vendredi 19 juillet 2013

Qu’est-ce que la religion maçonnique ?

Je parle souvent de la religion maçonnique. Il me semble intéressant d’expliciter ce que le comprends derrière ce terme.

D’abord, comment résumer cette religion. A la base, elle part d’un idéal très louable, et même si aujourd’hui, afin de continuer à progresser, elle est obligée de tomber dans l’extrémisme, elle a donné de belles choses incontestables.

Fondamentalement, si on doit la résumer en un mot, ce serait celui-ci : méritocratie. Que chacun puisse réussir dans la vie selon son mérite propre. Par mérite, il faut comprendre force de travail/intelligence/productivité.

Pour instaurer cette méritocratie parfaite, il faut sortir l’homme des contingences historiques :
   Briser les États nation et les cultures enracinées afin d’unifier l’Humanité au sein d’une seule et même religion. Briser tous les pré supposés raciaux, forcer au métissage, créer une humanité nouvelle globalisée et unifiée sous une nouvelle culture globale.
   Briser la famille, source d’injustice non méritocratique. D’ailleurs, les maçons extrémistes à la Minc se déclarent aussi contre l’héritage. Il faut retirer l’éducation des enfants aux parents.
   Couper l’homme de la nature jugée par essence mauvaise. La science et la technique sont la solution à tout.
   La maçonnerie c’est aussi les droits de l’homme, à savoir que tout être humain a droit à une dignité minimale.
   Enfin, c’est également le mépris du peuple jugé trop bête pour comprendre. Les maçons doivent faire le bien du peuple malgré lui. Car la maçonnerie a parfaitement conscience de lutter contre les instincts naturels, issus de millions d’années d’évolution. C’est pourquoi elle se cache et ne s’assume jamais. La religion maçonnique s’appellera laïcité, droit de l’homme, humanisme, vivre-ensemble selon les contextes. Notez qu’au sein de la maçonnerie même la méfiance règne. C’est très hiérarchisé et si on sert la soupe de la méritocratie de base aux rangs inférieurs, seuls les rangs supérieurs sont conscients des vrais enjeux sur le long terme.

A partir de ces constats premiers, plusieurs remarques :
   La doctrine économique de la maçonnerie est le libéralisme (tendance plutôt ordo libérale). Etant moi-même pour la méritocratie, ça me va très bien. Comme quoi la chose est complexe, et tout n’est pas à jeter.
   La colonisation française est l’œuvre maçonnique par excellence. Je ne vous remets pas les citations de Jules Ferry… Il faut se replacer dans le contexte de l’époque, avec le parti bleu républicain (c’est-à-dire l’UMPS d’aujourd’hui), les rouges communistes et les blancs légitimistes et traditionnalistes (cf Michéa). Alors que la maçonnerie au pouvoir essaie de culpabiliser tout le peuple français pour cette histoire de colonisation, il faut bien comprendre qu’elle est avant tout l’histoire de l’élite maçonnique qui nous gouverne aujourd’hui, et qu’elle essaie de s’en dédouaner en en diluant la faute sur le peuple tout entier.
Aujourd’hui ne subsiste que le parti bleu, qui nous explique qu’il faut faire le front « républicain » (c’est-à-dire franc-maçon) comme si cette donne de la « République » obligatoire avait toujours existé. Mais ce n’est le cas que depuis l’affaire Dreyfus. Ça a grosso modo un siècle.
   L’immigration de peuplement continuera, quoi qu’il arrive. Il ne s’agit pas de questions économiques. C’est une question religieuse. Il faut détruire le peuple français et en créer un nouveau. Il y va de l’avènement de l’Homme nouveau. Et quand bien même la situation tournerait à la guerre civile ou la barbarie (comme commencent à le montrer les faits divers toujours plus glauques qui s’accumulent dans l’actualité), ils continueront, tel Hitler, qui avec la doctrine extrémiste totalement opposée, a donné la priorité à la déportation des juifs sur l’effort de guerre, jusqu’au bout.
   La démocratie est secondaire. Ce qui compte c’est l’avènement de l’Homme nouveau. Si la démocratie ne permet plus la continuation de l’agenda, ils continueront sans la démocratie. L’agenda prime.
   Le catholicisme et l’islam sont les religions à abattre, alors que le judaïsme et le protestantisme sont parfaitement maçonno compatibles. Et ce pour plusieurs raisons.
o La reconnaissance d’un Dieu unique, grand architecte de l’univers, est essentielle (la sainte trinité ne rentrant pas dans ce cadre).
o Ensuite, le mérite étant la base de la maçonnerie, l’enrichissement doit être permis. Le catholicisme qui explique qu’il y a plus de chances pour « un chameau de passer dans le chas d’une aiguille que pour un riche de rentrer au paradis » est absolument insupportable. L’enrichissement doit être au contraire un signe de grâce divine. Et on comprend déjà vite ici que la maçonnerie est la religion de la bourgeoisie mobilière, qui manipule la richesse symbolique. L’argent devenant l’étalon par excellence qui mesure le mérite et la valeur des hommes.
o Ensuite, l’usure doit être autorisée.
   Juifs et maçons ont longtemps marché main dans la main, les droits de l’Homme de 58 ayant même été qualifiés de judaïsme laïcisé par René Cassin. En cela, les juifs voyaient d’un très bon œil le multi culturalisme, qui permettait d’affaiblir une communauté principale quasi hégémonique (et vu l’histoire de la 2nde guerre mondiale, il faut se mettre à leur place et se garder de leur jeter la pierre). L’argent comme étalon de valeur également. Seulement voilà, je ne pense pas que ça dure encore longtemps. On commence à voir de sérieuses dissensions, alors que la maçonnerie attaque désormais de plus en plus ouvertement le tribalisme d’Israël et la logique identitaire des juifs (légitime à mon sens). On a également vu l’éxélitation du rabbin Bernheim pour opposition au mariage homo. Et les juifs eux-mêmes n’échappent pas à la contamination par la médiocratie généralisée. Leur jeunesse, est de moins en moins élitiste (cf l’article que j’avais posté sur l’évolution au concours général aux USA, remplacés dans l’excellence par les asiatiques), de plus en plus rentière, perd de plus en plus les liens forts de la famille nucléaire, et se vautre parfaitement dans la médiocratie et le festivisme généralisés… Je souhaite bon courage au Bnai Brith (la maçonnerie juive) pour continuer de réaliser le grand écart entre religion maçonnique et défense d’Israël, avec cette double morale qui les caractérise, selon à qui on s’adresse…

Voilà en gros comment je comprends la chose. Comme dit plus haut, tout n’est pas à jeter dans la religion maçonnique. Et on lui doit beaucoup de choses, quand on regarde la réalité qui prévalait durant l’ancien régime. Elle n’aurait d’ailleurs pas aussi bien réussi si elle ne portait pas à la base un projet de progrès.

Le problème fondamental, c’est son déni du réel. Son déni de ce que l’homme a en soi, dans ses gênes, issus de millions d’années d’évolution. Son problème, c’est son refus de la nature. Pour continuer à progresser désormais, elle doit véritablement rentrer en conflit direct avec ce que les hommes ressentent aux tréfonds de leurs tripes.

Le second problème (et un très lié au premier), c’est la compréhension de la nature, de la tradition, comme ennemis fondamentaux. D’où la promotion du nomadisme, et l’enracinement perçu de plus en plus comme une chose nuisible. D’où cette merdo bouffe hors-sol, cette humanité aculturée, déracinée, mac donaldifiée, cette architecture globalisée sans âme avec ses cubes en béton plastique, sans toît, ni portes, ni fenêtres.

Ainsi, on voit vite les contradictions internes à cette religion :
   Alors que sa doctrine économique est le libéralisme, c’est-à-dire la méritocratie, le fait que la maçonnerie soit en lutte contre les instincts naturels de l’homme l’oblige à maintenir un État toujours plus important afin d’empêcher ces instincts naturels de revenir, et ce d’autant plus qu’elle développe le communautarisme par son immigrationnisme. D’où cette contradiction seulement en apparence entre une doctrine économique libérale d’un côté et une dépense publique dans le PIB qui ne cesse de grandir et un État qui gère de plus en plus chaque aspect de nos vies, de la naissance à la tombe.
   La lutte contre la nature, la foi aveugle dans la science et le progrès, le refus quasi religieux des idées de bon sens de Malthus, commencent à se heurter de plus en plus ouvertement sur la finitude du monde. La merdo bouffe rend les gens malades, et d’ici peu, on va commencer à voir l’espérance de vie baisser partout en occident.
   L’autre incohérence majeure réside dans le mépris du peuple inhérent à cette doctrine élitiste et parfaitement anti démocratique en pratique (il s’agit plus dans le cas présent de la logique du despote éclairé à la Voltaire). Spontanément, la maçonnerie évolue en petite caste dynastique à privilèges, d’ancien régime, en parfaite contradiction avec la méritocratie qu’elle défend. De même, la doctrine maçonnique étant le libéralisme, et par extension (fallacieuse à mon sens), le libre échangisme (abolition des nations et des frontières oblige), elle crée en pratique les conditions matérielles réelles pour une fuite de l’impôt par les ultra riches, le creusement des inégalités, et la constitution d’une nouvelle aristocratie d’ancien régime (exemption de l’impôt, transmission dynastique).
   Enfin, et surement non des moindres, là où la maçonnerie est en contradiction totale avec elle-même, c’est quand elle prétend fabriquer d’elle-même une société et une culture meilleure. Dans le même temps qu’elle explique qu’il faut laisser l’ordre spontané libéral façonner la dentelle économique, elle essaie de refabriquer au forceps et à la grosse truelle un nouveau point d’équilibre sociétal et culturel global, là où l’histoire, la nature, ont mis des millénaires à créer des dentelles de civilisations et de cultures enracinées. De ce point de vue, de la même manière que la religion de la croissance et du progrès a engendré un formidable appauvrissement de la nature, elle est également une formidable régression, remplaçant la dentelle des civilisations enracinées par une civilisation en grosse toile de jute globalisée, sans subtilité ni finesse, avec juste le cerveau reptilien et les 3, 4 paters maçonniques droit-de-l’hommesques en commun.

Pour ma part, comme je l’ai dit, je pense que cette religion a atteint ces limites. Et pour pouvoir continuer de progresser vers son agenda d’Homme Nouveau, elle est en train de se transformer en nouveau fascisme.

29 commentaires:

  1. Tu devrais te faire initier pour comprendre ce qu'est la FM ^^
    Bien à toi !

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    1. Un tas d'imbéciles ces maçons...

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    2. Comme nous avons un QI supérieur à 100, nous semblons en capacité de comprendre le message maçonique sans avoir à nous faire initier, alors n'hésites pas à nous expliquer cela dans LA LUMIERE du net , concept si cher à nos amis maçon !
      On a pas besoin de faire le tour de la terre à pied pour savoir qu'elle est ronde !
      Sauf à considerer que le secret maçonique c'est du bonheur en barre qui se périmerait à la lumière des paiens, mais cela aussi on doit pourvoir en discuter

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  2. "Sa doctrine économique est le libéralisme, c’est-à-dire la méritocratie."

    Pas du tout ! Le libéralisme est le libéralisme, la méritocratie, la méritocratie. Vous faites un amalgame. La méritocratie, c'est lorsque des règles s'imposent "naturellement" c'est à dire que des entités acceptent volontairement des règles : L'une des entités réussi inévitablement (évitons le match nul, restons sérieux, voulez-vous ?)mieux que l'autre de par son intelligence, sa force, etc. Le libéralisme, c'est lorsqu'il n'y a pas de règle du tout ou que l'une des entités triche dans l'application des règles.
    Le libéralisme est un terme enarquistique pour designer, à la façon de "l'homme moderne", la loi du plus fort !
    Sachant qu'en Franc-maçonnerie, tous les membres ne sont pas instruits de la même façon, cela reviens exactement a ce que disait Rockfeller ou Rothschild a propos de la monnaie, "Donnez moi le pouvoir de battre monnaie et je contrôlerais le droit, les état....". L'inverse est tout aussi parfaitement valable, Donnez moi le pouvoir de faire les lois et j'achèterais les état.....". Tout est une question de mesure, de ligne de conduite, de programme en somme...

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    1. libéralisme, au sens plutôt allemand. ordo libéral.

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    2. Non, l'organisation des Francs maçons veux qu'il existe TOUJOURS une distance entre les membres d'un degré avec celui du dessous, les premiers étant plus au fait de l'orientation du groupe que les derniers. L'ordo libéralisme consiste précisément au contraire, c'est à dire à agir pour minimiser cet écart.

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    3. L'ordo-libéralisme c'est ça : http://www.upavignon.org/archive/telechargements/cours/DoursonUPA07-3.pdf

      C'est pas mal et c'est une bonne base pour construire un compromis solide et sortir de la phraséologie binaire Etat/marchés. On est évidemment très loin aussi bien de l'école autrichienne tout comme des monétarismes ultra-libéraux jusque dans la caricature.

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    4. Je corrige "cet écart" par "les écarts". Pour ma part je paraphrasait Wikibéral...

      Eut égard au fait que l’Allemagne semble appliquer cette doctrine depuis des lustres (avec une petite variante écolo depuis peu, dites moi si je me trompe), et que l'on voit que cette dernière commence sérieusement à grincer des dents (me semble t'il), vous préconisez de rester dans le même paradigme. C'est un choix, politique, avec beaucoup trop de similitude de concept (libéralisme vs ordo libéralisme), d'avec ce que nous "vendent" nos dirigeant (pourris) depuis 30 ans... : Les mêmes nous feraient un "ajustement" (avec de la vaseline svp) Moi j'en ai soupé, je veux du protectionnisme, on change le concept et tous les pourris qui vont avec, place tout à fait nette avec de nouvelles gueules...

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    5. Disco, c'est toi (vous) qui rédige les articles du blog ?

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    6. Je crois pouvoir répondre par l’affirmative et de m'empresser de vous remercier pour la tenue de votre blog, de tout votre travail....

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  3. Bravo, très belle synthèse.

    Juste une chose : le mérite selon moi se mesure à 3 critères :
    * l'intelligence
    * le travail / détermination / persévérance
    * l'éthique

    tu as oublié l'éthique qui me semble très importante pour le mérite objectif.

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    1. Faudra m'expliquer en quoi l'intelligence est méritoire ?

      Dans ce cas, on est également méritant si on est beau, jeune et en bonne santé ?

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  4. "tout n’est pas à jeter dans la religion maçonnique. Et on lui doit beaucoup de choses"
    Juste une question: même sans elle, les choses n'auraient-elles pas naturellement dévié vers l'état actuel?
    N'ont-ils pas juste mis une étiquette, ne se sont-ils pas simplement emparés de choses "naturelles" afin de mieux les contrôler et de les accélérer?
    "elle ne portait pas à la base un projet de progrès"
    Définition du progrès? Le progrès scientifique, technique, est par définition hors de contrôle des politiques ou apparentés.
    Quant au progrès sociétal, j'y vois plus un constructivisme malsain dans ces dernières évolutions, style "mariage pour tous" et la théorie du genre pour tous

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  5. "L’enrichissement doit être au contraire un signe de grâce divine"

    Ca cadre pas trop avec la chasse aux sorcieres sur tout ce qui gagne plus de 4000€/mois

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  6. Non la FM n'est pas le culte de la méritocratie!!!
    C'est le club où les classes dominantes d'aujourd'hui (le tiers état d'hier) ont fabriqué le logiciel pour faire virer par le peuple les classes dominantes d'hier (aristocratie et église)...
    En 1789 le triptyque Noblesse/Eglise/Foncier a été remplacé par le capital/ bourgeoisie/haute fonction publique. Ils disent méritocratie car il faut bien laisser au peuple le droit de rêvé !!!
    Aussi vrai que le triptyque Noblesse/Eglise/Foncier basé sur l’exploitation de métayer sur les terres appartenant à l’église et la noblesse a était fragilisé par l’émergence des premiers capitalistes libéraux (Le première industrie basé sur les machines demandant du capital et de l’investissement) et de la finance tenue historiquement par les Juifs puis les Protestants, seuls à permettre le droit d’usure, formellement interdit par les catos et les muslims (l’histoire du dieu unique c’est de l’esbroufe, pas de capitalisme sans finance, pas de finance sans droit d’usure)…
    Le nouveau Triptyque capital/ bourgeoisie/haute basé sur la possession des moyens de production, la spécialisation du travail, la production/consommation et le salariat (en gros la transformation des hommes en prolo/consommateur serviles et inconséquents) va prendre le mur de la réalité, leur système (capitalisme libéral et République) n’est viable qu’en période de croissance, sinon ce qui tient le peuple l’os de la méritocratie, l’espoir que par son travail on va s’élever socialement, meurt !!
    Car la classe dominante va continuer à se gaver jusqu’à explosion du système : crise de surproduction, déflation, éclatement des bulles d’actifs va entrainer une déprolétarisation forcée (plus de travail, plus d’aide sociale : retour à un mode de vie plus autonome, ce que tonio appelle ce déPIBiser !!) ou plus radical peak everything …
    2 possibiltés la classe dominante qui nous veut du bien nous impose le bonheur mode « meilleur des monde » ou on passe à autre chose mais ça se fera comme toujours dans la douleur…

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    1. la méritocratie, c'est ainsi que EUX se voient.
      après on peut avoir une vision plus cynique comme la tienne. L'un n'exclue pas l'autre.

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    2. C'est exactement ce que je veux exprimer c'est par ce qu'EUX tiennent les rennes qu'ils te parlent de méritocratie sinon comment justifier leur hégémonie... Et par exemple accéder à un poste dans la Haute Fonction Publique il est nécessaire de sortir d'une grande école, être parrainé et initié!! Pour être sur que tous ceux qui administrent vraiment le pays soient bien formatés!!Le petit gars qui a était choisis pour son mérite, à qui on dit qu’il fait partis de l’élite de son pays ne va certainement pas mettre le système en danger !!
      Il n'y qu’a cité Voltaire:“ un pays bien organisé est celui où le petit nombre fait travailler le grand nombre, est nourri par lui, et le gouverne ”.
      Avant c'était officiel, on allé à la cour du roi pour s'arranger entre soit!! Aujourd'hui on est sensé être en démocratie (démocratie=souveraineté du peuple) alors il faut faire cela de façon non officielle dans des loges (lobby en anglais, c’est marrant, non ??) à l’abri du regard des gueux !!!

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  7. Le. liberalisme permet. à. des. millions de. petits enfants. de. jouer. à. zelda. avec. son. poney. les. Fm. connaisse. les. joies. du. libéralisme. . . . . . . . . .

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  8. Puisque l'on parle de religions j'étais étonné d'entendre sur France Culture que nos amis de la truelle avaient aussi leur programme le dimanche matin à côté des autres messes, cultes...

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  9. c'est juste une assoç poussiéreuse blindée de fonctionnaires et prof-lib', il n'en sort pas grand chose et de toute façon étant profane on pourrait pas piger.

    J'ai bossé pour des FM et tout ce que j'ai appris c'est qu'ils se lèchent la trogne en fonction du grade, qu'ils s'arrangent leurs bidons entre eux (trouver un gros peu de blé pour un frère dans le chomdu et parfaitement incompétent sauf en théâtre et effets de manche)

    Et dans le bizz (en province) il est courant qu'on explique à un tit con que pour avoir des contrats ce serait mieux d'aller vendre son savoir faire au frère la truelle machin vu que tout seul mon petit t'auras rien.

    EL plus rigolo de l'affaire est que étant obstiné j'ai rappelé chez le vieux barbu, je suis tombé sur sa femme qui bien en verve m'a détaillé (parfait inconnu premier contact avec elle) comment son grand maitre était sur la capitale passke pour la prostate il peut aps aller voir les toubibs locaux. méga lol.

    joyeux 1.618 à tous et bonnes agapes.

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  10. Belles défintion, un beau résumé de la ligne directrice que l'on nous contraint à adopter.

    Pour ma part, quand je vois ce qu'ils ont réussi à accomplir en à peine quelques décennies, je ne doute pas vraiment de l'échec de leur plan. Et ils savent appliquer leurs plans autant en période de crise que pendant les phases de croissance. Leur plan résiste surtout au temps, ils peuvent attendre autant de générations qu'ils veulent, ils finiront à leur fin. Ce n'est à mon avis qu'à l'accomplissement du plan que les hommes auront la possibilité de réagir.

    J'en suis arrivé au stade où je me pose vraiment des questions sur la nature et l'origine de ce plan:
    - Est il l' oeuvre du hasard, d'une poignée d'humains supérieurs, de forces plus spirituelles, du grand architecte des francs maçons?
    - Depuis quand le plan est démarré? XVIIeme siècle? antiquité? premiers hommes? avant encore?
    - L'Homme a t il été de tous temps conscient de ce plan ou nous éveille t on que récemment?

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  11. si tu est content de religion maçonique, commence à faire la danse tribale qui reste à inventé pour appeler la croissance car sans elle il sera impossible d'avoir la moindre sécurité dans ta tour de prolétaire, tu va avoir le droit au libéralisme de la balle perdu et de la chasse au sorcière.

    Un petit coup de Star Trek: longue vie et prospérité .

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  12. faudrait juste rendre ce vocable au lexique, la maçonnerie c'est l'art de faire tenir un mur debout longtemps.
    Le reste c'est du pestacle.

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  13. Si le judaisme semble être une religion non contradictoire avec la maçonnerie, en fait il n'en est rien.
    le materialisme agnostique véhiculé par cette dernière n'est qu'un paganisme de plus que le judaisme,dans son logiciel interne est programmé à combattre.
    le judaisme, gardien des temples conservateurs, familiaux, identitaires, sur 3000 ans, avec ou sans terres, plus fort que pharaon, césar, isabelle, Louis, adolf, ne peut etre associé à ces maçons vénérant l'idole science pour mieux avorter, jouir et s'enculer.
    le judaisme americain finira comme le judaisme allemand.

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  14. pour le premier point il me semble que tu fais un contresens partiel, car les états-nations se sont constitués et renforcés justement avec le développement de cette idéologie, postérieure à la seconde renaissance, et qui a ensuite donné "l'humanisme", la pensée mécaniste (époque de Descartes et Newton) puis les "Lumières", les droits de l'homme et le libéralisme culturel. C'est au XVIIème, pour ce qui est de la France, que l'état moderne (alors géré d'une main de fer par Richelieu) est apparu.
    Il est vrai que cette idéologie brise les cultures enracinées, et cela s'est fait non pas à l'encontre des états-nations mais bien par leur biais. C'est à la Renaissance qu'a germé l'idée d'Europe (voir notamment les travaux de John Hale), et que les états-nations alors récemment constitués ont commencé à imposer la langue de l'élite (castillan, francien, toscan etc.) à l'ensemble de leurs territoires respectifs, au détriment des langues rurales enracinées et à transmission orale. Plus tard en France la pensée de Jules Ferry a poursuivi ce travail de rouleau-compresseur culturel, en appliquant aux pays du territoire français la même idéologie coloniale que celle à l'oeuvre outre-mer. Là où Jules Ferry n'a pas démoli ce qui restait de cultures locales, la télévision à partir des années 1960 a terminé le boulot de sape de la tradition orale (jusqu'alors beaucoup transmise lors des veillées).

    les travaux récents de Todd et Le Bras montrent qu'en France cette pensée s'est plus ou moins bien implantée selon les pays. Très fortement dans certains comme le Nord-Est et la zone Méditerranéenne (laïcisation, famille nucléaire), peu dans d'autres comme la Bretagne, le Sud-Ouest, le Sud du Massif Central (maintien des traditions catho et de la famille souche, meilleure survie des langues anciennes). C'est dans les premiers que le vote FN, que je comprends comme un vote de déracinement, s'implante le plus fortement.

    "refabriquer au forceps et à la grosse truelle un nouveau point d’équilibre sociétal et culturel global, là où l’histoire, la nature, ont mis des millénaires à créer des dentelles de civilisations et de cultures enracinées"
    effectivement. mais n'oublions pas que ce sont les états-nations qui ont sorti les premiers les forceps et la truelle. ils procèdent de cette même pensée uniformisante, et l'européisme libéral comme le mondialisme libéral n'en sont que le prolongement.

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  15. Bon,

    Personnellement je trouve cet édit de la "religion" (qui n'en est pas une puisque adogmatique) maçonnique est totalement "orienté". C'est dommage.
    La maçonnerie a fait du bon mais a été utilisé pour un usage qui dépasse ce pour quoi elle a été créée.

    Des élites? Dans les loges bleues, qui correspondent à 80% de la population maçonnique, vous n'en avez guère.
    On attache à la maçonnerie le comportement de certaines pseudos élites qui n'ont reçu ni l'agrément ni l'accord des maçons pour se manifester comme tel ou pour les représenter.

    Ne mélanger le comportement de quelques personnes maçon certainement comme vous le dites, mais "affairistes" ou autre et surtout qui usent de leur position ou encore qui font sous entendre qu'ils ont l'accord de tous leurs frères ou soeurs pour raconter ce qu'ils racontent, des bétises...
    Ce n'est pas le cas. Dans les petites loges, et donc je le répète pour 80% des maçons ce n'est rien de tout ça et bien au contraire.
    On mélange le truc du siècle avec les maçons etc... mais déjà si on va un peu plus en dedans on voit que la GLNF a pris du plomb dans l'aile , que le GO c'est plutot à gauche, mais il y a tellement d'autres obéidiances qui existent et qui travaillent uniquement à la recherche de soi, au développement personnel, à l'acceptation, la compréhension, et même des gens au chomage ou sans travail, oui oui ca existe.

    On vit sur un mythe de la maçonnerie vilaine qui veut tout régenter etc... mais il faut redescendre sur terre, cela ne se passe pas comme ça.

    C'est pire dans les lion's club ou les kiwanis ou là ouvertement c'est de l'affairisme pur et dur. Ou la GLNF (obédiance maçonnique) qui elle oui recherche le pouvoir.

    Quand on accuse il faut cibler les coupables. C'est un peu comme accuser toute une ville ou tout un peuple. A l'époque d'hitler croyez vous que tous les allemands étaient pour les chambres à gaz et contre les juifs?
    Si oui, hé bien vous avez besoin de faire travailler votre esprit sectaire, car ce serait à se demander qui sont les moins tolérants...

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    1. J'appuie ce dernier commentaire-à-terre qui remet un peu d'ordre dans tout ce débat un peu trop plânant.
      Pour ma part j'ai croisé, si j'essaie de me souvenir, du haut de mes 35 ans, à peu près trois francs-maçons dans ma vie avec qui j'ai pu parler. Seul un de ceux-là m'en a parlé directement, pour les deux autres, je l'ai appris indirectement. Je commence dans l'ordre :
      - travaille comme vendeur à la fnac, peu lettré, a demandé à diverses connaissances de l'aider à rédiger son "discours d'admission" (j'ignore la dénomination idoine), mais était assez embêté à la perspective d'avoir à écrire. Intéressé principalement, dans la vie, par le fait de faire la fête et par la bonne chère
      - vieux briscard ayant siégé au conseil municipal d'Arles, lunettes de soleil marronasses comme la plupart des vieux dans le sud-est. Bon vivant, pas du tout une gueule de maître du monde, ni les manières
      - cancérologue roulant en Diesel (merci) à Paris, adepte de jeux de rôles.
      Je renvoie à Tolstoï qui dans Guerre et Paix, a fait une description fouillée d'une cérémonie initiatique, pour souligner un fait très patent quand on la lit : la franc-maçonnerie, c'est déjà, d'emblée, une association qui implique que leurs membres se soumettent à une discipline ridicule. De la même manière qu'à cause de ça, les kukluxklanistes de Django (Tarantino) ont bien du mal à tenir sur leur cheval, l'existence du secret chez les franc-maçons est concomitante du fait qu'il faut revêtir déguisements, costumes pour y participer, et cet accoutrement les rend ridicules.
      D'un revers de la main, le même pas philosophe, le simple homme digne balaiera sans difficulté la crédibilité d'un tel mouvement. Ici, il est bon de se rappeler Groucho Marx, que je traduis sans doute mal : "Qu'est-ce qu'un club dont je ne suis pas exclu ?"

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    2. ...suite...

      Enfin, pour les références, et bien que je n'aie pas approfondi la question, il est question dans l'histoire de France de Michelet, tome VIII éditions Saint-Clair, à savoir le deuxième tome sur Louis XI, de "francs-maçons" bâtissant des cathédrales gothiques, Cologne, etc.
      Bref, pour ce qui me concerne, j'ai l'impression que ce terme est un pot-pourri, et que l'idée d'un "Plan" est faire bien trop, énormément trop, d'honneur aux Francs-maçons. J'admets néanmoins qu'ils puissent oeuvrer tous dans une même direction, celle de leur imbécilité, et que ce consensus de la bêtise puisse donner l'impression, vu de loin, d'un plan construit. Mais il en va de ce côté-là comme dans d'autres : de la part d'imbéciles (au sens large) on peut attendre des effets de cause et de conséquence mécaniques et donc, des convergences de comportement. Si, comme le décrit Tolstoï, les francs-maçons russes voulaient faire le bonheur de leurs paysans en en discutant à l'écart, sous des masques, cela ne pouvait, même avec pseudo-sincérité (= bêtise) qu'aboutir à un échec. Pour faire un parallèle, il n'y a pas besoin de complot pour aboutir au système capitaliste : il suffit d'intérêts convergents en position dominante, conjugués à une absence de vertu. Et, comme dit Spinoza, "Dieu n'a pas manqué de matière". Comment donc s'étonner que la Vertu ne règne pas partout, ex-ante ??
      Souvent cité par deDefensa, Joseph de Maistre était semble-t-il franc-maçon, et pourtant c'était un traditionaliste autant et plus que n'importe qui.
      Aujourd'hui, dans une époque recelant tant de médiocrité intellectuelle, vous allez tomber, chez les franc-maçons, sur une dose considérable de vice. Qui s'en étonnerait ?
      Couplez la médiocrité intellectuelle de l'époque à l'isolement, qui, cette fois-ci, caractérise notre temps en propre : vous déduirez par vous-mêmes qu'aujourd'hui on devient franc-maçon par désoeuvrement, par manque d'amis, comme d'autres vont sur Meetic pour trouver l'âme soeur.
      Je ne dirais pas, en conclusion, que ces côteries, à travers les effets sectaires, de cooptation, etc, qu'elles génèrent, ne peuvent pas être extrêmement nuisibles. Je voulais simplement les remettre à leur place, celle que, surtout d'intuition, je perçois, et qui est médiocre.
      Les personnages sur lesquels il convient de s'attarder beaucoup, ceux d'ampleur véritable, sont comme Moby Dick : ils ne nagent pas en groupe.

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  16. Ehhhhh, on peut redescendre sur Terre ?
    La Franc-maçonnerie, c'est à peu près 100.000 personnes en France, qui ont toutes des buts différents.
    C'est souvent, en effet, la teuf et la bonne chair, le rituel désuet et les discussions philosophiques étant ressenties comme un mal nécessaire mais qui peut être utile à qui cherche des réponses à ses questions (personnelles et nécessairement) tordues.
    Que ce club soit le passage obligé de certaines arcanes du pouvoir, c'est une rumeur persistante à considérer.
    Mais ce n'est pas pire qu'un club de golf, de bridge, le Rotary ou le Lions. C'est juste un moyen pour les gens de se connaître via le prisme d'un certain environnement, un réseau.
    C'est vieux comme le monde, et ce n'est qu'un pâle aspect de la réalité. Il y a aussi les grandes écoles, les grands corps de fonctionnaires, les classes de dirigeants, bref, tous ces nouveaux avatars des confréries et corporations de l'ancien régime.

    Avec un point pour la maçonnerie : son caractère international.

    Le monde d'aujourd'hui est un monde de réseau.

    Alors que la maçonnerie y joue un rôle certainement, mais il y a plus puissant comme réseautage qu'elle ; en tout cas elle n'est pas la seule.
    Il faut en reprendre ce qu'elle a de bon (la méritocratie) et travailler avec ça.

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