mardi 27 août 2013

Génération de m… !

Génération de m… !
Nouvelles de France, 15/08/2013 (en Français texte en français )
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Les jeunes qui font partie de la génération Y (prononcer « Why ») en ont conscience, quand ils posent leur iPhone 4S et réfléchissent deux minutes sur le sens de la vie (ils sont nombreux, ceux à qui cela arrive et qui partagent leur envie de dégueuler sur Internet) : ils sont une génération de m…, LA génération de m… par excellence. La première à ce point surinvestie dans le présent et par conséquent agnostique en matière de futur – rien à voir avec l’honorable « No Future… for you » (les bien-pensants) de la fin des années 70, à visée révolutionnaire.

La première totalement incapable de transmettre la moindre valeur ou ersatz de valeur. Matériellement, c’est pareil. Les dizaines de livres numériques et films/tubes achetés sur Amazon.fr ou Fnac.com ? Ils ne lui appartiennent pas et ne sont par conséquent pas transmissibles. Pas sûr que leurs descendants en auraient eu envie, de toute façon. Les meubles tendance Ikéa achetés pour meubler en toute hâte son premier appartement quitte à ce qu’il ressemble à un décor de sitcom bas de gamme (le jeune de la génération W veut tout tout de suite) ? Ils finiront dans les encombrants dans quelques années, abîmés par les déménagements ou démodés, remplacés par de nouveaux meubles Ikéa, puis Habitat, puis Roche Bobois au fur et à mesure de l’embourgeoisement. De l’aggloméré pour tout le monde, de la mauvaise qualité pour tous !

Récapitulons sans capituler : pas de valeurs, pas de livres, pas de meubles à transmettre. Reste l’immobilier ? Le jeune de la génération Y est un hédoniste incapable du moindre sacrifice sur le moyen ou long terme pour atteindre un objectif, qu’il lui est d’ailleurs difficile de fixer – il ne sait pas ce qu’il veut car il veut tout et ne sait pas faire de choix ni prendre d’engagement. Avec les 500 euros de vêtements qu’il porte aujourd’hui, attablé dans un restaurant où l’on ne déjeune pas pour moins de 20 euros (aller chez Brioche Dorée à midi, vous n’imaginez pas !) il vous explique l’air déprimé qu’il ne sait pas comment faire pour acheter un appart’ à Paris, malgré son salaire d’actuaire. Se serrer la ceinture, comme les anciens, peut-être ? Cela ne lui traverse même pas l’esprit, trop occupé qu’il est à ficeler ses week-ends entre amis et autre springbreaks entre jeunes ploucs et salopes décadents de tous les pays réputés développés du monde.

Le jeune de la génération Y ne « fait » pas la Croatie en quatre jours comme ses aînés, il nique en Croatie et il nique la Croatie en poussant les promoteurs, par son comportement de mouton, à saccager l’un des plus beaux littoraux méditerrannéens pour répondre à ses désirs.

Life is a game, comme il dit sur son tee-shirt. Et quand c’est Game over ? La génération Y, tout particulièrement sa partie pétée de thunes, compte plus que tout sur l’État : elle se dit qu’elle lui « donne » beaucoup et qu’en échange, elle a bien le droit à son assistance assistanat. Elle ne met donc rien de côté, son placement, son assurance vie, c’est l’État. Qui pourrait d’ailleurs bien lui payer ses capotes et ses coktails, à ce prix-là, non mais ! Quelqu’un se dévoue pour lui dire que c’est un placement de m…, l’État ?

Comme par hasard, l’État et les collectivités vont dans son sens. En effet, être proprio revient aujourd’hui presque à louer, vu le niveau des impôts locaux et leur accroissement prévisible (il n’y a qu’à constater la hausse de l’endettement des communautés de communes pour comprendre que la tendance n’est pas prête de s’inverser), puisque l’État se mêle de plus en plus de la gestion des biens – Duflot n’a-t-elle pas osé mettre sur le même plan le droit à la propriété privée et le droit opposable au logement ?, puisque l’État spolie quand il est question de transmettre, même à ses proches…

Non, le jeune de la génération Y est un démuni. Sur tous les plans : matériel et immatériel. Il n’a rien à transmettre et ne peut donc pas, par définition, être conservateur. En ce sens, il est à plaindre. On me dira que la génération suivante n’est pas mieux. Je n’en suis pas sûr : une telle médiocrité ne peut pas ne pas faire réagir, y compris, malheureusement, violemment. De plus, on ne voit pas comment la partie de la génération Z qui continuera dans cette voie stérile (sans doute la majorité, ne nous leurrons pas) pourrait être davantage repliée sur le présent que l’actuelle. Les nextgens, trop occupées par le présent, éviterons au maximum l’affrontement (pour quoi ? Le futur ? Pouah !), pour le plus grand bonheur du système et de l’État-providence. Voilà, ça, c’est pour la génération Y/Why.

Mais, Dieu merci, cette vie de m…, ce monde de m… ne font pas envie à tous. Certains, une minorité, ont l’idée de se prendre en main, d’avertir, de convaincre. Appelons cette catégorie de personnes les « Wyoming », ceux qui veulent bâtir dans « la grande prairie » : fonder une famille, apprendre à se défendre et à la défendre, à s’autosuffire, réapprendre la solidarité choisie (avec qui on veut et quand on veut), à cultiver la terre, retrouver la foi des ancêtres, leurs traditions. La technologie permet déjà à certains de tenter l’aventure, libres qu’ils sont de vivre à la campagne tant que la connection Internet fonctionne.

Leurs meubles ? Des pièces anciennes en bois, eux, restaurables, chacune presque unique, pas forcément de grande valeur mais utiles, fonctionnels, pleins de charme et transmissibles ou cessibles. Quand ils lisent dans le journal que le prix de l’électricité va monter, ils ont de la peine… pour les autres. En effet, leur électricité, ils la produisent eux-même (éolienne, etc.). Leur énergie aussi. Comme leurs fruits et légumes. Il leur manque des pommes pour la tarte de ce soir ? Ils vont voir un voisin de la communauté qui en a justement trop et les échangent contre des poires (dont ils ne savent plus quoi faire cette année). Ce troc, l’État, les banques ne savent même pas qu’il a eu lieu, pas de risque donc qu’ils réclament un centime.

La hausse des prix des fruits et des légumes ? Le made in their own country ? En fait, toutes ces questions ne les concernent plus vraiment. Autosuffisants dans de nombreux domaines, ils sont devenus, parce qu’il n’est pas possible de faire confiance aux zozos irresponsables restés dans les 25% de HLM exigés par l’État dans toutes les villes de plus de 3 500 habitants et qui vendraient leur âme ou, plus prosaïquement, feraient passer des melons espagnols pour des français en échange d’un iPhone.

La liberté et la responsabilité, voici le credo de ces résistants. Pas sûr que le fiscalisme ambiant, l’histoire des Juifs ou des Mennonites et la jalousie de tous les frustrés conscients de leur existence de m… mais trop profondément dedans pour en changer, ne leur donnent pas rapidement envie d’avoir un pays à eux. Eux seront prêts à de nombreux et longs sacrifices pour arriver à leurs fins. En face, outre la volonté, il manquera les convictions. Mais ils auront avec eux la force et notre argent à tous. Etc. Tout cela pour vous donner envie de vous extraire de cette fichue matrice pour renouer avec le réel, avec ce qui ne ment pas, avec ce qui irrigue et donne envie d’avancer, pas de regretter un passé certes foireux mais toujours moins que le présent et le futur. De vivre. De survivre. De vous battre. De vaincre. D’aimer.

11 commentaires:

  1. Leurs "wyoming".... lol.
    Plutôt des rupins avec une bonne connexion internet et un CDI.

    J'aimerai bien retourner à la campagne, avoir une vie avec plus de sens... mais je ne peut pas.
    Pas de CDI, pas une thune, un SDM, pas de famille.
    Et non, je ne consomme pas non plus : on m'a même surnommé le moine... ce qui n’emballe pas du tout la gent féminine.

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    1. change d'amis qu'on te surnomme "le nouveau", sympa, drôle, sans enfant sans dette sans passé, sans problème. Ca coute pas chère.

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  2. Pas inintéressant mais que viennent faire les Juifs dans la conclusion ?
    Dommage....

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    1. L'histoire des juifs, au sens où ils sont très communautaires (que ce sont les seuls blancs à avoir droit de l'être d'ailleurs), et que toute l'histoire d'Israel est l'histoire d'un pays profondément identitaire, loin des délires blougui boulguesques de la franc maçonnerie française.

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  3. C'est quoi ce torchon ?
    Ca serait pas mal de lire les articles avant de les posts même si ca parle d'aller vivre à la campagne... Ca éviterai de nous froisser les yeux avec autant de clichés et d'amalgames.

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    1. Dans ces cas là, passe ton chemin l'ami...
      Il dénonce, je sais çà pique toujours.

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  4. Un jour, on apprend que les vieux sont des cons qui saignent les jeunes, les obligeant à se saigner aux quatre veines pour se loger alors que de leur temps c'était facile, et que si on est dans la merde c'est à cause de leurs assurances-vie.

    Le lendemain, on apprend que les jeunes sont des cons qui ne veulent pas faire de sacrifice comme leurs aînés et que c'est pour ça qu'ils n'arrivent pas à se loger, et que si on est dans la merde c'est parce qu'ils n'ont pas d'assurance-vie.

    J'ai du mal à suivre la ligne éditoriale de ce blog. Le retour des vacances sans doute.

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  5. Mais c'est quoi cet article pourri ?
    Rien que le paragraphe sur Ikea me laisse pantois, il veut quoi le gars ? Quand tu touches un SMIC avec ton premier boulot, t'as que dalle pour te meubler et tu vas pas te mettre à fabriquer des meubles dans ton studio de 18m². Donc t'achètes des meubles de merde en attendant de pouvoir t'offrir mieux. Et encore que je parle de merde, tout est relatif. Le canapé démontable à 99€ que j'ai acheté il y a 8 ans est toujours nickel malgré 5 déménagements, va trouver mieux rapport qualité/prix.

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    1. C'est pas faux et d'ailleurs l’aggloméré, ça se répare facilement.

      Le problème n'est pas trop le concept de meuble de merde mais plutôt :

      1. cassé pas cassé ? le djeune ne rêve que de changer,

      2. passer une heure à se creuser la tête pour réparer et rater tout un tas de LOL, j'aime et "t'es trop beau" sur FaceBook : JAMAIS.

      Heureusement que l'homme est devenu obsolète sinon avec la part croissante de branleur, je me demande comment on pourrait encore faire tourner la machine.

      Heureusement il reste suffisamment de djeune qui n'ont pas un pois chiche dans la tête.

      Attention cependant texto illimité et FaceBook n'ont pas 100 ans, on verra bien ce que ça donne dans 10 ans. D'ailleurs, l'usage de Tweeter par les plus vieux n'est pas rassurant.

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  6. Merci pour cet article.
    Le vide est tellement présent pour quiconque n'étant pas encore installé dans un environnement un minimum sain que lire un raisonnement logique et basé sur du vrai comme celui là remet les choses en ordre de suite.
    Ca fait du bien...

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  7. Amalgame, généralisation à outrance : j'ai vu mieux sur ce blog !

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