mercredi 3 juillet 2013

[autarcie] Du libéralisme conséquent et des kleptocrates à faux nez

Ce Philip Forrer, qui obtient des rendements impressionnants sans jamais travailler son sol, juste en le nourrissant de matières compostables, et pratique en fait la culture sur tas de compost, devrait faire sauter de joie tout libéral conséquent.

Il obtient avec quasiment aucun travail, en quasi indépendance et loin de toute construction soviétoïde, une quasi indépendance alimentaire sur les fruits et légumes. C'est du libéralisme applicable par tout un chacun. C'est de plus un véritable acte de dissidence alors qu'il sort du PIB ponctionnable (par la rente étatique ET du faux capital) toute une production de réelle valeur, et c'est bien plus efficace que d'aller voter ou manifester.





Or je m'étonne que sur ContrePoints ou sur le blog de h16, il ne soit fait aucune mention à ces vidéos que je vous poste sur les nouvelles méthodes de culture.

Et à ceci, je vois plusieurs raison évidentes.

1) Derrière ceux qui s'appellent "libéraux" se cachent en réalité beaucoup de kleptocrates de la classe d'affaire mobilière, qui veulent juste pouvoir multiplier les enrichissements sans cause, avec un mépris incommensurable pour la gueuserie ouvrière. En gros, pour simplifier : des voltairiens. Et pas le Voltaire fantasmé, mais le Voltaire réel, tel que le décrit très bien Marion Sigault.

2) Derrière le "libéralisme" officiel, ce cache aussi souvent l'idéologie maçonnique du progrès et de la modernité. Seul ce qui provient de la science et de la technique "émancipatrice" est estimable. L'idée qu'un illuminé en moules burnes semblant sorti d'un film de Max Pecas, en enterrant juste du bois et en favorisant au maximum les vers de terre et la vie du sol, obtienne des résultats bien meilleurs que les gusses à grosses machines et avec des tas de produits chimiques, est absolument insupportable à tous ces frères la truelle. Sens de l'histoire oblige, toussa toussa...

3) Derrière les libéraux officiels, il y a en réalité une élite bourgeoise, qui n'a jamais produit grand chose de concret de ces 10 doigts, et qui ne conçoit pas que le libéralisme puisse être accessible au gueux. Et surtout, il faut bien comprendre que le libéralisme des uns est l'esclavage des autres. Ces libéraux là conçoivent le libéralisme comme le renard libre dans le poulailler libre. L'idée, en revanche, que le gueux puisse prendre de l'indépendance, et échapper à la taxation du capital fictif est absolument insupportable pour ce petit monde de l'oligarchie mobilière qui vit de cette ponction...

Moi je suis un libéral conséquent. Et accessoirement bien plus du côté des gueux que de la classe mobilière. Et j'applaudis des deux mains.

12 commentaires:

  1. Tonio va voir cette interview de Noam Chomsky sur le libéralisme originel :
    http://revolution-lente.coerrance.org/noam-chomsky-adam-smith.php
    Cela rejoint ton discours !!!

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  2. De l'oeuf ou de la poule...
    Sont-ce les rapports humains qui génèrent le système ou le système qui conditionne les rapports humains ?

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  3. Hou, tu vas perdre des clients Tonio :-)

    Le renard dans le poulailler (je préfère le loup dans la bergerie) c'est le gros point faible du libéralisme pur (et surtout dur).

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  4. La base du libéralisme c'est la concurrence, c'est à dire la guerre économique de tous contre tous.

    Là, elle est où la guerre ?

    Hippie !

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  5. Sepp Holzer, Philip Forrer

    tes exemples sont pas bon ces gens vivent du mensonge de la productivité sans rien faire alors que c'est pas vrai. Eux même vivre de ( l'immobilier tourisme, conférence, de stage ) autarcie pour eu même serte ( et encore, je demande a voir les cas Forrer et Pézeril) mais tout le monde n'a pas 30-100 hectares d’héritage ou fourniture étatique, je l'ai considère comme des pièges à con.

    Le maraîcher quebecois est un exemple sur 8000 m² faire une production annuelle fidéliser une clientèle limite à la marge du système, margé suffisamment sans subvention sauf d'installation .

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    1. Je parle juste d'appliquer leur méthode pour son propre potager.

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    2. Un maraicher peut éventuellement vivre sur 1 hectare, ça coûte 3-6000€ et de BEAUCOUP d'huile de coude. Sans machine, des surfaces de plusieurs hectares et sans main-d’œuvre ne sont pas imaginables à moins de laisser une grande place à la nature.

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  6. un vrai liberal ne peut qu approuver cette agriculture, en effet il s agit de liberte individuelle, chacun mene sa vie comme il l entend. et la concurrence existe alors entre celui qui produit de maniere industrielle et celui qui utilise la nature pour le meilleur de la production. bastiat en parle d ailleurs tres bien dans son essai sur les marchands de chandelles qui veulent une taxe sur le soleil pour vendre leur produit alors que le soleil est gratuit. je ne veux pas defendre ici h16 ou contrepoint, mais chacun a son utilite pour developper la pensee liberale. il est amusant de constater que la pluspart de ceux qui defendent cette agriculture alternative sont plutot a l extreme gauche comme les ecolos ou attac, alors qu au contraire cette maniere de faire et de vivre est purement libertarienne.

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  7. contrepoint et H16 s'en branlent du potager ; les buttes autofertiles, ça n'est pas leur rayon et si cet illuminé (dont je vais m'empresser de copier les méthodes) pond un buisness model viable sans subvention, il aura l'assentiment de tout libéral qui se respecte.
    Maintenant la transposition de ce que Forrer fait sur plusieurs hectares pose de sérieux problèmes qui n'en font pas un buisness facile à exploiter...

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  8. "Derrière les libéraux officiels, il y a en réalité une élite bourgeoise"

    C'est une évidence.

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  9. J'ai la même position que toi Tonio sur le libéralisme.

    Sur la personne de Forrer, il faut voir qu'avant d'arriver à ce résultat, il y a un minimum de travail, ne serait-ce que de réapprendre. J'ai repris un terrain agricole cette année et il y a quand même quelques difficultés...

    Je suis diplômé agricole en agriculture raisonnée et il faut tout réapprendre si on veut passer à la permaculture/bio. La seule chose à quoi aura servi mon diplôme aura été l'achat de mon terrain par rapport à la SAFER...

    Toujours sur Forrer, tu remarqueras que dans une de ses vidéos il va dans une foret chercher du bois pour entretenir ses buttes, il rajoute de la tonte d'herbe etc (tout ça ce sont des heures et de heures de dur labeur).

    Il faut savoir aussi qu'en fonction de ton terrain (contexte pédo-climatique) tu ne peux pas toujours utiliser du brf ou d'autres techniques qui semblent si faciles/miraculeuses dans ces vidéos internétiennes. Ceci-dit, tout cela va dans le bon sens. Ca fait plaisir. On va y arriver !

    Bref, il faut travailler : travailler pour soi, pour les autres, pour son pays pour affamer la bête et nourrir les siens dans le cadre d'un projet positif. Le tout est adaptable au potager des particuliers le cas-échéant.

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  10. je croyais que les résineux étaient mauvais pour la vie microbienne.
    et qu'il fallait pas enterrer sinon y avait pas assez d'air et la décomposition se faisait pas.
    c'est un drole de mélange culture sur butte sous couvert de bois raméal fragmenté, est ce qu'il pratique les associations de plante ?
    Et là avec ce qu'on vient de voir en 20mins de la première vidéo, il est parti pour 15ans de potager à haut rendement naturel juste en ramenant un peu de couverture de temps en temps., sans engrais, sans arroser, sans pesticides.
    le truc de l'oignon qui pousse encore.
    le compostage à froid
    que quelques heures par mois, les déchets de cuisine qui resèment tout seul l'année suivante. comme les pommes de terre.
    çà laisse du temps pour spéculer :)

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