lundi 15 juillet 2013

De l'intérêt de sortir de la méga cité

Je pense que j'ai été mal compris dans mon post précédent où je parlais de l'intérêt de partir à la campagne.

Gardez bien en tête que j'habite en hyper centre de Bordeaux, une agglomération de 800 000 habitants et que j'ai passé 15 ans de ma vie en banlieue parisienne...

Alors par "campagne", on n'a pas forcément la même chose en tête...

Regardez une ville comme Agen. Le sud, le soleil...

Et on se loge pour trois fois rien...

Dans Agen même, on trouve des maisons avec grand terrain (plus de 1000m²) pour 150 000€. Et autour, c'est pareil, à moins de 10 km d'Agen (10 km, c'est moins que ce que je fais tous les jours pour aller au boulot).

Et Agen, c'est quand même pas le désert. Me dites pas qu'on peut pas y trouver deux boulots au smic pour deux personnes motivées.

Alors simple question. Que vaut-il mieux ?

   Gagner 4000€ par mois à 2 à Paris, servir de vache à lait au système de ponction généralisée, et pour ce prix, une fois qu'on s'est fait taxer 40% par la socialie, on se retrouve à lâcher 1200€ pour se loger, pour tout juste pouvoir se permettre de vivre dans un T4 en béton plastique à Malakoff ?

   Ou bien vivre dans une grande maison avec deux smics à Agen, avec 2000€ par mois, en en faisant un maximum soi même (potager, poulailler, atelier...), et avec une qualité de vie incomparable ?

Alors imaginez pour ces foules innombrables de gens qui gagnent 1500€ par mois à Paris ?

19 commentaires:

  1. Salut Tonio,
    Tout à fait d'accords sur le principe! sauf que nous les provinciaux, on veut pas des parisiens ;-)

    Blague à part, c'est un calcul que j'ai fait il y a 6 ans. En ne payant pas d’impôts et en vivant chichement on économise vachement!!! de quoi acheter cash une maison BBC par exemple... et de quoi se permettre de faire des enfants jeune (plutôt qu'à 40 balais)
    Ne parlons même pas de la résilience, les étapes douloureuses qui nous arrivent paraissent moins flippantes quand tu t'habitue depuis longtemps à dire m3rde à la consommation individuelle d'i-daubes en plastique.

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  2. Que faire...
    http://youtu.be/tJRtdyPGAOw

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  3. Bonjour,

    Le processus que tu évoques est largement en cours au sein des populations d'origine européenne de la région parisienne.

    Quand je suis arrivé à Paris il y a 33 ans, cette ville comptait 9 millions d'habitants et était manifestement "européenne" à une écrasante majorité. L'agglomération aujourd'hui a une population de 12 millions d'habitant dont vraisemblablement près de la moitié est d'origine non-européenne.

    En retranchant les Rastignac montés à Paris sur la période, on peut considérer que des millions de personnes ont fait cet arbitrage, ce qui est cohérent avec ce que j'ai observé année après année.

    Vivant entre Paris et la Bretagne j'ai constaté une accélération de ce phénomène ces dernières années où la population de ma petite ville a vu sa population augmenter de 300 habitants ces 7 dernières années venant principalement d'IDF (Bretons d'origine ou FDS fuyant coûte que coûte une ville qui ne leur a pas laissé le choix : Prix immo stratosphérique des endroits agréables, coût de la vie exorbitant et détérioration de leur environnement de vie (Insécurité sociale, économique et identitaire)

    Salaun

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  4. En France, par habitude d'une société homogène, on imagine soit une issue style Meilleur des Mondes, soit en retour au local.

    Pourtant, l0issue la plus probable est déjà en route, une société segmentée. la crise aggrave le fossé entre 2 populations: les globalisés qui absorbent la valeur, et les autres, ponctionnés (employés, fonctionnaires) ou en dissidence (économie informelle). Cela fonctionne très bien aux USA, en Amérique Latine, en Afrique maintenant, dans une partie de l'Asie aussi.

    Ton calcul semble très raisonnable pour toi, la question est: souhaites-tu dès maintenant éloigner ta petite des réseaux qui lui permettraient d'appartenir à la classe dominante?

    Pour cela, vivre chez les parents dans le T4 à Malakoff sur la ligne 13, la met proche des écoles parisiennes, des réseaux de contacts, etc. Quelles sont les villes globalisées en France? Paris, Lille, Rennes, Grenoble, je crois que c'est à peu près tout. Et c'est bien sûr là que la vie est chère.

    Choisis ton camp, et celui de ta descendance en même temps.

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    1. C'est l'Effondrement qui menace, tout le monde sera frappé à la tête et au porte-monnaie, mon ami. Classe dominante = à peine 1% de la population.

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    2. Très pertinent bien que cynique.
      Mais oui, je suis d'accord avec cette réflexion. Il y a des conséquences a nos choix.
      J'ai connu certaines familles faisant le choix de s'éloigner de ce monde de fou dont les gamins n'ont eu qu'une seule envie, c'était d'y retourner.
      Tout n'es pas rose non plus hors des villes, y a des con partout et a la campagne, en plus, t'es obligé d'échanger tes salades avec ! lol

      mais c'est une réalité, du moins dans les campagnes profondes, les consanguins et les cassos pullulent. Y en a peut être autant en ville, mais ils sont cantonnés.

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    3. > C'est l'Effondrement qui menace, tout le monde sera frappé à la tête et au porte-monnaie, mon ami. Classe dominante = à peine 1% de la population.

      Justement pas, ca fonctionne ainsi de manière très stable depuis des décennies dans les zones que j'ai listées. Inégalités fortes, délinquance, violence, mais pas d'explosion. Tu ne t'imagines pas comme les gens s'habituent à tout. Aujourd'hui on s'indigne en France des pillages des blessés du train. C'est gentil,mais dans 10 ans ca sera un fait divers de plus auquel personne ne pretera attention. Ca se passe aujourd'hui comme ca dans plein de pays, sans problème.

      Comme on ne connait pas ca en France on rêve d'une explosion, mais elle n'aura pas lien car 1. il n'y a pas d'alternative qui pourrait marcher via une révolution, mais surtout: 2. les gens sont trop peu motivés et combatifs pour se sacrifier et perdre leur confort brutalement pour "changer le monde", leur résilience paresseuse est énorme. Ca sera du chacun pour soi avec un appauvrissement progressif de beaucoup, l'enrichissement de ceux qui pourront.

      Après, chacun fait ce qu'il veut.

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    4. "Justement pas, ca fonctionne ainsi de manière très stable depuis des décennies"...

      Tu es au courant de la crise qu'on traverse... et de son inévitable dénouement ?

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    5. > Tu es au courant de la crise qu'on traverse... et de son inévitable dénouement ?
      Ah lala, le nombrilisme... Ne t'inquiète pas, l'humanité en a vu d'autres. L'Europe rentre dans une phase dite "à la japonaise", avec comme différence un chômage de masse rendu possible par la redistribution, le marché noir et la solidarité familiale. Sans chercher bien loin, regarde Cuba, l'Argentine 2001, la Thaïlande 1997, le Mexique dans les années 80. De la pauvreté, mais aucun effondrement.

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  5. salut disco, je rejoins certains commentaires que l'on t'as fait. La campagne c'est bien, mais crois moi, si le logement est pas cher dans un coin, c'est que c'est sinistré au niveau boulot. Alors oui selon les métiers que l'on fait, ce sera peut être faisable. Attention toutefois a ne pas sous estimer : le budget energie (bagnoles + chauffage si tu vis dans une baraque mal isolée - cas typique de locations pas chères), le fait de se retrouver au chômage (par exemple peut tu toujours vivre avec un seul smic au lieu de deux). Un aspect qui peut tout changer, c'est d'avoir un bon réseau social avec des gens du voisinage. C'est l'occasion de se filer des coups de mains, échanger des denrées du jardin et être au courant des bons plans.
    Pour ma part je vais bientot me rapprocher d'une petite ville après 1 an et demi de complète cambrousse, parce que sur le long terme, c'est qd même pas évident, il faut faire parfois des arbitrages... Ausgelander

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  6. Ha ben oui dans ce cas bien sûr !
    Je connais quelqu'un parti de Paris, qui s'est mis au 3/4 temps, direction Toulouse, avec 10% de moins sur le salaire.
    Niveau de vie et qualité de vie en hausse ! lol
    a cause que Paris, les loyers et la vie sont hyper cher.

    Donc en effet, c'est un bon calcul dans ce cas la.

    C'est vrai qu'il y a campagne et campagne. Les villes c'est bien si tu es jeune, si tu es accro a la "culture" (de gauche bien sûr ou chaque spectacle est une ode a la toléraaaaaance) et aux boutiques ... bref, si t'es un ado attardé.
    Sinon, ca n'a aucun sens de vivre au milieu de ces gamins qui en plus se croient supérieurs.

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  7. Les grandes villes permettent de rebondir quand on perd son boulot.
    A la "campagne" les gens sont prisonniers de leur boulot.

    Les gens galèrent beaucoup dans les campagnes, faut pas croire...

    Mais la "campagne" peut permettre d'avoir une meilleure qualité de vie en principe. Moins de violence, de pollution, de bouchons, de stress...

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  8. Les grandes villes seront les premières victimes de la rupture du système. Besoins vitaux non satisfaits, émeutes, pillages, épidémies...

    Bon courage à ceux qui voudront "rebondir" !

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    1. De là à tomber dans l'exagération... Au pire, on risque de se retrouver dans une situation brésilienne, indienne ou sud africaine, avec des ghettos de riches hyper sécurisés, une classe moyenne qui vivote et le reste en mode survie.

      La campagne? D'où viennent la majeure partie des migrants d'Afrique, d'Asie ou d'Amérique du sud? Les exodes ruraux ont été mis en place par le système pour de multiple raisons. Il est extrêmement difficile d'échapper à long terme de la structure pyramidale résiliente à nos sociétés (ça fait plus de 5000 ans que ça dure).

      Pour moi, le meilleur plan est de gravir les degrés de cette pyramide assez haut pour avoir la capacité d'acquérir plusieurs types de logement, suivant ses propres besoins. A savoir un petit appartement près d'une grande ville pour l'éducation des enfants (initiation à la vie urbaine pour eux en prime), un logement principal en banlieue cotée et une résidence secondaire dans une ville moyenne de province.

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    2. @Anonyme

      Pour cela, il faut être bien placé et bien renseigné. Donc faire partie des apparatchks et de leurs servants que les gens de ce blog dénoncent.
      Ce type de position est de plus en plus héréditaire, si vous avez remarqué. Faire partie de l'élite intellectuelle du pays ne suffit pas, surtout des élites techniques... faut aussi le réseau qui va bien (ayez une kippa ou un tubalcain au cas où).

      Au cas où ça ne vous aurait échappé, les places y sont de plus en plus chères... et de toute manière, une fois que vous y êtes, vous êtes piégé : Logique de base d'un réseau : si le réseau tombe, tout ceux qui en font partie tombent avec.

      Sinon, il y aune solution moins chère : mariez vous à une juive, et construisez une planque en Israël. Vous aurez en plus un super réseau pour l'avenir des mômes. Solution expérimentée par les mafieux russes depuis 20 ans avec succès.

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    3. Un disciple de Elias de Kelliwic’h ???
      "il faut savoir sentir le vent, pour pouvoir tourner avec"

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    4. > Pour cela, il faut être bien placé et bien renseigné.
      Tout à fait.

      > Donc faire partie des apparatchks et de leurs servants

      Pas du tout. Il suffit de monter dans une multinationale (secteur de la santé, TIC, finance, agrobusiness, etc.), de préférence hors de France pour ne pas être bloqué par la discrimination du diplôme. En 10 ans, comme cadre moyen sup, tu atteins un salaire de 6 chiffres, je connais des 10aines de cas.

      Certes il faut le vouloir et se défoncer pour cela. Ton réseau, tu te le construis patiemment au fil des années. Ca demande bien plus de volonté, de travail et de discipline que de talent (on en est à peu près tous pourvu pareil). Evidemment tu oublies les 5 semaines de congés payés, les RTT et autres 35 heures.

      En résumé: ca dépend de toi. Choisis ton camp!

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    5. Le fric, toujours le fric.... pendant que tout s'effrite et pourrit autour. Beurk...

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  9. Il y en a un qui ambitionne de rallier et d'intégrer la pyramide maçonnique....? Ahahaha. Superbe.

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