mercredi 19 juin 2013

Le président de Chypre demande à ce qu'on change complètement les termes du bailout

On veut de l'argent gratuit ! On veut de l'argent gratuit ! On veut de l'argent gratuit !

Ils ont ultra leviérisé leur système bancaire, qui plus est avec des actifs pourris. Qu'ils assument...

Marre de la théorie du cliquet qui veut qu'on doive garantir la fausse prospérité fabriquée par le mensonge et la fausse finance...

The Cyprus Bail-In Blows Up: President Urges Complete Bailout Overhaul (Full Letter)
ZeroHedge, 18/06/2013 (traduire en Français texte en anglais )
→ lien
Cyprus' President Nicos Anastasiades has realized (as we warned), too late it seems for the thousands of domestic and foreign depositors who were sacrificed at the alter of monetary union, that the TROIKA's terms are "too onerous." Anastasiades has asked EU lenders to unwind the complex restructuring and partial merger of its two largest banks leaving EU officials "puzzled", according to a letter the FT has uncovered, as "essentially, he is asking for a complete reversal of the program." The EU officials claim that the failure to prepare for the bailout’s impact was partially the fault of Mr Anastasiades’ government, which voted down a first agreed rescue before succumbing to a similar deal nine days later.

The FT goes on to note that although the letter does not request it explicitly, Mr Anastasiades is in effect asking for further eurozone loans on top of the existing EUR10bn sovereign bailout – something specifically ruled out by a German-led group of countries at the time. The return of beggars-can-be-choosers we presume - or just token gestures to recover some populist support as the enemy of my enemy is my friend.

2 commentaires:

  1. Soit ils sortent, soit on paie; donc on va payer...et on va le payer!

    http://www.latribune.fr/actualites/economie/union-europeenne/20130619trib000771239/chypre-est-bien-partie-pour-redevenir-le-cauchemar-des-europeens.html

    RépondreSupprimer
  2. Mercredi 19 juin 2013 :

    Chypre est bien partie pour redevenir le cauchemar des Européens.

    Car, pendant ce temps, l'économie chypriote se désintègre progressivement. Les prévisions de la troïka étaient de toute évidence irréalistes. Le PIB chypriote va reculer de 9 % cette année, peut-être 5 % selon le FMI l'an prochain, En deux ans, la richesse du pays sera réduite de 15 %. Même la Grèce n'a pas connu une telle cure. Les mesures d'austérité imposées par la troïka pèsent bien sûr, mais c'est surtout l'absence de vrai secteur bancaire et d'investissement en raison du contrôle des capitaux qui asphyxie l'économie chypriote. Tout ceci amène l'absence absolue de confiance dans l'avenir qui gèle encore le fonctionnement de l'économie. Et cette fois, il sera difficile de faire admettre que cette potion permettra d'assurer la « croissance future » du pays.

    Quitter l'euro est-il une solution ?


    En réalité, la zone euro est devenue un enfer pour Chypre. Il est désormais difficile de penser qu'une sortie du pays de l'UEM - aussi catastrophique soit-elle - donne lieu à une situation pire que celle que connaît le pays aujourd'hui. Sans doute, les Chypriotes devront-ils compter avec l'inflation générée par la dévaluation rapide de leur monnaie. Sans doute, l'Etat chypriote, devenu insolvable et incapable d'emprunter sur les marchés, devra-t-il serrer les vis. Mais, du moins, une nouvelle monnaie permettrait de faire fonctionner à nouveau l'économie, en particulier le système bancaire.

    Prendre le risque de laisser sortir Chypre ?

    La question se pose donc à nouveau de savoir si Chypre doit rester ou non dans la zone euro. Si l'Europe pense pouvoir régler le problème en l'ignorant, elle se trompe. Une sortie de l'île de la zone euro pourrait coûter cher à cette dernière. L'OMT, dont se vante tant Mario Draghi, le gouverneur de la BCE mais qui n'est encore qu'une menace, pourrait bien alors devoir être actionné. Les marchés seraient en effet tentés de tester la BCE sur le fameux « whatever it takes » (quoi qu'il en coûte) pour sauver l'euro de Mario Draghi. Or, ce dernier doit craindre un tel scénario, lui qui n'a pas encore, malgré ses promesses, publié le cadre légal de l'OMT (9 mois après son annonce !). Sans compter que si Nicosie quitte la zone euro, il y a fort à parier que le MES et la BCE doivent encaisser des pertes. Que l'Europe se méfie donc : la bombe chypriote est encore bourrée d'explosifs. Et c'est ce qu'a voulu dire Nikos Anastasiadès avec son appel au secours. L'ignorer serait inconscient.

    http://www.latribune.fr/actualites/economie/union-europeenne/20130619trib000771239/chypre-est-bien-partie-pour-redevenir-le-cauchemar-des-europeens.html

    RépondreSupprimer

Si votre commentaire n'apparaît pas tout de suite, c'est normal. Il doit être validé avant publication.