samedi 15 juin 2013

Comment le fascisme babelien progresse par l'excomunication ad hitlerum

C'est de plus en plus clair désormais. Le FN est un maillon essentiel pour le système afin de lui permettre de faire avancer son agenda babelien.

Le principe de base est simple : le FN étant un repoussoir absolu, tout ce que le FN défend, est forcément d'extrême droite.

Ainsi, la souveraineté, qui est pourtant à la base de la déclaration des droits de l'homme et du citoyen et l'article premier de notre constitution, est une revendication de gauche de toujours, a été transformée en "souverainisme", et dénigrée par les traitres de l'UMPS.

Tout se passe toujours avec le même glissement.

On commence par trahir les fondements essentiels, et laisser le seul FN les revendiquer. Puis on traite le fondement essentiel de populiste. On laisse mariner 20 ans, et on le qualifie ouvertement d'extrême droite. Encore 20 ans, et c'est carrément nazi.

Parti de là, l'agenda passé et à venir est facile à comprendre...

- 1990 : la souveraineté, c'est populiste...
- 2010 : la souveraineté, c'est d'extrême droite, le referendum c'est populiste...
- 2030 : la souveraineté, c'est nazi, le referendum c'est d'extrême droite, la démocratie c'est populiste...


etc etc...

Tout l'art du système consistant alors à faire croire à l'immense majorité qu'elle est minoritaire et qu'elle doit se soumettre et fermer sa gueule sous peur viscérale d'être excommunié ad hitlerum (cf le sondage du CEVIPOF expliquant que 70% des français trouvent qu'il y a trop d'étrangers en France, ou 80% qui veulent un État fort, c'est à dire une nation)...

Et les les veaux, trop effrayés d'être excommuniés par les bobos babeliens kapos du système (condition désormais absolument nécessaire pour être promu dans la hiérarchie sociale, que ce soit dans le public ou dans la corporatocratie) s'écrasent...

12 commentaires:

  1. Je ne pense pas su ça marche comme ça. Pris dans leurs contradictions les élites s'écartent toujours plus du bon sens et laissent les extrêmes s'engouffrer dans leurs failles (l'impasse de l'euro, l'immigration la chance qu'on arrive pas a intégrer en période de chômage de masse, le libéralisme libre et très distordu etc...). Du coup le peuple ne sait plus s'il doit écouter son bon sens et renverser la table vu que l'alternative extrême ne lui inspire pas une très grande confiance (desole, mais je ne voterai pas FN et faudra vraiment me pousser pour voter FG, il rendre quoi comme alternative? DLR et ses 3%? Tout va bien le système peut continuer droit. Dans le mur)
    Bref juste pare que même si revient au même, je n'aime pas trop ton explication légèrement complotiste...

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  2. C'est toi qui est pris dans tes propres contradictions. Et ça ne te choque même pas.

    Tu es la victime parfaite du Système dont parle Tonio.

    -tu n'es pas content, pas satisfait, tu sens très bien qu'on te mène en bateau depuis 30 ans...
    -pour autant.. "je ne voterai pas FN"

    !!

    Parfaite démonstration !

    Tu demeures donc (désolé) un idiot utile du Système. Conscient, mais toujours prisonnier de la matrice dans laquelle tu es enfermé.

    C'est fascinant.

    Alors que la seule manière de battre le Système c'est de jouer la "Diagonale du fou", c'est à dire précisément un coup que la Matrice tente par tous les moyens de t'interdire.

    Sinon c'est quoi l'alternative logique, hein ? Continuer encore comme ça, le status quo, pendant 30 ans ? Crier au loup du "fâchisme je ne voterai jamais pour le FN" et continuer à se faire enfiler, avec le sourire ? Et à chercher vainement de fausses alternatives (Bayrou...) ?

    Dans tous les cas de figure, ta réaction démontre la force inouïe du conditionnement. Un véritable cas d'école.

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    1. CQFD, rien a ajouter.

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    2. Désolé, l'idiot utile ne prend pas encore des vessies pour des lanternes et ne croit pas du tout au Front national comme alternative possible ou crédible. On va dans le mur, on se mange le mur de dettes dans la gueule, et après on discutera. A mon avis, la recomposition du paysage politique risque d’être intéressante...

      NB: Le conditionnement n'y est pour rien, merci de me laisser avoir ma propre réflexion politique, et si tu as le droit d'être militant, ton militantisme ne t'autorise pas à penser que d'autres opinions que les tiennes sont celles d'imbéciles. A bon entendeur...

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    3. A une chose près si on se ma nge le mur, comme tu dis :
      ça va saigner, au propre comme au figuré.

      Ce qui sont des familles ici ne sont pas très chaud quant à cette possibilité.

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  3. Il y a du vrai dans ce que tu écris tonio, sauf que tu décris le passé. Le père lepen ne voulait pas le pouvoir, il suffit de voir sa tête quand il a su qu'il était au second tour en 2002. Ses saillis verbales, comme le "point de détail" ou autres lui valaient d'être estampillé nauséabond. Sans compter les fameuses rencontres avec Mitterand et Chirac pour mettre au point ce petit manège désenchanteur...

    Mais déjà en 2007 la ligne du FN avait bougé, Marine commençait à s'en occuper, Soral était là aussi à ce moment, ce qui explique le bide des élections de 2007, le tout conjugué avec le karscher sarkoziste.

    En 2012, c'est Marine qui est à la tête du parti même si son papa garde les cordons de la bourse (cotelec). Marine veut le pouvoir et elle l'aura. La vraie question est la suivante : est-ce qu'elle vendra le parti au système ou est-ce qu'elle continuera sur sa ligne souverainiste dédiabolisée ?

    L'épisode "Brasillach" en 2012 était intéressant à observer. Papa lepen en ressortant ses vieilles antiennes fachos d'un autre temps a bien failli couler la campagne de sa fille. En interne, cela s'est mal passé. Je le vois comme une preuve de la bonne foi de Marine qui ne veut pas se contenter de gérer la boutique familiale mais bien prendre le pouvoir.

    Idéalement, il faudrait pourtant que les lepen giclent car ils ont verrouillé et purgé le parti depuis le putsch raté de la taupe RPR bruno mégret. Le parti manque de cadres pour s'occuper des militants.

    Ne pas oublier qu'à droite il n'y a que le FN qui pourra peut-être arriver au pouvoir. Dupont Aignan, Asselineau, Soral, etc sont bien jolis mais ne dépasseront jamais 1% aux élections. Donc disperser les voix souverainiste signifie maintenir l'UMPS au pouvoir...

    En fait, tu as ressorti la pseudo analyse d'Asselineau ( = RPF -> Pasqua -> de gaulle -> pouvoir bancaire anglo-saxon anti-France) qui crache à la tronche du FN qui est son concurrent direct. Enfin c'est ce qu'il pense puisque Asselineau n'est rien d'autre qu'un conférencier talentueux.

    Qui le finance ? Il est apparu tel un golgoth très récemment et il disparaitra aussi vite une fois les prochaines élections passées et le mal fait. Justement dans le système de repoussoir que tu décris, il faut des Asselineau pour expliquer qu'il ne faut pas voter FN histoire de lui piquer les quelques pourcents manquants pour gagner. Rien de neuf effectivement. A ceci près que le FN ne se résume pas aux lepen. Il y a plus de six millions d'électeurs qui en ont marre et sont patriotes.

    Pour les accusations de financement du
    FN par la CIA, c'était certainement vrai avant 1989 dans le cadre du stay-behind (je te laisse rechercher si tu ne connais pas). Personnellement, n'étant pas fan du communisme (pour rester poli), je trouve cela très bien. Maintenant, la CIA finance les banlieues semble-t-il (et peut-être Asselineau aussi, puisque dans l'étape actuelle du projet babélien, le FN devient un problème)...

    Le diable se cache dans les détails.

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  4. En effet. Pour croire en "l'alternative Bayrou", il faut vraiment être une vieille chèvre aveugle et sourde...

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  5. Bah ouais, le FN est un maillon essentiel du système. Il sert de "repoussoir" . C'est pourtant clair non ? Tout n'est que stratégie...

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  6. Ce n'est quand meme pas la faute du FN s'il a les bonnes solutions (arret de l'immigration, sortie de l'euro, sortie de l'UE en particulier) et qu'il est diabolisé pour cela dans les medias.
    Ne pas oublier que les medias défendent le système, et s'ils s'attaquent au FN, en le qualifiant d'extreme droite, de raciste et de xénophobe, c'est qu'il est dangereux pour le système babelien.
    En regardant attentivement les interviews de marine le Pen, on voit combien ils essaient par tous les moyens possibles de lui faire dire un petit mot ou une petite phrase, qu'ils pourront ensuite diffuser partout pour la déconsidérer au yeux du grand public.
    Ils avaient bien réussi avec Jean-Marie Le Pen, ils ont beaucoup plus de mal avec Marine qui ne se laisse pas entrainer dans leurs pièges.
    De toute façon, tout le monde a bien vu que ni le PS ni l'UMP ne sont des solutions qui changeront quoi que ce soit.
    A vous de choisir entre FN et FDG, personnellement, le FN paraît plus sérieux dans son analyse économique, et il est plus favorable à la libre entreprise.

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  7. Le système utilise le FN pour balayer tous les autres parti dissidents. Et le jour ou le ce parti arrivera en position de force, ils déterreront toutes ses casseroles, organiseront une battue médiatique qui se traduira par une baisse instantanée de 10% et remporteront l'élection en étant minoritaires idéologiquement, en augmentant l'effet repoussoir.
    Par contre, pour les européennes, ce parti un davantage un géneur pour le système.

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  8. tous très bien vos commentaires. Je doute tellement que je préfère encore un système de tirage au sort, pour être sûr.
    Le seul truc sûr c'est que l'umps est compromis et qu'il ne faut surtout jamais voter pour eux, ni ce qu'il y a entre les 2 ou un peu à gauche et à droite de l'umps.
    L'extrême gauche est internationaliste et immigrationniste, contre les nations, çà me semble très proche de ce que pratique déjà l'umps, l'économie en moins.
    Le fn coaché par soral un temps ne peut être qu'au courant de tout ce qu'on lit dans la réinfosphère. Pourquoi le fn n'en parle pas plus, soit elle fait partie du système tout en se présentant anti-système en lachant quelques vérités, mais pas trop.
    Soit c'est la stratégie de dédiabolisation, puisque après le fascisme et la xénophobie etc, maintenant l'homophobie, il y a aussi le complotisme, prêt à taxer le front national. Pas très facile de répondre.
    Asselineau n'a pas peur du complotisme, mais il a peur de la xénophobie en évitant le sujet de la colonisation migratoire.
    On est encore divisé.
    C'est pour çà que j'en ai marre, je cherche plus à savoir qui a raison, qui ment, qui a la bonne stratégie. J'aimerais qu'on se focalise sur le référendum d'initiative populaire, l'assemblée constituante, qui nous permette de nous affranchir de tout çà.

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  9. la question de la souveraineté date effectivement de 1789 mais le passage de ce concept de la gauche à la droite (ou au fn) ne date pas de 1990

    "1789 fut vraiment une rupture.
    Le sentiment qu'on nommait alors patriotisme avait pour objet uniquement le présent et l'avenir. C'était l'amour de la nation souveraine, fondé dans une large mesure sur la fierté d'en faire partie. La qualité de Français semblait être non pas un fait, mais un choix de la volonté, comme aujourd'hui l'affiliation à un parti ou à une Église.
    Quant à ceux qui étaient attachés au passé de la France, leur attachement prit la forme de fidélité personnelle et dynastique au roi. Ils n'éprouvèrent aucune gêne à chercher un secours dans les armes des rois étrangers. Ce n'étaient pas des traîtres. Ils demeuraient fidèles à ce à quoi ils croyaient devoir de la fidélité, exactement comme les hommes qui firent mourir Louis XVI.
    Les seuls à cette époque qui furent patriotes au sens que le mot a pris plus lard, ce sont ceux qui sont apparus aux yeux des contemporains et de la postérité comme les archi-traîtres, les gens comme Talleyrand, qui ont servi, non pas, comme on l'a dit, tous les régimes, mais la France derrière tous les régimes. Mais pour eux la France n'était ni la nation souveraine, ni le roi ; c'était l'État français. La suite des événements leur a donné raison.
    Car, quand l'illusion de la souveraineté nationale apparut manifestement comme une illusion, elle ne put plus servir d'objet au patriotisme ; d'autre part, la royauté était comme ces plantes coupées qu'on ne replante plus ; le patriotisme devait changer de signification et s'orienter vers l'État. Mais dès lors il cessait d'être populaire. Car l'État n'était pas une création de 1789, il datait du début du XVIIe siècle et avait part à la haine vouée par le peuple à la royauté. C'est ainsi, que par un paradoxe historique à première vue surprenant, le patriotisme changea de classe sociale et de camp politique ; il avait été à gauche, il passa à droite.
    [...]
    L'illusion de la Nation, au sens où les hommes de 1789, de 1792, prenaient ce mot, qui faisait alors couler des larmes de joie, c'était là du passé complètement aboli. Le mot même de nation avait changé de sens. En notre siècle, il ne désigne plus le peuple souverain, mais l'ensemble des populations reconnaissant l'autorité d'un même État ; c'est l'architecture formée par un État et le pays dominé par lui. Quand on parle de souveraineté de la nation, aujourd'hui, cela veut dire uniquement souveraineté de l’État. Un dialogue entre un de nos contemporains et un homme de 1792 mènerait à des malentendus bien comiques.
    Or non seulement l'État en question n'est pas le peuple souverain, mais il est identiquement ce même État inhumain, brutal, bureaucratique, policier, légué par Richelieu à Louis XIV, par Louis XIV à la Convention, par la Convention à l'Empire, par l'Empire à la IIIe République. Qui plus est, il est instinctivement connu et haï comme tel."
    S. Weil, "L'Enracinement", 1943
    (je vais finir par le citer en entier à force :-))

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