vendredi 28 juin 2013

Sur la disjonction des pays officiels et réels (suite)

Les capitales ont ceci d'intéressant qu'elles concentrent toute l'activité de captation de la valeur économique symbolique et très peu de création de valeur économique réelle... Bureaucratie, centres de décision économiques, marketting, médias, juridique, politique, finance...

Et c'est pourquoi d'ailleurs, les capitales représentent souvent le gros de la création de PIB officielle vu que s'y concentre le rapatriement de la valeur économique réelle créée, et de la distribution de faux revenus via la dette publique.

La taille des capitales, et surtout l'évolution de cette taille, sont d'excellents indicateurs de la capacité d'un système à générer de la "croissance" et à entretenir une caste symbolique nombreuse.

Or, sur wikipedia, on voit que la population d'Athènes baisse désormais...

Baisse de la population en Grèce
Le Figaro, 26/07/2011 (en Français texte en français )
→ lien
Avec 655.780 habitants en 2011, Athènes reste la première ville du pays, mais sa population a beaucoup diminué depuis 2001 (789.166 habitants) après les départs des classes moyennes et aisées pour les banlieues proches, laissant le centre, où se sont formés des ghettos, livré aux touristes mais aussi aux pauvres et à l'immigration illégale.


Et même la population de l'agglomération en général baisse.

Et ce ne sont là que les chiffres de 2011...

C'est le signe que le système n'arrive plus à "produire" autant de valeur symbolique qu'avant, et que nombre d'athéniens ont trouvé plus intéressant de quitter la capitale.

J'ai vu des reportages également expliquant que les gens, notamment les jeunes, retournaient dans les villages pour y faire pousser des légumes et vivre de peu.

Ça corrobore ce que j'explique dans mon post précédent, sur le pays officiel, et le pays réel...

Et à mon avis, la Grèce est un bon aperçu de ce qui nous attend en France...

3 commentaires:

  1. According to census data published by the National Statistical Service of Greece, the country’s population has decreased drastically within one year.

    More specifically, the census survey held in May 2011 all over the country showcases that Greeks have decreased by one million. 2011 census proves that Greek citizens fell to 9,903,268 in contrast to former population numbers that numbered over 10 million reaching at its zenith even 11.

    http://greece.greekreporter.com/2012/08/01/greek-population-decreased-by-1-million-shows-census-data/

    Information du même style qui n'avait quasi pas ete repris dans la sphère francophone l’année dernière.

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  2. Tonio:
    Ton diagnostic de disjonction des pays est juste. L'inégalité croissante crée des ghettos geographiques et sociaux:

    - Les riches et classes moyennes globalisées vivent entre eux, travaillent dans des multinationales qui les aident à payer l'éducation privée des enfants, le loyer ou le prêt dans des résidences protégées, le leasing de la voiture, les assurances, la santé privée.

    - Les pauvres, exclus du système formel, vivent de l'entraide familiale, du troc, du marché noir et de l'économie informelle. Leur quotidien est incertain, une partie de leur jeunesse est active dans la délinquance et le trafic de drogue, seuls moyens pour s'en sortir.

    - Les classes moyennes non globalisées, les fonctionnaires, employés, petits entrepreneurs, voient leur niveau de vie décliner, le fameux ascenseur social est mort pour leurs enfants. Ils se plaignent mais rien ne se passe, ils s'appauvrissent sans tomber dans la misère (les autorités via la redistribution veillent à ce que ce seuil ne soit pas franchi)

    Un tel système n'est absolument pas invivable ni voué à l'explosion. Il fonctionne sans problème depuis des décennies en Amérique Latine. C'est sans doute ce qui attend l'Europe.

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  3. Pour alimenter vos propos

    http://www.youtube.com/watch?v=6hfS2VhRzqQ

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