vendredi 14 juin 2013

De la tradition et de la religion

Je me rends compte que dans l'affrontement Babel versus ce qu'il faut bien appeler la "tradition", les dissidents mettent beaucoup de choses derrière ce qu'il appellent tradition...

Pour beaucoup, la tradition, c'est la religion. Et la France, "fille aînée de l'église".

Pour moi, la tradition, c'est autre chose.

Ce qui m'intéresse dans la "tradition", c'est la résilience, la robustesse, la pérennité qu'elle sous-entend. Mais sans la dissocier non plus d'un souci d'amélioration du bien être réel de chacun (et non fictif via de l'économie artificielle).

En ce sens, je suis contre beaucoup de choses de la modernité, comme :
   l'affaiblissement méthodique de la famille, le mariage homo (et l'agenda eugéniste qu'il cache) étant à mettre au même niveau que les familles recomposées en tout sens, le développement des mères célibataires...
   le développement de la rente, de tout type, qui n'est qu'un parasitisme de ceux produisant du bien-être réel et du capital réel (c'est à dire du bien-être réel futur),
   l'immigration et le multi culturalisme qui détruisent la résilience des peuples enracinés.
   le développement d'une humanité hors sol, aliénée, abrutie et nourrie au tittytainment, entassée dans des T3 en béton plastique...

En revanche, typiquement, que les femmes fassent désormais deux enfants en moyenne, ça me va très bien. Le "croissez, multipliez" des religions révélées ne me manque pas. Faire peu d'enfants, c'est arrêter de diluer le capital réel à chaque succession, et garantir à ses enfants qu'ils partiront avec au moins autant que vous... Sans parler de la foi en général... Perso, le christ, Dieu, toussa toussa, je n'y arrive pas. Toutes mes tripes me disent que c'est à peu près du même niveau que le père noël...

Plus que la religion, je pense que ce que les français souhaitent, c'est du bien-être en famille... Une famille solide, des valeurs de petit capitalisme libéral de bon sens, une maison, un lopin de terre, développer sa cahutte, un barbecue, et des repas de famille ensoleillés et arrosés...

Pour ma part, c'est ça ma religion...

Et je pense que c'est celle de beaucoup de monde.

Cette France là, munie d'un bon sens paysan indécrottable que le matraquage de non pensée par la propagande n'arrive toujours pas à supprimer, enracinée dans la common decency chère à Michéa, ainsi que dans un plaisir de vivre très français, n'a jamais voix au chapitre.

Elle a jusqu'ici suivi gentiment nos élites traitres, se divisant entre les deux faux partis opposés de vendus de l'UMPS...

Mais son mode de vie est menacé...

Il serait peut-être temps qu'elle commence à s'exprimer également.

29 commentaires:

  1. Mouais tout ça c'est très passéiste et suiviste.
    Tu regardes le monde comme tu voudrais qu'il soit, pas tel qu'il est réellement.
    Tu penses qu'il n'y a que les français qui souhaitent du bien-être en famille? TOUT le monde le souhaite!

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  2. Tu sais , Tonio, ce que tu décris ( succintement ) comme la volonté de chacun , cela se rapproche des preceptes de Dieu.
    Ne confonds toutefois pas Dieu et la religion... La religion, ce sont des hommes, des bons et des moins bons. Il y en a partout.
    Je ne fais de prosélythisme, loin de moi, mais quelquefois, il faut s'arrêter, s'asseoir , regarder autour de soi et réfléchir. Peut être cela viendra t il.
    Y a t il aujourd'hui quelque chose de plus ringard que dire que je crois en Dieu, je prie et L'honore tous les jours , je vais à l'Eglise toussa toussa.
    N'est ce pas finalement ce que l' on veut nous empêcher de faire ??? Mais je sais pas t'expliquer... Pour moi, je doute tous les jours, et tous les jours , je me dis que c'est pas possible autrement...
    Aujourd'hui, croire en Dieu et L'honorer est un acte révolutionnaire...

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  3. Tout les peuples sont pareils (pour appuyer le commentaire du dessus).

    Après pour le Nain (c'est pas péjoratif, et puis c'est toi qui l'as choisi :p), c'est suivant si on croit ou pas en Dieu.

    Mais fondamentalement nos lectures ne devraient pas trop diverger, tout est fait pour casser notre histoire, notre culture, et notre passé, juste que toi tu retires Dieu, nous, nous l'intégrons.

    Rien qui ne puisse nous diviser en réalité sur la finalité qu'on donne aux choses.

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  4. faut assumer avant de nous sortir les mêmes antiennes .

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    1. Message s'adressant au premier anonyme, une erreur de ma aprt.

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  5. la tradition comme vous la définissez, (un corps social unis par un mode de vie stable dans le temps, des regles sociales ET individuelles stables dans le temps, des principes intouchables sauf sur un tres long terme) necessite un pouvoir stable dans le temps et une part importante de sacré (ce que l'on ne peut touché comme le mariage et les mariés; des lieux/dates que l'on traite différemment des autres, des cérémonies établies depuis et pour longtemps etc ...). C'est bien pour cela que peillon veut sa religion, cela permet de stabiliser pour longtemps (avec effet de renforcement au dil du temps) le mode de vie et les rapports sociaux. Si la religion catholique savait se réformer profondémment, elle reprendrait le pouvoir, mais cela est contradictoire avec son fonctionnement qui est le long terme et donc pas de réforme brutale. C'est aussi pour cela que les faux-religieux FM et/ou socialistes de droite et de gauche ont le pouvoir. Ce que fait peillon nous indique aussi que les gens au pouvoir veulent le stabiliser et le garder pour longtemps. Ils auraient donc fait l'essentiel des réformes socio-éco qu'ils voulaient et passent au sacré. Ce qui nous indique/confirme que tout cela est en route depuis tres tres longtemps avec des finalités précises et voulues, mais des moyens qui fluctuent selon les circonstances historiques. C'est aussi ce qui fait que l'islam monte, car il amène avec lui un système pour tous les aspects de la vie. On peut aussi voir la religion a peillon comme une réponse à l'islam. Actuellement pour lutter contre la religion peillon on a le choix entre catho et islam et boudhisme. On oublie les protestants qui sont sécularisés.

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    1. En effet, je suis l'auteur du premier commentaire.
      Je suis de culture catholique (même si non pratiquant)
      Je suis toujours frappé de voir des français chrétiens se convertir à l'Islam. Je pense que c'est aussi dû à une fossilisation du catholicisme.
      Franchement j'ai été choqué, les catholiques se mobilisent en masse en France pour s'opposer au mariage homo (combien, 500-1000 couples en France) et ne jamais rien dire pour s'opposer à la hausse de la précarité, du chômage.
      Le catholicisme est à réinventer, réformer.

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  6. oui trop passéiste a mon goût, tu fais quoi des progrès techno la dedans ? je parle pas de la GPA, mais ne serait-ce que la mécanisation du travail de construction, et la protection militaire ? etc...
    c'est pas si simple ...

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  7. C'est une évolution logique de l'humanité. Des tribus aux clans, des clans aux peuples, des peuples aux nations, et désormais des nations aux empires. Avec en point de mire un seul groupe homogène sur Terre et probablement sa destruction.

    Après on peut être nostalgique d'une époque et critiquer les mécanismes de cette évolution, mais il y a une tendance inexorable et l'inertie est trop forte pour espérer revenir en arrière.

    Ce que l'on vit comme changement en France, c'est de plus pas grand chose par rapport à ce que vivent des tribus amazoniennes ou des peuples africains, qui basculent brutalement dans un mondialisme bien avancé. Un déracinement culturel et physique par émigration quasiment forcée, ca ne doit pas être sympa à vivre non plus.

    Par rapport à tout ça, je pense que l'approche hindouiste est la plus juste en ce sens où ce mouvement est de nature cyclique et n'est ni bon, ni mauvais. Juste naturel et mettant à l'épreuve chaque individu.

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    1. "un seul groupe homogène"

      Ça me rappelle cet épisode de South Park sur les "immigrés du futur" qui débarquent, dépeints "métisses de tous les peuples du monde" parlant un mélange d'Anglais, d'Espagnol et de Chinois.

      Cette vision c'est du wishfull thinking complètement inepte, un simple regard même furtif sur l'histoire de la vie sur Terre nous enseigne totalement l'inverse : L'humanité par exemple est partie d'UN seul peuple à un seul endroit en Afrique pour donner des millions de variantes à la fois génétiques, culturelles, linguistiques, alimentaires, philosophiques, religieuses etc. et c'est exactement le même processus pour toutes les espèces.

      Ceci parce qu'une espèce homogène c'est une espèce fragile, car une espèce avec une diversité génétique nulle et surtout un système immunitaire réduit puisque partagé par peu ou prou tout le monde, la sélection naturelle valorise la diversité et la complémentarité des systèmes immunitaires, jamais l'homogénéité, car lorsqu'un virus passe, tout le monde disparaît.

      Si vous n'êtes pas d'accord avec le Darwinisme au moins faites le sérieusement. Merci.

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  8. La question Tonio, c'est :

    Est ce que ce sont les régions du bon sens paysan dont je fais parti ou les villes et régions des acculturés qui seront considérées comme des enclaves.

    Parce que maintenant, j'en suis certain on y va tout droit.

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  9. Un grand merci Tonio pour ton travail de fourmi quotidien, c'est vital pour beaucoup d'entre nous. Il faudra aussi que l'on comprenne un jour pourquoi tu es développeur en SSII, c'est tellement loin de ta capacité et ta vision (d'ailleurs tu dois mesurer le gap entre toi et les autres). Mais ca ne sera sans doute qu'une étape.

    J'en profite pour un aparté sur le sujet:
    Les blogs/sites qui nous attirent aujourd'hui décapent par leur capacité à torpiller la propagande officielle, ce sont fameux dissidents.

    Néanmoins, pratiquement tous ces dissidents sont pessimistes, doomers, survivalistes, ecolo croissance zero. Comme si réalisme impliquait pessimisme.

    Pourtant, malgré les textes et dessins dramatiques de Banzai7, Gave, Roubini, Leap, h16, Bertez et les autres, point d'explosion, point de guerre. Certes, on a vécu à crédit et il faudra s'appauvrir pour payer, la population vieillit, les matières premières seront plus rares et chères, mais en même temps:
    - les pays du monde se connaissent trop et sont plus informés qu'avant, on aurait du mal à motiver cette jeunesse à devenir de la chair à canon
    - le peak everything prendra du temps, et il y a du temps pour s'adapter. Par exemple en Europe les 2/3 de la nourriture produite est jetée, il y a un grand potentiel, les transports publiques lentement mais surement s'améliorent, etc.
    - globalement les progrès techniques "invisibles" avancent bien. Le cancer est beaucoup moins tueur qu'il y a 10 ans. Il y a beaucoup moins de faim et de guerres dans le monde qu'avant.
    - les styles de vie peuvent changer progressivement, vers plus de local, avec plus de bricolage et jardinage pour des raisons de coûts et de style de vie. Et le cliché du jeune cadre dynamique en costard avec son smartphone à l'aéroport deviendra bientôt très ringard.
    - les classes moyennes des pays riches s'appauvrissent, mais sans tomber dans la misère pour autant. Elles auront un niveau de vie de classes moyennes des pays émergents, ce n'est pas catastrophique.
    - avec la pauvreté la délinquance augmentera. C'est regrettable mais pas non plus dramatique, ca ne genère pas de guerre civile.

    Bref, le monde est dans une mutation profonde, mais par vraiment par la voie Mad Max. Pourquoi n'y a-t-il pas de commentateur avec une vision du futur lucide et non dramatique? Ne serait-ce pas assez vendeur?

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    1. @ 17:55

      "Pourquoi n'y a-t-il pas de commentateur avec une vision du futur lucide et non dramatique?“

      Nous sommes dans l'ère du mensonge et de la fraude. Il faut d'abord percer l'abcès avant d'entrevoir les conséquences.

      http://www.agoravox.fr/actualites/economie/article/le-jour-d-apres-137310

      Nous sommes arrivés à un tel degré d'évolution que les forces de destructions sont devenues inconcevables en cas de conflits majeurs.

      (Imaginer les conséquences d'une destruction de deux ou trois centrales atomiques… alors que les dégats Tchernobyl et Fukushima ne sont toujours pas maîtrisés en temps de paix !)

      Misère.

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    2. Vision angélique qui ne prend pas en compte la nature et la fameuse 'volonté de puissance' chère à Nietzsche.
      Certains voudront toujours s'approprier les ressources au détriment des autres.
      Moins il y aura de ressources, plus d'humains il y aura pour se les disputer, moins conviviale sera l'ambiance.
      Mad-Max est donc plus probable ...

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    3. Aujourd'hui c'est la G4G : guerre 4ème génération, ou guerre cognitive.
      http://yoananda.wordpress.com/tag/g4g/

      par contre pour Mad Max, c'est pas garantît qu'on y échappe, on est dans la transition entre 2 mondes, le pétrole, et ... l'autre, qu'on ne connait pas encore. Il va y avoir minimum 30 ans de fortes turbulence, et peut-être plus d'une génération vont souffrir.
      http://yoananda.wordpress.com/2013/05/18/resume-du-blog-mai-2013/

      Regarde la Grèce, le Portugal et d'autres, c'est juste une question de temps avant qu'on ne les rejoigne. C'est quand même un peu dramatique non ?

      Pour la guerre civile, c'est une possibilité en France a mon avis :
      http://yoananda.wordpress.com/2013/05/05/la-guerre-civile-en-france/

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    4. @yoananda
      > Regarde la Grèce, le Portugal et d'autres, c'est juste une question de temps avant qu'on ne les rejoigne. C'est quand même un peu dramatique non ?

      Bons exemples: tu vois bien que non, ce n'est pas dramatique. S'appauvrir, retourner à un niveau de vie de 30 ans en arrière, bosser au noir, compter sur la solidarité familiale, est désagréable, mais n'amènent pas à Mad Max. La France a traversé des crises bien plus graves dans son histoire, sans arriver à la guerre civile. Par rapport à l'histoire de l'humanité, le Grec et le Portugais d'aujourd'hui sont encore et de loin des nababs.

      @Anonyme 19:01
      > Nous sommes dans l'ère du mensonge et de la fraude. Il faut d'abord percer l'abcès avant d'entrevoir les conséquences.

      Mon commentaire est destiné à "nous" qui passons par ce blog, c'est à dire des personnes qui ont déjà dépassé cette étape.

      @Anonyme 17:55
      > Nous sommes arrivés à un tel degré d'évolution que les forces de destructions sont devenues inconcevables en cas de conflits majeurs.

      Ton commentaire va dans mon sens, mais pour le coup je ne valide pas: en 1914, l'Europe était le temple de la civilisation sophistiquée, peu pressentaient l'explosion barbare. La Chine est déjà en guerre contre les USA, économique, financière, technique, géopolitique(en partie en lecture de la G4G). En arrivera-t-on à une résolution militaire de conflits, une fois la politique bloquée comme le dit Clausewitz? Je ne pense pas, d'abord parce que les Chinois - adeptes de Sun Zi - ne conquièrent pas pour détruire mais pour exploiter. Ensuite parce que la guerre traditionnelle est innefficace depuis le règne des guerrillas, instauré en Algérie dans les années 50. Et d'ailleurs, même en Iraq ou en Syrie où la guerrilla fait rage, la vie quotidienne reste normale pour une grande majorité (c'est le propre des guerrillas). Donc de nouveau, pas de Mad Max en vue, les tissus sociaux et économiques tiennent bon.

      @Stumpjumper
      > Vision angélique qui ne prend pas en compte la nature et la fameuse 'volonté de puissance' chère à Nietzsche.

      La volonté de puissance n'a pas attendu Nietzsche pour s'exprimer, comme lui même l'explique bien elle concerne les übermensch, présents dans toutes les sociétés. Et le gentil peuple-bétail continuera à vivre son quotidien comme il le peut, rien de nouveau sous le soleil.
      Quant à la question des ressources, les informations disponibles (et croisées) ainsi que les périodes récentes laissent plutôt penser qu'il y a beaucoup de marge pour encaisser des coups, et que la transition peut se faire dans le temps: il y a des excès d'aliments jetés, la production de pétrole a toujours réussi à satisfaire la demande, malgré les cassandres.

      Donc oui on change de modèle, les habitudes seront transformées pour tous, mais si on a le temps de gérer la transition (de gré ou de force), il n'y aura pas de situation d'urgence qui provoquerait un Mad Max. Je retire de cette vision des pays très vulnérables comme le Bengladesh ou l'Egypte, très dépendants alimentairement, aux Etats fragiles et à la nature dangereuse (innondations, sécheresse). Mais pour la plupart de l'humanité, tout indique que ca n'explosera pas, on vivra une transition sur un demi-siècle, où des paradigmes aujourd'hui indiscutables pour la majorité seront balayés, sans que personne ne s'en choque: l'histoire montre que les gens s'adaptent très vite à un nouveau contexte.

      Bref, vos commentaires m'incitent à creuser le sujet, car les éléments objectifs ne vont pas dans la direction pronée par les catastrophistes qui sont ultramajoritaires dans les auteurs valables (mais qui pour beaucoup vivent de ca aujourd'hui finalement, en se foutant pas mal de ce qui se passera demain...)

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    5. @Anonyme 14 juin 2013 22:23
      Merci pour le commentaire (pourquoi pas de pseudos ?).
      Néanmoins, l'expérience montre que les processus de transition ne sont jamais continus mais toujours brutaux et avec assez peu de signes avant-coureurs.
      Bien sur les historiens savent à posteriori ressortir ce signes.
      Mais quand on a le nez dans le guidon on ne les vois pas facilement.

      La crise de l'automne 2008 a été le dernier événement de ce type en nous prenant à contre pied. Les usines stoppant brutalement leurs commandes, vidant leurs stocks, mettant leurs employés en vacances ou chômage technique. Tout ça en quelques semaines. Une véritable rupture de pente.
      Certains l'avaient vue venir, mais ils étaient rares.
      On ne s'en est pas remis depuis.
      D'autres ruptures de pente surgiront brutalement.
      Le système est chaotique car très complexe.
      Les gouvernements sont impuissants et ne peuvent que brasser de l'air, et faire illusion un temps.

      Il y a de plus une parfaite incompatibilité entre les récentes prévisions ONU de croissance de la population mondiale à l'horizon 2050, les prévisions d'extraction d'hydrocarbures (même les officielles très optimistes) et .... les objectifs de réduction d'émission de CO2 (les officielles). Effet ciseau comme on dit.

      En conclusion , ça ne peut que coincer quelque part et très mal finir pour au minimum une portion de la population de quelques milliards d'individus tout de même.

      Les ordres de grandeur et la physique sont déterminants.
      La politique n'y peut rien du tout.
      La finance non plus.
      Ce ne sont que des fonctions support. Des services.
      Mais en aucun cas des éléments déterminants d'ordre 1.

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    6. @ 22:23.

      L'adaptation nécessaire ne se produit qu'en connaissance de cause.

      Les fractures actuelles démontrent des divergences profondes entre les populations mondiales, et elles sont de plusieurs ordres : structurel, financière, politique, économique, social, culturel, énergie physique…

      Et spirituel, pour faire plaisir à Yoananda… qui le confond avec le religieux, comme quoi nous ne sommes pas au bout de nos peines !

      La transition ne peut se faire en douceur, puisqu'un rapport de force
      est déjà établi. La raison et la bonne foi seront systématiquement évincées, nous le savons aussi sur ce blog. 2007-2009 en est l'exemple le plus flagrant, mais cela a commencé bien avant.

      Des solutions, évidemment nous en avons, nous en aurons. Et de très belles. Pour tous.

      La naïveté c'est de croire que la puissance des enjeux va disparaître pour laisser place au développement du plus grand nombre. C est juste un aveuglement impardonnable, vous en avez la preuve chaque jour, c'est les peuples qui subissent l'arbitraire, l'injustice, le chômage,…

      Alors, les grandes idées d'accords, refaire le monde OK, mais comprendre que nous n'avons que très peu de temps à notre échelle et que RIEN n'a été entrepris depuis l'aveu 2008 amènera inévitablement un effondrement en cascade de plus en plus dramatique.

      Quand je dis RIEN, ce n'est pas exacte, les États se préparent a ce qui devient inévitable: La confrontation, la guerre civile et mondiale, sous toutes ses formes.

      La prise de conscience et l'information et les belles idées ne suffisent pas. Désolé.

      Misère.

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  10. Doucement Tonio.

    Ne pas confondre spiritualité et religions ainsi que traditions et cultures.

    L'homme est et restera un être spirituel.

    Si les traditions se perdent, la culture reste. L'objet de toutes guerres c'est d'interdire la culture d'un peuple.

    Misère.


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    1. Tu aurais dit "l'homme restera un être religieux", j'aurais dit OK. Un être spirituel ... allo ! non mais allo quoi ! lol

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  11. Je comprends tout à fait ton point de vue Tonio. Je pense que majorité de gens sur ton blog ont ressenti ce besoin de tradition. Mais en vieillissant, il y a pour certain un retour vers le spirituel. La France des traditions n'est pas forcément en opposition frontale avec la France fille ainée de l'Eglise.

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  12. Entièrement d'accord avec toi sur l'artificialisation de la vie, la rente, le consumérisme, l'abrutissement global. Je partage les mêmes impressions depuis mon adolescence. Et je pense aussi qu'on est nombreux à faire ces constats.
    J'apporterais trois nuances dans ce que tu dis.

    Pour ce qui est des mères célibataires j'en connais quelques unes, et toutes sont seules par défaillance du père, incapable de s'assumer en tant que tel, et qui est selon les cas immature, dépressif, accro à la bibine/au joint, ou violent, ou un mix de l'ensemble. Plusieurs de ces mères avouent aussi qu'elles auraient aimé un homme de la trempe de leur grand-père, mais visiblement c'est une espèce menacée. Il y a quelques décennies à 20 ans ou pas beaucoup plus la plupart des hommes devenaient pères, bossaient dans une activité qui avait du sens, et faisaient honneur à leur rôle, l'exception était rare (même si bien sûr les familles étaient lourdes de non-dits et le patriarcat pesant pour tout le monde, mais cela n'est en rien une conséquence de la maturité à 20 ans). Aujourd'hui les jeunes gars ayant ce cran sont devenus rares, ils passeraient même presque pour des loosers aurpès de ceux qui préfèrent rester ados jusqu'à 30 piges passées. J'y vois une conséquence du narcissisme.

    Le mariage homo tel qu'il est mis en avant actuellement cache probablement un agenda Huxleyien avec des saletés du genre GPA et compagnie. Je reste malgré cela favorable au principe du mariage homo (qui existe en Espagne, au Portugal, aux Pays Bas entre autres sans y avoir miné la société) et serai toujours opposé à l'artificialisation qui prétend actuellement aller avec. Je ne me retrouve pas chez ceux qui veulent faire semblant de ne pas voir certaines évidences biologiques et croire que les "prothèses" reproductives sont sans conséquences. Mais pas non plus chez ceux qui refusent un droit à ceux qui ont la malchance (car c'en est encore une aujourd'hui) d'être homos.

    Ce qui détruit la résilience des peuples enracinés ça peut être plusieurs choses. La première qui me vient à l'esprit (pour l'avoir vue à l'oeuvre) c'est la colonisation (version hard ou version soft) par des gens eux-mêmes déracinés. Colonisation impliquant pouvoir financier et distorsion de l'économie au profit des colons. Mais là où des peuples enracinés se rencontrent sans ce genre de rapports de force, et conservent chacun leur enracinement, il peut se produire de belles choses. Exemple: les pays du sud de la Loire aux XIème et XIIème siècles. La multiculturalité n'est pas en soi un facteur destructeur, là où elle se passe mal il y a un souci en amont.
    Ce qui détruit, ce peut-être aussi d'être dirigé et "instruit" par des élites qui sapent l'enracinement du peuple. La révolution française aurait pu tourner autrement mais elle a malheureusement été aussi un gros vecteur de déracinement. Prenez des français déracinés se sentant lachés par les élites, mettez les au contact d'immigrés déracinés aussi et cherchant leur identité par réaction, ça vous donnera des situation de merde comme il y en a plein à la périphérie des villes.
    Mais le problème a sa source bien en amont.

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    1. Les hommes deviennent mature a 43 ans (les femmes a 32) selon une étude : http://www.20minutes.fr/insolite/1172951-20130613-hommes-deviennent-matures-avant-43-ans

      ce qui détruit les peuples enracinés, c'est tout simplement l'urbanisation a mon avis.
      Sinon commentaire très intéressant.

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    2. Sur l'urbanisation je sais pas si ça joue directement. On peut vivre dans un cadre rural et être malgré cela déraciné (voir le chapitre "déracinement paysan" dans ce bouquin http://classiques.uqac.ca/classiques/weil_simone/enracinement/weil_Enracinement.pdf)
      A l'opposé si tu prends des villes médiévales comme Sarlat, Figeac, Carcassone entre autres, je ne pense pas que les gens y étaient mal du fait d'être en ville. Quand tu t'y promènes tu te rends compte que les gens qui les ont contruites avaient un sens de l'harmonie et du travail bien fait qu'on n'a plus aujourd'hui, je me dis qu'ils sentaient peut-être (consciemment ou pas, et probablement plus collectivement qu'individuellement) au fond d'eux l'importance de la beauté de l'environnement immédiat. Même les artisans les plus modestes qui survivaient l'hiver en bouffant des châtaignes avaient une maison harmonieuse.

      Là où je te rejoins c'est que l'artificialité et la modernité discount en "béton plastique" comme dit Tonio sont consubstancielles du déracinement, et qu'elles sont pour le coup nettement plus visibles et choquantes dans les gros ensembles urbains actuels.

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  13. "La Renaissance a partout provoqué une coupure entre les gens cultivés et la masse ; mais en séparant la culture de la tradition nationale, elle la plongeait du moins dans la tradition grecque. Depuis, les liens avec les traditions nationales n'ont pas été renoués, mais la Grèce a été oubliée. Il en est résulté une culture qui s'est développée dans un milieu très restreint, séparé du monde, dans une atmosphère confinée, une culture considérablement orientée vers la technique et influencée par elle, très teintée de pragmatisme, extrêmement fragmentée par la spécialisation. [...] Ce qu'on appelle aujourd'hui instruire les masses, c'est prendre cette culture moderne, élaborée dans un milieu tellement fermé, tellement taré, tellement indifférent à la vérité, en ôter tout ce qu'elle peut encore contenir d'or pur, opération qu'on nomme vulgarisation, et enfourner le résidu tel quel dans la mémoire des malheureux qui désirent apprendre, comme on donne la becquée à des oiseaux.
    [...]
    Ainsi il y a eu en France ce paradoxe d'un patriotisme fondé, non sur l'amour du passé, mais sur la rupture la plus violente avec le passé du pays. Et pourtant la Révolution avait un passé dans la partie plus ou moins souterraine de l'histoire de France ; tout ce qui avait rapport à l'émancipation des serfs, aux libertés des villes, aux luttes sociales ; les révoltes du XIVe siècle, le début du mouvement des Bourguignons, la Fronde, des écrivains comme d'Aubigné, Théophile de Viau, Retz. Sous François Ier un projet de milice populaire fut écarté, parce que les seigneurs objectèrent que si on le réalisait les petits-fils des miliciens seraient seigneurs et leurs propres petits-fils seraient serfs. Si grande était la force ascendante qui soulevait souterrainement ce peuple.
    Mais l'influence des Encyclopédistes, tous intellectuels déracinés, tous obsédés par l'idée de progrès, empêcha qu'on fit aucun effort pour évoquer une tradition révolutionnaire. D'ailleurs la longue terreur du règne de Louis XIV faisait un espace vide, difficile à franchir. C'est à cause d'elle que, malgré les efforts de Montesquieu en sens contraire, le courant de libération du XVIIIe siècle se trouva sans racines historiques. 1789 fut vraiment une rupture.
    [...]
    Mais si le peuple français retrouve ce qu'on appelle aujourd'hui du nom de souveraineté, la même difficulté qu'avant 1940 reparaîtra ; c'est que la réalité désignée par le mot France sera avant tout un État. L'État est une chose froide qui ne peut pas être aimée mais il tue et abolit tout ce qui pourrait l'être ; ainsi on est forcé de l'aimer, parce qu'il n'y a que lui. Tel est le supplice moral de nos contemporains."
    S. Weil, "L'Enracinement", 1943

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  14. Pour revenir a la tradition il faudrait revenir au systeme des corporations et aux premieres constitutions a l'epoque de Louis XIII. Qui connais le fonctionnement de la societe française à cette époque avec des elections très régulières dans tous les groupes humains, elisant les meilleurs de chaque domaine?

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  15. @yoanoanda :
    > on est dans la transition entre 2 mondes, le pétrole, et ... l'autre, qu'on ne connait pas encore.

    Le monde ne manquera pas d'énergie, je pense, même lorsque pétrole, gaz et charbon seront devenus trop cher. Le rendement de tous nos appareils augmente de façon vertigineuse et les nouvelles énergies arriveront à temps pour peu qu'on en finisse avec le principe de précaution poussé à l’excès : nucléaire de 4ème génération, solaire à haut rendement, éolien, géothermique, algues, fusion nucléaire, etc...

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  16. Faire peu d'enfants c'est ne pas trop diluer le capital à chaque succession...etc, dites-vous.

    Je vous répondrai que c'est la république qui se charge de diluer le patrimoine en le volant au moyen de droits de succession scélérats, en le piquant aux pères qui l'ont amassé en vérité, en en dépouillant leurs enfants donc, et, aussi, en le livrant gratis à des étrangers.

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  17. En fait, quand toi tu parles des principes maçonniques, de société maçonnique, par omission tu l'opposes à la fille ainée de l'Eglise. L'un est l'opposé de l'autre. Ca n'implique pas d'être catholique par ailleurs.

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