mercredi 4 septembre 2013

Bruno Bertez : La déstabilisation du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord

Un article de Bertez qui va complètement à l'encontre du dernier article de de defensa qui lui, suppose, que la politique système, le droit-de-lhommisme BHLien posé en doctrine, agit comme un automatisme qui conditionne la politique étrangère du "BAO".

Pour ma part, je suis d'accord avec Bertez, il ne peut pas y avoir que ça... Il y a un agenda beaucoup moins avouable derrière. Et on en a déjà une bonne petite idée... Avec de gros morceaux de Babel bancaire et d'"esclavage-pour-tous" dedans...

Je préfère généralement commenter et analyser des faits indiscutables plutôt que de faire des conjectures. De même j’évite les prévisions.

La situation crée par la menace de guerre en Syrie est grave, elle justifie que je m’écarte des règles que je me fixe en temps ordinaire.

Je ne discute pas de la réalité des accusations d’utilisation de gaz, pas plus que je ne pose la question de savoir qui les a utilisés, des forces gouvernementales ou des rebelles.

Une chose me frappe, les "alliés" ne cessent d’agiter le grelot des utilisations de gaz de combat; on ne les entend jamais parler de leurs objectifs en faisant la guerre. On ne fait pas la guerre pour "punir", cela n’existe pas; on fait la guerre pour satisfaire certains objectifs, certains plans de géopolitique. "Punir" est un langage de propagande destiné à influencer les opinions publiques, "punir" ne fait pas partie des relations internationales.

De même, on escamote totalement le facteur risque, il faut que ce soit Bachar Al Assad lui-même qui évoque cette question. Les peuples ont le droit de savoir quel est le prix que l’on accepte de payer pour satisfaire les objectifs de la guerre. Qu’est-ce que l’on a à gagner et quel peut en être, le prix voilà la démarche normale.

- Il est de notoriété publique mondiale que les combattants rebelles viennent de l’extérieur, des chefs d’Al Qaeda ont abandonné la Libye – soit dit en passant en chaos complet- et l’Irak pour rempiler, comme on dit à l’armée, en Syrie. Pourquoi ne nous explique-t-on pas comment il se fait que les mercenaires ennemis d’avant-hier soit des amis d’hier et des frères de combat de demain?

- Est- ce trop demander que de vouloir savoir quel est le rôle dans la coalition des pays du Golfe, de l’Arabie Saoudite, du Qatar, de la Turquie?

- Ces pays ne semblent pas particulièrement indiqués pour mener un combat au nom de la démocratie, et des droits de l’homme. L’Arabie Saoudite est un pays de despotisme, cruel, ou, si on abjure la foi islamique, on risque la mort.

- Le bon sens, la naïveté conduisent à s’interroger sur les motifs, les motivations qui permettent de donner une unité, à un attelage aussi hétéroclite, contre nature et contre-culture. Les seuls point communs que l’on discerne, mais c’est une conjecture, sont le pétrole, le gaz et les pétrodollars. Comment tout cela est-il assemblé, mis bout à bout, c’est un mystère. Quel sont les donnants-donnants?

- Comment se fait-il que la déstabilisation au Moyen-Orient, en Afrique du Nord se fasse en chaine, avec les mêmes participants, les mêmes bandes, les mêmes armes, les mêmes approvisionnements? Il faut aussi noter les mêmes méthodes préparatoires.

- Comment se fait-il, par quel hasard, le processus de déstabilisation suit-il le canevas d’un plan de restructuration du Moyen-Orient/Afrique du Nord établi en 2001 par le PNAC, groupe américain du nom complet de "Project for a new Américan Century", lequel projet s’articulait autour du renversement des gouvernements d’Irak, Soudan, Somalie, Libye, Syrie, Liban et Iran? Quel est l’axe de restructuration régionale, l’axe de mise en ordre? La religion sunnite? Certainement pas l’axe chiite ou le nationalisme arabe! Un duopole régional articulé autour d’Israël d’une part et les sunnites d’autre part, après destruction des États et gouvernements ci-dessus est il le filigrane du projet?

- Comment se fait-il que la France y participe, quel rapport avec sa déconfiture et sa situation financière catastrophique, quel est le "deal" avec les producteurs de pétrole et de gaz, "deal" tellement attrayant qu’il conduit à prendre des risques considérables. « Deal » tellement honteux qu’il doit rester secret.

- Quel rapport avec la crise bancaire, le besoin de dollars, pétro ou autres ?

1 commentaire:

  1. Dedefensa prone "l'inconnaissance" pour analyser l'évolution du monde.. il rejette donc tous les liens - notamment financiers - avec des réseaux de pouvoirs occultes, ou discrets, se contentant des décrire les événements du monde officiel. C'est sa technique, qui est effectivement quelquefois frustrante.
    Il y a un documentaire excellent qui donne de très bonnes clefs pour comprendre certaines motivations non affichées de nos Zélites diverses:
    http://resistance-medias.com/2013/08/19/docu-loligarchie-et-le-sionisme-2013/
    jamais vu une approche aussi claire!

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