir la démission des conseils d’administration de toutes les banques centrales. Il nous faut à la tête des banques centrales des gens qui assument la responsabilité monétaire.

Nous allons avoir une énorme crise systémique. La dernière fois que le secteur financier a fait faillite, celui-ci a été renfloué par les gouvernements. La prochaine étape consiste à ce que les gouvernements eux-mêmes fassent faillite. Avant d’en arriver là, ils se mettent à faire tourner la planche à billets à qui mieux mieux. Nous ne savons pas à quel moment la crise va éclater. Elle pourrait arriver demain, mais elle pourrait également se produire d’ici à trois, cinq ou dix ans. A la manière d’un ordinateur tombé en panne, il faudra procéder au redémarrage de l’économie mondiale. Mais avant cela, il est très probable que nous ayons des taux d’inflation élevés, peut-être un effondrement déflationniste et des guerres vont éclater. Nous sommes tous condamnés.

À mon avis, un indicateur a déjà déclenché un signal d’alarme très fort. Les prix des actifs sont à la hausse, mais le niveau de vie des ménages en Europe et aux États-Unis (et je ne parle pas des gens qui travaillent pour Goldman Sachs) est à la baisse. L’économie industrielle se porte mal. Le lien entre l’impression de monnaie et l’économie industrielle a déjà été rompu. Les riches achètent des résidences secondaires dans la région des Hamptons, des appartements de luxe à New York et Mayfair, des tableaux, de l’or… autant d’actifs absolument improductifs. Ils ne sont pas en train de faire construire une nouvelle usine. Ils ne sont pas en train de démarrer une nouvelle entreprise. Il ne se produit aucune création sur le plan économique.

8 commentaires:

  1. il y a pire des centaines, oui des centaines de millions de papie, mamie complètement déconnecté qui ont vécu et vivront jusqu'a plus de soufle comme les pires riche décadent, improductif, spoliateur, importateurs, minable que l'humanité n'est jamais connu vivant au meme moment.

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  2. Et oui,l'argent des 0.1 % très riches ne ruissellent pas vers les classes moyennes...il se perds en frivolité

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    1. Il ruisselle quand il a une de le faire. Pour payer des tamponne papier, et des immigrés bac-12, il ne ruisselle plus.
      Il ruisselle quand c'est pour fabriquer des usines, des centres commerciaux, des quartiers d'affaires.

      Il a beaucoup ruisselé, notre niveau de vie gargantuesque en témoigne. Un smicard français fait partie des 5% les plus riches et les mieux lotis de la planète.

      Mais il ne ruisselle plus, c'est indéniable. A quoi bon le faire ruisseler ?

      Maintenant que tout le monde sait qu'on va vers le cataclysme mondial, tout ceux qui sont un peu alertes ont décidés de se mettre à l'abri. Et c'est humain. Les peuples en majorité continuent à se gaver de foot, de bière, d'esthéticiennes et de lèche vitrines.

      Alors qu'il y a tant de problèmes urgents à régler ! Mais pas assez de mobilisation, ni des bras, ni des cerveaux.

      Rien ne changera avant qu'on ai percuté le mur de plein fouet. Après, pour ceux qui y auront survécu, on verra...

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  3. Démarrer une entreprise aujourd'hui... pour vendre à qui ? Les classes moyennes et populaires vont être laminées par l'inflation, les impôts et la baisse dramatique des revenus.

    La solution de nos jours, c'est de se lancer dans la recherche d'autonomie, pour pouvoir faire le dos rond quand le Big Crash se produira.

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    1. J'ai la réponse que tout le monde cherche justement! !!

      créer une entreprise de voitures (simple, sans électronique, et hyper robuste) dont le client assemble à la main une seriede pièces, la bagnole est conçue pour s' assembler et se désosser à la manière d'un lego (avec vis et join + le minimum d'elec bien sur)

      Le problème? C'est que ce pays est absolument ANTI LIBERAL, et comptez sur la mafia légaliste pour vous étouffer de règles, paperasses à la con etc..

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  4. >> Et oui,l'argent des 0.1 % très riches ne ruissellent pas vers les classes moyennes...il se perds en frivolité

    il ne se perd pas, il ruisselle nécessairement quelque part.

    >> Démarrer une entreprise aujourd'hui... pour vendre à qui ?

    ben, fabriquer et vendre des frivolités aux 0.1% ; exemple : Ipad, shampooing qui rajeunit, ...

    --neuneu.

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  5. "Démarrer une entreprise aujourd'hui... pour vendre à qui ? Les classes moyennes et populaires vont être laminées par l'inflation, les impôts et la baisse dramatique des revenus."

    Il ne faut pas prendre la situation européenne pour en faire une généralité.

    L'Asie du sud-est représente environ 20% du volume des exportations au niveau mondial et un peu plus de la moitié de la population.
    Si l'on rapproche les chiffres, le potentiel de croissance est considérable.

    Et il existe un risque qui consiste à voir cette zone atteindre un niveau technologique suffisant pour pouvoir se passer d'importer des berlines & des machines outils Allemandes.

    Alors je verrais plutôt une déflation larvée en Europe & US et une inflation partout ailleurs.

    Nous sommes en passe d'être la 5ème roue du carrosse mais nous ne l'avons pas encore réalisé.

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