vendredi 13 septembre 2013

A lire : Bruno Bertez revient sur l'élimination de Berlusconi

Je m'en doutais un peu, mais là, on a confirmation. Berlusconi a été dézingué pour crime d'insoumission à la mafia mondialiste européenne...

Les Clefs pour Comprendre du Vendredi 13 Septembre 2013: L’histoire de l’Europe vue par Guy Breton Par Bruno Bertez
Le blog à Lupus, Bruno Bertez, 13/09/2013 (en Français texte en français )
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Vous connaissez notre idée force. Il faut toujours prêter attention à ce que disent et écrivent les gens qui ont quitté la scène du Pouvoir. Pour plusieurs raison:

- D’abord ils ont été aux affaires, donc ils connaissent des choses qui ont été dissimulées avant !

- Ensuite ils sont toujours plus ou moins aigris donc enclins à « balancer »…

- Enfin ils ont la culture, les raisonnements du Pouvoir et révèlent des choses sur son mode de penser et de fonctionner.

Au passage nous ajoutons que dans une optique-qui est la nôtre – de démystification, il est toujours intéressant et formateur de constater à quel point ces gens sont mesquins, nuls et qu’au fond ils n’en savent pas plus que vous et moi. C’est œuvre démocratique authentique que de donner un coup de pied dans les piédestaux. .

Ainsi l’une des meilleures analyses que l’on puisse lire de la situation américaine est celle de David Stockman ancien directeur du Budget de Reagan, ou bien les éditos de Krugman, répudié par Obama et donc blessé dans son ego: Krugman est sanglant , il assassine littéralement la politique économique d’Obama. Nous buvons du petit lait quand il dit que c’est un désastre, car nous pensons exactement la même chose: Et bizarrement, cela va vous étonner, pour les mêmes raisons, nous aurons l’occasion d’y revenir, ce n’est pas notre sujet du jour.

Notre sujet c’est le livre d’un ex-initié aigri, car mis sur la touche à cause de Draghi, le livre de Lorenzo Bini Smaghi intitulé : "Dying of Austerity".

Dans ce livre, plein de révélations sur la gestion de la crise, sur Merkel, Sarkozy, le drame grec, on passe dans les coulisses, et c’est ce qui nous intéresse. Pour comprendre, il faut être un peu voyeur!

On y apprend que Merkel était, partisan d’une sortie de la Grèce de la zone euro, qu’elle a changé d’avis après avoir compris les risques que cela présentait. Au passage vous noterez que toutes ces péripéties ont toujours été démenties et que c’est à juste titre que d’une part, on affirme que ces gens sont des menteurs et d’autres part, qu’ ils sont non crédibles car faillibles. Ils ne font que se tromper. Tiens en parlant de se tromper, cela nous fait penser que vous devriez relire Mitterrand, ses douze discours sur l’Europe, nous citons de mémoire, c’est une sacré partie de rigolade.

Notre Bini Smaghi, révèle qu’en Octobre, Novembre 2011, Berlusconi était très près de faire éclater l’euro et de retirer l’Italie de l’euro. Les conspirateurs européens ont fait en sorte de le faire destituer, de le guillotiner publiquement pour sauver leur euro.

Bini fait état de conversations privées au plus haut niveau, qui ont manifestement été prises au sérieux au point d’aboutir à l’exécution de Berlusconi.

Nous sommes dans les zones d’ombre de la politique, celle des conspirations, des services secrets, des écoutes. On reprend les bonnes vieilles méthodes des soviétiques qui tenaient les gens au pouvoir, par le biais de leur vie privée ou de leur passé. Berlusconi n’a pas été obéissant, il a été abattu.

En politique, il y a beaucoup de gens « tenus », c’est à dire de gens qui n’étant pas « nets », sont à la merci de chantages. C’est la raison pour laquelle nous ne sommes pas comme la presse bienpensante, nous pensons que tout doit être dit sur un homme de pouvoir, on doit tout révéler, tout savoir; Si il n’est pas transparent, alors que d’autres connaissent ses faiblesses, alors cette personne est « tenue », elle n’est pas libre de décider en son âme et conscience. Une personne de pouvoir qui a un secret à cacher, une faille, un vice ou autre, ne doit pas être au sommet. La transparence est le prix à payer pour exercer le pouvoir, et nous ajoutons qu’il faut être idiot pour prétendre être un « président normal », non un président doit être exceptionnel, parce qu’il a un rôle exceptionnel.

Il ne doit pas forcement être compétent, il a des conseillers pour cela, mais il doit être un saint. On ne doit pas avoir prise sur lui. Et un saint, ce n’est pas un homme normal. Imaginez, un seul instant la fiabilité d’un DSK au pouvoir mené par le bout de la q…e! Il lui serait arrivé le coup de Noriega!

Les révélations de Bini Smaghi ne sont pas anecdotiques, même si elles ont un coté croustillant. En effet nous sommes dans le domaine de l’argent, de la finance, donc dans le domaine des initiés, les grands initiés. Lorsque l’idée de sortie de l’euro est venue à Berlusconi, il est évident qu’il ne l’a pas gardée pour lui, il y a eu des amis, des proches et tout une chaine de personnes qui ont été mises au courant, puis des banquiers , des opérateurs sur les changes, sur les bonds,etc… Tout ceci pour dire que la forte hausse des taux sur les bonds italiens avant la chute de Berlusconi n’est certainement pas le fait du hasard, tout comme la montée des fameuses craintes de redénomination des dettes.

On peut réinterpréter la séquence de cette période de la façon suivante:

- L’idée d’une sortie de l’euro germe dans la tête des responsables italiens au second semestre 2011.

- Les initiés shortent les bonds Italiens, jouent la redénomination des dettes des pays du sud.

- Berlusconi est guillotiné, la probabilité se réduit, la chute ralentit.

- Monti, le valet des Maitres européens est nommé, les vendeurs à découvert se rachètent, le risque de redénomination se réduit à presque rien.

- En 2012, alors que le risque de redénomination a disparu car personne au plan politique ne veut plus prendre le risque d’une sortie de l’euro, Draghi lance ses rodomontades et son soi-disant coup de force, avec d’autant plus de chance de succès que le danger a disparu. C’est le BABA de la technique boursière, on ne s’oppose pas à une chute tant que les conditions fondamentales de la chute sont présentes, mais on embarque le marché derrière, lorsque les conditions et raisons de la baisse ont disparu. C’est ce qui a été appliqué aux bonds, les BTP italiens.

Le succès de Draghi, dans cette interprétation de l’histoire par le trou de la serrure, à la Guy Breton, ne serait dû à rien d’autre qu’à l’exécution de celui qui incarnait le risque de redénomination. Tout ceci est à garder en tête alors que le psychodrame Berlusconi semble se reproduire.

5 commentaires:

  1. Et Papandréou ? Même principe.

    Tu te souviens ? Il avait émis l'idée d'organiser un réferendum en Grèce... Sarkozy et Merckel l'ont éliminé via un coup d'état parlementaire.

    Même chose. Mais les gens oublient si vite.

    Quelques bémols toutefois :
    -dire que Draghi n'a finalement rien fait... est hautement stupide (ça m'étonne de Bertez).
    Faut il rappeler le programme (lancé quelques semaines après sa nomination, rappelons le au passage par Merckel et Sarko début 2012 au détriment de Weber, vrai faucon)... le programme LTRO !

    Ca c'est pas du fantasme. Draghi a littéralement sauvé les banques européennes (et donc les états, les banques se dépêchant d'acheter le papier de leur souverain) avec des CENTAINES DE MILLIARDS d'euros.

    Alors bien sûr la thune était "prêtée" pour un temps limité... il suffisait ensuite de faire des roll over, poursuivant la stratégie de Trichet (eh oui lui aussi), mais sur une échelle bcp plus grande et avec un vice dont seul un ex goldman sach maquilleur des chiffres de la grèce, de l'italie était capable.

    Et répétons le : c'est pour son "profil" (très précis) que Merckel et Sarkozy l'ont choisi en janvier 2012. Aucun hasard.

    Bref.
    Ensuite Draghi a fait intervenir la BCE, indirectement via toute une série de magouilles.

    Etc.

    En outre, dire que jusqu'à octobre 2012 Merckel était une faucon et qu'elle a subitement changé d'avis... là encore est une erreur grossière.

    Nomination de Draghi (janvier 2012)... Et quid de tous les bailouts de 2010, 2011 et 2012, hein ? irelande, grèce, portugal etc.
    Là encore on oublie.

    Merckel a à chaque fois fait les gros yeux (pour la galerie) et ensuite s'entendait comme larron en foire avec son complice Sarkozy et les autres complices bruxellois.

    Bref.

    Tous ces gens appartiennent AU MEME GANG. Un gang mafieux qui en effet n'hésite pas à éliminer les gêneurs, même en son sein. Papandréou, Berlu (eux mêmes appartenaient au gang) sont de bons exemples.

    Leurs objectifs sont clairs (sauver le status quo, même au détriment de tous les peuples européens), et se servir de toutes les méthodes, mêmes les plus vicelardes, pour parvenir à leurs fins.

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  2. Les prémonitions de Natália 1923-1993

    Natália de Oliveira Correia (Fajã de Baixo, Ilha de São Miguel, Açores 13 septembre de 1923- Lisbonne, 16 mars 1993), poète, romancière, intellectuelle et essayiste portugaise.
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Nat%C3%A1lia_Correia

    "Notre entrée (dans la CEE) va provoquer de très graves rétrocessions dans le pays, l'Europe n'est solidaire avec personne, nous exploitera misérablement comme de grands agiotes qu'ils n'ont jamais cesser d'être. Sa vocation est d'être colonialiste."

    " Son influence (ex-collons) dans la société portugaise ne va pas se faire sentir à peine maintenant, bien qu'elle soit immense. Elle le sera surtout lorsque ses fils, aujourd'hui des enfants, grandirons et prendront le pouvoir. Ce sera une génération bien préparée et déterminée, surtout très réaliste dû au traumatisme de la décolonisation, qu'elle n'a pas compris ni accepté, ni oublié. Les gènes de l'Afrique sont en elle pour toujours, leur donnant des visons du pays différentes des nôtres. Plus larges mais moins profondes. Cela emmènera ceux qui assumerons des charges de responsabilité à tomber dans la tentation de vouloir nous modifier, par des pulsions inconscientes de, je ne sais pas, peut-être de vengeance !".

    "Le Portugal va entrer dans une époque de sous-culture, de rétrocession culturelle, comme toute l'Europe et tout l'Occident".

    "Plus de quatre-vingt pour cent de ce que nous faisons ne sert à rien. Et ils veulent que travaillons plus. Pourquoi ? Au delà de ça, la productivité aujourd'hui ne dépend plus de l'effort humain, mais de la sophistication technologique".


    "Les néolibéraux vont tenter détruire les systèmes sociaux existants, surtout ceux des personnes âgées. Cela m'étonne seulement devant cette réalité qu'il y ai des personnes qui mettent des gens dans ce misérable monde et qui votent dans ce réactionnaire gros centre".

    "Il y a la culture, la foi, l'amour, la solidarité. Qu’adviendra-il, si toutefois, du Portugal lorsque il cessera d'avoir des dirigeants qui croient en ces valeur ?"

    "Les premières décennies du prochain millénaire seront terribles. La misère, la faim, la corruption, le chômage, la violence, vont s'abattre ici pour longtemps. La Communauté Européenne sera une imposture. Le Service National de Santé, la plus grande conquête du 25 Avril, et l'Etat Social et son indépendance nationale souffriront de très graves ruptures. Abandonnés, les personnes âgées vont dépérir, mourir, par manque d'assistance et de nourritures. Spoliée, la classe moyenne déclinera, il n'y aura plus que beaucoup de riches et beaucoup de pauvres. La différence qui s'observe par avance, est par exemple, l'effondrement des villes et les incendies des forêts est une anticipation de cela, et d'autres débâcles sont à venir."

    Natália Correia

    Traduction à partir : http://ouropel.blogspot.fr/2013/09/as-premonicoes-de-natalia.html?spref=fb

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  3. Ces intellos bobos gauchos me pompent l'air.

    Une bonne description du effets (soupe popu etc.), mais toujours les mêmes rengaines au sujet des causes : le turbo "ultra libéralisme".

    Cette même intello qui célèbre sa petite révolution maoïste (Barroso le portugais... était bien sûr contre la dictature, et était mao durant sa jeunesse) et ses acquis (service national de santé) n'a jamais cherché à savoir si financer tout ce bordello sur de la dette, était moral...

    Le beurre, l'argent du beurre et le cul de la crémière toujours.

    Les portugais, comme tous les autres veaux européens, ont été très contents d'entrer dans l'euro, pour pomper le fric, construire des autoroutes, des aéroports, l'exposition universelle, ils ont été ravis de voter pour des gangs mafieux "sociaux-démocrates", qui ont pillé le pays (davantage que les militaires).

    Les portugais ont été à la page avec la "mondialisation", l'ouverture des frontières, l'ouverture sur l'autre (elle célèbre cela en disant "Les gènes de l'Afrique sont en elle pour toujours", quelle vaste blague), et tout le paquet de conneries concentrées qu'on nous fait avaler de force depuis 30 ans.

    Elle était où Correia, hein ? Elle militait au "parti social démocrate" !

    A sa décharge : elle est décédée juste avant Maastricht. Mais elle avait déjà tord dans les années 80, obsédée par sa lutte contre le "fascisme".

    Ah oui la dictature mili au Portugal, c'était pas sympa... C'est vrai. Mais cette génération "anti fasciste" nous laisse dans une merde noire, aux prises avec une dictature, un fascime encore plus fort, encore plus vicelard : les bruxellois, les mondialistes.

    Donc, poubelle. Je parle de cette génération. Qui malgré des fulgurances intéressantes (la vision du futur de Correia) demeure coupable de véritables crimes contre l'humanité, et a tout saccagé sur son passage.

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  4. Pour les amateurs de CIA et de satanisme, une petite lecture pour le week end :

    http://dondevamos.canalblog.com/archives/2013/04/07/26869339.html

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  5. @ Anonyme14 septembre 2013 10:35

    Elle parle des ex-collons, où aujourd'hui en 2013 le premier ministre Pedro Passos Coelho en fait parti, tout comme tout les principaux ministres et quasiment la moitié ou plus du gouvernement.

    Et si on lit attentivement il ne semble pas qu'elle cautionne cette volonté de vouloir changer le peuple bien au contraire.

    Ce qui m'amuse particulièrement, c'est qu'on semble retrouver la même surreprésentation dans la classe politique française et cette même volonté toute exotique de vouloir modifier le peuple.

    Pour ce qui de la dictature il semble que ce sont aujourd'hui encore cette même classe oligarchique apatride et mondialiste avec lesquels Salazar gouvernait et qui tirent les ficelles.

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