jeudi 27 juin 2013

Quitter la sécurité sociale, c'est possible. Et ça prend de l'ampleur...

Par sécurité sociale, on parle ici des cotisations d'assurance maladie et du régime général de retraites...

Sinon, avant toute chose, je préfère clarifier de suite ma position...

Entre un système national public de solidarité équitable et bien géré (ce qui est possible, les suédois l'ont prouvé), et un système privé, je préfère dire de suite que je préfère de loin le système national public de solidarité. Notamment par ce que la concurrence privée porte en elle nombre de surcoûts, comme le marketting et la publicité, la rémunération du groucho capital et des armées mexicaines, la multiplication des services administratifs et informatiques, la multiplication des locaux...

Je rappelle tout de même qu'avec leur système docteur Knock, les USA ont une espérance de vie plus faible que chez nous (et en baisse désormais, lors des derniers chiffres qui ne sont pas dans ce graphique ci, si je me souviens bien), alors qu'ils dépensent le double de nous en terme de dépenses de santé dans le PIB :


Ce à quoi on me rétorquera que si on compare avec la Suisse, avec son système privé, on trouve le résultat inverse... Certes...


Quoi qu'il en soit, de toutes façons, en France, à force de goinfrerie, d'idéologie babelienne, de clientélisme et de déni de réalité, la fausse gôche a véritablement réussi à tuer toute légitimité à l'idée de solidarité nationale...

Et aujourd'hui, on a concrètement le choix entre un système public ruiné, inéquitable et ultra mal géré, et le privé, avec ses défauts sus-cités...

Et en gros, le choix aujourd'hui, consiste à savoir quel rentier on veut goinfrer, entre le soviétoïde rentier sur protégé, et le groucho capitaliste too big to fail...

Un choix qui consiste à choisir entre la peste et le choléra. Je me garderai donc bien de me prononcer...

Enfin, une dernière chose, pour les retraites, un des avantages de la capitalisation, il faut le savoir, c'est que vous n'avez pas besoin d'entretenir un ponzi démographique artificiellement pour payer les retraites des vieux. Vous pouvez projeter votre épargne à l'étranger, pour investir et faire travailler les étrangers chez eux, pour payer les retraites chez nous, sans avoir à importer par millions les sus-dits étrangers...

En tous cas, ça fait un moment que h16 en parle, et il faut savoir qu'il est possible de sortir de la sécu... Et visiblement le mouvement prend de l'ampleur, et dans l'interview qui suit, le responsable de l'association parle désormais de 500 demandes par semaine...

Exclusif : je quitte la Sécu, Episode 1 !
Contrepoints, 02/02/2013 (en Français texte en français )
→ lien
Laurent C. est travailleur indépendant. Lassé de ses relations avec la Sécurité sociale, il a décidé de la quitter et de souscrire à une assurance privée. Jour après jour, il vous raconte son parcours, les obstacles qu’il doit affronter, et livrera ses impressions quant au fonctionnement des assurances privées. Cet article est le premier épisode d’une (longue ?) série. À suivre chaque semaine, dans Contrepoints.



Claude Reichman : “Nous recevons 500 demandes de départ de la Sécurité sociale par semaine”
Enquête et débat, 19/05/2013 (en Français texte en français )
→ lien
Claude Reichman est président du MLPS (Mouvement pour la Liberté de la Protection Sociale) depuis 1991 et fondateur et porte-parole de la Révolution bleue en 2005. Il revient pour nous sur plus de 20 ans de lutte contre le monopole de la Sécurité Sociale, et la possibilité depuis 1992 de sortir légalement de la Sécurité sociale en tant que salarié ou indépendant. Entretien rare (du fait du sujet tabou) et passionnant, où l’on apprend entre autres choses que la gauche a penché dans cette affaire dans le sens de la libéralisation (donc contre la CGT et les communistes), tandis que la droite penchait du côté de la nationalisation (donc pour la CGT et les communistes). Où l’on apprend également que le rythme des sorties de la Sécurité sociale s’accélère, et dépasse largement les 10 000, à un rythme de 500 demandes par semaine désormais.

Partie 1 sur 2 :


Partie 2 sur 2 :

22 commentaires:

  1. "des armées mexicaines, la multiplication des services administratifs et informatiques, la multiplication des locaux..."

    On ne peut dire que ce soit des problemes limité au privé.

    Sinon aux US, leur esperance de vie médiocre (au regard du niveau de vie) a peut être plus à voir avec leur alimentation déplorable qu'avec l'efficacité de leur systeme de santé.

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    1. surement rien a voir que la premiere cause de faillite privé soit l'hospitalisation

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  2. l'UE etant neo-liberal vise a privatiser tous les services publics et donc organise la decheance (gabegie et autres deviances ...) de ces memes services publics pour justifier leur privatisation, alors qu'il est possible ET moins cher d'avoir une secu+retraites publiques a l'equilibre. Que les services publics se defendent becs et ongles contre les defections est normal (c'est leur gagnepain)est normal. Toute defection est une victoire neo-liberale autant financiere que politique car confortant et justifiant les dogmes neo-libearaux. Enfin que cela coute moins cher est peut-etre vrai maintenant, mais cela est du a ce que ces nouveaux marches sont en phase de creation et donc on appate le client et les gros riches paie pour l'instant la difference (c'est de l'investissement). Une fois la masse critique de clients captes on se retrouvera avec le systeme US. Il faut bien se mettre dans la tete que pour comprendre ce qu'il se passe il faut etre mentalement dans la logique du pouvoir et vers quels objectifs ils vont. La suisse n'etait pas neo-liberale, elle s'en rapproche et inevitablement son systeme social s'effondre (d'autant plus vite qu'il est deja en parti privatise).
    L'eco seule n'existe pas, ce qui existe c'est l'eco-po.

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  3. Pas si vite les fuyards :

    http://www.securite-sociale.fr/Le-monopole-de-la-Securite-sociale

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    1. aller sur le site : www.qlss.fr pour avoir toutes les infos

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    2. Pour ceux qui veulent quitter la sécurité sociale, lisez ça :

      http://www.urssaf.fr/general/actualites/actualites_generales/obligation_daffiliation_a_la_securite_sociale_01.html

      et

      http://www.securite-sociale.fr/Rappel-des-obligations-d-affiliation-et-de-cotisation-a-la-Securite-sociale

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  4. Ca concerne aussi le système de retraite, le truc est en train de sauter :

    Témoignages dans le doc que tu as mis en lien :

    "24 mars 2013 : L’avis motivé de la Commission Européenne rend officielle l’abrogation du monopole de la sécurité sociale !
    Le MLPS publie le communiqué de la CE. Les 5 pages sont un peu arides je ne vous le cache pas… Lisez plutôt le commentaire de Claude Reichman.
    En résumé, la Commission Européenne confirme la fin du monopole des retraites et implicitement également celle de la sécurité sociale.

    28 mars 2013 : Je sors aussi du régime de retraite "obligatoire"
    Fort de cette bonne nouvelle regardons donc ce qui se passe au niveau de mon régime de retraite. La CNAVPL est la caisse de retraite qui gère les professions libérales et qui regroupe un florilège de sous-caisses spécialisées aux noms des plus sibyllins comme CARCDSF, CARMF, CARPIMKO, CARPV, CAVAMAC, CAVEC, CAVOM, CAVP, CIPAV, CRN. La CNAVPL a décidé subitement d'augmenter violemment les taux de cotisations de la retraite de base en 2013 et 2014. Dans mon cas, ça donne 20,7% d'augmentation !!! Avec des pensions qui ne seront plus indexées voire diminuées ça devient du vol… Quoique c'est déjà du vol car j'apprends sur leur prospectus justificatif que 40% de mes cotisations partent renflouer les autres caisses déficitaires trop généreuses (SNCF, EDF et autres privilégiés). Quelques simulations des augmentations annuelles de la retraite de base d'ici à 2014 :
    Pour 25k€ de revenu : ça passe de 2150€ à 2525€
    Pour 50k€ de revenu : ça passe de 2903€ à 3575€
    Pour 100k€ de revenu : ça passe de 3703€ à 4508€
    Pour la retraite complémentaire, ils n’ont pas besoin d’augmenter les cotisations car il s’agit d’un système par point. La valeur du point étant définie par… le nombre de personnes qui toucheront la retraite en même temps que moi. Autant dire que c’est le flou artistique. Sachant qu'au titre de la retraite de base et de la retraite complémentaire obligatoire, je paie 1.500€ par mois à la CIPAV pour un résultat qui dans 20 ans sera proche de pas grand-chose avec l'effondrement de cette pyramide de Ponzi, je préfère cotiser dans un fonds de pension (désolé pour le gros mot qui va m’attirer encore les foudres collectivistes).
    Je démarre donc la procédure de sortie de la CIPAV afin de cotiser moi-même à un organisme de retraite complémentaire type Madelin, auquel je cotisais déjà ce que je pouvais à titre de complément retraite mais qui devient pour le coup mon système de retraite primaire également.

    etc...
    http://www.contrepoints.org/2013/03/30/119972-je-quitte-la-secu-episode-6-le-rsi-degaine

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  5. Si le système s'effondre les petits retraités devront prendre sur leurs budget déjà maigre une assurance privée qui coûte environ 300 à 400 euros par tête. Quand aux variables de l'espérance de vie pour des pays comme la France, la Suisse, ou le USA, je sais depuis longtemps que nous ne vivons plus vieux en France que pour justifier les réformes des retraites,enfin pas toutes à priori !

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  6. Non. Cette affaire est grotesque pour plusieurs raisons très simples :

    -la Sécu n'est pas une "assurance". C'est un système de redistribution, ainsi qu'une pompe à finance pour la mafia publique.
    Voir l'excellent papier :
    http://tinyurl.com/p9qc38t


    -Il est totalement naif, voire profondément idiot de penser que les crapules étatistes françaises et bruxelloises accepteront de se séparer de ce levier, de ce fromage, de ce pouvoir.

    -Si le monopole de la Sécu tombe, alors le système implose, ni plus ni moins. Bref, la Sécu est "Too important to be lost", et "Too big to fail".

    -Nous sommes en 2013, et les crapules françaises et bruxelloises ont largement démontré qu'elles étaient capable de tricher, mentir, violer les règles pour défendre leurs acquis, leur système, leur pouvoir et leur fromage.

    -Penser qu'une quelconque juridiction européenne s'opposera au système, et forcera la France à lâcher la Sécu, est là encore une grande naiveté.

    Bref, il faut arrêter avec les arguties juridiques. Les crapules s'en cognent de la justice. Rappelez vous le référendum sur la Constitution européenne. Vous avez mal voté ("non"), donc les crapules ont changé le nom du texte, et l'ont adopté entre elles, via les "parlements" nationaux.

    L'enjeu est ONTOLOGIQUE. Il est délirant de penser qu'ils lâcheront leur rapine légale.

    Bref, même un collégien pourrait anticiper ce qui va se passer. En deux temps.

    -si quelques milliers de professions libérales "sortent" en effet du monopole de la Sécu, et que ça commence à se voir un peu trop : l'état français prendra une contremesure "juridique".

    -contremesure qui sera APPUYEE au niveau européen, par leurs complices bruxellois.

    Case closed.

    Depuis quand vous vous autorisez à sortir de votre condition d'esclave ? Hein? Vous vous prenez pour qui ?

    Ils vous mettront au pas.

    Vous êtes condamnés à payer, et à payer encore.

    La seule méthode pour retrouver votre liberté est de vous expatrier.

    Si plusieurs centaines de milliers de personnes s'expatrient, alors là le Système tombera de lui-même.

    C'est une lutte à mort. Pas le genre de lutte qui se règle avec des "juges".

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  7. "24 mars 2013 : L’avis motivé de la Commission Européenne rend officielle l’abrogation du monopole de la sécurité sociale !

    La France est dirigée par la commission Européenne, sauve qui peut !!! Il et grand temps d'appuyer l'UPR de Francois Asselineau !

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  8. dans ces histoire on dit pas trop non plus que le public se tape des pathologie couteuses et de plus en plus , pendant que le privé lui soigne les rentable ou les "aisés". des lors je vois pas bien comment le systeme pourrait continuer à marcher , avec in fine le seul reve capitalo_financier en l'espece , on soigne les riches et on laisse les gueux crever la gueule ouverte

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  9. Interessant le premier lien :
    "Enfin, dans le pire des cas, la sécu est obligée de me reprendre si je recotise chez eux ou même sans emploi en me rattachant à mon épouse qui cotise déjà."

    On sent la conviction du gars : "oouuuii... la sécuuuu spasbien toussaaa... je pars voir ailleurs pour ne plus alimenter ces extorqueurs... mais de toute façon, si ca se passe mal, je rentre dard-dard dans ce cocon que j’exècre mais qui finalement fait pas si mal son boulot."

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  10. "Entre un système national public de solidarité équitable et bien géré (ce qui est possible, les suédois l'ont prouvé)"

    Les suédois ne sont pas les seuls à l'avoir prouvé, va voir en Alsace. Ici il n'y a pas de déficit, la CPAM s'est même payé le luxe de baisser les cotisations il y a quelques années parce que largement excédentaire, on est remboursés à 90% et le système local coûte bien moins cher.

    Ca n'intéresse ni les médias, ni Paris bien entendu. Qui veut noyer son chien...

    Ce qui fait vraiment déraper les coûts de la sécu depuis 40 ans, c'est l'explosion du chômage (+ l'immigration de masse par regroupement familial) qui a rendu indispensable l'augmentation considérable des prestations sociales... qui entraine une ponction toujours plus violente de l'économie productive, ce qui aggrave encore le chômage. Cercle vicieux.

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  11. L'assurance de santé public à l'avantage de ses inconvénients. L'inconvénient c'est de la repartition donc plus tu brasses et plus tu payes donc le choix s'oriente vers un système privé dans ce cas précis. L'avantage est qu'une personne dans le besoin sera toujours couverte et en cas de pathologie lourde pas de soucis c'est gratuit mais au frais du gars cité ci dessus voilà toute l'ambiguité et une pathologie lourde ça coute un max et je peux te dire que l'assureur privé il va tout faire pour éviter les pathologies en affection longue durée.
    Après il y a tout les profiteurs de ce système qui le gère et glandouille de façon professionnelle mais bon ça date pas d'hier c'est même plutôt ancien.

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  12. La suisse un système libéral ?

    Géré par le privé mais EN AUCUN CAS libéral (ils ne sont pas fou tout de même).

    L'assurance est obligatoire pour l'assuré et les garanties minimum à fournir sont également décidé par l'état.

    C'est un peu comme l'assurance automobile en France.

    Sinon concernant la gestion pas l'état, je n'ai rien contre, encore faudrait-il qu'il y en ait une. La gabegie n'est pas une méthode de gestion et c'est malheureusement valable pour la plupart des services.

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    1. C'est un système libéral ne t'en déplaise. Il existe un comparateur développé par la confédération pour vous aider à faire le tri :

      http://www.priminfo.ch/

      Oui il y a cadre légal et chaque assureur qui souhaite proposer une assurance maladie de base doit s'y conformer. Mais elle doit s'y conformer à minima et non à maxima. Les assureurs sont libres de proposer plus.

      Et nous avons tous la liberté de choisir notre assureur selon les critères qui nous importent (qualité de service, prestations, modalité de remboursement, prix, etc.). Nous pouvons remettre en question ce choix 1 fois par an.

      Le prix de l'assurance n'est pas indexé sur les revenus (à l'inverse de la France). La CMU représente 14% (part employé + employeur) !

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    2. Où c'est libéral que d'obliger ton fournisseur a des garanties minimals ?

      Où c'est libéral d'obliger à s'assurer ?

      En France aussi la secu offre le service minimum et tu peux choisir une mutuel de luxe ou pas de mutuelle du tout.

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    3. C'est juste une norme à respecter. De la même façon lorsque tu veux vendre un produit (cf. Norme CE). Libéral ne signifie pas absence de cadre légal.

      Tu dois confondre un système libéral et un système anarchique.

      Ici on a le choix de l'assurance de base et de la complémentaire.

      Si un assureur est en déficit chronique il fait faillite.

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    4. Juste une norme ?

      Si le libéralisme, c'est respecter les normes, laisse moi édicter les normes et tu verras qu'on sera vite dans une dictature.

      Chez nous la norme, c'est que c'est l'état qui gère la sécu et hop, on est libéral.

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    5. Ta norme empêche juste l'existence même d'une concurrence. Je pense que d'autres lecteurs auront saisi la nuance.

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    6. Toute norme est une entrave à la concurrence libre.

      Toute norme est une entrave à la liberté individuelle.

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  13. Il y a plus d'idéologique que de factuel dans tous ces liens...
    Mais il y a également une position ambiguë de la Sécu.
    D'un autre côté, je trouve troublant que seule une boîte anglaise que personne ne connait se dévoue pour couvrir les "rebelles" frenchies.
    Donc j'enquête auprès d'un pote qui est courtier en assurances, et de l'autre je vérifie les références textuelles et jurisprudentielles de Reichman (qui est super orienté alors bon).
    Et je vous tiens au jus.

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