dimanche 11 août 2013

Atlas Shrugged

Un article d'avril dernier qui m'avait échappé :
Le recul du marché de l'immobilier de luxe se confirme à Paris
Le Monde, Jérôme Porier, 22/04/2013 (en Français texte en français )
→ lien
GONFLEMENT DU STOCK

Si l'afflux de biens à vendre semble se normaliser, leur stock a fortement augmenté à Paris depuis deux ans. Chez Daniel Féau, il a doublé entre le premier trimestre 2011 et le premier trimestre 2013, pour atteindre 5,4 milliards d'euros.

"Un tiers de ces projets de vente sont la conséquence d'un départ pour l'étranger. Ce ne sont plus seulement des retraités qui partent pour échapper l'ISF, mais souvent de jeunes cadres supérieurs, un phénomène nouveau", précise Charles-Marie Jottras, président de Daniel Féau, qui table sur une nouvelle baisse des prix de 3% à 4% en 2013.



Et un commentaire posté sur le blog :
Bonjour,

J'ai plusieurs agences immobilières en France. Le marché de la transaction s'est effondré en province depuis 2 ans et à Paris depuis un an.

Nous survivons uniquement grâce à l'activité d'administration de biens, tout en étant obligé de supprimer 1/3 de notre personnel (de 15 personnes, nous ne sommes que 10 à présent).

En tant qu'agent immobilier et chef d'entreprise, je n'ai aucun espoir de gagner confortablement ma vie désormais.

A quoi bon prendre tous ces risques pour gagner, au final, 1500 euros par mois ?
Je paye, en taxes, charges et autres impôts divers et variés l’équivalent de 30 000 euros par mois... tout cela pour ne recevoir moi même que 1 500 euros : c'est ridicule, non ?

Je constate que je travaille pour faire gagner de l'argent à l'État. Ras le bol.

Je cherche à vendre mes agences (mais qui sera assez fou pour acheter ???) et quitter ce pays qui n'offre aucun espoir pour un entrepreneur.

2 commentaires:

  1. Bonjour,
    En réaction au commentaire laissé par l'agent immobilier:
    - tout d'abord, je n'ai jamais compris ni admis que les prix immobiliers soient à ce point détachés de la réalité économique de notre pays. Laisser faire la loi de l'offre et de la demande pour trouver des prix sains est bien mieux que de laisser l'Etat fixer arbitrairement les prix directement, ou bien indirectement (via l'APL, aides au logements etc... qui sont autant d'argents public versés directement dans la poche de propriétaires et qui maintiennent artificiellement les prix).
    Malheureusement notre agent immobilier travaille dans un pays où les prix sont pas vraiment naturels je pense...
    - je suis d'accord avec le constat de l'entrepreneur: je viens d'1 famille d'entrepreneurs et bien souvent ce que les gens ne comprennent pas c'est qu'un patron aimerait bien employer plus de gens, voir sa société grandir. Mais bien souvent, calcul à l'appui, il réalise qu'embaucher un individu se traduirait par tant de taxes ( quand un patron verse un salaire, en réalité il le paie 2 x au moins à cause des charges) que finalement l'embauche perd tout son intérêt.
    Voilà d'ailleurs pourquoi les charges patronales exagérées sont un frein à l'emploi, et qu'un gouvernement qui augmente les charges patronales créé du chômage.
    - Sans pour autant être un entrepreneur moi même, j'ai quitté la France après mes études. J'ai de la chance d'avoir pu trouver en Suisse un poste bien mieux payé qu'en France (ce n'était pas difficile remarque: BAC +6, en France, payé au SMIC + 20%). J'ai aussi pas mal d'amis partis en Allemagne, ou en Hollande.
    Alors bien sûr, il faut parler une autre langue que le français (pourquoi toutes ces critiques sur l'apprentissage en anglais à l'Université?), et leurs systèmes économique n'est pas parfais du tout (bulle immobiliere en Hollande et en Suisse aussi, pas de SMIC en Allemagne), mais pour qui en veut, il y a une reconnaissance au travail bien fait.

    Notre système France est sclérosé: notre gouvernement est comme sur un bateau, coupant les voiles pour boucher les voies d'eau dans la coque, plutôt que d'admettre qu'il doit retourner au port. Un jour, le bateau n'avancera plus, et finira quand même par sombrer...

    Pauvre France: ta jeunesse te quitte, tes entrepreneurs te quittent, voilà un bien triste fin.
    Le Suisse

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  2. Tu penses pas plutôt que c'est autre chose que le matraquage fiscal que fuient les "jeunes cadres sup'" qui quittent la capitale ? Babel par exemple ? Ou la flambée de l'insécurité ?



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