vendredi 14 juin 2013

Rions un peu avant la faillite : la dette publique espagnole

Et beh, heureusement que l'euro devait guérir les écrouelles et nous faire faire caca des arc en ciel... Qu'est-ce que ça aurait été sinon...

Spain's Debt Surges To Record High At Accelerating Pace
ZeroHedge, 14/06/2013 (traduire en Français texte en anglais )
→ lien


Vous lisez bien... Plus de 15% de déficit public. Et loin de s'arranger, la situation empire...

10 commentaires:

  1. Là ton analyse est un peu à charge, non ?

    Ce que je vois sur ce graphique, c'est que le Debt-to-GDP n'a cessé de diminuer depuis l'introduction de l'euro, jusqu'à la crise des subprimes.

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    1. rire, oui à cause de la bulle immobilière et du crédit gratuit, effectivement c'est la grande cavalerie mondiale qui a fait un temps illusion.....

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  2. Le GdP Espagnol était gonflé aux stéroïdes du BTP.
    D'où un ratio Debt/GdP enviable , mais artificiel.
    2008 a sonné la fin de partie. Fini la gonflette.
    Les muscles se sont transformés en amas graisseux qui pendouillent lamentablement.
    Le ratio Debt/GdP devient horrible.
    Les immeubles non achevés défigurent les villes.
    La purge ou plutôt le régime amaigrissant ne fait que commencer en Espagne.
    Elle va prendre de l'ampleur.

    Suivre également l'état du marché automobile qui devrait être encore à 700K sur 2013 malgré des primes étatiques(plan PIVE) sensées le relancer cette année.
    "Les ventes de voitures neuves en Espagne ont baissé de 2,6 % en mai, à 70 534 unités, portant le volume pour les cinq premiers mois de l’année à 313 576 unités, en recul de 5,8 %, indique l’Anfac (Association des constructeurs)."
    En 2007, ce marché était de plus de 1.4M de voitures neuves....

    Et hier :
    "José Manuel Machado, président de l’Anfac (Association des constructeurs en Espagne), a rencontré le ministre de l’Industrie José Manuel Soria pour analyser la situation du secteur automobile espagnol et l’évolution du Plan PIVE 2 (Prime à la casse)."
    Mais :
    "Un éventuel renouvellement du Plan PIVE dépendrait toutefois du ministère de l’Economie, a précisé M. Soria, tout en reconnaissant l’utilité indéniable d’un PIVE 3. (EL MUNDO 12/6/13, TRIBUNA DE AUTOMOCION 11/6/13)"
    La bonne blague !

    L'état ne peut rien. Tout juste à mettre un emplâtre sur une jambe de bois. Temporiser un peu, reculer l'échéance. Mais ne peut rien résoudre. Surtout avec de la dette.

    Et dire qu'on entend dire que "l'Espagne a touché le fond", "que le rebond est là", "tout proche".....

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    1. Il y a bien eu des personnes physiques, pour prendre ces décisions folles de construire des palaces 5 étoiles dans les déserts d'Andalousie. Ces "investisseurs" qui ont l'idée géniale de sabrer l'industrie pour transformer l'Espagne en super club med de l'Europe. Ces gens là doivent payer.

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    2. Bien qu'ayant été à l'écart de la seconde guerre mondiale, mais suite à la saignée de la guerre civile, juste un détail du PIB espagnol au sortir de la seconde guerre mondiale: 25% du PIB national était dédié.................... aux corridas, olé !
      Serait-ce Angela leur nouvelle Mata-dorra ?

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  3. Vendredi 14 juin 2013 :

    Hans-Olaf Henkel, Professeur honoraire à l'université de Mannheim (Allemagne), ancien dirigeant d'IBM en Allemagne, a présidé le "Bundesverband der Deutschen Industrie", l'équivalent allemand de l'organisation patronale française, de 2000 à 2005.

    En 1992, Hans-Olaf Henkel était pour l'euro.

    Mais ça, c'était avant.

    Aujourd'hui, il vient de changer d'avis.

    Hans-Olaf Henkel écrit :

    Si l'on veut sauver l'amitié franco-allemande, renonçons maintenant à la monnaie unique.

    Le constat est indéniable : les relations franco-allemandes n'ont jamais été aussi tendues depuis soixante ans, époque où de Gaulle embrassait Adenauer. J'estime que cette dégradation doit être imputée principalement à l'euro. Moi qui en étais jadis un fervent partisan, je reconnais avoir commis là une faute professionnelle grave et je me rends à l'évidence : l'euro est désormais trop fort pour la France et trop faible pour l'Allemagne.

    http://www.lemonde.fr/idees/article/2013/06/14/si-l-on-veut-sauver-l-amitie-franco-allemande-renoncons-maintenant-a-la-monnaie-unique_3430120_3232.html

    Sa conclusion est claire :

    L'Europe méridionale tenait jadis l'Allemagne dans le plus grand respect. Lors de la récente visite d'Angela Merkel à Athènes, il a fallu déployer 7 000 policiers pour assurer sa protection. Le fossé entre les pays de la zone euro et les autres est de plus en plus alarmant. Seuls les Roumains sont encore désireux d'adopter la monnaie unique. L'éventualité d'une sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne n'est sans doute pas étrangère aux décisions prises au sein de la zone euro en vue de centraliser, d'égaliser et d'harmoniser. Avant que l'amitié franco-allemande n'en soit la victime collatérale, finissons-en avec la monnaie unique !

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    1. OUI, BA.

      L'Allemagne lâche la France et les pays du Sud. Nombreux signes évidents s'affichent en ce moment. Et c'est normal. L'Euro est condamné la sortie prend forme pour sauver ce qui peut l'être dans la zone.

      La France subit de plein fouet son "exception culturelle “ à la con. L'UMPS nous ont foutus dans une merde indescriptible. Et bien, dansons maintenant.

      Pour te suivre Bruno depuis… toujours, ta pugnacité, ta persévérance, ta compréhension des réseaux, ton langage, ta raison sont un exemple pour nous tous.

      Merci à toi, de prévenir sans relâche, de donner tant d'énergie pour afficher au grand jour les évidences devenues indiscutables aujourd'hui.

      Ton combat et celui de Tonio, entre autres, sont tout simplement hors-norme. Un monde nouveau a pris forme. Mais nous ne sommes pas au bout de nos peines…

      Si vous êtes en France, si ce n'est déjà fait, échangez vos € en d'autres devises, et videz vos comptes, les banques françaises sont condamnées. C'est ainsi.

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    2. c'est pas mieux chez les allemands, si l'Euro saute toute l'Allemagne va payer la première, c'est pour ça qu'ils font tout pour sauver leur saleté de monnaie mal conçue.... c'est je te tiens tu me tiens par la barbichette, il est des temps où il faut mieux être le débiteur que le créancier....

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    3. @ 09:27,

      La grosse différence c'est que l'Allemagne a gardé son tissu et sa cohésion industriels. Ils n'ont qu'une grosse Banque qui coulera, pas 4 ou 5 voir plus comme en France.

      Elle repartira bien plus facilement que la France et sera aidée d'une monnaie évaluée du double au triple avec de plus grandes marches de manœuvres.

      Les carottes sont cuites, il faut les manger.

      Quant aux structures politiques n'en parlons même pas, tellement la France devient le charlot international des Temps modernes.

      "La crise est derrière nous “, tous les 15 jours, c'est un comique de répétition qui fait rire le monde entier, sauf les Français.

      D'ailleurs pourquoi faire une réforme des retraites en urgence …

      France, le chef de file des pays en faillite ! Clap-clap-clap.

      Misère.

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  4. Le dernier commentaire appuie là où ça fait mal.

    L'idée selon laquelle l'Allemagne ne serait pas contente, souhaiterait secrètement sortir de l'Euro, serait en meilleure posture que le sud est un MYTHE.

    Ca fait 5 ans qu'on nous bourre le mou. Le symbole étant Merckel les Yeux Noirs... qui appuie DANS LES FAITS systématiquement toutes les décisions à la con pour faire perdurer l'Euro, malgré des discours, des postures destinées à enfumer les gens.

    Et maintenant, ça recommence. Les crétins nous disent "vous verrez après les élections, l'Allemagne va rugir, faire les gros yeux noirs".

    C'est un tissus de bêtise.

    IL NE SE PASSERA RIEN (du moins rien de neuf) après les élections.

    Merckel sera reconduite (cette ex communiste RDA est une génie de l'entrisme), avec sans doute une nouvelle coalition (avec SPD) l'électeur moyen allemand étant aussi veau que le français, italien ou espagnol...

    Et tout continuera comme avant : bailout, mensonges, hypocrisie, coups tordus etc.

    Mais non, à chaque fois, on nous refait le même coup, et ça marche à chaque fois auprès des veaux.

    Pour résumer la situation : si vous comptez sur Merckel ou n'importe quelle autre crapule politicienne pour faire bouger les lignes, vous vous trompez lourdement.
    Ces gens n'ont qu'une seule fonction : faire perdurer le status quo.

    Seule l'économie réelle peut provoquer de vrais changements. Chômage, PME qui ferment, fiscalité en hausse, dettes en folie, conflits sociaux, immigration délirante... voilà le véritable mur du réel.

    Le reste c'est de la propagande.

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