mardi 9 juillet 2013

Etats-Unis: hausse du crédit à la consommation en mai à son plus haut d’un an mais l’effet multiplicateur de credit pour M1 et la vitesse de circulation de la monnaie M2 restent à des niveaux lamentables

Etats-Unis: hausse du crédit à la consommation en mai à son plus haut d’un an mais L’effet multiplicateur de credit pour M1 et la vitesse de circulation de la monnaie M2 restent à des niveaux lamentables!!!
Le blog à Lupus, 09/07/2013 (en Français texte en français )
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La hausse du crédit à la consommation s’est accélérée en mai aux États-Unis, selon les chiffres publiés hier par la Banque centrale américaine (Fed). L’encours des crédits à la consommation a augmenté de 8,3% en mai en rythme annualisé et en données corrigées des variations saisonnières, une progression supérieure aux attentes des analystes. En avril, cet encours avait progressé de 4,6%, un chiffre révisé en baisse de 0,1 point de pourcentage. En volume, l’encours des prêts a augmenté de 19,6 milliards de dollars alors que les analystes s’attendaient à une progression de 13,2 milliards. L’encours total s’établit à 2839 milliards de dollars, selon ce rapport qui compile l’ensemble des crédits accordés aux particuliers, sauf les crédits immobiliers.



Voilà pour les chiffres bruts, à l’étude il apparait que cette explosion du crédit US provient largement des prets étudiants largement subventionnés par le gouvernement ( à des fins de maintient artificiel de taux d’intéret bas)



L’effet multiplicateur de credit pour M1 reste dramatiquement en dessous de 1 ( la norme se situant entre 1 et 3)



Voici un graphique faisant le parallèle entre la faiblesse de l’effet multiplicateur pour M1 et l’augmentation des réserves excédentaires des Banques



Et la vitesse de circulation de M2 reste au point le plus bas depuis 1959….



Difficile de croire apres cela à une croissance américaine autoentretenue!!!

Je parle même pas du fait que l'État fasse du déficit public pour financer des crédits à la conso qui servent à consommer chinois   

Putain de décadence...

1 commentaire:

  1. La liquidité se congèle.
    C'est ce que je soulignais sur le blog d'Olivier Berruyer, la crise a entrainé une baisse de la vélocité de la monnaie, qui a fait disparaître une partie de la demande solvable (et de la confiance), qu'on essaie de resolvabiliser un peu encore avec du crédit pour éviter que la machine s'effondre tout de suite, mais c'est plié. Retour en 1929.

    Voilà ce qui se passe quand on n'injecte pas la monnaie au bon endroit, qu'on ne fait qu’accroître un peu plus les écarts de richesse par des pseudos politiques de relance qui n'en sont pas. Bernanke a cru que l'urgent était de resolvabiliser les riches. Il a eu tout faux. Bravo !

    Il faudra que les politiques songent un jour à instaurer le revenu de base, pour éviter que le capitalisme s'effondre avec fracas toutes les une ou deux fois par siècle. Au moins ça limiterait un peu la casse. Et puis séparer les activités bancaires aussi. Oui ce serait bien !

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