mardi 16 juillet 2013

De Defensa : Crise par blétitude du régime-poire

Crise par blétitude du régime-poire
De Defensa, 16/07/2013 (en Français texte en français )
→ lien

Commençons par quelque chose de tout à fait différent de ce qu’annonce précisément les titres et sous-titres. Sur le blog de Jacques Sapir, sur Marianne2, on trouve la vidéo d’un débat du site Arrêt sur image, entre Jacques Sapir et Jean-Luc Mélenchon, le 5 juillet 2013. Le sujet était la question de la sortie de l’euro. Mais arrêtez-vous sur les 5 premières minutes qui concernent un commentaire sur les événements d’actualité, où les deux hommes sont appelés à commenter l’attitude française lors de l’incident du vol du président bolivien Morales (voir le 3 juillet 2013). Comme on le sait, cette circonstance fut, à notre sens et selon notre opinion mais en considérant objectivement la matière, honteuse et indigne à la fois, sans précédent dans le sens de l’illégalité et de la forfaiture internationale. Ces jugements reviennent, mot pour mot ou selon d’autres expressions du même sens, dans leur chef à eux deux. L’accord entre les deux hommes est complet, leur indignation furieuse, leur condamnation absolue et méprisante du régime du président-poire d’une intensité égale, portant sur la servilité pro-américaniste de la chose et sa façon de cochonner, voire d’ignorer par inculture, comme un barbare postmoderne, tous les principes, – bref, la chose-Système et rien d’autre. Ensuite vient le débat sur l’euro, où les deux hommes, bien qu’ils aient une position différente (Sapir : “sortie immédiate” ; Mélenchon : “d’abord on essaie d’y rester à nos conditions, et si ça ne marche pas, on sort”), qui se tutoient en bons copains qui travaillent ensemble et s’estiment, où les deux hommes sont finalement d’accord sur “les fondamentaux” qui sont subversifs de l’ordre-Système... Passons à autre chose : Sapir est un modèle de politique économique souverainiste souvent cité par Marine Le Pen, ce que l’intéressé ne repousse absolument pas, bien au contraire (voir le 2 juillet 2013, où Ambrose Evans-Pritchard précise que les plans de Marine Le Pen sont basés «on a study by economists from l'École des Hautes Études in Paris led by Professor Jacques Sapir») ; Mélenchon, c’est bien connu, ne cesse du vitupérer contre Marine Le Pen, qui lui répond à mesure... Question : où se situe l’essentiel et où trouve-t-on l’accessoire ? S’il y a vraiment une crise de régime du président-poire, c’est-à-dire une crise du régime-poire en phase ultime de blétitude (mot peu conventionnel mais utilisé, et dans ce cas splendidement bienvenu et merveilleusement à sa place), il est urgent que ces divers extrêmes souverainistes, antiSystème pour les grands problèmes de fond, et qui échangent des anathèmes sur les problèmes “sociétaux” qui sont l’attrape-mouche du Système, il est urgent que ces différentes tendances antiSystème fassent le ménage et séparent l’accessoire de l’essentiel. Cet avis est particulièrement destiné à Mélenchon, et l’accord explicite et plein d’estime entre lui et Sapir montre que la chose peut et doit se faire...

Cette entrée en matière ménagée pour suggérer l’essentiel par un biais d’occasion, passons à notre sujet précisément qui aborde également l’essentiel, mais pas un biais différent de celui du sort de l’euro. Sapir fait un commentaire le 15 juillet 2013 sur les événements du 14 ; non pas sur la grotesque caricature de défilé du 14 juillet 2013 où l’on avait du mal à distinguer des soldats français, mais sur les sifflets qu’on a entendus, adressés au président français. Pour Sapir, c’est un événement sans précédent.

«Ainsi, François Hollande, président de la République, a-t-il été sifflé ce 14 juillet 2013 sur le parcours du défilé célébrant la fête nationale. Qu’un président soit sifflé ou hué lors d’un déplacement en province ou lors d’une réunion publique, cela s’est déjà vu. Mais, qu’un président soit sifflé lors du 14 juillet, moment éminemment symbolique où ce n’est pas sa personne privée qui est mise en avant mais sa fonction publique, témoigne de ce que nous avons progressé dans la crise de régime...»

Sapir détaille ensuite les divers sujets de mécontentement qui, l’un ou l’autre, ont sans doute été la cause de ces sifflets. Il les détaille puis les écarte d’un revers de plume. Là n’est pas l’essentiel, décrète-t-il, et aucune de ces causes ne justifie ces sifflets dans leur dimension fondamentalement rupturielle, – y compris les causes dites de “droit naturel”, comme le “mariage gay”, qui n’ont pas leur justification dans ce cas. Ce qui importe, ce ne sont pas les siffleurs mais les sifflets... (Nous nous permettons de souligner en gras, ici et là, sur la fin, les mots qui nous paraissent essentiels pour ce qui est de la situation française.)

«Mais, si François Hollande n’a pas violé un “droit naturel” dans l’exercice de ses fonctions, d’où peut provenir sa perte de légitimité qui justifierait les sifflets dont il fut l’objet en ce 14 juillet ?

»Si nous admettons l’inanité de tout “droit naturel”, il nous faut penser à quel ordre nous devons rattacher la République et son droit. L’ordre démocratique apparaît comme le seul capable de fonder dans les principes du droit le régime républicain. L’ordre démocratique oppose ainsi la notion de construction de l’égalité à celle de l’égalité originelle. Il se refuse à d’homogénéiser de force une réalité hétérogène. La grande erreur du libéralisme politique fut d’avoir confondu le couple construction formelle/état de nature et le couple construction formelle/état réel de la société. Les individus sont divers et hétérogènes; pour autant s’ils ne peuvent également participer à l’élaboration des diverses formes de coordination, locales et globales, c’est la communauté dans sa totalité qui sera lésée. Reconnaître les différences ce n’est pas éterniser ces différences mais au contraire se donner les moyens de penser la construction des convergences et des règles communes qui doivent permettre la participation de tous aux activités concernant tous. L’hétérogénéité sociale ex-ante fixe donc comme objectif à l’ordre démocratique la construction d’une homogénéité politique ex-post, et ce dans des sociétés traversées d’intérêts contraires.

»Dès lors, l’intérêt public n’est plus la condition permissive de la démocratie, mais au contraire l’ordre démocratique est la procédure qui permet la constitution d’une représentation de l’intérêt public. Il n’y a donc pas, comme le croyaient les pères fondateurs des régimes démocratiques au XVIIIème siècle un intérêt public “évident” et donc naturellement partagé par tous. Mais, parce que nous sommes dans des sociétés dominées à la fois par la décentralisation et par l’interdépendance, nous avons besoin d’un intérêt public comme norme de référence pour combattre les tendances spontanées à l’anomie et à la défection. L’ordre démocratique est donc aux antipodes de la vision idéaliste de la démocratie qui croit voir dans cet intérêt public le produit d’un ordre naturel; il ne peut, en réalité, qu’être une construction sociale.

»Or, cet ordre démocratique se construit à l’intérieur de principes fondateurs. L’un d’entre eux est que nul ne peut prétendre au contrôle sans endosser une responsabilité des actes issus de son contrôle. Dès lors nulle société régie par l’ordre démocratique ne peut dévolure ses pouvoirs à un cadre supérieur qui serait moins démocratique. C’est là que se trouve le “crime” de François Hollande. En acceptant le « pacte budgétaire européen » que l’on appelle traité sur la stabilité, la coordination et la gouvernance (TSCG) et qui confère un droit de regard sur les décisions prises par le Parlement français, il a – à l’évidence – violé l’un des principes de l’ordre démocratique dans l’exercice de ses fonctions.

»Telle est la seule raison qui peut justifier les sifflets dont il fut l’objet en ce 14 juillet. Toutes les autres explications tombent soit dans la puérilité soit dans le sectarisme religieux. Mais, si l’on veut affirmer par cette manifestation bruyante que ce président est illégitime, il faut savoir ce que cela implique. Un président illégitime est un tyran, soit un être avec lequel aucun compromis n’est possible. Sans vouloir réécrire le Vindiciae contra tyrannos (ou Revendications contre les tyrans), pamphlet fameux qui fut publié à Bâle en 1579, il est clair que nous entrons dans une logique de guerre civile. Il n’est pas sûr que les quelques centaines de personnes qui ont sifflé le chef de l’État aient bien mesuré la portée de leur acte. Mais il est clair que quelque chose de fondamental s’est publiquement rompu ce 14 juillet. Par ce geste en ce moment hautement symbolique ils ont témoigné que nous avons pénétré dans une nouvelle phase de la crise de régime aujourd’hui manifeste et dont nul ne peut savoir quel sera le dénouement.»

Il n’est pas temps ici de discuter, d’ailleurs pour la renforcer, la base de réflexion de Sapir, en l’occurrence extrêmement axée sur la question du droit pris comme valeur supérieure, fondatrice et principielle. Il est question d’envisager sa conclusion, qui est de même ordre (celui des valeurs supérieures, fondatrices et principielles), selon laquelle le symbole de ces sifflets du 14 juillet entérine bruyamment l’événement fondamental de la légitimité perdue du président-poire. Là-dessus, Mélenchon ne sera certainement pas en désaccord avec son ami Sapir, et Marine Le Pen pas moins, certes... Et, par parenthèses, nous non plus, certes : oui, Hollande n’a plus aucune légitimité, et, selon nous, encore plus qu’à cause des sifflets, à cause de sa politique, de sa conception du monde, de sa façon d’être en en jugeant, qui escamote la partie fondamentale de la situation du monde, son rapport avec les principes. C’est, par conséquent sinon par évidence, une trahison directe de tous les principes qui fondent une nation, et particulièrement la nation française, la Grande Nation par excellence.

L’intérêt de cette situation de délégitimation, certes, c’est que le symbole des sifflets du 14 juillet, ou des sifflets considérés comme symbole comme fait Sapir, actent et exposent en pleine lumière cette délégitimation. Le président-poire est, à cet égard, nu comme un ver. Ainsi apparaît avec tout son poids, toute sa force, la dernière phrase de Sapir qui nous importe : «Par ce geste en ce moment hautement symbolique [les siffleurs] ont témoigné que nous avons pénétré dans une nouvelle phase de la crise de régime aujourd’hui manifeste et dont nul ne peut savoir quel sera le dénouement.» “Nouvelle phase de la crise de régime“, cela signifie en fait : nous sommes entrés dans la phase terminale de la crise de régime en France, – et certes, “nul ne peut savoir quel en sera le dénouement”, – sauf que, dans la logique de l’exposé, de l’analyse, etc., voilà qu’apparaît pour la première fois, par la force écrasante du symbole, la possibilité que cette “crise du régime” se solde par l’effondrement du régime tel qu’il a été conduit à sa situation-Système de complète inversion du véritable destin français (Sarkhollande ont, à eux deux, réussi cet exploit).

Sapir ne fait pas la pluie et le beau temps. Mais sa pensée compte, et elle compte d’autant plus qu’on constate qu’il y a une convergence de soutien de cette pensée sur l’essentiel de deux forces d’extrêmes différents qui, officiellement, se haïssent et s’insupportent. Il y a donc, dans ce cas, une responsabilité fondamentale qui s’esquisse : il faut qu’une force antiSystème cohérente, par le rapprochement des antiSystème de tous bords, qui sont aussi souverainistes par lutte contre le Système représenté dans ce cas par l’Europe telle qu’elle est, se mettent à hauteur de cette situation nouvelle. La crise de régime est passée dans sa phase active en France, il faut envisager le pire qui est la chute du régime, et il faut parallèlement et activement rechercher une solution décisivement rupturielle mais structurante qui fera de cette chute du régime un changement total de régime, une transmutation vertueuse des valeurs vers un retour à la Tradition de la Grande Nation, passant nécessairement par la liquidation du régime-poire. C’est ce qu’implicitement Sapir nous dit et ce qui, explicitement nous conduit à dire que ceux qui l’écoutent et l’entendent lui-même, doivent commencer à entendre pour leur propre réflexion. La France est entrée dans une phase révolutionnaire (“subversive“ dirait Mélanchon) dans la façon postmoderniste de la chose (émeutes inefficaces si on les prend comme un aboutissement décisif, nécessité d’une rupture principielle par la voie du symbole et de la communication, – auxquels des émeutes de démonstration participent, – se terminant éventuellement par les urnes). La France doit préparer l’alternative au régime-poire, qui présente tous les signes de la “blétitude” signalé plus haut (le mot a également, dans sa signification opérationnelle, la vertu de nous faire sentir combien les employés-Système sont matière pure en état de putréfaction) ; c’est-à-dire, régime et président correspondant au fruit avarié ... Le régime-poire est entré en état de blétitude, le président-poire est de plus en plus avarié, avancé, de plus en plus mol par la pourriture qui a pris ses quartiers d’invasion générale, – et sifflé par conséquent, un 14 juillet. Avant que les arbres ne puissent envisager de faire du nouveau, ils perdent leurs fruits avariés.

19 commentaires:

  1. Imbitable. Franchement je trouve cet article mauvais, nul, mal construit.

    »Dès lors, l’intérêt public n’est plus la condition permissive de la démocratie, mais au contraire l’ordre démocratique est la procédure qui permet la constitution d’une représentation de l’intérêt public. Il n’y a donc pas, comme le croyaient les pères fondateurs des régimes démocratiques au XVIIIème siècle un intérêt public “évident” et donc naturellement partagé par tous. Mais, parce que nous sommes dans des sociétés dominées à la fois par la décentralisation et par l’interdépendance, nous avons besoin d’un intérêt public comme norme de référence pour combattre les tendances spontanées à l’anomie et à la défection."

    Sapir est tout sauf un libéral, il nous propose non pas la dé&mocracie mais plus d'Etat comme tous les souverainistes de tout bord. Comme d'habitude, ils nous sortent qu'on a tout esssayé et que par conséquent le retour "jacobin" à l'Etat nation est nécessaire. Mélenchon quant à lui se verrai bien en Robespierre ou Saint-Just au 'tribunal de salut publique'. On a vu ce que cela a donné...

    Bref Sapir et Mélenchon même combat, ils se rêvent en Robespierre, beau programme...

    On a tout essayé sauf le libéralisme, et je préfère un système démocratique et libéral comme le système confédéral suisse plutôt que cette abomination que nous propose Sapir et autres souverainistes de tout bord. Ces gens là sont de faux démocrates!

    Le problème du FN, c'est que c'est l'amalgame nationalisme et socialisme. Belle recette...

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    1. Le problème est toujours le même!!
      C'est la dose qui fait le poison: l'accumulation de pouvoir ou de capital dans les mains de quelques uns est un poison pour la sociétéQuel système démocratique et libéral??
      Et Robespierre l'avait bien compris: http://www.lecanardrépublicain.net/spip.php?article381
      Et allez voir la conférence d'Henri Guillemin sur Robespierre, vous verrez que les faits sont manipulés depuis bien lontemps!!
      Le système vraiment libéral et vraiment démocratique c'est l'anarchie:
      Le libertarisme(anarchisme individualiste ou capitaliste)ou socialisme-libertaire (anarchisme mutualiste ou socialiste)!!!
      Moi je me méfis autant des états que des ploutos!!

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    2. Relisez Bastiat et son livre "Maudit Argent". Vous préferez les jacobins et Proudhon, moi je préfère Bastiat. A Robespierre je préfère Danton.

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    3. Danton, l'avocat verreux vendu aux anglais ?

      Pourquoi vouloir toujours choisir entre des salopards.

      Perso, moi c'est ni l'un ni l'autre.

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    4. Parfois on a le choix entre la peste et le cholera mais pour conclure, Bastiat a de loin ma preference.

      Ce que nous propose les souverainistes c'est du fascisme:

      http://www.contrepoints.org/2013/07/13/130667-quest-ce-que-le-fascisme

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    5. La liberté de mouvement des capitaux ne peut engendrer qu'une fuite de l'impôt par les plus riches et un retour de fait à l'ancien régime. Le système pour survivre se lance alors dans le n'importe quoi monétaire, qui enrichit toujours plus la kleptocratie.

      Moi je crois au libéralisme dans un cadre national souverain avec de vraies frontières.

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    6. Proudhon Jacobin??
      En quoi un anarchiste est jacobin (bureaucratique et centralisé)??
      Proudhon proposé de réduire l'état à ses fonctions régalienne (justice, armée, monnaie et politique extérieure) et d'interdire le droit de grève aux fonctionnaires (les seuls salariés de ce système) car non soumis à la concurrence... Mais surtout comme tout anarchiste la démocratie directe dans le domaine politique et économique...
      La différence entre un libertarien "de droite" et un libertaire "de gauche", c'est que l'un est pour le droit inaliénable à la propriété (droit d’user et d’abuser de la propriété : devenir rentier immobilier par exemple !!) et l’autre pour le droit de possession (droit d’user : posséder sa maison, son champs, son outil de travail) ou l’usage légitime la propriété, ce qui exclus de fait la rente ( la location, le salariat, l’actionnariat)puisque l’économie fonctionne en coopérative et en fédération de travailleurs possesseur de leur outil de travail au sein d’un marché libre !!!
      En fait le rêve de Tonio de devenir un petit propriétaire travaillant pour lui, en quête d’autonomie et de vraie solidarité, a déjà était pensée par les philosophes anarchistes : Proudhon et Bakounine !!!
      Bastiat est fils de commerçant il pensait comme un commerçant, toute la pensé libérale de Bastait à Ricardo est tournée vers le commerce et la finance, pour moi la base de l’économie n’est pas le commerce ni la finance mais la production, devenir libre c’est produire pas acheter !!

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    7. Tonio,

      Alors ton modèle "libéral", c'est davantage Maurice Allais:

      http://allais.maurice.free.fr/Cliquer%20pour%20chargement.pdf

      Maurice Allais rejoins en ce sens la pensée de Sir Jimmy Goldsmith qui avait prévenu des risques d'une Europe trop ouverte et le risque de la monnaie unique dans son livre prophétique de 1994 intitulé "Le Piège".

      Cordialement,

      Martin

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    8. Point de vu d'étienne Chouard sur Robespierre:
      http://www.youtube.com/watch?v=bKs3KbunHYI

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  2. Fait marquant, pendant le défilé du 14 juillet a été chanté "Paris en colère" dont les paroles ne déplairaient pas à un certain nombre d'opposants à Hollande, anti-mariage, militaires dont le budget a été sabré ... etc.
    "Que l’on touche à la liberté
    Et Paris se met en colère
    Et Paris commence à gronder
    Et le lendemain, c’est la guerre"
    Reste à voir qui est à l'origine de la programmation de la chose.

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  3. Punaise, quelle soupe imbuvable cet article. Le seul truc de correcte c'est que le système actuel est mort. Ca, c'est dit. Mais on le sait depuis pas mal de temps maintenant. Ce qui serait vraiment intéressant de conaitre serait de savoir combien de temps l'agonie va prendre, car le plus vite il crévera ce systeme et le plus tot on pourra passer à la reconstruction.

    Quand aux sifflet, c'est juste des sifflets, pas la révolution comme ils le prétendent.
    Le jour ou ca va vraiment péter, ca sera ratonnades de socialos bobos et de leur clientèles d'assistées. Là oui, on pourra dire que c'est bien une révolution, saignante, massacrante, et en rien aussi romantique que ce que pensent tous ces pignoufs qui l'appellent de leur voeux.

    Et puis c'est quoi ces histoires de poires??? Rien compris.

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    1. La poire est une référence historique. Après 1830, le peuple attendait beaucoup des promesses post révolution faites par le futur Charles X et la monarchie de juillet. Le caricaturiste Philipon fit sensation en transformant le visage du roi en poire. Cette symbolique de poire fut reprise partout et reste gravée dans les mémoires (un peu cultivées il est vrai)pour moquer le pouvoir mou qui ne tient pas ses promesses.
      Le visage de Hollande est bien évidemment tout indiqué pour faire revivre l'allégorie, car visage et incompétence sont partagées en commun avec son illustre prédécesseur. En cherchant bien sur google, vous verrez que des petits malins ont déjà creusé le filon..

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    2. Non, pas Charles X.

      Le roi Charles X a été viré par la Révolution des 27-28-29 juillet 1830.

      Ensuite, à partir du 9 août 1830, c'est un nouveau roi qui arrive au pouvoir : Louis-Philippe.

      De 1830 à 1848, c'est Louis-Philippe qui est le roi des Français : c'est lui qui est caricaturé sous la forme d'une poire.

      http://www.philophil.com/philosophie/representation/Textes%20clefs/prison-daumier.htm

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    3. Merci de faire mon éducation ;)

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    4. @ BA, merci d'avoir rectifié, je voulais parlé du roi des français, par du roi de france.
      Je vais me relire la prochaine fois...;)

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  4. Hollande a été sifflé.

    Et alors ?

    Et après ?

    Hollande est nul, certes. Le Parti Socialiste est nul, certes.

    Mais en face, la guerre civile "Copé contre Fillon contre Sarkozy contre Copé" est encore plus grotesque.

    Donc les électeurs voteront encore pour Hollande en mai 2017.

    Et donc Hollande quittera le pouvoir en mai 2022.

    Quant à la soi-disant "situation pré-révolutionnaire en France", les Français se sont précipités ... vers les plages.

    Les Français sont sur les plages.

    Les Français se mettent de la crème solaire.

    Les Français bronzent.

    Et ça va continuer.

    Il ne faut pas confondre juillet 1789 et juillet 2013.

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  5. Rien compris ou à peine. En tout cas avec beaucoup de peine.
    De Defensa c'est bien pour les thématiques abordées mais ils devraient exprimers leurs idées plus clairement. là c'est du verbiage, le rédacteur se regarde écrire comme un gosse se regarde pédaler.
    on peut faire simple sans être simpliste et ce qui se conçoit bien ...
    Et pour les adeptes de la révolution, regardez l'évolution du niveau de vie en 50 ans et vous comprendrez qu'il y a de la marge.
    En 40 il y avait des bonnes raisons de faire la révolution. En plus il y avait des armes un peu partout.
    Et que firent les français ?
    rien (à part qque uns genre ile de Sein)
    En revanche dans certaines zones du pays nous avons un vrai potentiel pour profiter de toutes les faiblesses de la société. on ne les a pas vus à Brétigny bien sur mais ils sont là. Et eux n'hésiteront pas pour le coup de force.

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  6. Que de mots pour, au final, ne rien dire d'intéressant... comme le dit un intervenant ci-dessus, à part du "socialisme nationaliste" que prétendent nous offrir ces deux "grands" penseurs?
    Quand on ose prétendre que "tout a été essayé", alors que c'est absolument faux, que peuvent valoir de telles analyses... sans oublier que ces deux tristes sires sont payés par l'état...

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  7. Vous êtes surpris ? Attendez les gars... De Defensa écrit TOUJOURS de cette manière !

    C'est même leur spécialité. Un verbiage, un vomi verbal et mental absolument stupéfiants.

    Mais je reconnais qu'il y a quand même un crescendo... Ce dernier article atteint des sommets de confusion... mentale.

    Comme avant eux le Leap 2020... De Defensa a manifestement grillé un fusible. Et un gros.

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