jeudi 12 septembre 2013

Introduction à la Torah du Rav Dynovisz

Puisqu’il est beaucoup question des juifs ces derniers temps, je me suis dit que j’allais essayer de comprendre comment cette communauté peut penser, et quelle est son essence. Je suis donc allé choper les vidéos sur youtube du Rav Dynovisz qui, en plus d’être un orateur très agréable à écouter, s’adresse aussi aux goyims, et permet de toucher du doigt de quoi la torah retourne. Ou en tout cas de l’effleurer.

Tout ceci est très intéressant, et pour être sincère, j’en ressors essentiellement deux sentiments… De la jalousie et de la colère.

De la jalousie car je suis admiratif de cette communauté homogène, soudée, élitiste, et qui a su définir un entre soi riche et profond, sait encore prendre ces distances avec le simple matériel et garde un attachement au sacré, qui est farouchement identitaire, avec un contour de la communauté très bien défini.

Alors que partout dans le monde, les juifs sont prêts à s'engager dans Tsahal pour défendre leur nation, au sens bien compris, qui en France serait encore prêt à rentrer dans l'armée pour autre chose que la gamelle ? Pour défendre quoi ? Le multi culturalisme ? Le métissage obligatoire ? Le socialisme clientéliste et les grosses retraites des fonctionnaires ? La France officielle n'a plus rien d'une nation. Ce n'est plus qu'un bilan comptable dans le rouge écarlate.

Enfin, sur leur texte sacré, même si aussi, comme le dénonce Soral, tout ceci a une forte odeur de ventriloquie, et est emprunt partout de double morale, pour ma part, je trouve que ça donne une certaine poésie et profondeur, et que cette complexité colle bien mieux au réel, que les grands universalismes qui in fine ne peuvent être que des mensonges et/ou des totalitarismes.

Cf par exemple ce mensonge sur l'usure. Comment imaginer fondamentalement qu'un homme accepte de risquer son épargne pour la prêter à un porteur de projet sans rémunération ? Et d'ailleurs, il y a toujours eu des prêteurs, les juifs justement, à qui se rôle fut dévolu. Preuve s'il en est que le réel ne pouvait pas supporter les délires chrétiens et musulmans.

Idem sur le mensonge du bisou qui cogne, sur le côté bisounours et guimauvesque du Dieu vu par la chrétienté. Celui des juifs, capable d'être vengeur et dur, je lui trouve beaucoup plus de réalité. (Christiannisme dont je rappelle d'ailleurs que selon les règles du noachisme, il est vu par les juifs comme de l’idolâtrie, du paganisme).

Ensuite, en colère, parce que ce communautarisme qu’elle s’autorise pour elle-même, la communauté juive qui, quand on ouvre les yeux et qu’on est honnêtes deux secondes, tient les rênes médiatiques et politiques de ce pays, interdit en revanche au vieux fond chrétien blanc de ce pays qu’elle s’acharne à dissoudre, ce même communautarisme. Et on nous explique à longueur de propagande que le bonheur progressiste, ça serait que ma gamine finisse par se marier avec un noir sénégalais musulman pour qu’elle finisse avec le voile et nous fasse des petits enfants aux cheveux crêpus, et que tout ce qu’on est dans nos chairs, ce vieux fond de paysan jurassien héléno-chrétien, de petit capitalisme familial, qui est le mien, finisse par disparaître comme un pet dans le vent. Énervé enfin aussi par cette doctrine du peuple élu, qui veut que les juifs finissent par devenir les maîtres des goyims, tout juste bons à se soumettre et respecter les 7 lois de Noah.

Noachisme, véritable minimum minimurum de la civilisation selon la Torah, destiné aux goyims, et qui me permet de faire la transition.

Car on l’a vu en France, l’éxélitation du rabbin Bernheim pour opposition au mariage homosexuel (l’homosexualité étant très explicitement interdite par le noachisme), est une preuve selon moi que les juifs « orthodoxes » ne sont pas ceux qui gouvernent en France. Et j’en reviens à ce que j’ai déjà expliqué. Si la maçonnerie blougui boulguiste de l’Homme Nouveau déraciné s’est bien entendue jusqu’ici avec le judaïsme, la poursuite de l’agenda maçonnique les fait désormais entrer en conflit direct. Et les juifs croyants vont devoir choisir, entre maçonnerie et torah. A leur tour, eux aussi vont devoir commencer à renier tout ce qu’ils sont.

Et c’est là que tout ceci, empreint de double morale (double selon le lieu, et double selon qui regarde qui), tourne à l’ultra complexe. Le seul endroit en réalité où les juifs croyants ont du pouvoir, c’est Israël, alors que l’oligarchie maçonnique mondialiste ne reconnaît qu’à Israël le droit à l’identité (cf Netanhyaou dont la majorité tient avec les juifs orthodoxes). Dans le même temps, partout ailleurs, les juifs croyants sont priés de se soumettre comme les autres au festivisme maçonnique.

Et comment expliquer par exemple que les juifs orthodoxes de New York défilaient il y a peu par dizaines de milliers contre Israël et le sionisme… Bref, tout ceci est très complexe. Il faut encore que je creuse. Que j’apprenne. Mais ces vidéos forment une bonne entrée en matière je trouve…

Enfin, et c'est pour finir, tout ceci m'évoque une dernière remarque. Sur la popularité de Manuel Valls. Valls, de vieux fond blanc chrétien, soluble dans la France comme de l'eau dans de l'eau (et quand je dis "France", je ne parle pas de la France officielle, de papier, mais de la France réelle), marié à une juive. Ses sorties sur le regroupement familial, sur le n'importe quoi multi culturaliste, c'est ça qui fait sa popularité. Inconsciemment, il fait la jonction, entre l'identitarisme juif à laquelle le vieux fond français chrétien qui subsiste aspire sans oser se l'avouer, et justement les valeurs de ce vieux fond chrétien. Il est en quelque sorte la synthèse.

Eschatologie et destin des nations




7 Lois de Noé, c'est tout ?!


Découvrez Jerusalem avec le Rav Dynovisz








La Vie est un Test ! -- Connaissance de Soi et du Monde


Mon enfant frequente un(e) non juif(ve)


comment Hachem dirige son monde


"Blancs Défendez vous"

17 commentaires:

  1. Voici un épisode de Strip-Tease en lien avec le sujet :

    La preuve par la Torah
    http://www.youtube.com/watch?v=-1jP9gF6s2I

    N'étant ni d'un côté ni de l'autre, j'ai eu du mal à aller jusqu'au bout...

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    1. Dans la même veine (bcp. de mal à aller jusqu'au bout également ...)
      http://www.youtube.com/watch?v=duOKdf9awBI
      ;-)

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  2. Sur le Dieu des catholiques qui serait "bisounours". Je rappelle que la tradition catholique pense que la mort et la souffrances sont des bienfaits qui prépare le cœur à voir Dieu.

    Le Dieu des catholiques a crée la mort comme celui des Juifs à la différence qu'il la créer par amour.
    Le succès du Christ vient du fait qu'il dit en substance: "vous souffrez certes mais ce n'est pas pour cela que je ne vous aime pas; moi même qui aime ma personne (Verbe incarné) je souffre (crucifixion)".


    Et sur la condamnation de l'usure par l'Eglise, ce n'est pas dans la tradition mais cela relève de la pastorale (pas de caractère dogmatique). Cette condamnation est surtout à mon sens un héritage Romain.
    Rappelons que le bas empire Romain était un empire de type socialiste !

    SJA

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  3. on est pas en france mais en république .

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  4. "Comment imaginer fondamentalement qu'un homme accepte de risquer son épargne pour la prêter à un porteur de projet sans rémunération ?"

    Là tu me fais de la peine, l'interdiction du prêt avec intérêt, ce n'est pas ça.

    Tu as de l'épargne ? Très bien, tu l'investies dans un projet avec des machines, des hommes et tu en tire un bénéfice.

    Le circuit n'est pas : prêt d'argent qui rapporte de l'argent + intérêt mais dépense d'argent pour créer de la valeur qui rapporte de l'argent.

    Dans un cas, c'est une fonction parasitaire, dans l'autre cas, c'est une fonction créatrice de valeur.

    De plus la monnaie est un bien commun qui n'a aucune valeur en soi, l’intérêt n'a de sens que pour financer la bureaucratie et amortir les défauts de paiement, toute autre valeur ajoutée est illégitime. L'état qui gère la monnaie n'a absolument pas besoin d'apport privé pour créer un prêt légitime (c'est à dire remboursable).

    C'est marrant que les gens comprenaient ça pendant l'antiquité et que maintenant, on fait n'importe quoi avec la monnaie.

    En pratique, tu as un projet immobilier, tu investies régulièrement dans une société qui construit des logements et lorsque ton projet se concrétise, tu vends tes parts et tu t'achète un bien propre.

    Si entre temps, l'immobilier a monté ou baissé, tu t'en fout car ce que tu perds d'un coté, tu le gagnes de l'autre.

    Et il n'y a pas d’intérêt mais des biens réels qui ont crée de la valeur et du travail.

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    1. Excusez moi la monnaie n'est que le moyen de multiplier à l'infini des combinaisons de troc.

      Comme la valeur des biens échangés est donnée par le travail, en réalité les gens s'échangent au travers de la monnaie, du travail (Cf Frédéric Bastiat).

      Vous avez besoin d'argent pour votre projet immobilier veut dire que vous avez besoin de travail pour lui faire prendre de la valeur. Comme vous n'avez que vos petits bras, quelqu'un vous loue du travail (du capital puisque l'argent est du travail agglutiné) que vous lui rendez une fois le projet terminé.

      La location de ce travail entraine un loyer appelé "intérêts".

      En gros, avec les intérêts, vous achetez du temps; car le temps, c'est de l'argent.


      Et vous avez raison, la monnaie n'a aucune valeur en soi; seul la quantité de travail qu'elle représente en a.

      SJA

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    2. Le temps c'est de l'argent...

      La phrase toute faite la plus pathétique et misérable qu'il soit.

      Faire passer le temps pour une simple représentation mentale humaine. Dans un univers vieux de 13 milliard d'années.
      Que dire?

      Ah les sousous! et les petits billets! Ah les conneries à acheter! A les achats malins et les achats plaisirs!
      Anonyme, réflechissez à cette phrase toute faite, méditez la longuement et elle vous apparaitra tele qu'elle est. Sincérement et sans provocation.

      C'est une abomination, une dégénerescence.

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    3. "l'argent est du travail agglutiné"

      C'est sûr que si l'on part avec des idées fausses ou simplistes, on va arriver à des résultats pathétiques.

      l'argent n'est pas du travail, c'est une promesse. Pas seulement de travail d'ailleurs ça peut être un bien qui ne nécessite aucun travail comme un concession minière par exemple.

      Si je te file une valise de billet et que je te largue sur une île déserte, tu vas voir si c'est les billets ou toi qui iront à la pêche.

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    4. Pourquoi le capital est du travail sous forme de réserve?

      Reprenons l'exemple de la personne sur l'île déserte.

      L'argent ne lui sert à rien car il devra être tout à la fois, agriculteur, éleveur, médecin, architecte, ...

      Or dans la nature, l'homme n'est pas seul. Il est entouré de congénères.

      Et chaqu'un va spécialiser son travail de telle sorte que l'un soit agriculteur, l'autre médecin, l'autre éleveur, l'autre architecte, ...

      Avant que la monnaie ne soit inventée, il fallait troquer ce qui limitait les échanges possibles.
      Par exemple l'agriculteur devait venir avec un caddy de patates pour rendre au médecin un service équivalent. Et si le médecin n'avait par besoin de patates mais d'une entrecôte, il fallait que l'agriculteur aille échanger d'abord ses patates avec une entrecôte de l'éleveur pour ensuite échanger son entrecôte contre des soins.

      Bref, c'était compliqué et cela limitait les échanges.

      La monnaie permet juste de fluidifier le troc.
      L'agriculteur vend ses patates à qui en veut et paye le médecin pour son travail. C'est plus simple.

      Dans ce système, celui qui accumule du capital est celui qui a plus rendu service au autres que les autres ne lui ont rendu service.

      Les autres ont donc une dette de travail envers cette personne.

      Cette dette collective due à celui qui détient le capital est payée par celui qui vendra un bien à celui qui détient le capital.


      Comme la valeur est apporté aux biens par le travail (Adam Smith), le capital est une dette de travail. Le capital est du travail en forme potentielle.



      Remarque finale: on comprend pourquoi les politiques inflationnistes ne peuvent que créer du chômage, en ce qu'elle détruise le capital.



      SJA

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  5. Autre source de vidéos en français : Rav Ron Chaya. Marrant à regarder.

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  6. La dernière vidéo est très amusante car c'est exactement le même discours qui est tenu par d'autres personnages qui sont justement porteurs d'une étiquette anti-judaîque.
    Et oui la France a un rôle majeur, en reprenant le flambeau d'Israël, en tant que nation qui portera les fruits du Christ, les valeurs, et le sang du Christ symbolisé par le vin, la France étant la nation du vin.
    Elle subira le même destin que son roi, mourir puis réssuciter au moment ou tout sera perdu.
    Le seul hic c'est que le dénouement est opposé pour le judaîsme et le catholicisme.

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  7. la valeur d'une monnaie est une convention sociale basée sur une confiance collective, seule situation qui perrenise les échanges entre les acteurs.
    la valeur est consubstancielle a la monnaie communement admise, depuis 6000 ans c'est l'or et l'argent car ne reposant pas sur l'invention humaine comme la monnaie de papier productible ad nauseum. Une telle monnaie s'auto-réplique sous l'impulsion de l'interet qui inflate le quantitatif et déflate la valeur intrinseque, in fine... car dans un monde finis il devient manifeste qu'il y a paradoxe, les crises passageres ponctuent les destructions massives de la monnaie (defaut sur dette et/ou inflation voir hyperinflation).
    l'usure (force/energie virtuelle) crée le lien de soumission qui lie débiteur au créditeur et oblige le 1er a fournir plus que de raison (force/thermodynamique) car l'interet n'existe pas (force/energie collatérale qui devra etre puisée dans le reel au dépens d'autrui). Bien qu'il soit exigé par le crediteur il fournit alors le comburant de la competition, processus rendus necessaire car étendue a l'ensemble de la sphere marchande elle meme réduis a sa "servitude volontaire".
    "le loyer" c'est le surplus qui conditionne l'échange, hors il ne devrait pas exister car spirituellement parlant: le frere prete au frere sans autre obligation que de se voir rembourser sa créance... le surplus est un DON généreux du débiteur qui provient ou non de la reussite de l'investissement type de l'emprunteur... dans le meilleur des mondes!.
    Quand vous DONNEZ un coup de main a votre voisin vous n'avez comme exigence implicite que le juste retour proportionné de votre action, a minima le surplus est appréciable mais non exigible en soi sauf a concourir de l'aide future que vous lui offrirez.... encore une fois dans le meilleur des mondes des relations humaines... dites FRATERNELLES. Ainsi de cette FRATERNITE découle cette LIBERTE d'agir dans le cadre non restreint d'une EGALITE réciproque des perceptions et des échanges.
    MASTER T

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  8. ''la communauté juive qui, quand on ouvre les yeux et qu’on est honnêtes deux secondes, tient les rênes médiatiques et politiques de ce pays''

    Bien sur c'est n'importe quoi.

    Deux petits exemples:

    La presse française est elle pro-israélienne ? Bien sur que non, tout au contraire, et depuis longtemps.

    La politique étrangère française est-elle pro-israélienne ? Bien sur que non. C'est Fabius et le Quay d'Orsay qui poussent activement au boycott des produits israéliens.

    C'est très très bizarre quand même pour une communauté qui tient les rênes du pays...

    Votre affirmation ne tiens sur rien sinon sur les élucubrations intéressés et pro-arabe du gourou Soral.

    Et puis tant qu'a parler de surreprésentation des juifs, n'oubliez pas celle qui existe dans la médecine (vous savez, ceux qui soignent les gens), dans le milieu universitaire, dans l'art, les chefs d'entreprises ou encore la recherche. Et rappelez moi le nom du dernier prix Nobel français l'année dernière ?

    Pierre

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    1. @Pierre

      Serge Haroche, français, né au Maroc (protectorat FR) dans une famille juive (est-il croyant ?) et oncle du chanteur Raphael.

      Et alors ?

      C'est plutôt une confirmation que "tient les rênes médiatiques et politiques de ce pays" et en tout cas pas une infirmation.

      Ou alors cela veut-il peut-être dire que la race ou la religion juive est supérieur ?

      Ou encore autre chose, je ne vois pas où tu veux en venir.

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  9. Valls est un déraciné qui a renié sa culture catalane au profit d'une nation française froide et abstraite, et qui poursuit la lignée d'autoritarisme et de dévouement à ce vieil Etat qui uniformise et qui détruit toute vie spontanée. Il cause de sécurité, de "laïcité", de valeurs républicaines, par contre on l'entend pas souvent causer de peuple, de culture, de bien public, de valeurs communes (mises à part celles des slogans républicains, abstraits à la base, et martelés jusqu'à perdre le peu de sens qu'il leur reste).
    Il a bien compris que les déracinés en recherche de repères peuvent se sentir attirés par l'idée d'un Etat fort qui poserait des frontières plus nettes (ce qui ne freine en rien le déracinement mais lui donne juste une autre forme, c'est bien là tout le leurre de cette idée), et il surfe dessus, comme le fait MLP qui est je crois sa principale adversaire politique quand on regarde vers 2017, vu les fractures qu'on voit de plus en plus dans l'UMP, parti du 3ème âge.

    Là où tu sembles faire confusion c'est que tu ne distingues pas dans ton raisonnement la paysannerie franc-comtoise dont tu es issu, sa culture orale, sa façon d'appréhender le monde, ses valeurs populaires de sobriété et d'endurance, de goût du travail bien fait etc. de common decency commune à toutes les cultures paysannes ; et la France en tant qu'Etat-nation, telle qu'elle s'est constituée depuis Richelieu.
    Si la France résiste aussi mal à la déculturation c'est parce-qu'elle s'est construite par déracinement, depuis le haut, par des "élites" qui ont fait une révolution (1789) en rupture avec la tradition révolutionnaire qui avait préexisté dans le peuple, et ont prétendu remplacer les savoirs oraux du peuple, considérés obscurantistes, par une instruction abstraite et uniforme. On aurait pu avoir un ensemble de peuples enracinés, riches de leur diversité, faisant vivre des terroirs aux niveaux économique, agricole et culturel, intelligents et parcimonieux dans leur usage des ressources, et échangeant avec d'autres sans aucune crainte de la dilution. Au lieu de ça se retrouve aujourd'hui non pas avec avec un peuple mais avec un ensemble de citoyens qu'on essaie de faire tenir entre eux au forceps, avec une base ultra-minimale complètement abstraite (république, laïcité et compagnie) qui jamais n'a pu faire corps (sauf autrefois chez certains instituteurs et militaires), et qui remplissent leur vie en consommant. C'est plutôt à cette France-là que correspond Valls.
    Ce que ces élites n'avaient pas prévu dans leur logiciel c'est que l'humain a besoin d'éprouver (c'est à dire sentir, pas juste conceptualiser abstraitement) une appartenance à un ensemble plus grand que lui, un ensemble à échelle humaine, qui le sécurise, le valide en tant que personne et lui fait se sentir impliqué dans le bien commun ; et qu'il a aussi besoin d'un minimum de sacré (comme l'a montré Jean Pierre Dupuy). C'est clairement pas l'Etat-nation France qui est à même de répondre à ça, au contraire il s'est appliqué depuis le début à en défaire le tissu.
    Je crois aussi que cette question de l'"Homme Nouveau", qui trouve ses origines idéologiques dans la seconde Renaissance et dans le "siècle des lumières" puis dont l'oeuvre a été poursuivie par Jules Ferry, et dont le hors-sol (à tous les sens du terme: habitat, agriculture, nations et métanations, démesure consumériste, indécence des élites) s'est récemment accentué de par l'abondance énergétique des années 1930 à 2030, va clairement toucher ses limites avec le peak everything, qui malgré sa dureté en termes de conséquences quotidiennes sera une opportunité de transformation. Chaos là où l'humain aura entre temps perdu la capacité de faire société, vie sobre et soutenable, avec culture commune à reconstruire, là où cette capacité aura été conservée.

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  10. Pour revenir à ce fond paysan, ce qui est crucial aujourd'hui, dans la perspective du peak everything, c'est de reconstituer matériellement et culturellement des ruralités, capables de répondre au besoin d'une vie qui fait sens, au besoin de se sentir appartenir à un espace et à un groupe à échelle humaine, au besoin d'éprouver du respect pour la vie (pour ceux que les curés n'intéressent pas), et au besoin d'autosuffisance et de résilience.

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  11. Wha, il t'en faut du courage pour avaler tout ça.

    Quand tu te frappes ces contes pour adultes, tu penses aux milliards d'asiatique qui ont des croyances toutes aussi délirantes et des preuves qu'ils détiennent la vérité par camion entier.

    Pourquoi diable lorsque notre civilisation croyante a découvert d'autres civilisations isolés, a chaque fois une religion nouvelle et incompatible avec les nôtres.

    Les religions sont comme l'architecture ou le style vestimentaire, chaque civilisation INVENTE la sienne.

    Mais dans le ciel, on y est allé ... y a personne. Et pourtant, tant de mort, tant de souffrance, tant d'acte inutile en son nom.

    C'est un peu comme penser que François FILLON pense ce qu'il dit et va nous sauver.

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