jeudi 19 septembre 2013

François Lenglet sur son dernier livre : "la fin de la mondialisation"



J'avoue être partagé sur l'affaire. De ce que j'en comprends, en gros, la kleptocratie occidentale est en train de perdre au jeu de la mondialisation. Elle n'y a plus intérêt (comme annoncé ici depuis longtemps). De plus, elle perd le contrôle sur son peuple qui commence à se révolter.

Du coup, surtout pas d'États nations, mais on continue la mise en place de la démocrature occidentale et on ferme les frontières. Et on saute à pieds joints dans 1984 et l'affrontement des blocs à la Huntington...

En gros la maçonnerie occidentale abandonne son projet d'étendre sa religion au monde entier, et se referme sur elle même et se conterait de cultiver son seul peuple comme des tomates hors sol. Et vu que le seul espoir de la démocrature médiocratique et kleptocrate (et donc sous efficace) de s'imposer est, comme le communisme, de vaincre partout ou mourir, elle peut tenter le même coup que l'URSS en faisant un rideau de fer...

Bref... De la merde... La continuation de l'agenda, en toujours pire...

6 commentaires:

  1. Ce changement de discours sonne comme une attaque commerciale du bloc atlantiste contre chine-russie, on assiste peut être un début de relocalisation dans le but de s'en prendre à l'économie chinoise...
    Le temps nous dira

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    1. Il y a beaucoup plus simple, et beaucoup plus efficace, pour "s'en prendre à l'économie chinoise".

      Une danse à plusieurs pas :

      -1 : je rends la chine accroc (accroc au capitalisme débridé, à la thune, à l'augmentation du niveau de vie, au crédit)
      -> avantages : les chinois se ramollissent, détruisent littéralement, leur environnement, deviennent dépendants de l'énergie, saccagent leurs relations sociales/familiales historiques/ancestrales, et s'endettent, son leveragés à mort alors qu'ils étaient traditionnellement des gros épargnants, la corruption endémique et historique... suit la mise à échelle et devient gigantesque... ressentiment de la population.

      Les purs du PCC... sont remplacés par de vulgaires mafieux, obsédés par la thune, à court terme, l'enrichissement perso, ramollis, avec moins de vision que leurs prédécesseurs.

      -2 : je laisse mijoter pendant 10 ans (rappel : l'entrée de la chine dans l'OMC, c'est 2002)
      -> avantages : chez moi, je mets au pas mes ouvriers, chômage de masse, je peux augmenter le contrôle social, et je me fais en plus un max de thunes (avec les chinois)

      -3 : dernier pas... je débranche... quoi ? l'énergie. tout simplement.
      une petite guerre/conflit au MO fait exploser le prix du pétrole. Moi j'ai mes huiles/gaz de schistes, ainsi que mes propres ressources.
      Mon économie étant plus développée, j'encaisse le coup. C'est dur, mais j'encaisse.

      Par contre les économies asiatiques... s'effondrent. tout simplement.
      Leur croissance débridée, son modèle, ne peut pas encaisser une hausse violente du prix de l'énergie.
      -> game over. industrie s'effondre. chômage de masse. troubles sociaux. révolution. le chaos.

      Voilà. Pas besoin de tirer un coup de feu.

      Sacré plan, hein ?

      A l'oeuvre mes chéris, deep, deep. Objectif stratégique sous jacent.

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    2. 1. La Chine fonctionne au charbon dont elle est un des premiers producteurs
      2. La Chine suit - avec succès - des plans quinquennaux présentés publiquement. Les pressions occidentales n'ont en rien affaiblit leur régime totalitaire dont la première mission est de lutter contre la pauvreté. Aujourd'hui ils sont justement dans une phase de deceleration, de dynamisation de la demande intérieur, et du développement de tout un tas de projets et technologies pro environnement. La Chine va lentement mais surement. Pendant que l'ouest s'agite, elle attend les chutes successives des atouts de l'adversaire pour les acheter (quelques exemples rigolo: port du Pirée, Volvo, IBM Thinkpad, Justin Bridou...)
      3. La Chine reste encore très morale, et surtout stable dans ses directions, contrairement à la volatilité occidentale. (il n'existe pas d'ex ministre occidental condamné à mort pour corruption, le niveau de conscience est différent)
      4. La Chine forme avec la Russie un couple supplémentaire. Le premier détient la production industrielle mondiale et la capacité d'investissement dans le monde (rachat industries, de matieres premieres), le second possède la force militaire (dont la simple existence a suffit à stopper et ridiculiser l'OTAN en Syrie) et l'énergie (l'Europe importe la moitié de son gaz et le tiers de son pétrole de Russie)
      5. La Chine ne joue pas aux échecs mais au jeu de go. Elle est déjà en guerre, bien evidemment. Elle n'attaque pas de front mais embrasse puis étouffe. Sur le plan économique, puis financier, technologique, diplomatique (avec tous les emergents). Le dernier champs sera le militaire, quand tout sera deja bloqué (on commence avec un porte-avion, un homme dans l'espace, puis notamment la maitrise de deux technologies suffisantes à neutraliser la marine US dans le pacifique: aveuglement des radars marins depuis les satellites, capacité de dérouter les missiles guidés par radar au sol).
      Voilà, pas besoin de tirer un coup de feu.

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  2. J'ai du mal à adhérer à ce genre d'agenda aux relents complotistes. Ca n'explique pas tout.
    Et si la réalité était bien plus simple ?

    Et si comme le dit Delamarche : on continue le n'importe quoi en sachant que c'est du n'importe quoi, et en croisant simplement les doigts pour que le cycle revienne et que la machine reparte...

    La domination des élites par la finance ? Elle est faite depuis un bout de temps, pourquoi y aurait-il encore un agenda ? Suffit de consolider ce qu'il y a déjà : que la piétaille bosse et consomme ses produits chinois de merde, et tout le monde il est content !
    Quant à la kleptocratie des émergents, qui ELLE SEULE nous maintient à flot, elle sait qu'elle se fait piller mais elle s'en fout un peu parce que c'est seulement son peuple qui trinque. Elle, elle s'enrichit et recycle ses capitaux dans l'Occident qui lui fait des yeux doux.

    Les émergents n'ont pas de plan B si l'Occident se pète la gueule. On a un peu fait en sorte que ce soit comme ça, d'ailleurs.

    Donc j'ai le sentiment que le grand patatras n'est pas pour demain parce que justement, on a fait en sorte que la seule alternative soit un grand patatras ! si j'applique la théorie de la complexité, elle me dit que mes petits agents économiques préféreront mettre en place un pillage organisé, car il sera ressenti comme moins anxiogène que la faillite globale.

    Et ça tiendra jusqu'à ce que les BRICS décident de prendre le pouvoir. Là, ça se tient entre Poutine et les Chinois. Ca arrivera sans doute un jour, mais quand ?...

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  3. il fait le même constat que Charles Gave ou Hervé JUVIN. comme tu le dis, la situation n'est plus tenable électoralement en occident pour les gouvernants de "la mondialisation heureuse". il n y a qu'a regarder les scores des partis pro- nation en Europe avec une poussée significative du FN en France. Ils ont mis 30 ans pour épuiser les économies occidentales et les peuples avec leur idéologie.

    yann

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  4. Personnellement je pense que ce livre a été écrit pour récolter les fruits d'un mouvement récent : certaines renationalisations d'entreprises mondiales et la baisse des échanges internationaux.

    Certes, ces faits se sont avérés mais ce n'est pas pour autant qu'il faut tout de suite crier à la "fin de la mondialisation", c'est absurde. On ne l'a pas fait lors de la crise de 1929 et la montée du protectionnisme aux Etats-Unis, je ne vois pas pourquoi nous le ferions aujourd'hui, alors que le nombre d'Etats s'est accru et que les échanges se sont internationalisés. C'est pourquoi je ne suis pas d'accord avec le point de vue de ce livre, je pense que nous sommes juste dans un cycle "d’essoufflement de la mondialisation", mais rien de grave, elle va revenir.

    Si vous voulez participer au débat et lire mon point de vue plus en détails, j'ai publié un article sur mon blog.

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