mercredi 26 juin 2013

L'Italie ne tiendra pas 6 mois de plus

"Time Is Running Out Fast" For Italy
The Telegraph via ZeroHedge, 25/06/2013 (traduire en Français texte en anglais )
→ lien
Everyone knows Europe is insolvent; the only question is "when" will Europe be forced to finally admit this truism. The long overdue house of cards may start toppling in as little as 6 months, as The Telegraph reports, Mediobanca's 'index of solvency risk' suggests "time is running out fast" for Italy. With the breakdown in Eurozone talks on a banking union and the Fed's shift in policy, Europe "has become a dangerous place," warns RBS. Unless Italy can count on low borrowing costs and a broad recovery, it will "inevitably end up in an EU bailout." The current situation is as bad as when the country was blown out of the ERM in 1992 as "the Italian macro situation has not improved...rather the contrary; with 160 large corporates in Italy now in special crisis administration." If the ECB doesn’t act, one analyst warns (pleads) it could see all the gains of the past nine months vanish in two weeks. Mediobanca said the trigger for a blow-up in Italy could be a bail-out crisis for Slovenia or an ugly turn of events in Argentina, which has close links to Italian business. "Argentina in particular worries us, as a new default seems likely."

Via The Telegraph,
“Time is running out fast,” said Mediobanca’s top analyst, Antonio Guglielmi, in a confidential client note. “The Italian macro situation has not improved over the last quarter, rather the contrary. Some 160 large corporates in Italy are now in special crisis administration.”

The report warned that Italy will “inevitably end up in an EU bail-out request” over the next six months, unless it can count on low borrowing costs and a broader recovery.

Emphasising the gravity of the situation, it compared the crisis with when the country was blown out of the Exchange Rate Mechanism in 1992 despite drastic austerity measures.

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“The European Central Bank needs to take very aggressive steps to offset this,” said Marchel Alexandrovich from Jefferies Fixed Income. “We have a sell-off across the board. If the ECB doesn’t act, it could see all the gains of the past nine months vanish in two weeks, taking the eurozone back to square one.”

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“We have clear signs in global finance of a generalised meltdown in assets right now.”

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Mediobanca said the trigger for a blow-up in Italy could be a bail-out crisis for Slovenia or an ugly turn of events in Argentina, which has close links to Italian business. “Argentina in particular worries us, as a new default seems likely.”

Mr Guglielmi said Italy’s industrial output has slumped 25pc from its peak in the past decade, while disposable income has dropped 9pc and house sales have dropped to 1985 levels.

The 1992 crisis was defused by a large devaluation, allowing Italy to restore trade competitiveness at a stroke. Mediobanca said: “The euro straitjacket is clearly not providing a similar currency flexibility today. With the lira devaluation Italy managed to inflate debt away, which it cannot do today. It could take more than 10 years to revert to pre-crisis output levels.

8 commentaires:

  1. Mardi 25 juin 2013 :

    Anglo Irish Bank : les deux dirigeants auraient menti aux autorités irlandaises.

    Les dirigeants de la banque irlandaise Anglo Irish Bank nient avoir trompé les autorités de Dublin pendant la crise financière en 2008, suite à la publication de discussions enregistrées au téléphone.

    Ces discussions révèlent que les dirigeants de l’Anglo Irish Bank – qui n’existe plus sous ce nom aujourd’hui – avaient sciemment sous-estimé les sommes nécessaires au sauvetage de la banque.

    Selon l’Irish Independent qui s’est procuré les enregistrements, les deux dirigeants de la banque parlaient de 7 milliards d’euros pour ne pas risquer un refus de Dublin, alors que l’addition pour les contribuables irlandais allait finalement avoisiner les 30 milliards d’euros.

    http://fr.euronews.com/2013/06/25/anglo-irish-bank-les-deux-dirigeants-auraient-menti-aux-autorites-irlandaises/

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  2. Les enregistrements des deux dirigeants de la banque Anglo Irish Bank sont ici :

    http://www.independent.ie/business/irish/inside-anglo-the-secret-recordings-29366837.html

    Les enregistrements audio de Anglo Irish Bank révèlent pour la première fois comment les dirigeants de la banque ont menti au gouvernement au sujet de la véritable ampleur des pertes de l'établissement.

    Ces incroyables enregistrements montrent le dirigeant John Bowe, qui avait été impliqué dans les négociations avec la Banque centrale irlandaise, riant et plaisantant avec un autre dirigeant, Peter Fitzgerald, et racontant comment Anglo Irish Bank avait trompé l'État pour qu'il lui donne des milliards d'euros.

    M. Fitzgerald n'avait pas été impliqué dans les négociations avec la Banque centrale irlandaise, et il a confirmé qu'il n'était pas au courant de toute cette stratégie, ni de l'intention de tromper les autorités.

    M. Bowe, dans un communiqué hier soir, a catégoriquement nié avoir trompé la Banque centrale.

    Les enregistrements audio proviennent de son propre système téléphonique interne, et ils datent du cœur de la crise financière qui a amené l'Etat irlandais à genoux en Septembre 2008.

    Anglo Irish Bank était à quelques jours de l'effondrement complet - et dans les années suivantes, les contribuables allaient lui donner 30 milliards d'euros. M. Bowe parle de la façon dont il avait demandé à l'Etat 7 milliards d'euros pour renflouer Anglo - mais les négociateurs d'Anglo savait depuis le début que ce n'était pas assez pour sauver la banque.

    Le plan était le suivant : une fois que l'État aurait commencé à donner de l'argent à la banque, il serait incapable de s'arrêter.

    M. Fitzgerald demande à M. Bowe comment ils étaient arrivés à ce chiffre de 7 milliards d'euros. M. Bowe éclate de rire en répondant : "Comme le batteur disait (le batteur est le surnom du PDG David Drumm) : "j'ai sorti ce chiffre de mon cul."

    Il dit aussi : "S'ils avaient vu l'énormité du sauvetage avant, ils auraient pu décider qu'ils avaient le choix. Tu vois ce que je veux dire ?"

    "Ils auraient pu dire que le coût pour le contribuable était trop élevé ... tandis que si la somme ne semblait pas trop grande au début ... si elle est assez grosse, mais pas trop grande pour que ça gâche tout, alors je pense que tu as une chance qu'ils acceptent de payer. Donc maintenant je pense que le montant du sauvetage va augmenter. "

    M. Fitzgerald, le directeur des services bancaires de détail, dit : "Ouais, ils ont mis le doigt dans l'engrenage."

    Les commentaires de M. Bowe dans l'enregistrement audio révèlent que la stratégie d'Anglo Irish Bank était d'attirer l'Etat, en ne laissant aux contribuables d'autre choix que de continuer à fournir des prêts à la banque et à "soutenir leur argent".

    L'enregistrement montre également M. Bowe et M. Fitzgerald éclater de rire en déclarant qu'il n'y a aucune chance pour que la banque rembourse les prêts.

    Pour la première fois, les contribuables obtiennent un aperçu exclusif des magouilles bancaires qui ont coûté à l'Irlande notre souveraineté.

    Paul Williams, "Irish Independent", lundi 24 juin 2013.

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  3. A relativiser: le telegraph veut faire passer le message que l'UE (et surtout l'Euro) vont mourir (sous-entendu : ils sont en plus mauvaise situation que les USA et le UK)
    C'est juste de la propagande.

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    1. Le telegraph ne fait que relayer l'analyse d'une note interne de Mediobanca (banque italienne)

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  4. La France tombera avant l'Italie. Question de déficit primaire. Nos "élites" courent d'ores et déjà dans tous les sens comme des poulets sans tête, cherchant toute rapine permettant au système de se maintenir quelques mois de plus.

    L'avenir devrait me donner raison (ou tord), mais ça devrait être l'affaire de moins d'une vingtaine de mois.

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    1. Ce n'est pas évident, parce que paradoxalement les marchés peuvent prêter plus volontiers à un Etat en déficit primaire (qui a besoin de sa dose quoi qu'il arrive), qu'à un Etat qui a retrouvé l'équilibre budgétaire primaire et qui a la latitude de lourder sa dette s'il le souhaitait. C'est le risque pour le préteur... et c'est à mon avis pourquoi l'Italie emprunte a des taux anormalement plus élevés que la France depuis longtemps alors qu'elle a pourtant regagné son équilibre budgétaire.
      Quand on regarde la structure de la dette de l'Italie elle est très très ancienne. C'est une branche morte, elle ne demande qu'à tomber effectivement.

      Parfois ne pas trop bouger, ne pas faire trop de réformes impopulaires, c'est la bonne stratégie dans un monde en grand bouleversement. C'est la stratégie que semble avoir adopté Hollande (stratégie que je n'approuve pas parce qu'à long terme c'est mortel par contre (quand tous les autres sortent de la crise en ayant fait les réformes)).

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  5. http://www.latribune.fr/actualites/economie/union-europeenne/20130626trib000772381/mario-draghi-aurait-arrange-les-comptes-de-l-italie-pour-entrer-dans-la-zone-euro.html

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  6. "L'Italie ne tiendra pas 6 mois de plus" (D.T.)

    Apparemment, si.

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