jeudi 13 juin 2013

François Asselineau : Les "euro-régions" : allons nous laisser détruire les nations ?

Des fois qu'il y en aie encore qui aient encore des doutes sur le fait qu'on est gouvernés par des traitres intégraux, je vous mets la dernière conférence d'Asselineau...

Toujours trop étatiste à mon goût, mais ce qu'il dénonce de la prise en main babelienne et du projet de destruction des nations européennes, est édifiant de clarté...

François Asselineau : Les "euro-régions" : allons nous laisser détruire les nations ?
UPR, 07/06/2013 (en Français texte en français )






13 commentaires:

  1. Quel intérêt d'être souverainiste à l'heure de la fédéralisation?
    En tant que buveur de bière, dois je rester avec les buveurs de vin de mon pays?
    Xion

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    1. Quel intérêt d'être souverainiste à l'heure de la fédéralisation?
      ?!?
      A quoi ca sert de vivre ? Bah, à ne pas mourir !

      Les Alsaciens boivent du vin et de la bière et ils se portent très bien. D'ailleurs ils viennent de dire aux fédéralistes qu'ils ne voulaient pas d'une euro-région Alsace-Pays de Bade.

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    2. C'est bien ce que veulent les tenants de l'Union Européenne, du marché transatlantique... La disparition des nations (et de leur cadre social) et la promotion tous azimuts de l'individu (le libéralisme économique et social/sociétal) pour que les citoyens se retrouvent finalement seuls et sans protection face aux forces de domination à l'échelle d'un vaste empire... Les individus se regroupant alors non plus sous la bannière de la nation (dissoute), mais par groupes ou communautés de vue, de vie, de religion ou de consommation (de bière ? lol)...

      Pimo29

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    3. Etre souverainiste aujourd'hui c'est etre résistant face a l'oppression federaliste. C'est etre le resistant d'hier face au collaborationnisme national socialiste et federaliste de nos aieux!
      Le vin plutot que la biere allemande, cela va sans dire.Vous trouvez la correspondance tirée par les cheveux? Pourtant, la mécanique d'absorbtion est d'une violence inouie, elle fait fis des peuples au seul profit d'une oligarchie financiaro-industrielle menée par une Allemagne droite dans ses bottes, martiale et inflexible avec ses pays vassaux.
      L'Allemagne sous couvert de "sauver" les pays périphériques ne fait que les affaiblir d'un coté tout en allégeant ses propres poubelles bancaires devenues systemiques par l'ampleur des actifs pourris qu'elles trimbalent dans ses bilans. Avec machiavélisme, elle sauve ses banques de la banque route et nous aussi par la meme!
      La DEUTCHEBANK EST EN FAILLITE VIRTUELLE TOUT COMME LA SOCIETE GENERALE, LE CREDIT AGRICOLE ET LA BNP...
      lE TONNEAU DES DANAIDES EST REMPLIS PAR LES RICHESSES DES CLASSES MOYENNES ET D UNE PARTIE DES RICHES POUR LES ULTRA RICHES MAIS AUSSI DE LEURS METAYERS (les politiques). Chypre est un exemple de transfert illégitime, la Grece un laboratoire avancé de ce qui nous pend tous au nez, le M.E.S est une entourloupe de camelot: vous versez plusieurs milliards a ce fond, alors meme que vous étouffez sous une pyramide de dette, cet argent vous devez l'empruntez a des taux faramineux sur les marchés pour qu'une fois dans le fonds l'U.E décide de vous le preter contre, de nouveau, interet... elle est belle l'affaire!!
      L'Irlande, le tigre celtique de papier, orgueil et modele ordo-libéral de l'U.E en son temps et chantre du dumping fiscal en Europe, s'est lui aussi viandé joyeusement, apres moulte perfusions financieres que le bon petit peuple a daigné payer ils ont accepté un rééchelonnement de credit c.à.d de ne rembourser la dette de sa banque fétiche (anglo irish bank)qu' entre 2038 et 2053! l'honneur est sauve! la fete peut continuer.
      Le systeme va s'emballer et nul ne peut dire, exepté les initiés (?), ou tout cela va nous mener bien que je n'ai guere de doute sur l'explosion finale et complete du systeme monetaire international; la, je pense qu'une dictature federale et achevée pourrait avoir lieu, sauf si les peuples convergent dans leur haine réciproque, mais la aussi ce ne sera que reculer pour mieux sauter!
      Nos meilleures années sont déja loins derriere nous, alors profitez en bien la fin du cycle hivernal de Kondratieff s'acheve entre 2018 et 2020...(MASTER T)

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  2. On est une colonie, c'est tout. Y a pas d'autre mots.
    Ca doit leur faire a peu près la même impression aux algériens, marocains et autres ... de voir la "douce ingérence maternaliste" de la nation tutélaire ...

    A la différence que eux le savent, et nous on est trop con pour se l'avouer.

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  3. 4 heures et quelques de conférence, j'aimerais avoir le luxe de ce temps pour pouvoir les regarder. c'est donc sans les regarder et à partir de ma subjectivité que je commente ici.
    les peuples sans état doivent-ils continuer à fermer leur gueule et laisser se terminer le processus de déracinement et de déculturation, débuté avec la création des états-nations modernes, puis poursuivi aujourd'hui à plus grande échelle?
    l'état-nation et le mondialisme relevant de la même logique uniformisante et hégémonique - la principale différence entre les deux étant l'échelle géographique - à quel genre d'acrobatie intellectuelle doit-on avoir recours pour défendre le premier et condamner le second?

    pour moi état-nation et mondialisation ne sont que deux étapes dans le processus général de déracinement, entamé il y a déjà longtemps et accéléré avec le consumérisme. si la mondialisation prend comme prétexte la sauvegarde des minorités linguistiques d'Europe pour faire avancer ses schémas, il me semble assez évident que c'est purement cosmétique et sans toucher au fondamental, fondamental qui remettrait en cause ladite mondialisation.

    je vous ressers un paragraphe de "l'enracinement", de S. Weil, qui à mon sens résume bien la question
    "Quand on a pris l'habitude de considérer comme un bien absolu et clair de toute ombre cette croissance au cours de laquelle la France a dévoré et digéré tant de territoires, comment une propagande inspirée exactement de la même pensée, et mettant seulement le nom de l'Europe à la place de celui de la France, ne s'infiltrera-t-elle pas dans un coin de l'âme ? Le patriotisme actuel consiste en une équation entre le bien absolu et une collectivité correspondant à un espace territorial, à savoir la France ; quiconque change dans sa pensée le terme territorial de l'équation, et met à la place un terme plus petit, comme la Bretagne, ou plus grand, comme l'Europe, est regardé comme un traître. Pourquoi cela ? C'est tout à fait arbitraire. L'habitude nous empêche de nous rendre compte à quel point c'est arbitraire. Mais au moment suprême, cet arbitraire donne prise au fabricant intérieur de sophismes."

    je pourrais en causer plus longtemps et en détail mais la plantation de mes courges n'est pas finie donc j'y retourne (il faut bien que quelqu'un s'occupe de leur enracinement aussi)

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    1. Une nation sans Etat peut passer par la case de la Shoah pour mettre un zeste de sédentarisme dans son menu parfaitement nomade. Il peut y avoir aussi le cas d'une nation avec deux Etats, voire trois ou quatre comme pour les Kurdes. A prime abord, quelle serait la meilleure situation pour résister au mouvement inexorable du tout nomadisme que la mondialisation ne cesse d'abonder sans pour autant tomber dans le règne de l'Albanisation ?
      D'après mon humble avis de petit péqueneau du fin-fond du Pays basque, seules des règles admises par l'ensemble des nations de cette planète ayant pour objectif de cadrer les flux à la fois des marchandises et des humains pourraient aboutir à un vivre ensemble dépourvu des scories de ce qui a animé l'aventure humaine en des époques de conquêtes et de découvertes de continents vierges ou presque. L'époque des colonisations a été. C'est désormais FINI.
      Pour ma part d'épreuves, je dois faire face à la transmission par les scutigerelles d'une bactériose (catastrophique en termes de pertes et de blocage des plantes) à l'aide d'oligo-éléments en sus d'extraits de plantes + jus de fumier tout ça en localisé (goutte à goutte) dont je ne vous dis pas le coût....Même les tomates greffées sont impactées par les attaques de scuti (sans compter les concombres) mais la bactériose à l'air d'être spécifique aux piments... N'était-ce pas Voltaire qui aurait mis à l'épreuve tous les préceptes issus des tribulations nomades de Candide en lui suggérant : "Maintenant cultive TON jardin". Pour ma part, je pense être à l'épreuve des belles idées , au ras des pâquerettes!!!

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    2. " quiconque change dans sa pensée le terme territorial de l'équation, et met à la place un terme plus petit, comme la Bretagne, ou plus grand, comme l'Europe, est regardé comme un traître. Pourquoi cela ? "
      1) Mais n'y a-t-il pas une taille critique ? un équilibre entre la puissance (suffisamment nombreux) et la démocratie (suffisamment proche les uns des autres et donc pas trop nombreux), les anciens se posaient déjà la question (il me semble avoir lu ça dans "La cité et les lois" de Castoriadis.
      2) Pour moi qui habite l'Alsace sans parler l'Alsacien, il est plus facile de discuter avec un basque qu'avec un voisin de l'autre côté du Rhin

      JP

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  4. Je préfère vivre dans une "euro-mark région" que vivre le peak everything isolé...

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  5. hachis parmentier13 juin 2013 à 20:54

    Apres tout ou est le mal?
    le monde est en constante évolution, des tribus préhistoriques, aux clans, aux tyrants des cités antiques, aux états modernes puis desormais au continent

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    1. Et après les continents les Etats intergalactiques... lol

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    2. hachis parmentier13 juin 2013 à 22:48

      faut que j aille voire le dernier startrek

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  6. Jeudi 13 juin 2013 :

    François Leclerc écrit un chef d'oeuvre d'analyse, courte, claire, impeccable :

    Le détricotage de la zone euro.

    Comment va la petite santé de la zone euro ces temps-ci ? Pas si bien que cela : tout s’est calmé en apparence, mais faut-il s’y fier ? Exprimer sa circonspection ne repose pas sur l’annonce d’un nouveau renflouement des banques espagnoles, ou la constatation de la poursuite de la rapide détérioration de la situation économique italienne. Ce doute s’appuie sur l’observation d’un phénomène d’autant plus préoccupant qu’il s’apparente à un travail de sape sous la zone euro : la détention par les banques d’obligations souveraines ou privées émises dans d’autre pays que le leur continue de diminuer. En d’autres termes, on assiste au sein de la zone à un repli des investisseurs sur leur territoire national, les investissements sont de moins en moins transnationaux.

    En 2006, les banques de la zone euro détenaient en moyenne plus de 40% de titres de dette (publique et privée confondues) d’autres pays, mais ce niveau est retombé à 21,5%. Précisément celui qui avait été atteint en 1999, juste après le lancement de l’euro. Cette tendance se confirme de trimestre en trimestre. Une telle situation ne diminue pas les risque de propagation de la crise d’un pays à l’autre, mais en change simplement le mécanisme. Elle est le résultat conjoint du départ prononcé des capitaux expatriés des pays considérés à risque et de l’achat par les banques nationales de leur dette nationale. À la demande des autorités du pays, mais aussi parce que c’est dans l’immédiat une bonne affaire pour elles, étant donné son rendement et le coût très faible des liquidités de la BCE.

    Ce repli des capitaux concrétise le démantèlement en cours de fait de la zone euro et renforce l’incitation déjà présente à refuser toute mutualisation de l’aide. Il favorise le chacun pour soi. Les écarts de taux du crédit aux entreprises qui accroissent les disparités au sein de la zone euro – auxquelles la BCE ne semble pas être en mesure de remédier – y contribuent également. Non seulement ils accélèrent la détérioration de la situation économique mais ils créent des tendances centrifuges dans les pays qui en sont les principales victimes. Les pays fortunés fabriquent de la rétention, ceux qui ne le sont pas envisagent de sortir d’une zone monétaire qui les précipite dans l’abîme, considérant qu’ils n’ont plus rien à perdre. C’est notamment le cas au Portugal, un autre pays sans avenir avec la Grèce.

    Enfin, la dépendance financière réciproque des banques et des États, voie privilégiée de la propagation de la crise dans sa version européenne, en sort accrue au contraire des objectifs proclamés. Qu’elle ne soit plus transfrontalière ne fait qu’accroître les facteurs de faiblesse des pays du Sud de l’Europe et la menace de dislocation de la zone euro. Seule échappatoire, la BCE joue son rôle de bad bank et de fontaine à liquidités, ce qui avec la survalorisation des actifs dans les bilans bancaires est une autre manière de planquer les dettes sous le tapis en attendant de meilleurs jours, si toutefois ils surviennent dans la logique du détricotage en cours.

    http://www.pauljorion.com/blog/?p=54766

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