jeudi 13 juin 2013

La Grèce rétrogradée de pays développé à pays émergent

La Grèce perd son statut de «pays développé»
Le Soir, 12/06/2013 (en Français texte en français )
→ lien
La société de conseil en investissements MSCI a fait passer la Grèce de statut de «pays développé» à celui de «pays émergent», soit au même niveau que des pays comme le Qatar ou la Corée du Sud. C’est la première fois qu’un pays occidental est dégradé de la sorte. La décision de MSCI, spécialisée dans la réalisation d’indices, résulte de la forte baisse de l’indice boursier grec: -83% depuis 2007. Dès lors, «la Grèce ne peut plus satisfaire à un certain nombre de critères», justifie MSCI.

13 commentaires:

  1. En un mot : retour à la normale.

    La Grèce n'était pas "développée". Ca c'était pour la fiction Euro, la parenthèse Euro..

    Une dictature militaire corrompue, des olives, des pavillons de complaisance, de la feta et des vieux temples... voilà ce qu'était la Grèce il y a 30 ans...

    Et elle y revient. Tout naturellement.

    Car fondamentalement, on change pas un peuple en 30 ans.

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  2. immergé peut-être mais surement pas émergent !

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  3. "émergent" sous entend que ca va émerger. "submergent" serait plus approprié.

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  4. "Pays émergent"...

    C'est plutôt "pays plongeant"...

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  5. Une nouvelle grande réussite de notre précieux prix Nobel de la Paix.
    A se demander à qui ce prix sera distribué l'an prochain. Après l'UE et Barrack Dronebama, ca va être dur de faire mieux.

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  6. Yannick Noah ?
    ;-)

    Plus sérieusement, il nous reste de bons "candidats".

    Exemple : les banquiers centraux.

    Eh oui... Draghi ? Bernanke !

    Après tout ils oeuvrent sans relâche pour la "paix" (la paix des crapules).

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  7. Après Barroso et l'UERRSS ? Pourquoi pas. On est chez le Père Ubu.

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  8. "Car fondamentalement, on change pas un peuple en 30 ans."

    Je ne serai pas aussi affirmatif.
    En 5 ans les Grecs ont beaucoup changé et tout le mérite en revient à la troïka.

    Comme quoi, ce qu'il n'est pas possible de faire en 30 ans, la troïka le fait en 5 ans.
    Ce sont des experts, nous n'allons d'ailleurs pas tarder à le constater nous même.

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  9. Tonio va voir la publication de l'évolution des prix de l'immobilier espingouin... Tu vas rire...

    http://www.ine.es/jaxi/menu.do?type=pcaxis&path=%2Ft07%2Fp457&file=inebase&L=0

    principales resultados...
    Ole....

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  10. " ... soit au même niveau que des pays comme le Qatar ou la Corée du Sud."

    La Corée du Sud, pays en voie de développement ?? Avec son industrie, son électronique (Samsung, etc) ?
    Et la Grèce, pays développé ? Avec.. quoi au juste ? Son tourisme, son huile d'olive, sa feta ?




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  11. Breaking news : "It seems the red-line has been crossed. The New York Times is reporting that:

    *U.S. CONCLUDES SYRIA USED CHEMICAL WEAPONS AGAINST REBELS: NYT, and
    *NYT SAYS EUROPEAN OFFICIALS REACH SAME CONCLUSION ON SYRIA
    "

    Ah ah ah, je marre... Voyons ce que les gogos et De Defensa vont pouvoir dire maintenant...

    A ce sujet, le dernier article de De Defensa sur l'"épuisement psychologique" d'Obama... est proprement stupéfiant.

    Un tel aveuglement est inouï. Leur haine des USA est tellement forte qu'ils en viennent à déconstruire la réalité, à la plier pour qu'elle soit raccord avec leurs propres obsessions...

    Anyway... Rien ne peut arrêter l'Empire et son storytelling. El Assad est cuit.

    On l'a encore constaté sur l'affaire du réseau d'espionnage. Depuis des années, les US se plaignent des Chinois... qui pratiquent le hacking et qui les espionnent. Cette histoire était acceptée par tous.

    Or, on commence à savoir maintenant qu'en fait... c'était l'inverse ! Les US ont mis les Chinois sur écoute.

    Ca c'est l'Empire : la maîtrise du story telling.

    Une force inouïe.

    Bref, nous ne sommes pas au bout de nos surprises.

    La Syrie va tomber. Et ensuite l'Iran.

    Se tordre les mains de rage n'y changera rien. Les USA dominent le monde.

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  12. Une des premières banques de l'Histoire est une banque de Gênes, la banque Leccacorvo. A partir de 1244, la banque des Leccacorvo se développe. Elle prête des sommes énormes au roi de France, Saint Louis. Grave erreur !

    Lisez cet extrait de livre :

    Lorsque Saint Louis rentre de croisade en avril 1254, il se montre agacé par l'insistance des Génois à vouloir récupérer leurs fonds. Ils ont permis au roi de combattre les infidèles, il serait bien étrange qu'ils en retirent un avantage matériel en plus du prestige et probablement du salut éternel qui découlera du financement de la croisade ! Saint Louis ne négocie même pas avec ces manants, d'autant que leur pratique financière, c'est-à-dire le prêt à intérêt, reste suspecte aux yeux de l'Eglise. En effet, malgré les écrits de Saint Thomas, l'Eglise maintient ses préventions à l'égard des prêts, et le pape Clément V rappellera au début du XIVe siècle que le prêt à intérêt est par nature usuraire. Il faut dire que ça permettra au passage à Philippe le Bel d'essayer de s'emparer de l'or des Templiers. Quoi qu'il en soit, Saint Louis refuse de payer et fait banqueroute.

    (Jean-Marc Daniel, "Huit leçons d'histoire économique", édition Odile Jacob, page 24)

    C'est le premier défaut de paiement de l'histoire de France.

    La conséquence de ce défaut de paiement de la France est la faillite de la banque Leccacorvo, en 1259.

    Quelques années plus tard, à Florence, la banque Peruzzi et la banque Bardi prêtent des sommes énormes au roi d'Angleterre, Edouard III. Grave erreur !

    Lisez cet extrait de livre :

    Edouard III emprunte aux banquiers de Florence pour rassembler une armée nombreuse et attaquer la France. Les hostilités débutent en 1337, et le moins que l'on puisse dire est que cela s'engage mal pour Edouard III. Les Français envahissent la Guyenne alors anglaise et mettent le siège devant Bordeaux en 1339. La ville résiste, mais l'attaque anglaise au nord depuis Anvers supposée contraindre les Français à redéployer leurs forces a du mal à se développer. En effet, Edouard III, pour pouvoir approvisionner ses troupes, a besoin de fonds et il ne les obtient que par une négociation permanente avec les banquiers italiens. Ceux-ci s'impatientent, s'inquiètent, critiquent sa stratégie militaire : où sont les victoires ? Où sont les villes pillées ? Où sont les pays mis à sac ? En 1340, Edouard III, n'obtenant plus de subsides de ses banquiers, commence à différer ses remboursements. En 1343, il fait banqueroute. Résultat, la banque Peruzzi de Florence fait faillite tandis qu'en 1346 c'est au tour de la banque Bardi.

    ("Huit leçons d'histoire économique", page 26)

    Des défauts de paiement d'Etats souverains, il y en a eu des centaines dans l'Histoire.

    Des Etats européens se déclarent en défaut de paiement, et donc ils provoquent la faillite des banques privées.

    On connaît le film : ça fait 800 ans que ça dure.

    Et ça va continuer.

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  13. @ BA

    A ceci près qu'à cette époque lointaine, la monnaie était l'or et l'argent.

    Pour le lobby bancaire et la sphère politique (de droite comme de gauche) la banque centrale est une invention géniale et merveilleuse qui permet de repousser sans cesse la banqueroute.

    C'est ce que certains ici (et ailleurs) essaient de vous faire comprendre.

    Amicalement,
    DOZIER

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