mardi 7 mai 2013

ThinkerView - Réfléchissons ensemble (B.Esambert, O.Delamarche, O.Berruyer)

ThinkerView - Réfléchissons ensemble (B.Esambert, O.Delamarche, O.Berruyer)
ThinkerView, 05/05/2013 (en Français texte en français )

2 commentaires:

  1. Toujours intéressant de voir Mrs Berruyer et Delamarche débattre, avec ici la présence bienvenue de M.Esambert qui amène un éclairage moins technique et comptable sur notre monde. J'aurai aimé que soit un peu plus évoqué les enjeux géopolitiques, stratégiques des différentes nations. La question énergétique est bien sûr au coeur. Et je suis intimement convaincu que les politiques menées par les banques centrales s'alignent sur des politiques stratégiques bien définies.
    Pour les Etats Unis, il est clair qu'étant la première puissance mondiale, elle cherche à maintenir le statu quo le plus longtemps possible. La planche à billets, la politique de la fuite en avant, est donc logique. On peut regretter cette politique autant qu'on veut, c'est la FED qui tient le dollar et elle compte bien vous le faire entendre le plus longtemps possible (au grand désespoir de M. Delamarche). C'est cela je pense que voulait dire M. Bernanke au début de la crise, lorsqu'il disait vouloir un dollar fort. Il ne promettait pas un dollar qui ne se dévaluerait pas, mais un dollar qui serait capable de tenir son rang et d'asseoir sa domination sur les autres monnaies, quitte à faire tanguer l'économie mondiale, quitte à faire trinquer les peuples... et c'est ce qui s'est passé. On l'a bien vu en 2011 avec le printemps arabe.

    Comme le dit Olivier Berruyer, tout est une question de confiance. Tant que la confiance en le système se maintient, tant qu'on préfèrera toujours le tyran à la liberté assumée (je me réfère au discours de la servitude volontaire de La Boetie), le tyran continuera de régner. Il n'y a aucune raison que cela s'arrête. Et ça, le "tyran" l'a bien compris.

    Si le dollar a permis par le passé d’accroître les richesses des nations dans un relatif climat mondial apaisé, on voit bien que ce n'est plus le cas aujourd'hui.
    Quel est le degré d'acceptation des peuples à un "dollar fort" ? Notamment, nous, les peuples d'Europe.

    Ce que j'aimerai maintenant, c'est que l'on commence à réfléchir à l'après, à l'après dollar, à sortir du "cocon" dollar pour que l'on se projette dans ce futur. Je pense à nouveau à nous, peuples d'Europe, parce que je suis européen. Refuser de le faire (parce que c'est trop douloureux de l'envisager), c'est refuser soi-même de voir le nouveau monde à venir, c'est participé à rester dans le cadre. C'est participé à maintenir le statu quo. Et là, je le dis, on n'est pas prêt de sortir de la crise ! On va en prendre pour 20 ans de déflation, et 20 ans de Delamarche qui se lamente de la politique de M. Bernanke !

    Je ne crois malheureusement pas que l'empilement des dettes s'effondrera du jour au lendemain comme par magie et qu'il suffirait d'attendre. Ca tient beaucoup à la psychologie collective. Il me semble qu'on traverse une période d'hiver économique et que cet hiver économique peut-être très long, si on ne fait pas l'effort d'envisager la sortie. Surtout que la démographie joue contre nous (direction le Japon). Et ça se joue maintenant !

    Parce que je suis aussi convaincu que ceux qui tiennent "le cadre" ont de bonnes raisons de le maintenir (poursuivre leurs intérêts), et qu'ils ont plus d'un tour dans leur sac encore pour repousser au plus tard l'effondrement des dettes. Plus on attend, plus on continue à croire bénoitement en le retour de la croissance, plus on tarde à construire le monde d'après... et plus ce sera douloureux lorsque se présentera à nous la facture.

    Acceptons de regarder le monde tel qu'il est aujourd'hui et batissons un nouveau modèle dans ce nouvel environnement :

    - La croissance c'est fini.
    - Nous touchons aux limites des ressources énergétiques de la planète.
    - Internet c'est formidable !

    RépondreSupprimer
  2. On apprend aujourd'hui que le sauvetage de l'euro va couter 69 Mds à la France jusqu'à 2015. Sans doute que l'Allemagne va devoir participer encore davantage. De fait, le fédéralisme et donc les transferts d'argent, se mettent en place via les mécanismes de sauvetages MES FESF.

    RépondreSupprimer

Si votre commentaire n'apparaît pas tout de suite, c'est normal. Il doit être validé avant publication.