dimanche 26 mai 2013

Sur le ponzi européen

On commence par les déclarations de Weidmann (BundesBank) qui veut qu'on puisse avoir des défauts souverains, en lieu et place des bailouts :
Weidmann souhaite qu'un pays de la zone euro puisse faire défaut à l'avenir
Les Echos, 24/05/2013 (en Français texte en français )
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Le président de la Bundesbank (Buba), Jens Weidmann, a plaidé vendredi pour qu'un pays de la zone euro puisse à l'avenir faire défaut, une option que les Européens ont à tout prix cherché à empêcher pendant la crise.
"Avec la crise, nous avons fait très attention à éviter les risques de défaut", par crainte d'un effet de contagion, a expliqué M. Weidmann, réputé pour sa défense stricte de l'orthodoxie monétaire et budgétaire, lors d'une conférence organisée par la Banque de France et la banque centrale d'Allemagne.
Il a, en revanche, laissé ouverte une telle possibilité à l'avenir.
"A long terme, nous devons faire en sorte qu'un État puisse, en dernier ressort, faire faillite", a relevé le patron de la Buba, ajoutant que cette possibilité était "un élément clé" pour permettre de discipliner les marchés.
"C'est pour cela que nous travaillons au fait de découpler les États et les systèmes bancaires", a-t-il par exemple fait valoir.



Et Weidmann souhaite bonne chance au Japon dans leurs expérmientations...
Quote Of The Day
ZeroHedge, 23/05/2013 (traduire en Français texte en anglais )
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  • ECB'S WEIDMANN WISHES JAPAN `GOOD LUCK IN THEIR EXPERIMENTS'
  • WEIDMANN: JAPAN SHOWS MONETARY POLICY CAN BE PUSHED INTO DIFFICULT SPOT
  • WEIDMANN: COUNTRIES MUST RESPECT THE RULES OF MONETARY UNION
  • WEIDMANN SAYS ASKING ECB TO CALM MARKETS CREATES A WEAK EUROPE
  • WEIDMANN SAYS STATE INSOLVENCIES MUST BE POSSIBLE IN EURO AREA



Pourcentage des prêts "non performants" (sic) en Espagne et en Italie :
The Two Charts That Keep Draghi Up At Night
ZeroHedge, 26/05/2013 (traduire en Français texte en anglais )
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Autant dire qu'à de tels niveaux, avec des taux d'intérêts sur les crédits à 4%, quand 15% du fric prêté ne sera jamais récupéré, tout ce petit monde est carbonisé...


Les 750 milliards d’euro de NPL (prets défailllants, créances douteuses): une bombe à retardement pour l’Europe
Le blog à Lupus, 24/05/2013 (en Français texte en français )
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Le problème des banques Euro est la montée des NPL, crédits non performants. Cette montée est une vague de fond, aggravée par les politiques d’austérité mal pensées. Le taux des NPL de la périphérie est passé de 3% à 12% en l’espace de 6 ans et il accélère. Le taux de NPL core hors Allemagne est de 4% environ, il monte depuis 2 ans. Le taux des NPL du core allemand est de moins de 3 % et est déclinant. (Sources BCE, BRI, JP Morgan).

On a dit que la BCE pourrait racheter des créances douteuses et ainsi pourrir son bilan, c’est très improbable et quasi exclu. Draghi a dit il ya 2 semaines« ce n’est pas à la BCE de nettoyer le bilan des banques ».

Les taux de NPL sont : – Grèce 25% – Irlande 19% – Espagne et Italie 10%.

Il y a, en zone Euro, 720 milliards de NPL : – dont 500 pour la périphérie – 150 pour le core ex-Allemagne – 60/70 pour l’Allemagne

L’asset Quality Review de la BCE, préalable à la mise en place de la supervision unique, se fera dans quelques semaines, et on obligera ainsi les banques à cristalliser dans leurs comptes les pertes et NPL. On les forcera ensuite, soit seules, soit avec l’aide de leurs gouvernements, à se recapitaliser. Les autorités Euro excluent d’aider les banques et les États nationaux à nettoyer le passé.

3 commentaires:

  1. C'est pas 750 milliards d'euros. En fait, les banques européennes ont dans leurs livres 1500 milliards d'euros d'actifs pourris.

    Lisez cet article :

    La BCE s'inquiète du poids des créances douteuses en zone euro.

    La Banque centrale européenne (BCE) s'inquiète de plus en plus de voir le poids des créances douteuses dans les portefeuilles de prêts des banques européennes entraver le redémarrage du crédit dans un contexte de priorité donnée au renforcement des fonds propres, selon plusieurs responsables de l'institution.

    Selon KPMG, les créances douteuses des banques européennes atteindraient près de 1.500 milliards d'euros, dont 600 milliards pour les seuls établissements britanniques, espagnols et irlandais.

    Entre l'hypothèque des créances douteuses et les effets potentiellement pervers des ratios de fonds propres, la BCE n'a guère d'autres choix que d'innover une nouvelle fois.

    Plusieurs pistes sont évoquées par les intervenants de marché, allant d'achats directs mais limités de prêts aux entreprises à un accès au refinancement pour la Banque européenne d'investissement (BEI) en passant par la création d'une banque dédiée aux PME de la zone euro.

    Dans tous les cas, la BCE sera amenée à faire peser sur son propre bilan un partie du risque liée au financement des entreprises. Même s'il s'agit d'un risque résiduel, elle ne pourra en décider seule car les pertes éventuelles seront supportées collectivement par ses dix-sept Etats actionnaires, qu'il lui faudra donc convaincre.

    http://www.usinenouvelle.com/article/la-bce-s-039-inquiete-du-poids-des-creances-douteuses-en-zone-euro.N196064

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  2. bjr,

    on entre là dans un gros brouillard, vu que ce sont les organismes de crédit qui déterminent eux mêmes si une créance est douteuse ou non ... il y faut une pièce juridique (appel à recouvrement, etc ...) Evidemment, ils freinent des 4 fers, parce qu'il faut passer des immo en compensation ... sur tout ou partie de la créance.
    la notion de NPL est étatzunienne, correspond théoriquement à des crédits dont les remboursements ont cessé depuis plus de trois mois ... les évaluations sont là aussi uniquement déclenchées par les organismes de crédit,avec des calculs complètement opaques ..

    bref, 750 M, 1500 M, no sé ...

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  3. Pour l'Italie:

    Je ne suis pas liberal comme vous, mais j'en ai marre d'entendre parler du pauvre peuple martyrisé !
    NON, une partie du peuple est entrain de payer pour l'autre, mais certains se sont gavés comme des porcs avec la bénédiction des hommes politiques !

    Prenez un région pauvre comme la Sicile (hors zone touristique) et regardez le prix des maisons sur : immobiliare.it

    Voila...
    Vive l'économie souterraine. Vive la spéculation.
    On entend toujours les chouineuses nous dire que les spéculateurs sont responsables, MAIS BORDEL, avec ces bulles immo tout le monde est spéculateur, tout le monde veut de l'argent facile...

    Argent facile --- > Bulle ---> crash, et tout le monde ramasse pour les connards !

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