samedi 27 juillet 2013

'Maintenant, le gouvernement américain veut vos mots de passe'

'Maintenant, le gouvernement américain veut vos mots de passe'
express.be, Audrey Duperron, 26/07/2013 (en Français texte en français )
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Le gouvernement américain a demandé aux grandes sociétés de l'Internet de lui communiquer les mots de passe des utilisateurs, affirme le site CNET qui tient cette information de sources anonymes du secteur des technologies.

L’une de ces sources affirme que sa société a reçu plusieurs demandes du gouvernement dans ce sens, mais qu’elle a continuellement refusé de s’y soumettre. Une autre indique avoir reçu plusieurs « demandes légales » de communication des mots de passe stockés de la part du gouvernement fédéral. Dans certaines de ses demandes, le gouvernement réclamerait non seulement les mots de passe d’un utilisateur, mais également l’algorithme de codage, et ce que l’on appelle « salt » (sel), un groupe aléatoire de lettres ou de nombres utilisé pour compliquer le décryptage permettant de retrouver le mot de passe. Dans d’autres demandes, le gouvernement aurait également sollicité la communication des réponses aux questions secrètes associées au compte de l’utilisateur, qui lui permettent le cas échéant de se faire communiquer son mot de passe lorsqu’il l’a oublié, par exemple.

L’accès aux mots de passe pourrait permettre aux autorités américaines de se connecter comme l’utilisateur et d’avoir accès à ses correspondances confidentielles, à se faire passer pour lui en ligne, ou même de prendre connaissance de contenus protégés par le même mot de passe sur d’autres applications ou appareils. Si cette information est correcte, cela implique une nouvelle escalade dans le contrôle des données privées exercé par l'une des agences américaines du renseignement, la NSA (National Security Agency), écrit Declan McCullagh de CNET.

Selon le magazine, les grandes compagnies de l’internet, Facebook, Google, Yahoo!, Apple, Microsoft, AOL, Verizon, AT & T, Time Warner Cable et Comcast, ont refusé de dire si elles avaient reçu ce type de demandes de la part du gouvernement lorsque le site leur a posé la question. Le FBI a refusé de commenter cette information.

3 commentaires:

  1. Que dire ?
    On ne pourra bientôt plus poster un avis défavorable au système sans risquer de perdre son boulot...

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  2. Le monde est plein d'abrutis qui ont la tête dans le "cloud".
    Il est vrai que penser par soi-même demande du travail et que la recherche de la vérité provoque des chocs, parfois rudes. Je me souviens de la haine que je provoquais en 2001, de la part d'êtres chers à qui je disais que je ne croyais pas au 19 arabes avec des cutters. On n'imagine pas à quel point les cerveaux ont été manipulés par l'audiovisuel depuis plus de cinquante ans. Que tant de personnes aillent confier leurs données personnelles à ces voyous n'a rien de surprenant, hélas !

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  3. HS sur ce sujet
    Issue de http://www.defense-et-strategie.fr/
    http://www.defense-et-strategie.fr/images/stories/securite/securite2013/articlejsaiz.pdf?8a4d406b8d9b102d0f071dff42dd6d9e=4b4632e10f859ee1af5cebfbce2c1a4a
    Peut-être à placer dans la rubrique du côté du futur front (en France?)?

    Il est difficile d'agir, et souvent impossible de réprimer les administrateurs des sites de recrutement. Entre autre parce que le délit d'association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste ne couvre pas l'acte individuel",poursuit Patrick Calvar (lire à ce sujet "Terrorisme : quelle réponse face à l’auto-radicalisation sur Internet
    ?",http://magazine.qualys.fr/cyber-pouvoirs/terrorisme-radicalisation-sur-internet/).
    "Nous travaillons également beaucoup sur l'islamophère
    et ses islamonautes. Le sujet prend de l'importance : la dernière édition du magazine Inspire (magazine en ligne de propagande d'Al-Qaïda, ndlr) s'est téléchargée à cent mille exemplaires sur Internet.

    Internet suffit d'autant moins que le phénomène de radicalisation ratisse large et ne concerne plus seulement cette fameuse islamophère. C'est d'ailleurs devenu l'un des axes de travail majeur de la Direction de la Protection et de la Sécurité de la Défense (DPSD). "
    Notre focus aujourd'hui est devenu la lutte contre le terrorisme islamiste. Nous constatons une augmentation de la radicalisation parmi les militaires français, notamment après l'affaire Merah", reconnaît le colonel Pascal Rolez, adjoint au sous-directeur Contre-Ingérance à la DPSD.
    Changements vestimentaire, de dialectique, arrêts maladie trop
    fréquents, voyages, vol de matériel : autant de marqueurs que la DPSD
    observe avec attention afin d'identifier au plus tôt les tentations radicales au sein des forces françaises. Et la crainte n'est pas fantasmée : "Nous intervenons régulièrement en assistance de la DCRI lors d'opérations contre des cellules terroristes car trop souvent hélas dans ces cellules, ou autour d'elles, l'on trouve des militaires français ", avoue le colonel Rolez.
    Autre sujet de préoccupation majeur de nos services de renseignement,
    la situation en Syrie. Et en particulier les départs au front de "combattants de la liberté" de nationalité française
    . Patrick Calvar (DCRI) ne mâche pas ses mots : "C'est une catastrophe. L'ampleur de ces départs est sans précédents : les volumes sont tels qu'on ne peut plus les traiter individuellement à leur retour. En outre beaucoup de ces départs ne nous sont pas connus, et pourtant la dangerosité de ces individus est avérée à leur retour. Beaucoup doivent notamment faire face à des syndromes post-traumatique(bien entendu sans pouvoir bénéficier d'assistance spécialisée, ndlr). Qui plus est nous n'avons aucun soutien juridique pour agir car la qualification d'association de malfaiteurs ne peut être retenue :les groupes qu'ils rejoignent ne sont pas qualifiés de terroristes par la communauté internationale", explique le Directeur Central du Renseignement Intérieur. Et en effet, seul un groupe de rebelles syriens est officiellement désigné comme terroriste, mais il est généralement impossible de déterminer à son retour qu'un combattant à rejoint celui-ci plutôt qu'un autre... Pour juger de l'ampleur du problème : il y aurait eu en un an plus de départs pour la Syrie que toutes zones de conflits confondus jusqu'à présent.


    Le concept de citoyen-soldat vient de prendre la claque du siècle dans un contexte multiculturelle.

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