mardi 27 août 2013

Eric Zemmour : Marseille, avenir de la France

Eric Zemmour évoque le "bourbier marsellais"
RTL, 27/08/2013 (en Français texte en français )


Très bien vu notamment ce qu'il décrit à la fin sur la propagande plus belle la vie qui nous présente un vivrensemble complètement fantasmé et totalement inexistant, alors que chaque jour qui passe montre les tensions communautaires qui montent...

Et ça va pas s'arranger. Au fur et à mesure que la religion de la modernité et du progrès va être de plus en plus incapable de fournir ses promesses de bien-être matériel à une population multi culturalisée totalement fabriquée au forceps, les gens vont naturellement se réfugier vers la première richesse gratuite disponible : faire communauté et se tenir chaud...

Naturellement, dans ce monde là, le peuple français historique issu de la chrétienté blanche est le seul à ne pas avoir le droit de faire communauté. Pour lui, selon la pravda, son seul avenir, c'est le métissage obligatoire. Mais ce droit là à faire communauté, il est en train de le reprendre tout seul... Et ce n'est que le début.

Tiens d'ailleurs, j'ai vu que pour remonter les audiences, ils nous annoncent Demorand au Grand Journal, l'humoriste de gôche pas drole babel compatible de France Inter sur la 2, et toujours l'arbitre de la pensée autorisée Cohen sur la 5. Soit disant pour remonter les audiences... Or moi, je vous l'annonce, ces émissions vont être un four absolu. Tout indique (notamment les audiences de France Inter et les ventes de Libération) que les français n'en peuvent plus de la soupe de moraline blougui boulguesque du boboland festiviste de gôche citoyen du monde à lunettes à 10 000€. Et pourtant ils nous en retartinent une couche.

J'ai essayé pourtant de regarder hier la nouvelle mouture du Grand Journal. Je me suis farci Valls sans trop râler, même si déjà, cette manière de ne rien dire et de débiter du politiquement correct totalement creux en dit déjà très long sur ce qu'il est désormais permis de faire dans ce pays. Mais on a déjà dû zapper une première fois quand au zapping ils nous exhibaient des enfants morts devant la petite de 4 ans. Et aux guignols, qui nous montrent le méchant Poutine et le méchant Assad, j'en pouvais plus. J'avais l'impression d'être un russe en 1980 en train de regarder la télévision d'État. C'est juste devenu insupportable.

Et j'ai l'impression que je suis de moins en moins seul à me dire la même chose. Finalement, à choisir, je préfère encore 100% mag et ses publi reportages de consommation débile...

4 commentaires:

  1. Pour les guignols, en même temps, il faut garder une part de pragmatisme : Poutine et Assad sont autant pourris que les dirigeants BAO.
    Croire l'inverse serait faire preuve d'une naïveté confondante.
    Par contre, tu peux leur reprocher de taper trop souvent sur les mêmes, et d'être trop gentils avec les autres "méchants", ça oui.

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  2. Zemmour décrit Marseille de façon réaliste. Il n'a pas un point de vue de parisien mais de vrai marseillais.

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  3. Perso je trouve la pensée de Zemmour très biaisée, en général, et aussi en particulier dans son analyse de Marseille.
    En général car il tend souvent à se victimiser et à sous-entendre qu'on veut le baillonner, alors qu'il dispose d'un gros temps d'antenne sur une des radios les plus écoutées de France (RTL), il intervient également sur iTélé et Paris Première, et tient des colonnes dans le Figaro-Magazine.
    Il se victimise aussi par procuration, en faisant passer l'homme blanc hétéro (qui sociétalement est toujours le détenteur du pouvoir économique dans nos contrées, distinctions de classe d'âge et de classe sociale mises à part) pour une pauvre victime d'attaques ignobles. Il est par ailleurs antiféministe notoire et d'une islamophobie assez primaire (ce qui lui fait au moins un point commun avec les Femen).

    En particulier dans son analyse de Marseille, qui manque complètement de perspective historique sur la question du cosmopolitisme et du multiculturalisme. Marseille est un port méditerranéen, cosmopolite par construction, depuis 2600 ans. La France n'existait pas quand Marseille s'est créée, et bon nombre de Marseillais enracinés (ou ce qu'il en reste) s'estiment Marseillais avant d'être Français, Libanais, Grecs, Algériens ou Italiens. Cette perspective historique serait une belle occasion d'essayer de comprendre pourquoi le vivre-ensemble n'y fonctionne plus depuis les années 1960 alors qu'il fonctionnait les 25 siècles précédents (hors guerres de religion françaises non spécifiques à Marseille). Quelques pistes: l'urbanisme hors-sol inhumain, le double illusion de "paix universelle" et de "tolérance zéro" - ou la carotte et le baton appliqués au refus d'assumer le conflit comme socle commun dynamique d'une société, refus qui mène au chaos et à la violence - l'application bête et disciplinée d'un "humanisme" sans racines populaires, le déracinement qui insécurise et rend impossible une vie culturelle authentique, et fait percevoir comme menace latente la présence d'autres cultures.
    Mais Zemmour n'en dit trop rien, préférant rester dans la bonne vieille dialectique bien simpliste "français de souche" versus "bougnoules". Et, bien entendu, se plaindre qu'on le baillonne, le pauvre.

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  4. D'un point de vue sécuritaire, la France est en voie de "brésilianisation", ou sud américanisation.

    Des zones urbaines délabrées désormais totalement sortie des territoires de la loi et de toutes autorités étatiques. Des bandes "armées" en ayant pris le contrôle. Une délinquance "systémique", adossée à une économie ou la drogue comme élément centrale est désormais la norme. Et maintenant, comme on le voit à Marseille, la violence et le meurtre en voie de banalisation et en train de devenir la norme, cela sous les yeux d'insignifiantes autorités complètement impuissantes.

    Cette situation est la même que dans les favelas brésiliennes et autre zones urbaines sud américaine de même type.

    Comme dans ces pays là, le système carcéral français étant complètement dépassé et obligé de relacher des personnes condamnées, il ne reste plus que la constitution de grands ensembles pénitentiaires de plusieurs milliers de personnes pour faire face(jusqu'à 10.000 prisonniers pour la prison brésilienne de Carandriu). Et accessoirement avec probablement le même type d'émeute réglée à la mitrailleuse.

    Sans parler de la police, qui totalement impuissante et désavouée par les politiciens véreux, peux être tenté par la corruption...

    Pauvre petit pays de bisounours...

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