lundi 24 juin 2013

CORPORATI$M : Get in line ! Hear the click, feel the boot, smell the fear, taste the future !



Private profits - public risk - serfdom for all

Un monde planifié: Ben Bernanke aurait été l’élève favori de l’URSS
Agefi Suisse via Le blog à Lupus, 24/06/2013 (en Français texte en français )
→ lien


De même que l’URSS a vu son empire s’effondrer par la conservation systématique d’agents économiques non rentables, les banques centrales, aujourd’hui, maintiennent en vie des zombie financiers (banques systémiques) censés se renouveler pour donner naissance à de nouvelles structures productives. Des structures mieux adaptées à un monde dont on sait désormais qu’il ne peut matériellement assumer des politiques économiques basées sur le crédit facile. Loin d’être des libéraux et des capitalistes, comme elles le prétendent, les banques centrales occidentales sont assimilables à des fraternités trotskistes. Inscrire le soutien de l’emploi dans le mandat de la Fed revient, en langage plus cru, à faire perdurer des entreprises et des banques obsolètes. Ils appellent cela «sauver» le système. Un soutien que les théoriciens staliniens décomplexés désignaient par le terme de «planification économique». L’exact opposé de la libre entreprise. La faillite généralisée, la déflation brutale sont les composantes naturelles de la saine reconversion (via les M&A, les joint-venture, le private equity/restructurations) d’un système économique. Or en injectant des liquidités qui n’en sont pas (puisqu’il s’agit en fait de «monnaie de banque centrale» MBC et non de monnaie réelle), la Fed empêche justement les récepteurs de ces liquidités d’entreprendre les ajustements nécessaires. C’est ce qui fait que si les prix nominaux des biens et des services n’augmentent pas, le pouvoir d’achat d’une même quantité de monnaie est en revanche inférieur à ce qu’il était avant la crise financière. Trop de monnaie pour une même quantité de biens produits, c’est là la source spécifiquement financière de l’inflation.



Et sur le sujet de l'agenda de la démocrature "Hear the click, feel the boot, smell the fear, taste the future !", je vous invite à écouter également l'émission des experts de ce matin, avec notamment Markus Kerber et Olivier Berruyer...
Les Experts
BFM Business, 24/06/2013 (en Français texte en français )
→ lien


3 commentaires:

  1. Le caramel de Markus sur la Fed, Goldman Sachs et lloyd Blankfein était sympathique, viril mais correcte :)

    RépondreSupprimer
  2. Je suis d'accord "planifier c'est mal", mais a l'inverse si on laisse faire les libres entreprises, dans les boites, y a des gens.
    Ils n'ont pas tous envie ou les capacités d'être des machines productivistes ultra performantes corvéables a merci.
    Tout le monde ne va pas se reconvertir en doctorant des nanotechnologies parce que maintenant, la manutention est faite par des robots ...
    Si on pouvait tuer les gens, ça serait bien plus facile. [ironique]

    Donc, on fait quoi ?

    RépondreSupprimer
  3. @Yoananda
    "Donc, on fait quoi?"
    On les paye moins? Ils vont se former?

    "Ils n'ont pas tous envie ou les capacités d'être des machines productivistes ultra performantes corvéables a merci."
    Pourquoi ceux qui le peuvent/veulent devraient être obliger de subvenir aux besoins de ceux qui ne veulent/peuvent pas? (attention le mot important ici est "obliger")
    Vous trouvez cela trop horrible? Devenez ultra performant, productif et corvéable à merci : ensuite, avec vos gains, vous pourrez subvenir à leurs besoins.

    Voilà, ce n'était pas si compliquez, non?


    Pour revenir à la vidéo, à part Kerber, ils ont du mal à comprendre le problème.
    Et Berruyer avec son obsession des dérivés... En plus il n'a même pas les faits corrects:
    1 - le matif c'est 86-87
    1 bis - le CBOE, c'est 73. le CBOT, c'est juste 48...1848! mais à part ça, c'était inexistant avant 1995... oui oui les banques françaises n'y intervenaient pas du tout... oO
    2 - c'est une chambre de compensation pour des produits listés. La plupart des banques font et ont fait du dérivé par OTC bien avant l'ouverture de ces places (swap forward cds etc..).
    3 - La théorie de Bachelier date du début du XXe et s’intéresse déjà à pricer des options
    4 - pendant la crise des tulipes, il y avait déjà des produits dérivés.

    Plutôt que de s'intéresser à ce que les banques doivent faire, il ferait mieux de s'intéresser à comment les liquider vite et bien quand elles sont en défaut : celles qui font n'importe quoi en payeront le prix...comme les autres entreprises en passant.

    kelnoz

    RépondreSupprimer

Si votre commentaire n'apparaît pas tout de suite, c'est normal. Il doit être validé avant publication.