dimanche 28 juillet 2013

[autarcie] Le jardin de Denis Pépin à Cesson-Sévigné

A lire dans son intégralité pour bien humer l'idée générale de diversité et de simplicité qui émane de son jardin... Mais je vous mets quand même les passages essentiels.

Le jardin de Denis Pépin à Cesson-Sévigné
Jardiner autrement (en Français texte en français )
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Le paillage systématique des plantes est un autre principe auquel aucune zone du jardin ne déroge, vivaces ou légumes. « Il suffit de choisir son paillis en fonction de la vitesse de décomposition souhaitée : rapide pour des déchets de tonte, lente pour des feuilles plus coriaces. »

Le potager : luxuriant

Vaste de 250 m², le potager apporte à la famille une autosuffisance totale en légumes. Le plan est simple : au centre deux séries de plates-bandes parallèles séparées par des allées engazonnées avec au centre et autour de vastes massifs de vivaces fleuries.

Les plates-bandes accueillent des légumes associés sur deux lignes. L’année suivante, le même plan de culture est déplacé d’une plate-bande. Et ça marche ainsi depuis 25 ans.

Une ou deux fois par an le bord des allées est suivi au dresse-bordure de façon à éviter qu’elles ne gagnent et surtout de façon à avoir quelque chose de toujours joli…

Le sol du potager est enrichi par du compost fait maison au moment où les vers de terre travaillent le plus (septembre à novembre) et les cultures sont systématiquement paillées.

Le travail du sol est réduit à sa plus simple expression (griffage). Les légumes sont paillés avec de la tonte de pelouse au printemps, du petit broyat en été et des feuilles mortes en automne.













Les rares traitements pratiqués consistent si nécessaire à du cuivre (demi-dose additionnée d’un mouillant) sur les tomates et les pommes de terre. Les auxiliaires sont abondants d’abord sur les vivaces puis les annuelles fleuries prennent le relais entre les légumes.

Les graines ne sont récoltées que sur quelques rares variétés (arroche, panais, aneth, haricot à rame, potimarron, bette à carde verte…). « Faire ses graines est un métier en soi. Il y a souvent des hybridations possibles », constate Denis Pépin.

Denis et Christine sont autosuffisants en légumes et à 50 % en fruits. Ils disent passer très peu de temps à bêcher, désherber, arroser, traiter et avouent leur fierté d'avoir créé un jardin bien structuré, agréable, et écologique, avec de très bons résultats et des récoltes toute l'année.


Une faune bienvenue

La gestion et l’entretien des différentes parties du jardin préservent au maximum la faune auxiliaire : syrphes, chrysopes, coccinelles, micro-hyménoptères, mésanges, chauve-souris, abeilles solitaires, bourdons, mais aussi grenouilles, crapauds et tritons…

Le jardin est un sanctuaire pour tous les animaux. Il comporte de nombreuses zones refuges pour la faune : haies, paillis, prairies, mare. Des nichoirs sont installés. Des pots renversés remplis de paille, refuges pour les forficules sont suspendus dans les fruitiers.

Au fond du terrain, une prairie (pelouse laissée non tondue) accueille des herbes sauvages, jolies, peu envahissantes, ou intéressantes: lierre, centaurée, primevère, mauve, molène, digitale, marguerite, coquelicot...

Les solutions de lutte alternative

   Pour ne pas employer de produits chimiques, des techniques qui nécessitent toujours une bonne observation sont utilisées ponctuellement :
   L’arrachage manuel des ronces, chardons et des quelques herbes indésirables permet de les maintenir sous contrôle.
   La lutte contre les limaces se fait par piégeage avec des planches et les paillis qui abritent leurs ennemis…Le jardin est trop grand pour utiliser des anti-limaces de façon systématique…
   Des moyens mécaniques sont privilégiés : comme l’utilisation de voiles anti-insectes contre la mouche de la carotte.
   Au verger un programme de traitements préventif est réalisé chaque année : bouille bordelaise, huile de colza,…



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